« Objectif mixité » à Béziers : 100.000 euros de dégâts dans un immeuble neuf sans locataires (màj)

[rattrapage proposition lecteurs non publiées] [5 mars 2013]

L’immeuble flambant neuf à La Devèze ne recevra pas de nouveaux locataires au 12 mars. Et pour cause, il a subi des dégradations par des faits de vandalisme pour un prix de presque 100 000 €.

Foncière logement en appelle désormais à la mairie et à la préfecture. Cet “échec” représente une première pour Foncière et pour son objectif de mixité.

(…) Pendant le chantier, le programme a fait l’objet de nombreux vols et détériorations. » (…) Lors de rencontres avec la Ville, la préfecture et des familles du quartier, il a été suggéré à la Foncière « une seule solution » : loger des gens du quartier.

Une solution « loin des critères prévalant dans le cadre des projets de mixité sociale ».

Souhaitant embaucher un gardien, la société a reçu 40 propositions mais 38 candidats ont renoncé en allant sur les lieux ou en prenant des renseignements ».

(…)

Midi Libre – Merci Joseph Melenchon

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Complément : « Se sentir chez soi » de Robert Ménard – Extrait

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A Béziers, le centre ville est en perdition. Les commerçants l’ont déserté. Les professions libérales ont migré vers des « zones franches », en périphérie, où ils sont exonérés de taxes. L’habitat est délabré, squatté par des marchands de sommeil. Les paraboles punaisent les façades d’immeubles occupés par des pauvres, des maghrébins, des gitans. Les bourgeois ont fui.

Les Biterrois ne reconnaissent plus leur ville. (…) Elle a été comme vidée d’elle-même. Un trou noir où viennent se réfugier bénéficiaires des minimums sociaux en quête de logements bon marché, immigrés toujours plus nombreux, plus visibles.

De droite comme de gauche, les personnes que je rencontre ne me parlent que de ça. Elles se vivent en insécurité, étrangères à leur propre ville. Ni racistes ni xénophobes. Elles veulent juste se sentir chez elles. (…)
Leur colère [est dirigée] vers ces politiques qui, des deux bords, font comme si de rien n’était, jouent sur les mots, fuient leurs responsabilités.(…)

Source

Montreuil (93) : Les bobos-écolos (salaires de 10 000 euros par mois) investissent la ville

Avec ses allures de village, le Bas-Montreuil attire les Parisiens. Photographes, créateurs ou architectes en quête de loyers abordables, ils ont modelée l’ancienne banlieue rouge, la faisant «bohême». Mais «victime de ses charmes», Montreuil s’embourgeoise. Et les prix gonflent, chassant ainsi les classes moyennes.

Ancienne banlieue communiste à la population ouvrière, la ville compte aujourd’hui plus de 20 % de cadres et professions intellectuelles. Symptôme de ce changement : la mairie (anciennement PC), remportée par Europe Ecologie-Les Verts

Elodie vient d’acheter un trois pièces à Montreuil à 500 000 euros, «plus quelques travauxA Paris, pour la même surface, j’aurais dû dépenser 200 000 € de plus», estime-t-elle. C’est le prix de l’immobilier qui a poussé cette jeune femme à s’installer dans cette ville à l’est de Paris.

Mais pas seulement. «On m’a dit que c’était une ville en train de fleurir. Avant j’habitais le XIXe arrondissement de Paris, le côté populaire ne me fait pas peur», précise la jeune maman. «Ici, j’ai trouvé mon compte. J’ai à la fois le côté cosmopolite de mon ancien quartier et je suis proche de Paris.» Chef de projet marketing, Élodie s’est installée dans le Bas-Montreuil il y a trois mois. Et elle n’est pas la seule. […]

Il y a encore quelques années, la ville était exclue du marché de l’achat. Aujourd’hui, la plupart des nouveaux venus sont médecins ou avocats, avec des salaires de 10 000 euros par mois. Une hausse phénoménale qui chasse les classes moyennes hors de Montreuil.

Ces nouveaux arrivants transforment le visage de la ville, jusqu’alors assimilée aux problèmes des banlieues. Montreuil s’est forgé une nouvelle image. Celle d’une ville de bohèmes aux allures de Berlin Est. […]

Alexandre, 25 ans et étudiant, est né à Montreuil. Il estime que les transformations touchent avant tout le Bas-Montreuil. Le quartier proche de la ligne de métro, avec ses maisonnettes et ses jardins. Celui qui attire les «bobos». Mais il existe un autre visage de Montreuil. De l’autre côté de l’autoroute inachevée qui traverse la ville, on entre dans le Haut-Montreuil, avec ses barres HLM.

