Nourredine Aoufi, demandeur d’asile, entre dans la chambre d’une femme, armé et masqué

Samedi 3 août, aux aurores, rue Castel-Béghin à Lille, un voisin constate qu’un homme escalade la façade d’un immeuble.

Le riverain appelle la police. Lorsque les policiers arrivent, ils entendent les cris d’une femme. Ils entrent dans un appartement au premier étage : c’est ainsi que Nourredine Aoufi, 33 ans, est interpellé.

L’homme, un ressortissant algérien qui a demandé l’asile politique en France, sort alors une drôle d’histoire : il aurait loué un appartement 1 200 €, versé 600 € d’avance et, n’ayant pas eu la clé, serait venu réclamer l’argent à son bailleur. Bref, il se serait trompé d’appartement.

La jeune femme, réveillée en sursaut par un inconnu masqué au pied de son lit, explique qu’effectivement le visiteur lui a réclamé de l’argent et a sorti un grand couteau dont la lame avait été meulée pour être encore plus effilée.

« Vous seriez venu voir votre bailleur, vous tombez sur une jeune femme qui n’a strictement rien à voir avec votre histoire invérifiable et, avec un couteau, vous lui prenez une tablette numérique et un portable ? », s’inquiète la procureure. Explications embrouillées du prévenu, très marqué par un passé de toxicomane. [...]

Nord Eclair
(Merci à Flanelle)

Mélenchon : « Christophe Barbier est un militant politique très proche de l’extrême-droite »

Invité sur France 5, Jean-Luc Mélenchon a assimilé le directeur de la rédaction de L’Express, Christophe Barbier à un « militant politique très proche de l’extrême-droite ». [...]

Pour étayer son argumentation, le co-président du Parti de gauche rappelle une Une de l’hebdomadaire qui avait fait polémique en novembre dernier. [...]

Ce n’est pas la première fois que l’eurodéputé, adepte du parler « cru et dru » – selon son expression -,  s’en prend à Christophe Barbier ou même à un journaliste de l’Express. L’an dernier lors d’un déplacement dans le Pas-de-Calais, le leader du Front de gauche a verbalement agressé un rédacteur de l’hebdomadaire, le traitant de « sale espion » et l’accusant (lui aussi) d’être « lié personnellement à l’extrême droite ».

TF1 News

Italie : acte raciste contre une ministre

Des militants du parti d’extrême droite Forza Nuova ont déposé aujourd’hui trois mannequins couverts de sang factice devant la porte d’un bâtiment administratif à Rome, dernier acte raciste en date visant la première ministre noire italienne, Cécile Kyenge. « L’immigration, c’est le génocide des peuples! Kyenge démission! », lisait-on sur des tracts portant l’emblème de Forza Nuova, éparpillés autour des mannequins.

Hebergeur d'image

La ministre de l’intégration Cécile Kyenge

La ministre de l’Intégration, qui est née en République démocratique du Congo (RDC), a été la cible d’une série d’actes à caractère raciste depuis sa nomination en avril dernier.

« Ses paroles débordent de racisme contre la culture européenne », estime, par exemple, un membre de Forza Nuova, Pablo De Luca, pour qui l’activité politique de la ministre vise à « l’annihilation de l’identité nationale ». [...]

Le Figaro

Puy de Dôme : 49,8% de demandeurs d’asile en plus en deux ans

La situation des sans-papiers qui campent place de Jaude à Clermont-Ferrand faute d’hébergement d’urgence soulève un problème sur lequel La Montagne a enquêté en avril dernier.


«Pour nous, le retour est impossible. On n’a pas le choix ». Marcel (*) a 44 ans. Il y a un an et demi, il a fui son pays, le Rwanda, où son statut d’ancien militaire opposé au pouvoir l’avait conduit en prison. Arrivé en France, il a déposé sa demande d’asile, en octobre 2011, et « attend toujours la réponse ». « Certains de mes compatriotes ont patienté quatre ans pour un avis négatif. On vit dans le doute ».

1 Des chiffres en hausse. Comme Marcel, les demandeurs d’asile, poussés par la crise et les conflits, sont de plus en plus nombreux à affluer. L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a publié, la semaine dernière, les statistiques pour l’année 2012. Le Puy-de-Dôme a comptabilisé 460 nouvelles demandes d’asile. Une augmentation de 49,8 % par rapport à 2010.

Depuis septembre 2012, le flux s’est encore renforcé, confirment les services de l’État. Il se double de l’arrivée massive de mineurs étrangers. Le département en accueille environ 120 actuellement, même s’ils échappent aux statistiques de l’asile. « Ils en font rarement la demande », souligne la préfecture.

