10,7 milliards d’euros d’aides : la Cour des comptes européenne dénonce l’inefficacité des projets de transport public financés par l’UE

Deux tiers des projets de transport urbain cofinancés par les Fonds structurels de l’Union européenne (UE) sont sous-utilisés, estime la Cour des comptes de l’Union européenne dans un rapport publié mardi 8 avril. Intitulé « Efficacité des projets soutenus par l’UE dans le domaine du transport public urbain« , le document de 38 pages pointe « des insuffisances dans la conception des projets et une politique de mobilité inadaptée ».

Si les projets financés ont effectivement été mis en œuvre, la Cour constate cependant que « deux tiers d’entre eux transportent moins de passagers que prévu, ce qui entraîne par ailleurs une performance insuffisante en termes d’avantages économiques et sociaux, tels que la réduction de la pollution et de l’encombrement des routes ».

En cause, « la surestimation du nombre d’usagers ainsi que le manque de coordination entre les modes de transport, la politique en matière de stationnement et l’absence de plan de mobilité urbaine ».

Au total, entre 2000 et 2013, l’UE a alloué 10,7 milliards d’euros au cofinancement de projets visant à aider les municipalités à mettre en place des moyens de transport urbain tels que des métros, des tramways et des autobus, rappellent les auditeurs européens. Ils ont passé en revue 26 projets de transport public urbain dans onze villes de cinq Etats membres, dont la France. La contribution de l’UE, pour les projets de transport urbain, représente habituellement jusqu’à 85 % des dépenses éligibles.

Actu Environnement

Les aides sociales, cet aspirateur à immigrés [publication]

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4e numéro des Enquêtes du contribuable, le magazine bimestriel des contribuables. Disponible en ligne + sortie en kiosque le 28 mars.
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Sevran: Gatignon a attiré l’attention… sur sa mauvaise gestion

Un homme qui en vient à de telles extrémités pour défendre sa commune, c’est émouvant! Mais si Gatignon s’est attiré la sympathie des médias, il a aussi attiré l’attention sur la gestion de sa ville et elle n’est pas sans reproches. Dans un rapport publié le 28 mars 2012 (avec la réponse du maire), la cour régionale des comptes Ile-de-France jugeait très sévèrement l’ensemble des activités de la commune.

Les têtes de chapitre de ce rapport (portant sur les exercice 2004 et suivants) en sont un implacable résumé: « Des charges de fonctionnement importantes et non maîtrisées », « Le non respect des dispositions législatives dans la création de postes de développeurs territoriaux« , « Le volet social de la politique de la ville: un projet trop vaste, sans réel pilotage et sans évaluation pertinente », etc.

L’Express

Sciences Po: la Cour des comptes éreinte la gestion de l’ère Descoings

La Cour des comptes veut mettre fin à une époque. Les 210 pages du rapport établi entre septembre et juin 2012 sont un long réquisitoire qui appelle à réformer Sciences Po Paris sans délai. Selon nos informations, la juridiction financière envisagerait de saisir la ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, du cas Sciences Po dès cette semaine. Cette dernière avait demandé, le 3 septembre, aux dirigeants de la prestigieuse école parisienne de geler la procédure de désignation du successeur de Richard Descoings, l’ex-directeur, mort à New York le 3 avril, jusqu’à la publication du rapport définitif de la Cour, attendue en novembre.

Ce rapport que Le Monde s’est procuré in extenso, et dont il avait donné la substance le 9 juillet, condamne les années Descoings, en estimant que

« la politique de développement de Sciences Po n’a pu être mise en œuvre qu’au prix d’une fuite en avant financière et d’une gestion peu scrupuleuse des deniers publics »

.Mais il remet aussi en cause l’absence totale de contrôle interne et externe.

Les primes des dirigeants

C’est par là que le scandale a débuté. Mediapart avait révélé les très grosses primes que s’octroyaient les dirigeants de Sciences Po. La Cour a décrypté ces petits arrangements entre amis à partir des bulletins de paye.

Entre 2005 et 2011, la rémunération annuelle brute du patron de l’Institut d’études politiques (IEP) a crû de 60,4 %.