«La fracture entre les deux Montreuil, c’est avant tout une question d’accès aux transports», explique Patrick Petitjean, conseiller municipal, et élu depuis 1995. […]

Libération

Seine-Saint-Denis : Bobigny drague les classes moyennes

Les logements sociaux représentent la moitié des habitations de Bobigny. La ville veut désormais attirer des propriétaires de classe moyenne. D’ici à 2014, 4000 résidences vont sortir de terre. Reportage Férouse Mansour, étudiante à l’Institut Pratique du Journalisme-Dauphine.

Pour réussir la mixité sociale, le défi de la ville est de continuer à accueillir de nouveaux arrivants, sans que les Balbyniens d’origine se sentent exclus du projet.

À Bobigny, le mètre carré se vend 3 200 euros contre 6 000 euros dans la capitale. Ces primo-accédants n’ont pas hésité. «Avec notre budget, acheter à Paris n’était même pas envisageable.» Au-delà des prix attractifs, la maire de Bobigny, Catherine Peyge (PC), vante les atouts de sa ville : «La proximité avec la capitale, la présence du métro, ou encore les deux gares qui doivent s’installer à Bobigny dans le cadre du Grand Paris ont convaincu les nouveaux propriétaires d’ investir.»

La maire Catherine Peyge ne le cache pas : «En terme de revenus par habitant, Bobigny est une ville pauvre.» Le revenu moyen des Balbyniens est deux fois inférieur au revenu moyen d’Ile-de-France.[…]

Pour continuer à attirer les classes moyennes, Bobigny mise sur la maîtrise des prix de l’immobilier mais aussi sur la sécurité. La présence policière est renforcée de jour comme de nuit dans toute la ville.

Ces acquéreurs sont pour moitié des Balbyniens, et pour l’autre d’anciens Parisiens, la plupart du temps originaires des XIXe et XXe arrondissements, quartiers parisiens les plus proches de Bobigny. […]

Bobigny espère ainsi accueillir 10 à 15 000 nouveaux habitants d’ici à quelques années, pour peut-être gagner enfin le statut de ville-capitale de Seine-Saint-Denis.

Libération ; Mairie de Bobigny

Patrimoine : Ces biens prestigieux dont l’Etat veut se débarrasser

A l’heure des économies, l’Etat accélère la vente de son parc immobilier le plus luxueux. Pour certaines gigantesques et très difficiles à entretenir, ces demeures pourraient bien trouver preneur auprès des grandes fortunes mondiales. Au delà de ces bâtisses spectaculaires voire franchement insolites, le parc immobilier public comporte aussi de nombreux bâtiments plus «banals», mais dont l’emplacement et la qualité sont autant d’aubaines pour les investisseurs.

Ainsi, d’ici d’ici 2014, l’Etat compte vendre 1.870 biens pour une somme approximative de 2.2 milliards d’euros, un peu partout dans l’Hexagone et même Outre-mer. Parmi ces biens : le Quartier Général du XIème Corps d’Armée à Nantes (Loire-Atlantique) [voir photo], le château médiéval de Bridoire à Ribagnac (Dordogne), le phare de Beuzec-Conq à Concarneau (Finistère), Le fort de Charlemont à Givet (Ardennes)…

Selon une enquête de Benjamin Gans (INRIA) et de Thomas Dudouet (Data Publica), qui se sont basés sur les «open data» publiés par le gouvernement sur data.gouv.fr, le patrimoine immobilier de l’Etat représente plus de 25.000 propriétés en France mais aussi à l’étranger. Bunkers, garages, terrains variés, ambassades, bureaux : cette manne représenterait une manne de 60.5 milliards d’euros détenue par les administrations, voire de 107.5 milliards d’euros à en croire un rapport de l’Assemblée Nationale, qui inclut les 47 milliards appartenant aux 584 opérateurs de l’Etat.

D’une rare complexité, le patrimoine immobilier de l’Etat est particulièrement difficile à gérer. Dans les colonnes de La Tribune, c’est ce qu’affirme sans ambages Yves Deniaud, président du Conseil immobilier de l’Etat :

«Le parc immobilier de l’Etat est mal géré. Près d’un tiers des établissements publics ne nous ont toujours pas fourni de documents détaillant l’utilisation de leur parc immobilier deux ans après notre demande. Des dizaines de milliers de mètres carrés de surfaces sont inoccupés. Or dans le même temps, certains services de l’Etat payent des loyers astronomiques à des bailleurs privés. :

Après la polémique autour de la vente de l’Hôtel de Marine, l’Etat envisage-t-il de se séparer d’autres monuments historiques ?