2 L’accueil « à saturation ». Cet afflux pose le problème de l’accueil de ces populations. Faute de structures adaptées, près de 250 demandeurs d’asile et déboutés du droit d’asile ont été hébergés à l’hôtel, par le Samu social, cet hiver. « On arrive à saturation », reconnaît Mireille Lacombe, vice-présidente du Conseil général.

(…)

6 Des mesures qui coûtent cher. Cette politique d’accueil a un coût, pour l’État, comme pour le Conseil général. 300.000 € ont été budgétés pour faire fonctionner Alternative Hôtel, en 2013. « Mais ça permet de diviser par deux le coût de l’accueil, avec de la qualité et de l’accompagnement », annonce Mireille Lacombe.

En 2012, le Conseil général a également déboursé 3,8 M€ au titre de l’aide à l’enfance, pour tenir compte de l’arrivée des mineurs étrangers isolés. L’État, il s’agit pour lui d’une obligation légale, a dépensé 3 M€, l’année dernière, pour les demandeurs d’asile. Dont un million pour l’hébergement à l’hôtel et en accueil d’urgence.

[...]

(*) Prénom modifié.

La Montagne 

 

Lomme (59) : un homme de 42 ans tué à l’arme automatique avenue de Dunkerque

La victime est décédée des suites de ses blessures. Il a été tué, touché par deux balles tirées – selon nos informations - à l’arme automatique, l’une au niveau de l’épaule, l’autre au niveau du thorax.

Le procureur de la République de Lille, Frédéric Fèvre, était sur place cet après-midi, ainsi que Didier Perroudon, directeur de la Direction Départementale de la Sécurité Publique du Nord.
La victime âgée de 42 ans, gérant d’une station de lavage d’automobiles, Auto 7 Profil, a été tué par balles mardi après-midi à Lomme, a-t-on appris de sources concordantes.

Cet homme d’origine marocaine, qui réside à Lille, est connu des services de police, sans qu’on puisse dire qu’il appartient au grand banditisme, a indiqué une source proche de l’enquête.

France 3

La France se montre réticente à accueillir des réfugiés syriens sur son territoire

Alors que le nombre de réfugiés syriens à l’étranger ne cesse d’augmenter et que François Hollande soutient la nécessité d’intervenir militairement en Syrie, la France se montre, depuis plusieurs mois, beaucoup plus frileuse en ce qui concerne l’accueil d’éventuels réfugiés sur son territoire.

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé, mardi 3 septembre, que le seuil des deux millions de réfugiés avait été franchi. Un chiffre multiplié par dix en un an. Face à ce drame humanitaire, l’agence des Nations Unies tente depuis le début du mois de juin de convaincre les Etats membres de l’Union européenne d’ouvrir leurs portes aux réfugiés. Sans guère de succès, en France notamment.

(…) Le Monde

« Notre identité est menacée par l’UE et l’immigration massive ! » (Le Pen/RMC)

Marine Le Pen fait sa rentrée chez Jean-Jacques Bourdin. Les sujets abordés vont de la Syrie à l’immigration.

« Il faut arrêter l’immigration ! » – Marine Le Pen

« Notre identité est menacée par tous ceux qui arrivent et qui veulent imposer leur mode de vie, leur manière de vivre, leurs mœurs, leurs codes ! [...] Je remarque quand même qu’un certain nombre de groupe politico-religieux cherchent à imposer leur mode de vie aux Français. Eh bien le Français ne veulent pas de ça ! » – Marine Le Pen


Bourdin direct: Marine Le Pen – 03/09 par BFMTV

Le Havre : l’expédition punitive du trafiquant irakien fait tomber le réseau

Deux cents grammes d’héroïne et un demi-kilo de cannabis lui avaient été volés. Ne pouvant s’en plaindre aux autorités, le trafiquant irakien basé au Havre a décidé de mener l’enquête seul. Quitte à violer le domicile d’un tiers, qu’il suspectait.

En réalité, le voleur de la drogue était une voleuse : la vague petite amie de Yousef, l’Irakien. Le dealer de 26 ans et la femme de 23 ans partent du Havre fin juin pour Caen où l’homme souhaite faire des « affaires ». Ils sont basés à l’hôtel, mais elle le quitte une nuit. « Défoncée », dit-elle, « il dormait, j’ai pris ce que j’ai pu et je suis partie ».

Toxicomane, elle rêvait avec le contenu du sac noir à « une consommation durant deux à trois semaines », maintient-elle à la barre. Elle réfute avoir souhaité dérober pour revendre à son tour. Se rendant compte du vol, Yousef revient au Havre et se confie à Rafik, 28 ans. Ensemble, ils se rendent le 5 juillet dernier chez la victime au dossier.

