Au collège : « Les Français ont perdu, tant mieux, bien fait pour eux »

[Extraits]

Journal d’un prof débutant. Sophie donne un cours sur le rôle de la justice (…) « On n’a pas le droit d’entrer chez les gens… »

- « C’est pas vrai, madame ! Les flics, ils le font tout le temps ! » ont immédiatement réagi les collégiens. « D’ailleurs, il y a deux jours, à la maison… », raconte Ayoub.

« J’ai pris conscience que les descentes de police à 6 heures du matin sont des événements familiers pour certains élèves. »

(…) La jeune prof s’attaque à la correction des copies d’un contrôle sur l’Algérie. La copie de Fatiha est ornée de nombreux drapeaux algériens et marocains, et dans les marges de sa copie, l’élève est même allée jusqu’à inscrire « Vive l’Algérie ! » et « Vive le Maroc ! ».

La conclusion du devoir ne laisse guère place à l’ambiguïté : « Les Français ont perdu, tant mieux, bien fait pour eux », a écrit la jeune fille. L’adolescente n’est pas la seule à avoir ce genre de réflexions.

Il y a quelques jours, le cours sur les harkis s’est terminé de manière très animée : les élèves ne pouvaient s’empêcher de penser que leur sort était bien mérité. Certains ont même lancé : « Bien fait pour leur gueule qu’ils aient été massacrés ! »

Le Point.fr

Axel Kahn : quand un « homme de gauche » ouvre les yeux (màj)

[mise à jour 13 avril]

[extraits] Le généticien de renom Axel Kahn a parcouru la France à pied et est revenu profondément troublé par l’état d’une population qu’il a trouvée inquiète et désenchantée.

« J’ai trouvé une France profondément éprouvée. Une France en de nombreux endroits sinistrée, dévastée, ravagée. J’ai découvert un pays en voie de sécession par rapport au discours des hommes et des femmes politiques (…) et qui sont totalement convaincus que l’avenir est encore pire!

Personne n’étant capable de leur vanter un futur désirable, on comprend l’attrait exercé par des forces politiques qui leur vendent un retour à marche forcée vers un passé qu’ils fantasment et qu’ils idéalisent.

Je n’ai nullement été surpris par les résultats des municipales. J’étais certain qu’il en serait ainsi. À ceux qui se rassuraient, je disais : « Vous ne vous rendez pas compte du rejet de la politique du gouvernement et du degré d’animosité à l’égard du président de la République » Sur mes près de 2 000 kilomètres, je n’ai pas rencontré une personne pour me louer son action.  (…)

J’ai fait campagne dans un endroit de la France qui n’est pas vraiment la France. Il s’agit des 5e, 6e et 7e arrondissements de Paris. Très loin des gens que j’ai pu rencontrer à Charleville-Mézières ou Decazeville.

Avez-vous l’impression que les médias rendent bien compte de la France que vous avez traversée ?
Non. Nous savons en réalité que le monde des décideurs, qu’ils soient politiques, médiatiques ou économiques, est un tout petit monde. Un monde de l’entre soi.

FranceAntilles.fr

———– ci-dessous article du 31 mars ————-

ARDENNES. D’une randonnée de 2 160 kilomètres des Ardennes au Pays Basque, le généticien Axel Kahn a ramené un livre et un constat : notre belle et douce France a le moral dans les chaussettes.

(…) J’ignorais que les Ardennes avaient été à ce point éprouvées par la crise. Dans toute la Champagne-Ardenne, j’ai vu ce que j’appelle des populations en sécession.

Les gens y ont des raisons objectives de penser que le passé est mieux que le présent et de craindre l’avenir.

Cette idée qu’ils ne peuvent rien pour dévier cette course folle les rend imperméables à tout discours rationnel sur l’Europe, sur la mondialisation qu’ils rendent responsables de leurs maux. D’où le vote FN de dimanche dernier, que je pressentais.

