L’Inde reconnaît un troisième sexe

En reconnaissant l’existence d’un «troisième genre», la cour suprême indienne a contraint le gouvernement et les États du pays à identifier les transgenres et à leur donner droit aux mêmes aides sociales et le même accès à l’éducation et à l’emploi que le reste de la population.

«La reconnaissance des transgenres comme un troisième genre n’est pas une question sociale ou médicale mais une question de droits de l’homme, les transgenres sont des citoyens de ce pays et ont droit à l’éducation et à tous les autres droits», a dit le juge K.S. Radhakrishnan.

Issus de toutes les castes, les transsexuels indiens, appelés Hijras, seraient environ un million. Ce sont généralement des hommes qui ne se reconnaissent pas en tant que tels. Certains décident de se faire émasculer et se considèrent comme asexués.

Cette communauté existe en Inde depuis quatre siècles. A l’époque des Maharajas, les eunuques étaient chargés de veiller sur les harems. Les Hijras ont été longtemps craints par la population du fait de leurs pratiques religieuses et des nombreuses croyances qui concernent la communauté.

Aujourd’hui considérés comme des parias par la société indienne, les Hijras souffrent d’une situation sociale difficile et sont très touchés par le sida, beaucoup vivant de la prostitution.

La décision de la cour suprême fait suite à un recours intenté en 2012 par un groupe conduit par Laxmi Narayan Tripathi, un militant de la cause qui réclamait la reconnaissance des droits des eunuques et des transgenres.

Comme l’Inde, plusieurs pays dont l’Australie, l’Allemagne et le Népal ont reconnu l’existence d’un genre neutre. Malgré cette décision, la cour suprême indienne avait refusé, en décembre, de dépénaliser l’homosexualité qui reste un crime dans ce pays.

Le Figaro

Démantèlement d’un trafic de drogue entre le Maroc, la France et l’Inde

Le réseau, particulièrement bien organisé, mêle des trafiquants français, indiens et marocains. Treize personnes ont été interpellées en France et en Belgique les 8 et 10 mars derniers.

A en croire le procureur de la République de Paris, François Molins, les autorités françaises viennent de mettre un terme à l’un des réseaux les plus importants « jamais démantelés » en France. Jeudi 13 mars, l’Office central de répression de la délinquance financière (OCRGDF) a annoncé l’interpellation, les 8 et 10 mars derniers, de dix individus français et indiens liés à un important réseau de blanchiment de l’argent du trafic de cannabis. Trois autres personnes ont été interpellées en Belgique.

Le réseau était particulièrement organisé et récoltait à lui seul près de 170 millions d’euros, fruits du trafic du cannabis. Le système de blanchiment, qualifié de très sophistiqué par les autorités, fonctionnait entre le Maroc, la France et l’Inde.

Grâce à des appels d’offres déguisés, des trafiquants marocains mandataient des « banquiers » qui faisaient appel à des « collecteurs », des individus parfois délinquants mais la plupart du temps bien insérés dans la société française. Ces derniers avaient pour tâche de rassembler l’argent du trafic en France.

Une fois récolté par le chef de l’organisation en Seine-st-Denis, l’argent de la drogue était acheminé en Belgique par réseau routier ou ferroviaire. D’autres mules – souvent des étudiants – se rendaient à Dubaï, chargées d’or et de numéraire [...].

Selon le procureur, le chef de l’organisation a avoué lors de sa garde à vue avoir « blanchi au moins 36 millions d’euros en espèce depuis 2010 et fait transiter 200 kg d’or entre la Belgique et l’Inde ». L’enquête doit d’ailleurs se poursuivre sur place [...].

France Bleu

Ce que l’on sait du voyage de Valérie Trierweiler en Inde


(…) Une dépêche AFP a jeté le trouble sur le financement de ce déplacement. Elle disait, citant une source proche de Valérie Trierweiler, que le voyage était pris en charge par Action contre la Faim (ACF).

Une information démentie par l’ONG. Contactée par « le Nouvel Observateur », ACF, qui pointe une « erreur de l’AFP », indique que le voyage de la première dame à Bombay est pris en charge par des « partenaires privés », sans pour autant nommer ces derniers. ACF a aussi rectifié l’information sur Twitter :


Dans un communiqué publié en fin de journée, ACF précise que c’est Air France qui « a mis à disposition les billets d’avion dans le cadre d’une action locale de mécénat et l’hôtel Taj Mahal, l’hébergement. » Et poursuit : « les dons effectués par les donateurs français particuliers ne sont pas utilisés dans le cadre de son déplacement; ni même pour l’organisation du gala en lui-même. »

Action contre la Faim confirme cependant être bien à l’initiative de l’invitation de Valérie Trierweiler en Inde, et rappelle que la première dame« a déjà participé à de nombreuses actions aux côtés d’ACF ».

