Toni Morrison : «Le racisme est ancré dans l’ADN des Américains»

A 81 ans, la romancière afro-américaine Toni Morrison a publié à la rentrée «Home», un roman paru, qui évoque le statut des noirs dans l’Amérique des années 50. Rencontre avec la Prix Nobel de littérature 1993.

Votre héros, Franck, rentre de la guerre de Corée. Quels champs de bataille doit-il affronter ?

Comme bon nombre de noirs, il s’est senti intégré dans l’armée, mais à son retour, il est à nouveau infériorisé et dévirilisé par les racistes. Une part de lui est détruite, d’autant qu’il doit se frotter à un autre champ de bataille : la traversée des Etats-Unis. Ce roman se situe dans les années 50, alors que les Afro-Américains n’ont pas le droit de circuler sans danger dans le pays. Mes parents l’ont expérimenté en quittant le sud.

Ma mère en avait une vision romantique, mais mon père pensait que les blancs étaient dépourvus de relations humaines. Le racisme est ancré dans l’ADN des Américains. Le problème n’est pas lié à la différence physique ou morale, mais à la perception, supérieure ou inférieure, que les gens ont d’eux-mêmes et d’autrui. Comment rester un individu unique, en faisant partie d’une communauté ? […]

Marianne

“Ce sont les gènes qui font la différence” (redif)

[Rediffusion 2012 après les J.O de Londres]

«On peut donc affirmer qu’avoir la peau noire c’est pouvoir courir vite (…) Ce sont les gènes qui font la différence, c’est prouvé scientifiquement ». Arte, 30 juillet 2010″

Extrait de « Dopage génétique : Les mutants attaquent ! » – Documentaire de Beat Blogger – ARTE /ZDF, Allemagne/Suisse, 2010, 52mn.

 Voir la page source Arte TV

Couples : les gènes qui nous attirent

Peau, couleur des yeux, complémentarité immunitaire, tous ces paramètres génétiques nous détermineraient dans le choix de nos partenaires : les gènes nous attirent

Une attirance génétique

Outre les affinités intellectuelles et le milieu social, une quantité d’autres facteurs nous détermineraient dans le choix d’un partenaire. En effet, une étude des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle et du CNRS publiée dans la revue Molecular Ecology a démontré que nous sommes attirés par les génomes complémentaires de nos semblables.

En clair, nous serions déterminés à chercher les plus beaux gènes et surtout les plus complémentaires ou identiques aux nôtres afin « d’optimiser » la reproduction.

Chacun chercherait donc à se « reproduire » le mieux possible et ceci dans le but de trouver la meilleure combinaison génétique pour sa progéniture.

Des gènes semblables ou complémentaires

Ainsi, les scientifiques ont pu découvrir que le génome de la pigmentation cutanée pouvait être déterminant : « Il ne s’agit pas de dire que les blancs se mettent en couple avec les blancs et les gens de couleur avec les gens de couleur, avertit Romain Laurent pour Le Parisien.

Ce que nous avons vu, c’est qu’au sein de couples de même couleur il y avait une attirance pour un conjoint ayant la même nuance de peau, nuance parfois invisible à l’œil nu, mais que l’on retrouve dans les deux génomes». (…)

Le rôle de la culture non négligeable

Mais les chercheurs ayant étudié plus de 1 million de marqueurs génétiques sur des couples d’origine africaine (issus des Yorubas du Nigeria), américaine (des mormons de l’Utah) et mexicaine (des Mexicains de Los Angeles), ont également noté que ces déterminations génétiques ne sont pas communes à toutes les populations et que selon les cultures, ces « attirances » changeraient.

« Certaines cultures vont privilégier la recherche de certains gènes, des gènes qui ne présenteront aucun intérêt pour une autre» précisent encore les scientifiques

Mcetv

Les gènes des Vikings contre le SIDA ?

Des chercheurs genevois veulent développer un traitement inspiré d’une mutation protectrice apparue chez les ancêtres des Vikings

Cette mutation du CCR5 est particulièrement fréquente dans cinq pays, à savoir: la Suède, la Finlande, la Biélorussie, l’Estonie et la Lituanie. On y trouve en effet 25% d’homozygotes (à qui les deux allèles font défaut) et 3 à 4% d’hétérozygotes, contre pratiquement 0% dans l’ouest et le sud de l’Afrique ou au Japon, par exemple. [...]

Le Temps

(merci à Joseph)