Ce que j’observais dans mon village de Mussy-sur-Seine qui a perdu la presque totalité de ses 1 200 emplois industriels, je le prenais pour une exception exacerbée. Or, je l’ai vu partout. La métallurgie ardennaise, la bonneterie troyenne, l’électronique tonnerroise, l’industrie minière aveyronnaise, tout cela a été laminé.

(…) Une chose m’a sidéré. Sur la presque totalité du parcours, en tout cas jusqu’à Figeac, je n’ai pas rencontré une personne qui me parle de l’avenir de manière positive. Pas une seule !

J’ai eu l’impression d’une sorte de déprise vis-à-vis des racines. Les régions qui vont le moins mal, me semble-t-il, sont celles où les gens connaissent et sont profondément attachés à leur histoire.

Avez-vous été surpris par les résultats des élections municipales ?
Atterré mais pas surpris. Atterré par la méconnaissance de la situation réelle du pays de la part des dirigeants politiques de tous bords, incapables de proposer un avenir désirable, alors que le Front national alimente au contraire l’illusion rassurante d’un retour en arrière. Comment les résultats pourraient-ils être différents ?

L’union

———— Complément : Axel Kahn :

« L’humanité s’est toujours métissée. Il n’y a pas de civilisation sans métissage. Rien n’est revigorant comme le métissage. Seul le dialogue avec l’autre enrichit chacun. »

Les municipales auront lieu sans ces étrangers qui ont «vocation à devenir Français» (Libé)

Editorial d’Eric Decouty sur le vote des étrangers hors UE aux municipales.

Les élections municipales se dérouleront sans eux.

Sans ces hommes et sans ces femmes, étrangers mais résidant depuis des années sur notre sol, respectueux des lois de la République et acteurs ordinaires de la vie de la cité.

Symboles d’une promesse non tenue par François Hollande, près de 2 millions de personnes demeurent exclues de notre démocratie locale quand depuis plus de vingt ans une dizaine de pays de l’Union européenne a accordé le droit de vote aux extracommunautaires.

Au moment où l’abstention est annoncée comme le triste vainqueur des scrutins à venir, que le Front national progresse dans la plupart des villes, il n’est plus tolérable de tenir à l’écart des débats politiques des populations le plus souvent installées dans les quartiers.

Face à une réalité qui est aussi la défaite de la gauche François Hollande doit enfin trouver le courage de bousculer cet archaïsme français.
Mais c’est à la République tout entière de faire un geste envers ces étrangers. Parce que la citoyenneté locale peut être un moyen de les détourner de tentations communautaires et que cette citoyenneté accordée à des hommes et des femmes vivant en France depuis plus de cinq ans – et ayant donc vocation à devenir Français – est le meilleur outil d’intégration.

C’est enfin le moyen essentiel d’une remobilisation électorale des enfants de l’immigration et aussi d’un renouvellement politique.

Les élections municipales vont redire l’urgence de renoncer à nos blocages.

Libération

«Petits Blancs» : la jeunesse oubliée

Aymeric Patricot, auteur de Petits Blancs, réagit à l’enquête du Monde sur la jeunesse. Il dénonce le mépris et l’indifférence des élites à l’égard des jeunes de la France périphérique, absents des radars politiques, qui souffrent pourtant particulièrement de la mondialisation. (…)

La belle et significative enquête publiée par Le Monde «Génération quoi» m’attriste et me fait sourire à la fois. Le Monde a le mérite de pointer du doigt l’amertume de la jeunesse. N’est-il pas cependant savoureux de voir la presse constater des envies de révolte, s’étonner que les gens se sentent incompris, tout en pratiquant par ailleurs, et de manière assumée, le déni de réalité?

Un terreau favorable à la révolte, c’est la rupture du dialogue. C’est le mépris qu’on oppose aux inquiétudes et le refus de relayer, auprès des puissants comme du reste de la population, les souffrances relevées sur le terrain.

L’aventure du livre Les petits Blancs m’a permis de mesurer ce décalage entre le ressentiment d’une partie de la société et l’ironie, voire le mépris qu’il inspirait à certaines élites. Pour l’écrire, j’ai précisément donné la parole à une partie de la jeunesse qui se sent absente des radars politiques ; une jeunesse qui s’enfonce dans un désespoir, une rage qui lui donnent le sentiment de ne plus rien avoir à perdre.

