Taux record d’immigration dans la ville de Québec : « une très, très bonne nouvelle pour la région »

Les efforts déployés par la région de Québec, depuis plusieurs années, pour attirer davantage d’immigrants commencent à porter leurs fruits. Selon le directeur du Centre des études municipales du Conference Board du Canada, Mario Lefebvre, il s’agit de données encourageantes. Ce dernier dénonce depuis longtemps la piètre performance de Québec en matière d’immigration.

« Dans les cinq dernières années, Québec est quand même allé chercher un beau niveau d’immigrants. C’est une très, très bonne nouvelle pour la région. Ça veut dire que la balle commence à rouler et il est prouvé que lorsque cette balle-là commence à rouler les immigrants attirent d’autres immigrants », affirme-t-il.

Montréal reste toutefois la deuxième ville au pays à accueillir le plus d’immigrants, derrière Toronto. En 2011, la métropole québécoise comptait 846 645 immigrants, soit 12,5 % du total national.

La province de Québec accueille près d’un nouvel arrivant sur cinq (19,2 %)

Radio Canada.

Congolais, soudanais, guinéens… : chaque mineur clandestin coute 250 euros/jour au contribuable (màj)

La question des mineurs étrangers a temporairement trouvé une solution à Amiens derrière la façade discrète d’une maison bourgeoise. Dans cette bâtisse, une association, France Terre d’asile, héberge une vingtaine de jeunes d’origine congolaise, soudanaise ou guinéenne, qui, ces derniers mois, ont tous débarqué seuls, sans parents.

Les structures de ce type sont rares en France, mais se développent avec la hausse constante, depuis vingt ans, du nombre d’adolescents sans papiers. A l’échelle nationale, 6 000 à 8 000 mineurs dépendent aujourd’hui de collectivités plus ou moins préparées.

La situation est devenue financièrement ingérable. A Amiens comme ailleurs, un jeune migrant isolé coûte environ 250 euros par jour au conseil général.

Le foyer géré par France Terre d’asile fonctionne grâce à une subvention du conseil général. Au centre, les jeunes reçoivent des cours de français, participent à des ateliers socio-éducatifs et des sorties culturelles et sportives. Ils bénéficient d’un accompagnement juridique.

En 2000, seuls cinq mineurs isolés s’étaient égarés jusqu’à Amiens. Depuis 2011, ils sont une centaine par an.

Les raisons de la venue de ces jeunes migrants sont floues. La majorité d’entre eux disent n’avoir aucun contact avec leurs parents. Comme Brigette, une adolescente aux longs cheveux noirs, d’origine congolaise qui se dit âgée de 17 ans. Elle explique avoir « pris l’avion » depuis le Congo Kinshasa jusqu’à Paris. Après son arrivée, le 20 janvier, elle a été conduite « par une femme » jusqu’à la gare du Nord. De là, celle-ci lui aurait dit de prendre un train pour Amiens.

Les premiers temps, elle a été hébergée dans un foyer pour jeunes filles en difficulté. Puis elle a été orientée vers France Terre d’asile quand la structure a ouvert ses portes. « Je me sens beaucoup plus à l’aise ici », confie-t-elle. Brigette « aime l’informatique » et souhaiterait rester en France « faire des études » pour « devenir secrétaire ».

Quand ils sont originaires d’Afrique, la plupart des jeunes viennent en France par avion avec de faux papiers. Quand ils partent du Moyen-Orient, c’est par la route classique par la Turquie ou la Grèce.

Beaucoup disent être « orphelins » ou n’avoir « plus aucun contact » avec leurs proches. Le plus souvent, ils ont en fait été envoyés par leurs parents. Le but plus ou moins avoué : être pris en charge avant sa majorité, poursuivre des études, obtenir un titre de séjour et ouvrir ainsi la voie au regroupement familial.

Si un jeune arrive en France avant ses 16 ans, il peut aussi plus facilement obtenir la nationalité française.

La majorité sont des garçons. Mais des filles, parfois enceintes, apparaissent. Le pari des familles est alors « double » : « Protéger le gamin et avoir un appui dans un pays qui permette de s’échapper en cas de grand chamboulement politique. »

Le Monde (article sur abonnement)
Merci aux lecteurs

France Terre d’Asile : 44 millions d’euros de subventions et dotations en 2010

Capture d’écran de la page « Dotations et Subventions » du rapport financier de France Terre d’asile 2010. Les chiffres sont en euros.

Le rapport financier 2011 n’est pas disponible en ligne (voir ci-dessous)

Les lecteurs compétents en analyse de bilans financiers peuvent éventuellement télécharger le rapport financier 2010 complet ici et souligner les points importants (ce que nous ne sommes pas en mesure de faire).

Dentistes étrangers : une chance pour la Vienne

23 dentistes étrangers se sont installés depuis quelques années dans le département de la Vienne.

Le département de la Vienne compte un dentiste pour 2.312 habitants, ce qui est bien en dessous de la moyenne nationale, explique le président du Conseil départemental de l’Ordre des chirurgiens dentistes.

23 dentistes étrangers, arrivés massivement de Roumanie, mais aussi de Belgique, du Portugal et du Sénégal se sont installés dans le département.

« C’est une vraie chance pour notre territoire».

Nouvelle République

Discours de la reine d’Angleterre: Londres veut mieux contrôler l’immigration

Le sujet était au cœur du discours de la reine sur le programme du gouvernement pour l’année à venir.

