Une sénatrice fait sa pub pour l’interdiction du halal en France

La sénatrice de l’Ain et maire de Cerdon, Sylvie Goy-Chavent, s’est lancé dans un nouveau combat contre l’abattage rituel en France, avec la bénédiction de la Fondation Brigitte Bardot. Voulant communiquer autour de son projet de loi contre l’abattage sans étourdissement préalable, elle s’est offerte, mardi 13 novembre, une page de publicité dans un grand quotidien national, où elle dénonce le halal.

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L’Union des démocrates et indépendants (UDI), un nouveau parti centriste présidé par Jean-Louis Borloo, souhaite se faire remarquer sur la scène politique. Après avoir proposé un délit de harcèlement religieux, la sénatrice de l’Ain et maire de Cerdon, Sylvie Goy-Chavent, a solennellement demandé à François Hollande l’interdiction de l’abattage rituel en France.

Sylvie Goy-Chavent a ainsi déposé, mardi 13 novembre, une proposition de loi au Sénat visant à rendre obligatoire l’étourdissement des animaux avant tout abattage. Pour mieux se faire entendre, la sénatrice s’est carrément offerte, avec l’aide financière de la Fondation Brigitte Bardot et de plusieurs associations de protection animale, une pleine page de publicité dans Le Parisien daté de ce mardi pour lancer un « appel au président de la République ». (…)

Saphir news

Raphaël Liogier : Merah, «un individu qui n’est pas plus musulman que je suis curé de campagne»

Les Inrocks ont rencontré le sociologue des religions, Raphaël Liogier, auteur d’un essai «qui bat en brèche le fantasme d’une islamisation de la France» et dans lequel il affirme qu’il s’agit d’une «obsession collective».

Le discours majoritaire de ces gens que l’on pensait salafistes nous a surpris. C’est un salafisme new age, ultra-individualiste, un salafisme de distinction qui n’est donc pas prosélyte : si tout le monde fait pareil, ça n’a plus d’intérêt

Dans la paranoïa, on suppose une intention maligne même quand il n’y a rien. Dès que l’on voit un petit truc, on pense que c’est davantage que sa manifestation visible. C’est l’équivalent de l’hypocondrie. Comme un petit bouton sur le visage qui serait révélateur d’un cancer. C’est pour ça que l’islamisation est vécue comme la mise à mort de l’identité européenne, qui serait déjà métastasée.

On a trois sandwichs halal dans un Quick ou quatre filles voilées dans la rue et ça devient d’un seul coup un problème de société dont tout le monde s’empare. Le paranoïaque se croit dans une situation d’urgence qui justifierait n’importe quel moyen d’intervention (lois liberticides, etc.). […]

Les Inrocks (Merci à Zatch)

Le repas gastronomique à la française a-t-il encore un sens?

Personne ne s’en rendra compte, mais le 16 novembre prochain les Français fêteront les deux ans de l’inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO du repas gastronomique à la française. Car si personne ne s’en était davantage rendu compte, ce jour-là, c’est bien tous les Français qu’on récompensait pour leur art et leur manière de manger.

Mais à l’heure du grignotage, de la mondialisation, du fast-food, du halal et de l’obésité, que reste-t-il de cette fameuse gastronomie française? Est-elle en danger? Ou simplement en train d’évoluer vers de nouveaux modèles? (…)

Opération kebab contre couscous

Le halal, c’était tout l’objet de la communication du politologue spécialiste de l’islam Gilles Kepel. Pendant une année, entre 2010 et 2011, il s’est attaché à analyser ce phénomène depuis l’agglomération de Clichy-Montfermeil, la ville qui avait vu naître les émeutes de 2005, mais aussi de façon plus large sur ce que signifie manger halal aujourd’hui.

Premier constat, le célèbre couscous, plat préféré des Français a été remplacé dans les banlieues par le kebab, le marché du halal ayant été reconquis par la communauté turque. Et si Gilles Kepel parle d’une « découscoussification du halal », c’est parce qu’il est aujourd’hui difficile de l’opposer à l’alimentation française dite « de souche ». La tendance serait autant au boeuf bourguignon halal ou encore au foie gras halal. (…)

Le Huffington post

Semécourt (57) : un abattoir clandestin découvert dans un magasin halal

Lors d’un contrôle de routine les gendarmes de Maizières-lès-Metz ont découvert vendredi matin dans le magasin halal «Alsalor» installé à Semécourt en Moselle un abattoir clandestin. Des bêtes allaient être tuées en toute illégalité…

Une carcasse d’un mouton fraîchement abattu à l’arrière de l’établissement a retenu l’attention des enquêteurs. Au moment de cette visite de courtoisie, ils ont également découvert deux bêtes étaient prêtes à être sacrifiées pour la fête de l’Aïd-al-Kébir a-t-on appris de source policière. Les services vétérinaires ont été appelés en renfort afin de prendre en charge les deux animaux encore vivants. Le gérant du magasin risque jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende indique la gendarmerie.[...]

loractu.fr

Gap : le sacrificateur de l’abattoir ne fait pas l’unanimité

Les musulmans fêtaient avant-hier l’Aïd el-Kebir ou Aïd al-Adha. Cette “grande fête” ou “fête du sacrifice” marque la fin du pèlerinage à La Mecque. Pour l’occasion, les fidèles se rendent dans les abattoirs agréés pour procéder aux sacrifices rituels des moutons, qui seront ensuite partagés. Chaque famille, dans la mesure de ses moyens, achète un mouton et le fait sacrifier par un sacrificateur musulman qui l’égorge, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque. Mais un désaccord est né entre l’association culturelle des musulmans de Gap et l’abattoir de la ville. En cause, le choix du sacrificateur agréé.