Elle a culminé à 537 246,75 euros en 2010, « tombant » à 505 806,29 l’année suivante. « A titre de comparaison, la rémunération annuelle brute du président d’un autre grand établissement universitaire était de 160095,61 euros en 2011″

, fustige la Cour. Celle-ci déplore l’irrégularité de certaines primes: « L’indemnité mensuelle de [Richard Descoings] ne repose sur aucun contrat formel et n’a pas été votée en conseil d’administration. »

Jean-Claude Casanova, le président de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP, qui gère l’IEP) a vu sa prime passer de 16500 euros en 2007 à 36000 en 2010 et 2011 (contre 9375,72 pour son prédécesseur).

Elle a même été de 69000 euros en 2009, année où il a été décidé de porter, avec effet rétroactif, cette indemnité mensuelle de 1500 euros à 3000 euros.

Non seulement la Cour déplore que le conseil d’administration n’ait pas été consulté mais elle rappelle aussi que

« les modalités de rémunération du président et de l’administrateur ne respectent pas les règles fixées par le code général des impôts »

. Pas plus, d’ailleurs, que « le cadre fixé pour les établissements publics [ou] celui des organismes à but non lucratif ».

Le Monde

Voyages de Hollande en train : «Les risques sont immenses»

C’est un départ en vacances médiatique pour le président de la République, François Hollande, qui a choisi de se rendre au fort de Brégançon, dans le Var, en train. Mais c’est aussi le choix d’un moyen de transport plus risqué que l’avion présidentiel. Philippe Durant, auteur de Haute protection. La protection des hautes personnalités de De Gaulle à Sarkozy (Nouveau Monde Éditions), revient sur les dangers qui peuvent peser sur un tel voyage.

LE FIGARO. – Comment s’effectue la sécurisation de la voie empruntée par le train utilisé par le président?

PHILIPPE DURANT. – L’un des plus gros dangers de ce type de voyage est que l’on sait à quelle heure il part, d’où il part, à quelle heure il va passer par tel endroit et à quelle heure il doit arriver. C’est donc assez facile de l’atteindre. Qui dit terre dit possibilité d’attaques de tous les côtés, à la différence des airs. Cependant, il fait ce voyage en connaissance de cause: son entourage est bien renseigné. Cela veut donc dire qu’il peut se le permettre. S’il y avait la moindre menace concrète, d’attentat ou autre, il prendrait l’avion. Mais, dans les faits, ça reste toujours très compliqué de protéger une voie ferrée. La protection maximale implique de protéger tout le trajet, c’est-à-dire les ponts mais aussi les gares traversées. Normalement, il est recommandé d’utiliser une rame ouvreuse (pour vérifier qu’il n’y a pas de problèmes ou d’explosifs sur la voie, NDLR). Mais il y a suffisamment de trains qui passent avant pour éviter ça. En réalité, ce sont ceux-là qui servent de trains ouvreurs. Et leurs passagers ne le savent pas forcément…

Une infrastructure particulière est-elle mise en place le long du trajet?

Le vrai souci dans un cas de figure comme celui-là, c’est s’il arrive un incident extérieur (comme un suicide sur la voie ou un voyageur malade, NDLR), même s’il ne vise pas le président lui-même. Il faut que celui-ci descende du train à toute vitesse pour prendre une voiture.

Je pense d’ailleurs que des voitures sont dispatchées le long du trajet et des hélicoptères sont prêts à décoller. Toutes les bases militaires le long du trajet, mais aussi les gendarmeries et les hôpitaux sont alertés. Cela fait partie de l’infrastructure mise en place lors de ce type de déplacement. Ce qui n’est pas le cas avec un voyage en avion.

Quelles sont les dispositions particulières prises dans le train?

Normalement, tout le train doit être réservé. Mais parfois ce n’est que le compartiment dans lequel se trouve le président et éventuellement les deux à côté. Bien évidemment, il y a une surveillance accrue dans le train. Si vous voyagez avec le président, vous êtes sûr de ne pas vous faire piquer votre portefeuille! Dans le cas où tout le train n’est pas réservé, la règle devrait être de fouiller les passagers. Mais François Hollande ne veut pas de ce genre de chose. Pour ce qui est des communications, c’est la même configuration que dans sa voiture, lorsqu’il est en déplacement. C’est du matériel de grande précision, à peine moins performant que celui que l’on peut trouver dans l’avion présidentiel.