Coiffée de sa couronne impériale d’apparat, Elizabeth II a lu le «discours de la reine», le programme de son gouvernement pour l’année à venir, préparé par le cabinet du premier ministre. Une formalité expédiée en à peine dix minutes. Le gouvernement espère contrer la montée de l’extrême droite en mettant l’accent sur une réforme de l’immigration.

Selon les termes énoncés par la souveraine, il s’agit de «s’assurer que ce pays attire des gens qui y contribuent et repousse ceux qui ne le feront pas».

L’accès au système public de santé, aux aides sociales et au logement sera restreint pour les immigrés «temporaires». Les propriétaires bailleurs et les employeurs seront tenus de vérifier les titres de séjour de leurs locataires et employés. Des amendes importantes attendent les contrevenants. Le gouvernement veut également faciliter l’expulsion des étrangers coupables de «crimes et délits graves». Il entend limiter leur possibilité d’appels et recours devant la justice européenne.

L’immigration nette en Grande-Bretagne a déjà été réduite d’un tiers depuis deux ans, mais David Cameron veut accélérer pour atteindre son objectif de moins de 100.000 arrivées par an d’ici à 2015. Le Parti conservateur voit dans ce sujet un moyen de regagner du terrain face à la concurrence de l’Ukip (UK Independence Party), qui a recueilli 23% des voix aux élections locales la semaine dernière.

Le discours de la reine a également annoncé un renforcement de la lutte contre la criminalité, un plafonnement des prestations sociales pour «remettre les gens au travail» et un nouveau calcul des retraites.[...]

Le Figaro

70 000 migrants maliens aux portes du Maroc

70 000 migrants maliens, fuyant la guerre dans leur pays, sont dans des campements en Mauritanie. Une information qui inquiète la police de Melilla qui craint « avec l’arrivée de 70 000 immigrés aux portes du Maroc et du beau temps, une augmentation de la pression migratoire sur la ville », confie le porte-parole de l’Association des Gardes Civiles.

MSF examine les raisons de la fuite de nombreux Touaregs et membres des communautés arabes. Parmi elles, la crainte de représailles et de violences de groupes islamistes séparatistes avec lesquels les migrants ont entretenu des liens dans le Nord du Mali.

Yabiladi

Kenza Isnasni, militante contre la xénophobie : «Le racisme et l’extrême droite ont tué mes parents» (+2 videos)

[extraits] Le Maroc, qui a vu naître mes parents, fait partie de mon histoire. Le 7 mai 2002, ils ont été tués en Belgique par un individu qui, nourri par le discours de la haine et de la xénophobie, a considéré qu’ils n’avaient plus le droit de vivre.

Il ne faut pas oublier tous ces travailleurs immigrés qui se sont battus pour obtenir des droits, pour être reconnus en tant que citoyens. Ils ont fait face à des conditions de travail difficiles, au racisme et à l’extrême droite.

Cette histoire fait partie de la mémoire collective de l’ensemble des citoyens belges.(…)

Aujourd’hui, je suis la troisième génération, je suis aussi cette Belgique, qu’on le veuille ou non. Combien de générations encore pour que cela soit compris une bonne fois pour toute ?

Après le débat sur l’immigration et celui sur l’intégration, c’est à présent l’islam le débat en vogue. Les cas de discrimination à l’encontre des citoyens belges de confession musulmane ne sont même plus à dénombrer.  Ce constat est révoltant dans une société où on aspire au vivre ensemble.

Il est insupportable de se faire discriminer suite à un entretien d’embauche. Il est insupportable de voir des écoles exclure des filles parce qu’elles ont fait le choix de porter le foulard. Il est insupportable de voir certains médias stigmatiser les citoyens de confession musulmane à grand renfort de raccourcis. Le racisme antimusulman, jusque dans les hautes sphères de notre société, est de plus en plus considéré comme acceptable.

C’est la banalisation, la tolérance de ces discours racistes qui ont engendré des tragédies comme celle qu’a connue ma famille. Le racisme est un délit, pas une opinion ; faut-il encore le rappeler ?

Les choses changeront, j’en ai la conviction ; l’histoire nous l’a prouvé. L’heure n’est plus aux discours. L’heure n’est plus aux promesses. L’heure est aux actes.

Yabiladi

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Complément 1 :

En 1962, en quelques semaines, près d’un million d’Européens d’origine française, italienne ou espagnole quittent l’Algérie. C’est un exode massif. Ils débarquent souvent en France dans un dénuement total.
Plusieurs générations de Pieds-Noirs, dits « Européens d’Algérie », avaient vécu en Algérie française de 1830 à 1962.

«L’un des exodes les plus importants de l’histoire»


Complément 2 :

Extraits d’une interview d’Alain Besançon, agrégé d’histoire, docteur en histoire, membre de l’Institut, membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Emission complète ici.

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Les populations musulmanes ne se fondent pas dans la population alentour. C’est un fait, un simple fait. Le 20e siècle a vu une purgation des zones mixtes. Il y avait beaucoup de chrétiens en Turquie, en Égypte etc… Ils sont tous partis. Il y avait des musulmans en Grèce, dans les Balkans… Ils sont tous partis. Il y avait des Français en Afrique du Nord, ils sont tous partis…

Texte plus complet ici : Alain Besançon : « les musulmans ne se fondent pas dans la population »