Ci-dessous, le carton d’invitation au gala organisé par la Fight Hunger Foundation lundi 27 janvier :

Le Nouvel Obs

La finance islamique devrait peser 2000 milliards de dollars à la fin 2014

L’année 2014 s’annonce bien pour la finance islamique. Cette finance, respectueuse des valeurs musulmanes, devrait peser 2000 milliards de dollars à l’échelle mondiale à la fin 2014, contre 1600 milliards de dollars en 2013, selon un rapport publié récemment par AlHuda Center of Islamic Banking and Islamic Economics (CIBE).

En 2014, les actifs « charia compliant»  proviendront des services bancaires «halal» à hauteur de 78%, des sukuk (16%), de l’assurance takaful (1%), des fonds islamiques (4%) et de la microfinance islamique (1%).

Sur un autre plan, l’Inde et la Chine, deux pays qui abritent 200 millions de musulmans, pourraient en 2014 faire leur entrée sur le marché de la finance islamique.

Agence Ecofin

Sexe, mensonge et viande de boeuf: les partis islamiques en plein scandale

Le « beefgate » précipite la chute des partis islamiques en Indonésie, le premier pays musulman au monde.

Un mannequin de revue érotique couvert de diamants, une collégienne retrouvée nue avec un conseiller, des mariages clandestins: le « beefgate » précipite la chute des partis islamiques en Indonésie, pourtant gardiens de la morale dans le premier pays musulman au monde.

Le scandale ne cesse d’enfler depuis des années, faisant les choux gras de la presse indonésienne, et a culminé la semaine dernière avec la condamnation à seize ans de prison de Luthfi Hasan Ishaaq, ancien président du Parti de la justice et de la propérité (PKS), première formation islamiste du pays et membre de la coalition au pouvoir.

M. Ishaaq a été reconnu coupable d’avoir reçu des pots-de-vin d’une société de négoce de boeuf, Indoguna Utama, pour qu’il utilise son influence auprès du gouvernement, dont le PKS fait partie, afin d’assurer un permis d’importation de boeuf.

Qu’un responsable de parti soit éclaboussé par un scandale de corruption est loin d’être rare en Indonésie, un des pires pays en la matière, mais les Indonésiens ont particulièrement été choqués par les révélations successives sur la vie de certains membres du PKS, qui se dit pourtant le gardien de la morale islamique.

Au cours de l’enquête sur le « beefgate », comme la presse locale a baptisé le scandale, les agents anticorruption ont mis au jour une vie que le parti islamiste considérerait comme « haram » (interdit car impur).

M. Ishaaq, 52 ans, collectionnait les voitures (il en avait six, dans un pays où la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour), mais également les femmes. Il a trois épouses, ce qui n’est pas un crime en Indonésie, mais il avait dissimulé l’un de ses mariages car il avait été illégalement contracté avec une adolescente.

En janvier, le conseiller de M. Ishaaq, Ahmad Fathanah, était arrêté dans une chambre d’hôtel avec une collégienne nue. M. Fathanah a par la suite été condamné à 14 ans de prison pour avoir reçu des centaines de milliers de dollars qu’il s’empressait de dépenser dans l’achat de diamants et voitures à 45 femmes, dont le mannequin d’une revue érotique.

Dans cette affaire retentissante, le PKS a perdu une bonne partie de son électorat, tandis qu’approchent les élections nationales de 2014, croient les politologues.

Mais le scandale touche également l’ensemble des formations se revendiquant de la religion musulmane, qu’elles soient islamistes comme le PKS, ou moins radicales.

« Le scandale a conféré aux partis islamiques une mauvaise image », résume Umar S. Bakry, de l’institut de sondage Lembaga Survei Nasional.

Le PKS, qui veut placer l’islam au centre de la vie publique, avait réuni près de 8% lors des dernières législatives de 2009 en faisant campagne non seulement sur la moralité dans la vie quotidienne mais également en politique, la lutte anticorruption étant déjà à cette époque un thème central.

Les cinq principaux partis islamistes ou islamiques avaient rassemblé plus de 25% en 2009 et représentaient alors une force politique incontournable….

L’expert cite une étude récente de l’institut LSN selon laquelle 42,8% des personnes sondées ont dit s’attendre à une chute de la popularité de ces formations, contre 21,6% qui croient qu’elle va augmenter.