Le départ et l’arrivée dans les gares sont-ils les moments les plus risqués?

C’est la chose qui affole le plus la protection rapprochée. La gare est un endroit surpeuplé, surtout en cette saison. L’équipe qui doit l’accompagner sera donc bien plus conséquente que sur une base aérienne.

Même si il n’y a pas de menaces concrètes, il reste le problème du fou. Il peut menacer verbalement le président mais aussi de manière… explosive. Avec un trajet en train, on est dans une optique de bain de foule permanent. Les risques sont immenses.

Le Figaro

Carcassonne : la médiathèque jette des livres à la benne

Touristes, Carcassonnais, érudits ou pas, ont récupéré des centaines d’ouvrages

« C’est une honte, un scandale ! » : l’invective, sans exagérer, a dû fuser des dizaines de fois hier, toute la journée, rue de Verdun. Le motif de cette émotion ? La mise au rebut de centaines de livres, issus des collections de la médiathèque, jetés dans une benne à même la rue. Des ouvrages des années 50 ou antérieurs traitant de géographie, d’histoire, d’archéologie, des revues reliées (Revue des deux mondes, Revue de Paris) ou éditées par des sociétés savantes… et on en passe !

Gérard Jean, président de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne a été l’un des premiers à s’insurger hier matin : « Je suis révolté ! Je préside une société savante qui a fait des mille et des cents pour la bibliothèque municipale, qui a donné des fonds documentaires importants et on retrouve une partie de ces fonds dans un container ! Que ces ouvrages soient obsolètes ou abîmés, je veux bien l’entendre mais qu’on les donne aux sociétés savantes qui ont pour vocation de les conserver ! »

(…)

Alain Tarlier, président de l’agglomération et adjoint à la culture à la ville de Carcassonne déclare:  » (…) 99 % des livres qu’on nous a confiés ont été gardés : c’est une infime minorité d’ouvrages qui ont été jetés. Quand on ne peut plus utiliser un livre pour la lecture ou l’enseignement, il devient un objet inutile. Je vais écrire aux associations rapidement ».

l’article de Midi Libre (via Le Salon Beige)

Afrique : Comment l’U.E gaspille des milliards d’aide

Sur les 10 milliards dépensés par l’U.E les britanniques versent 1 milliard 4 au budget d’aide à l’Afrique et à des dictateurs corrompus sans qu’aucun contrôle ne soit effectué sur son utilisation.

La Cour des comptes de l’Union européenne a critiqué à Bruxelles pour avoir omis de mesurer l’impact de l’aide. Elle affirme que que la commission de l’UE choisi au hasard des projets sans évaluation des besoins d’un pays, et que des régimes corrompus obtenaient d’énormes subventions en remplissant simplement de la paperasse. (…)

Au Burkina Faso, où la moitié de la population gagne moins de 70p par jour, des professeurs belges viennent donner des cours de danse aux gens, dans le cadre du projet «je danse donc je suis» . Les organisateurs prétendent que : «Si sa musique évolue, l’Afrique évoluera aussi . »

En Sierra Leone, un entrepôt de médicaments construit avec l’argent de l’U.E,destiné à recevoir également des pharmaciens qui auraient du distribuer ces médicaments fût laissé à l’abandon avant de devenir un urinoir !

Le Malawi, pays qui vient d’interdire les flatulences en public et qui vient de décider que les homosexuels encouraient une peine de 14 ans de prison a reçu 450 millions de £ d’aide sur 5 ans, le président de ce pays a aussitôt acheté un jet après avoir reçu le dernier versement en cash. L’Ouganda a obtenu 407million de £ sur cinq ans. Le président Yoweri Museni, 67 ans, qui avait fait sa campagne électorale avec des affiches le décrivant comme Rambo, a acheté un jet Gulfstream G550. Il a également construit une somptueuse résidence de 100 millions de @ alors que la plupart de ses habitants vivent dans la pauvreté.

L’UE a donné 8.8millions de £ à un centre de conseils en immigration au Mali, qui indique aux gens comment trouver un emploi en Europe. Le centre a trouvé du travail pour six personnes en trois ans.