Selon Rachid Néguaz, membre de l’association des musulmans, « une réunion a eu lieu en préfecture et nous avions négocié pour que vienne un sacrificateur agréé par la mosquée de Paris. Puis, on a appris que l’abattoir n’en voulait pas parce qu’il avait eu une mauvaise expérience avec lui. On a alors eu un autre certificat, pour un autre sacrificateur. Mais on nous a dit alors que l’abattoir n’était pas d’accord et qu’il avait déjà quelqu’un d’agréé. Ce qu’on déplore, c’est qu’on avait pris une décision et on ne s’y est pas tenu. Ça n’a pas empêché la fête, mais c’est un peu le ras-le-bol ».

Du côté de l’abattoir, on est bien conscient que le sacrificateur agréé ne fait pas l’unanimité. « C’est un problème de personne. Oui, il y a bien eu une volonté de la part de l’association des musulmans de le changer, mais nous, nous n’avons jamais accepté un autre sacrificateur, indique Bruno André, président de la Sicaba de l’abattoir de Gap.

Il était impensable d’accepter cette personne qu’ils proposaient, puisqu’il s’agit de quelqu’un que nous avons licencié pour faute. » (…)

Ce qui n’étonnera sans doute pas l’association des musulmans, puisque celle-ci a fait savoir aux fidèles qu’ils ne cautionnaient pas le sacrificateur de l’abattoir et que ceux qui le désiraient pouvaient procéder autrement pour tuer leurs agneaux.

Certains sont allés dans d’autres abattoirs, mais il y a aussi « eu, du coup, des abattages directement dans les fermes », explique encore Rachid Néguaz.

Là, un autre problème se pose : dans un communiqué de presse diffusé la semaine passée, la préfecture des Hautes-Alpes rappelait “qu’en raison des risques sanitaires encourus, l’abattage rituel doit se faire dans les abattoirs agréés”, et tenait “à souligner le caractère obligatoire de ces prescriptions”.

Le Dauphiné

Montreuil (93) : « Mais il n’y a pas d’autres boucheries que musulmanes dans mon quartier »

Avez-vous déjà goûté au pot-au-feu halal ?

Moi, oui, et ce n’est pas bon. Mais le méchoui (également halal), c’est délicieux…

J’ai été, l’autre jour, invité à dîner par mon fils qui habite Montreuil. Connaissant mon goût prononcé pour ce plat, il m’avait préparé un pot-au-feu. J’étais au salon quand il m’appela d’une voix passablement angoissée : « Peux-tu venir à la cuisine ? » Ce que je fis. « Goûte, s’il te plait », me demanda-t-il. J’obtempérai. Le bouillon avait, hélas, de fortes affinités avec l’eau de vaisselle. Quant à la consistance de la viande, elle présentait de sérieuses similitudes avec celle d’une éponge.

Extrêmement déçu, et pas loin d être en colère, j’élevai la voix : « Mais tu l’achètes où, ta foutue bidoche ?
- Eh ben, en bas, à la boucherie musulmane… »

Je lui expliquai qu’il avait commis là un sacrilège blasphématoire, un crime de lèse-cuisine. Utiliser une viande exsangue, vidée donc de sa plus riche substance, pour un pot-au-feu relevait, à n’en pas douter, de la plus abominable des hérésies. « Mais il n’y a pas d’autres boucheries que musulmanes dans mon quartier », gémit-il. A la suite de quoi, nous allâmes dîner en bas au restaurant chinois. [...]

Boulevard Voltaire

A Marseille, on égorge les moutons en bas des immeubles (MàJ)

Addendum : Article de La Provence sur les « dérives » de l’Aïd à Marseille

À Septèmes et à Marseille, on a pourtant vu des moutons accrochés à des grillages, à côté d’un jardin d’enfants, et, pire, à des murs formant le local de poubelles.

Réaction de Nordine Bengueroud, membre de l’association Amec, qui lutte pour un abattage dans les règles :

« C’est vrai qu’on est contre ce type d’abattage mais il faut comprendre la situation. (…) Or, on veut seulement un terrain et une subvention (…) »

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A Bassens, cité sensible de Marseille, le mouton d’Abraham sera sacrifié sur le béton du quartier, à même le sol. [...]

Lire l’article (+photo) de mlactu.fr