Pourtant, la société indonésienne est devenue de plus en plus proche des idéaux islamistes depuis la chute du dictateur Suharto en 1998. La province d’Aceh (nord-ouest) applique la charia (loi islamique) et d’autres aimeraient suivre, tandis que l’intolérance envers les minorités religieuses s’accroît, selon les ONG…

Lalibre, merci à Zatch

Inde : l’armée déployée après des heurts inter-communautaires entre musulmans et hindous : 28 morts (vidéo)

L’armée et la police ont déployé plusieurs milliers d’hommes lundi dans des villages du nord de l’Inde après un week-end de violences entre musulmans et hindous qui ont fait 28 morts dans l’Etat de l’Uttar Pradesh, à une centaine de kilomètres au nord de New Delhi.

Ces affrontements ont éclaté dans un Etat où des affrontements entre hindous et musulmans avaient causé la mort de plusieurs milliers de personnes au début des années 90.

[...] « Le bilan est désormais de 28 personnes tuées, et 90 personnes ont été arrêtées », a dit Arun Kamar, un responsable de la police de l’Etat, ajoutant que « la situation est sous contrôle ». Un journaliste de la télévision locale IBN7 et un photographe de la police figurent parmi les victimes.

[...] Les violences ont débuté samedi soir lors d’un rassemblement de plusieurs milliers de paysans hindous venus demander justice après la mort de trois hommes qui dénonçaient le harcèlement subi par une femme, selon plusieurs médias.

Des discours incitant à la violence envers les musulmans auraient alors été prononcés, selon ces médias.

Les paysans ont été attaqués lors de leur retour chez eux, déclenchant une série d’affrontements entre hindous et musulmans dans plusieurs villages et l’armée a dû intervenir pour maîtriser la situation. De nombreuses familles ont alors décidé de fuir leurs habitations. [...]

Le Parisien
(Merci à Memory One)

Inde : « l’enfer des Noirs africains »

L’arrestation de 21 étudiants congolais par la police du Jalandhar, une ville du nord-ouest de l’Inde, provoque depuis lundi l’indignation de la communauté noire-africaine de l’État du Pendjab. Sur place, les Congolais dénoncent un climat de racisme insupportable. 

Le groupe d’étudiants congolais a été interpellé, samedi 15 juin, à un arrêt de bus de Jalandhar, près de l’université Lovely Professional où ils étudient. Les causes de ces interpellations restent floues : selon le représentant de la police de Jalandhar, les forces de l’ordre enquêtaient sur un vol de bagages survenu la veille à cet arrêt de bus et étaient en train de vérifier l’identité de ressortissants congolais. Ces derniers auraient refusé d’obtempérer, donné des coups et, selon le rapport, cassé la caméra d’un journaliste présent sur les lieux. Une version relayée par les médias indiens.

Dans un rapport transmis à l’ambassade du Congo à New Delhi, la Communauté congolaise d’Inde (CCI) évoque, quant-à-elle, des provocations racistes et des menaces d’un groupe d’Indiens envers un étudiant congolais. Ce dernier aurait ensuite appelé ses amis et une bagarre aurait éclaté. La police a alors interpellé les Indiens et les Congolais impliqués dans la bagarre. Pourtant, à l’issue de la garde à vue, aucun Indien n’a été retenu, contrairement aux Congolais. (…)

Grande Bretagne : Le prince William aurait des ascendances indiennes

Selon une récente analyse de son ADN, l’héritier du trône d’Angleterre a des origines indiennes. L’information a été rapportée vendredi par The Times. D’après le quotidien britannique, c’est un examen salivaire pratiqué sur des proches du Prince William qui a permis aux experts en génétique d’arriver à cette conclusion.


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Ancienne colonie du Royaume-Uni et toujours membre du Commonwealth, l’Inde est très proche de l’Angleterre qui accueille de nombreux immigrés indiens. Pour autant, si l’information était confirmée et si William accédait au trône, après sa grand-mère, l’actuelle reine Elizabeth et son père, le prince Charles, il serait le premier roi d’Angleterre à avoir une ascendance indienne.

(…) Les journaux britanniques notent que cette révélation tombe assez bien puisque le prince William a à son agenda des prochains mois une visite en Inde, sa première, accompagné de son épouse Kate et de leur enfant à naître prochainement. La popularité de la famille royale est assez basse en Inde et la révélation d’un héritier au trône aux gènes sindiens pourrait l’accroître sensiblement.

20 minutes

Inde: les descendants de migrants africains musulmans perpétuent leur culture depuis le 9e siècle

(extraits) Depuis leur migration en Inde au IXe siècle, les Sidis, une communauté très fermée d’origine africaine et de religion musulmane, gardent jalousement leurs traditions. Ils sont entre 60.000 à 70.000 dans un pays de 1,2 milliard d’habitants à majorité hindoue.