«Deux hôtels particuliers parisiens datant du XVIIIème siècle – l’hôtel de Clermont et celui de Seignelay – pourraient en effet, être mis en vente afin de financer la rénovation de l’ancien bâtiment des PTT du 20 avenue de Ségur dans le 7ème arrondissement. Rien n’est encore tranché : mais plutôt que de se séparer de bijoux de famille, il serait beaucoup plus judicieux de mettre ces biens en location, ce qui est d’ailleurs prévu pour l’Hôtel de la Marine.»

news.fr ; capital.fr (Merci à Trotro)

Des riches Français vendent leurs logements pour partir à l’étranger :

Le marché français de l’immobilier de luxe voit affluer nombre de nouveaux biens dont les riches propriétaires veulent se défaire avant de partir à l’étranger pour échapper au durcissement de la fiscalité en France.

« C’est un peu l’affolement général. De 400 à 500 habitations de plus d’un million d’euros sont venus s’ajouter (récemment) au marché parisien », expliquent à l’AFP les dirigeants de Daniel Féau, un cabinet immobilier spécialisé dans l’immobilier de luxe.

(…) Boursorama

500.000 logements HLM par an

Le projet de budget 2013 pour le logement marque la volonté du gouvernement de relancer la construction neuve, notamment des HLM, pour parvenir à 500.000 par an mais les responsables du secteur s’interrogent sur les incertitudes entourant encore le financement.

« Le logement est une des quatre priorités du gouvernement et voit son budget préservé dans une situation de contraintes à cause de son rôle social et de bien de première nécessité », s’est félicité la ministre du Logement Cécile Duflot. [...]

Le Figaro

Suisse : L’Association suisse des locataires (Asloca) s’alarme de la forte hausse des loyers causée par une immigration soutenue.

L’Association suisse des locataires (Asloca) s’alarme de la forte hausse des loyers causée par une immigration soutenue. Elle réclame une révision du droit de bail pour limiter l’augmentation de loyers.

(…) Le Matin.ch

Rueil (92) Mehidy.O, sans ressources, investit 800 000 € dans l’immobilier

Les policiers lancés à ses trousses depuis de nombreux mois commençaient à désespérer. Soupçonné d’être au cœur d’un vaste réseau de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent, Mehidy O., âgé de 46 ans et originaire de Paris, se montrait d’une extrême prudence.

Les enquêteurs de la police judiciaire de Bordeaux (Gironde) ont fini par l’interpeller, alors qu’il venait de prendre place dans le fauteuil du cabinet de son dentiste, boulevard Haussmann dans le VIIIe arrondissement de la capitale. Il a été rattrapé après une fastidieuse enquête commencée un an plus tôt.

Le 27 juillet 2011, vers 21 heures, les douaniers, en poste à la barrière de péage de l’A 63, à hauteur de la commune de Benesse-Maremne (Landes), s’apprêtent à contrôler le conducteur d’une Citroën C 5, immatriculée en Espagne. Mais à la vue des agents, l’automobiliste accélère et force le passage. Les douaniers jettent sur la chaussée un dispositif pour crever les pneus de sa voiture et se lancent à sa poursuite. Le conducteur s’arrête deux kilomètres plus loin et ses poursuivants découvrent dans la voiture, vide de tout occupant, des sacs renfermant plus d’une demi-tonne de résine de cannabis. « De multiples prélèvements ont été effectués dans ce véhicule, non signalé volé et acheté en Allemagne, indique une source proche de l’affaire. Le nom du propriétaire a été rapidement connu. »

Un certain Clément Saunier, domicilié à Gradignan, est alors activement recherché. En vain. Au bout de quelques semaines, les enquêteurs déterminent que ce nom n’est qu’un alias derrière lequel se cache le principal suspect : Mehidy O.

« Dans le même temps, le conducteur de la C5 a été identifié avant d’être localisé en région parisienne, poursuit la même source. Mais il a soudainement disparu à la fin de l’année 2011. » Selon un proche de l’affaire, ce dernier aurait pu être victime d’un meurtre, après la perte de la précieuse marchandise.

Les policiers se concentrent alors sur Mehidy O. Ils découvrent que cet homme, connu pour trafic de stupéfiants, a largement investi dans une société civile immobilière (SCI), basée à Clamart (Hauts-de-Seine). Le suspect, sans ressources officielles, a injecté près de 200 000 €, via cette SCI, pour devenir propriétaire de plusieurs appartements et box de garage dans une résidence cossue à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Interrogé, en garde à vue, sur l’origine de cet argent, Mehidy O. n’a rien lâché. « Outre ces 200 000 €, il avait emprunté près de 600 000 € pour investir dans l’immobilier, confie un proche du dossier. Les auditions de ses associés au sein de cette SCI ont permis d’établir qu’ils avaient joué le rôle d’homme de paille dans le montage financier. » Mehidy O. a aussi nié être lié à un quelconque trafic de drogue. Mis en examen, le trafiquant présumé a été placé en détention provisoire.

Le Parisien