Un défaut de paiement à l’origine de l’attentat de Karachi?

L’attentat de Karachi, qui avait fait quatorze morts en 2002 dont onze français, a-t-il un lien avec le financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995 ?

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L’affaire est complexe : en 1994, la France signe un contrat d’armement avec le Pakistan. A cette occasion, la France aurait versé des commissions occultes, dont une partie serait revenue (principe des rétro-commissions) à plusieurs intermédiaires français.

En 1995, quand Jacques Chirac arrive au pouvoir, le nouveau Président de la République décide de suspendre le versement de ces commissions au Pakistan. Et, selon Libération, un deuxième flux de commissions s’arrête en 2001, un an avant l’attentat de Karachi.

Pourquoi Chirac a-t-il interrompu ces versements ? Car ces rétro-commissions auraient servi à financer en partie la campagne présidentielle de Balladur en 1995. C’est la piste suivie par la justice depuis quelques mois dans le cadre de l’attentat de Karachi, qui serait ainsi une forme de représailles sur fond de commissions occultes non versées. Édouard Balladur a toujours nié toute malversation.

Mais en ce lundi 26 avril 2010, Libération publie des documents bancaires montrant que des intermédiaires imposés par l’ancien Premier ministre ont bien perçu des commissions liées au contrat d’armement signé avec le Pakistan en 1994.

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La fin des USA ?

Il s’agit d’une hypothèse tout ce qu’il y a de plus sérieuse, même si elle tend à défier le sens commun et l’image d’un pays que nous croyons si familier.

Origine ethnique des ancêtres, aux USA (cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Les USA traversent aujourd’hui l’une des crises les plus graves de leur courte histoire, mais cette crise n’est que partiellement économique et les problèmes de l’Amérique, jusqu’ici différés et ignorés, grâce à l’empire et à la domination planétaire de l’Oncle Sam, risquent de ressurgir avec une violence [qu'on] peine à imaginer.

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Les signes d’une troisième guerre mondiale s’accumulent

Par Eberhard Hamer

Les USA traversent, non seulement en raison du rachat des dettes des banques par l’Etat, mais aussi de leur dette publique qui avait déjà énormément augmenté – leurs crédits à l’étranger leur coûtent 1 milliard de dollars par jour –, leur pire crise financière depuis la Seconde Guerre mondiale. Si les flux financiers cessent, ou s’ils se détournent du dollar, les USA sont en faillite.

Pourtant, les USA ne font pas un effort d’économie suffisant pour réduire leur dette publique croissante. Ils n’augmentent pas les impôts pour accroître leurs recettes, ne tentent guère de rogner sur les budgets publics, surtout pas sur leur budget militaire, celui qui a le plus augmenté.

Il faut dire que les USA, en divers endroits du monde, ont engagé au total 200 000 soldats. C’est pourquoi personne n’a compris que le plus grand chef de guerre du monde ait reçu le Prix Nobel de la paix, bien qu’il ait renforcé ses troupes. Peut-être était-ce une mesure préventive, car la guerre en Iran dépend avant tout de lui.

Les exemples de chefs politiques qui, confrontés à un échec économique, ont choisi la guerre comme dernier recours pour se maintenir au pouvoir, abondent dans l’His­toire. C’est encore plus vrai lorsqu’un pays connaît des crises économiques successives et que la guerre semble le seul moyen d’en sortir.

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Le mariage gay comme plan de relance

Le district de Columbia a célébré ses premiers mariages de couples du même sexe le 9 mars, mettant en application une loi historique approuvée la semaine précédente. Le quotidien américain The Washington Post rapporte que ces mariages pourraient potentiellement représenter une industrie très juteuse pour l’économie de la capitale des États-Unis.

Une étude du think tank Williams Institute explique que légaliser le mariage de même sexe va créer d’ici trois ans quelques 700 emplois et drainer 52,2 millions de dollars. Les pâtissiers et décorateurs de gâteaux qui vont devoir créer de nouvelles figurines à poser en haut des pièces montées, les grands hôtels qui se bousculent pour organiser les réceptions, les traiteurs, les bijoutiers… Autant d’entreprises qui voient le bon filon, alors que le taux de chômage est de 11,9%.