Ce trentenaire a hébergé un temps son amie. Yousef pense que la drogue s’y trouve. « Je l’ai suivi pour qu’il ne fasse pas de connerie. Le connaissant, il est capable de tuer quelqu’un », justifie Rafik en garde à vue. Vers 5 heures, les deux tambourinent à la porte de l’appartement. « Police ! », crient-ils. Le duo finit par user d’un pied de biche pour entrer. « Ils voulaient me tuer », affirme la victime aux policiers alertés par des voisins. Un couteau a été placé sous sa gorge.

Engageant leur enquête sur la base de cette scène, les policiers découvrent un trafic portant sur un total de 2 kg de cannabis et 1 kg d’héroïne. Les deals s’effectuaient depuis plusieurs mois au pied d’un foyer d’hébergement havrais, situé rue Gustave-Brindeau, quartier de l’Eure.

Rachid, 40 ans, dernier prévenu, était l’intermédiaire entre Yousef et ses clients. « Pour rendre service », dit l’aîné, il grimpait chercher la drogue commandée dans une chambre au neuvième étage où Yousef Miho la préparait. Ce dernier est condamné à 18 mois de prison dont 12 ferme à purger immédiatement.

Également maintenu incarcéré, Rachid écope de 12 mois dont la moitié ferme. Quatre mois avec sursis sont enfin prononcés à l’encontre des deux autres prévenus.

Paris-Normandie

Immigration : lettre du Général de Gaulle au garde des Sceaux

Lettre adressée par le Général de Gaulle à Pierre-Henri Teitgen, garde des Sceaux, le 12 juin 1945.

Le Haut Comité consultatif de la Population et de la Famille étudie actuellement des projets qui constitueront son avis en ce qui concerne la politique du Gouvernement en matière d’immigration.

Dès à présent il importe que les naturalisations soient effectuées selon une directive d’ensemble. Il conviendrait notamment de ne plus les faire dépendre exclusivement de l’étude des cas particuliers, mais de subordonner le choix des individus aux intérêts nationaux dans les domaines ethnique, démographique, professionnel et géographique.

Sur le plan ethnique, limiter l’afflux des Méditerranéens et des Orientaux qui depuis un demi-siècle ont profondément modifié la structure humaine de la France. Sans aller jusqu’à utiliser comme aux États-Unis un système rigide de quotas, il est souhaitable que la priorité soit accordée aux naturalisations nordiques (Belges, Luxembourgeois, Hollandais, Suisses, Danois, Scandinaves, Islandais, Anglais, Allemands, etc.).  

Étant donné le grand nombre de dossiers actuellement en instance dans les préfectures, on pourrait envisager une proportion de 50 % de ces éléments.

Sur le plan professionnel, la France a surtout besoin de travailleurs directement producteurs : agriculteurs, mineurs, ouvriers du bâtiment, etc.

D’autre part, pour conserver au pays son pouvoir d’assimilation, il est souhaitable que les professions libérales, commerciales, banquières, etc. ne soient pas trop largement ouvertes aux étrangers.

C’est dans la mesure où les étrangers peuvent se donner en France des cadres intellectuels et économiques – même naturalisés – qu’ils conservent davantage leur particularisme. Il y a intérêt à limiter les naturalisations dans ces professions, et d’une manière plus générale, dans les professions urbaines.(…)

Sur le plan géographique, limiter strictement les naturalisations dans les villes, spécialement à Paris, Marseille, Lyon, où l’afflux des étrangers n’est pas désirable pour de multiples raisons.

Par contre, les naturalisations doivent être suscitées et multipliées en province et spécialement dans les milieux ruraux. (…)

Charles de Gaulle

En savoir plus : http://www.unlivredusouvenir.fr/france-apres-guerre.html

« La position la plus sûre et qui doit permettre d’écarter tout risque de modifier profondément la population française et tout déboire du point de vue culturel, est certainement celle qui consiste à rechercher des immigrants dont le type ethnique est déjà présent dans la mosaïque française »

Merci Chilbaric

Aix : Une centaine de personnes caillassent la police pour éviter que Radouane soit arrêté

Deux policiers ont été cernés par une centaine de personnes à Plan-de-Campagne

Vous avez que ça à foutre ? Vous avez peur de faire autre chose ? » Voilà que ce Radouane aurait lancé à deux policiers en train de verbaliser sa voiture mal garée, en pleine voie, un dimanche à Plan-de-Campagne.