Les Sidis viennent d’Afrique de l’Est. Ils vivent depuis des siècles dans des villages et bourgades le long des côtes occidentales de l’Inde, en ayant réussi à ne jamais oublier leurs traditions ancestrales.

Les étrangers n’y sont pas les bienvenus, comme l’a expérimenté la photographe Ketaki Sheth, accueillie par de jeunes gens à l’oeil soupçonneux. « Si le regard pouvait tuer, honnêtement je pense que je serais morte. Je pouvais voir de l’irritation, de l’hostilité, peut-être même du ressentiment ».

Considérés en Inde comme une tribu marginalisée depuis 1956, les Sidis ont bénéficié des politiques de discrimination positive.

africaguinee.com

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Complément :  extraits d’une interview d’Alain Besançon, agrégé d’histoire, docteur en histoire, membre de l’Institut, membre de l’Académie des sciences morales et politiques. 

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Les populations musulmanes ne se fondent pas dans la population alentour. C’est un fait, un simple fait. Le 20e siècle a vu une purgation des zones mixtes. Il y avait beaucoup de chrétiens en Turquie, en Égypte etc… Ils sont tous partis. Il y avait des musulmans en Grèce, dans les Balkans… Ils sont tous partis. Il y avait des Français en Afrique du Nord, ils sont tous partis…

Texte plus complet : Alain Besançon : « les musulmans ne se fondent pas dans la population » - Emission complète ici.

Viol collectif d’une touriste en Inde : la police expose les suspects à la TV (màj vidéo)

La police indienne a exposé à la télévision cinq hommes arrêtés pour le viol collectif d’une touriste suisse dans le centre du pays alors que la victime et son mari étaient en train d’installer leur tente dans une zone boisée reculée.

Six hommes poursuivis pour le viol collectif d’une touriste suisse en Inde vont comparaître lundi devant un tribunal du centre du pays, a annoncé la police. « Nous avons arrêté les six personnes et elles seront présentées à un magistrat cet après-midi. Nous allons demander à ce qu’elles soient placées en détention préventive pour cinq jours », a déclaré un responsable local de la police, M.L. Dhody. [...]

TF1 News

Inde : une note de resto fait couler le sang

Un différend lié à une note de restaurant impayée dans une ville de l’ouest de l’Inde s’est transformé en émeute entre hindous et musulmans, faisant quatre morts et 175 blessés, a annoncé lundi la police.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la dispute au sujet de la note entre le propriétaire d’un restaurant et le client s’est transformée en violence religieuse à Dhule, ville située dans l’Etat du Maharashtra

Les vitres de magasins ont été brisées, des motos ont été brûlées et des débris de verre gisaient dans les rues.

« Le propriétaire du restaurant était d’une communauté et le client de l’autre. Le client est parti et a rassemblé 50 membres de sa communauté et attaqué le propriétaire du restaurant, dont des membres de sa communauté se sont aussi rassemblés et ont commencé à commettre des violences », a expliqué un officier de police. [...]

7sur7.be

La mort d’une étudiante violée en Inde provoque un examen de conscience en Afrique du Sud

La mort d’une étudiante indienne victime d’un viol collectif, et l’élan de colère qui a suivi, ont provoqué un examen de conscience jusqu’en Afrique du Sud, un pays où le nombre de violences sexuelles est parmi les plus élevés au monde. « Ici, les violeurs attaquent tout le monde – des bébés jusqu’au grands-mères – et nous restons assis à ne rien faire » a déploré l’éditorialiste Pinky Khoabane.

D’après les statistiques officielles, près de 65 000 agressions sexuelles ont été commises en Afrique du Sud l’an dernier, mais la police estime que seulement un viol sur 36 est rapporté aux autorités. Et selon le Centre international de recherche sur la femme, basé à Washington, environ 28 % des hommes ont déjà commis un viol. Si l’on se base sur ces chiffres, cela signifie que 2,3 millions de personnes sur une population de 50 millions ont pu être agressées sexuellement l’année dernière.

L’Afrique du Sud semble s’habituer à ces niveaux de violence, qui seraient jugés intolérables ailleurs. En novembre, six garçons âgés de 10 à 14 ans ont été inculpés pour le viol et le meurtre de trois autres enfants, mais l’affaire a été peu évoquée par les médias. Exceptions notables : le procès pour viol du président Jacob Zuma en 2006 – pour lequel il a été acquitté – et le viol en réunion filmé d’une adolescente de 17 ans handicapée mentale qui ont soulevé l’indignation et provoqué un débat national.

(…) Le Monde