Christopher Hill et Richard Marshall, habitants du quartier de Georgetown, considèrent leur mariage à 75.000 dollars, qu’ils prévoient d’organiser en juin, comme leur «plan de relance personnel» pour l’économie de l’état de Washington DC. Et les entreprises locales ont déjà des dollars pleins les yeux.

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Les raisons de la chute de l’industrie française

Usine chinoise

Est disponible, depuis peu, un rapport sur la désindustrialisation en France, par Lilas Demmou, Chargée de Mission à la Direction Générale du Trésor et de la Politique Économique du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi. Si ce texte n’est qu’un simple rapport de recherche, il nous éclaire néanmoins très bien sur l’état actuel de l’industrie en France et de son évolution, ces dernières années et dans le futur.

Il est clair que des données chiffrées manquaient. On apprend donc que « l’industrie a perdu 36 % de ses effectifs entre 1980 et 2007, soit 1,9 million d’emplois ou encore 71 000 par an », principalement dans l’industrie manufacturière.

L’ouverture des frontières commerciales est passée de 11,5% à 18%. Dans le même temps, le solde extérieur industriel est passé de -15Md€ à -54Md€, soit –360% de dégradation ! Cette ouverture expliquerait jusqu’à 45% des destructions d’emplois (dont 17% relatifs aux pays émergeants).

Quant à la préférence nationale, fortement combattue par les libéraux de tous poils, qui, entre parenthèses, avec leurs solutions toutes faites, nous ont conduits dans cette impasse, si elle n’est pas LA seule solution, elle devrait être un point important de notre stratégie.

Pourquoi accepterions-nous des produits étrangers qui ne respectent pas le centième des règles et normes que nous nous imposons ?

Quant à l’Europe, nous voyons hélas, qu’elle a été mal construite et qu’elle nous impose plus de contraintes que d’avantages !

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L’industrie française a perdu 36% de ses effectifs en 30 ans

L’Hexagone est passé d’une économie héritière d’une tradition industrielle à une économie principalement de services. En cause : une hausse de l’externalisation, les progrès techniques qui ont réduit les besoins en main d’oeuvre et la concurrence étrangère.

On est encore loin d’une France sans usine… mais on s’en rapproche. Un document de travail que la Direction générale du Trésor vient de publier montre qu’entre 1980 et 2007 la contribution de l’industrie à la richesse nationale est passée de 24 % à 14 %. «Un recul significatif ».

Sur cette période, l’industrie a perdu 1 913 500 emplois (tombant à 3 414 000). Soit une baisse de 36 % de ses effectifs. «La majorité de ces pertes d’emplois a eu lieu dans l’industrie manufacturière (96 %) ». Et s’il y a eu des périodes où les destructions ont ralenti (au milieu des années 1980 et au milieu des années 1990), cela n’a «pas suffit à inverser la tendance». Les services marchands ont suivi une évolution inverse.

Pourquoi ce déclin de l’industrie et surtout de son emploi ?

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Industrie: comment encourager les relocalisations ?

Aider les entreprises à relocaliser, mais sans passer forcément par une prime : après des décennies de délocalisations, les états généraux de l’industrie cherchent le moyen d’inverser la tendance pour revitaliser le tissu industriel français.

Le spécialiste des arts de la table Geneviève Lethu, les jouets Smoby, le groupe industriel Gantois… ces dernières années, plusieurs entreprises françaises ont rapatrié des activités qui étaient implantées à l’étranger, en Extrême-Orient ou ailleurs. Les relocalisations en France restent toutefois des exceptions. El Mouhoub Mouhoud, professeur à l’université de Paris Dauphine, estime qu’il y a « globalement une relocalisation pour dix délocalisations. »

C’est dans ce but que le comité des états généraux propose « d’aider des entreprises à étudier leur projet de relocalisation, à valider sa faisabilité et à réaliser les investissements productifs et les créations d’emplois. » Mais sans parler de prime à la relocalisation comme l’avait fait le ministre de l’Industrie. « Nous sommes extrêmement sceptiques sur les aides financières. »

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