Le prévenu soutient à la juge Imbert que jamais, au grand jamais, il ne se serait permis d’insulter un policier, encore moins de l’attraper et le faire chuter. Et encore, encore moins d’interpeller la foule alentour.

La présidente reprend donc les déclarations des deux policiers, tombés au sol, appuyées des images de vidéosurveillance.

« Vous criez ‘Venez m’aider, vous voyez pas qu’ils essaient de m’embarquer ?’, une centaine de personnes se massent autour. Les policiers essuient des jets de pierres et de canettes », relate la juge [...]

La Provence
(Merci à Lillib)

France d’outre-mer : « la plus grande migration intérieure qu’ait jamais connue la France »

(extraits) Lors du retour au pouvoir du général de Gaulle, la situation aux Antilles et à La Réunion n’était guère brillante : démographie galopante, chômage massif. La jeunesse était en ébullition, le PC poussait les DOM-TOM à l’indépendance.

Pour soulager la pression, Michel Debré crée le Bumidom (Bureau des Migrations pour les Départements d’Outre-Mer). L’objectif de cet organisme était de servir de soupape de sécurité face au chômage et fournir à la métropole la main-d’oeuvre peu qualifiée dont elle manquait.

La plupart des volontaires avaient entre 18 et 25 ans, ils étaient sans diplômes, et la France représentait pour eux un eldorado. Leur faire miroiter les qualifications dont ils rêvaient ne fut guère difficile. Ils embarquèrent en masse pour découvrir sur le continent une réalité bien différente de celle des dépliants touristiques.

La métropole avait besoin d’ouvriers du bâtiment, d’aides-soignantes, d’agents de la fonction publique de faible niveau (postiers, douaniers, agents de la RATP). Beaucoup de jeunes femmes, qui avaient cru pouvoir devenir infirmières, voire institutrices, se retrouvèrent placées comme domestiques.

A cela s’ajoutaient les difficultés à se loger dans une France raciste, le coût exorbitant des billets d’avion, l’irritation d’être confondus en permanence avec les immigrés, l’amertume d’avoir été menés en bateau comme l’avaient été, des siècles plus tôt, leurs ancêtres.

Les langues se délient aujourd’hui sur ce déplacement massif de population quasi absent des livres d’Histoire : 160 000 personnes entre 1963 et 1983, la plus grande migration intérieure qu’ait jamais connue la France.

nouvelobs.com

Complément vidéo :

A Bordeaux, la médecine transculturelle assure le suivi ethno-psychanalytique des immigrés

[Titre d'origine : Quand la psychiatrie vient au secours des migrants]

[extraits] L’ethnopsychiatre Claire Mestre a acquis une expertise éminente du traitement des traumatismes liés à l’exil, lors des consultations qu’elle mène en équipe à l’hôpital Saint-André.

Au cœur de Bordeaux, le local de la médecine transculturelle prend en charge le suivi ethnopsychanalytique de patients migrants adultes. Claire Mestre, praticienne hospitalière y reçoit environ 170 personnes par an pour un millier de consultations. Il s’agit essentiellement de victimes de répressions politiques, de tortures, de viols, des demandeurs d’asile présentant de graves états traumatiques, des femmes seules ou avec leur bébé, des familles entières que la guerre a jetées hors de leur pays.

Ces êtres déracinés, Claire Mestre va entreprendre de les soigner par la parole ou une traduction artistique du langage (peinture, danse), grâce à une équipe de psychologues, d’anthropologues et de traducteurs.

Près de 80 % des consultants ne parlent pas français.

[Les] patients évoluent dans une société de plus en plus méfiante à leur égard. Nombreux sont ceux qui, lors de leurs échanges avec la psychiatre, évoquent le poids de ce sentiment de rejet.

« La dimension accordée au droit d’asile dans notre pays se resserre », s’insurge le médecin. Elle déplore ainsi la manipulation du discours sur l’identité nationale, la multiplication des obstacles que les pouvoirs publics dressent devant les migrants, l’abandon d’une politique européenne d’accueil.

La praticienne travaille avec des associations tels le Réseau Paul-Bert [Si vous ignorez qui est Paul Bert, ne manquez pas cet article de Fdesouche]  ou Agir pour le livre et la culture contre les exclusions (Alice), ou la Cimade.

Claire Mestre fait également partie de l’équipe de recherche sur l’adoption internationale des migrants, où elle collabore avec Marie-Rose Moro, chef de file actuelle de l’ethnopsychiatrie et de la psychiatrie transculturelle en France.

[Si vous ignorez qui est M.R. Moro, ne manquez pas ces autres articles. NDLR]

Sud-Ouest