(…) L’Agence de communications Tipik à Bruxelles a reçu 442 000 de £ pour ses campagnes d’aide. Cela comprenait 80,000 de £ pour organiser un «je lutte contre la pauvreté » concours de musique où les participants étaient encouragés à «se joindre à notre combat avec la musique ».

Daily Mail, Traduction Louise Chantilly

* 1,00 GBP Royaume-Uni Livres = 1,13270 EUR

France Télévisions : Des millions d’euros gaspillés pour des fictions non diffusées

En « oubliant » une quinzaine de fictions, France Télé a dilapidé une vingtaine de millions d’euros. Et mis en colère réalisateurs, scénaristes et producteurs. À France Télé, on jure que la situation va s’améliorer.

(…) Si les équipes sont payées pour le travail fourni (les scénaristes, réalisateurs et compositeurs perdent toutefois leurs droits de diffusion), elles regrettent ces non diffusions peu respectueuses par ailleurs des deniers publics.

À France Télé, on se veut rassurant et compréhensif. Comme nous l’a confirmé Sophie Gigon, directrice de la coordination et de la stratégie fiction, « Nous avons tout intérêt à diffuser les films commandés ! Il faut relativiser ces cas par rapport aux 150 fictions produites par an. Nous allons tout mettre en œuvre pour améliorer la situation, mais le risque zéro n’existe pas. Une fois livré, un film peut ne plus correspondre au goût du public, ou ne plus coller à l’actualité. »

Première

Le livre noir des gaspillages 2011 : « Ils ont ruiné la France ! »

Valeurs actuelles” s’est procuré en avant-première une étude réalisée par Contribuables associés, qui pointe petites et grosses dérives de nos dépenses publiques. Creusant chaque jour de nouveaux déficits.

Du milliard d’euros de la grippe A aux 450 000 euros dépensés par la commune de Saint-Cyprien pour des toilettes publiques ouvertes seulement… trois mois par an, en passant par les 15 117 euros nets mensuels perçus par les trois conseillers les mieux payés de François Baroin, et les dizaines de millions d’euros offerts – en violation de la loi de 1905 – pour la construction de mosquées, les exemples de cet “argent des Français” gaspillé se comptent par centaines. Quand ils sont débusqués…

Il y a urgence à s’attaquer – vraiment– à ce mal français qu’est la “dépensionnite aiguë”, plombant chaque jour davantage nos déficits et notre dette, déjà abyssale, de 1 600 milliards d’euros – 25 000 euros par Français ! S’adressant le 19 septembre 2007 – quatre mois après son élection – aux membres de l’institut régional d’administration de Nantes, voici, rappelle Contribuables Associés, ce que déclarait Nicolas Sarkozy :

Ne plus gaspiller un seul euro d’argent public, tel doit être l’idéal vers lequel nous devons tendre. l’argent public, c’est l’argent des travailleurs, l’argent de ceux qui se donnent du mal pour gagner leur vie, qui ont du mal à gagner leurs fins de mois, du mal à loger leur famille et à élever leurs enfants en travaillant. Le moindre des respects qu’on leur doit, c’est de ne pas laisser gaspiller, de ne pas laisser détourner ce qu’ils ont si durement gagné. […] C’est une question d’économie : nous n’avons plus les moyens de gaspiller, nous avons trop de déficits, nous avons trop de dettes. […] C’est aussi une question de morale. »

Suite et commentaires sur Fortune

L’incroyable dérive financière de la mairie de Paris

Au fil des ans, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, est parvenu à se ciseler une réputation de gestionnaire avisé. Pourtant, la facture des aménagements urbains, généralement décidés en l’absence de réelle concertation, s’alourdit : plus de 2,5 milliards d’euros.

Réaménagement du boulevard Magenta (23 millions d’euros), reprofilage de la place de la République (17,5 millions prévus), transformation des voies sur berges (40 millions), sans parler de l’épique construction du tramway des Maréchaux, à 61 millions d’euros le kilomètre, et même 74 millions pour le dernier tronçon prévu, sans doute un record du monde (…)

Suite sur Capital.fr via Le Salon Beige