Au moment d’assurer la promotion, et malgré l’accueil globalement positif reçu par le livre, j’ai été stupéfait d’entendre, de la part de journalistes chevronnés – mais comment ne pas m’y attendre, le titre même du livre ayant provoqué des crispations: «Nous avons trouvé votre enquête passionnante. Vous avez franchi le Rubicon, à mettre un mot sur une réalité sensible.

Cependant nous avons fait le choix de ne pas écrire d’article. Nous ne sommes pas encore prêts à aborder ce type de sujet. Surtout en période pré-électorale…»

Et les mêmes s’étonnent qu’un grand nombre de Français se sentent ignorés! (…)

Le Figaro

Pourquoi les Français ont-ils peur de tout ?

Papier de Pascal Bruckner, romancier

Il y a quelque temps, j’étais invité en Corse à un colloque de scientifiques et de philosophes sur le thème : Penser l’avenir. Sujet passionnant s’il en est ; pourtant à l’exception de deux ou trois participants, la majorité des physiciens, astrophysiciens, économistes, sociologues présents déclinèrent une vision très sombre du futur. Crise financière probable, pénurie d’eau,de céréales, guerres innombrables, effondrement généralisé des éco-systèmes, pas un poncif du catastrophisme contemporain ne nous fut épargné. Il se trouve qu’un mois auparavant je m’étais rendu à San Francisco, convié par un think tank environnementaliste, Breakthrough, pour réfléchir ensemble sur la notion schumpétérienne de « création destructrice ». [...]

Et j’ai retenu la réflexion que m’a faite Michael Schellenberger, l’organisateur (avec Ted Nordhaus) de cet événement :

Les deux plus grandes chances des Etats-Unis en ce moment s’appellent le gaz de schiste et les 11 millions d’immigrés que nous allons régulariser. Onze millions de cerveaux qui vont irriguer et renouveler notre pays.

Hebergeur d'imageRéflexion impensable dans une France qui a interdit non seulement l’exploitation mais aussi l’exploration des éventuelles réserves de gaz naturel ou de gaz de schiste et qui voit tout étranger sur son sol comme un ennemi potentiel. Avec le recul je suis tenté de voir dans cette double expérience un symbole significatif : le défaitisme français d’un côté, le dynamisme américain de l’autre. Comment s’étonner alors que depuis dix ans notre pays connaisse un phénomène d’émigration massive, que presque deux millions de Français aient choisi de s’expatrier plutôt que de végéter dans l’Hexagone ? Ils partent en Chine,en Inde, en Australie, aux USA, au Canada, dans les Emirats arabes, au Brésil, en Colombie, en Afrique du Sud, partout où leur talent et leurs compétences seront reconnues et récompensées. Pourquoi cette hémorragie, nouvelle dans notre histoire.

L’envie de lever l’ancre vient d’un phénomène tout simple : la comparaison. Les étudiants s’informent et réalisent qu’ailleurs les blocages disparaissent,les opportunités se multiplient. Mieux encore on assiste à un phénomène qu’on pourrait appeler l’inversion coloniale : de la même façon que les Espagnols partent en Amérique latine ou au Maroc pour travailler, les Portugais en Angola et en Mozambique, les Français commencent à partir pour le Maghreb ou l’Afrique sub-saharienne, dans des pays où l’énergie et l’appétit d’innover semblent plus substantiel que chez nous. Beaucoup de ces jeunes gens ne souhaitent pas revenir et semblent prêts à s’enraciner ailleurs définitivement. L’ambiance négative qui règne ici les rebute. [...]

Notre douce nation est devenue spécialiste d’un art difficile : elle exporte ses riches et ses cerveaux, elle importe les pauvres du monde entier. Equation délicate dont je ne suis pas sûr qu’elle soit rentable à long terme. [...]

Les Français ont peur du monde, peur de la pauvreté, peur des autres, de la mondialisation, de l’Islam, du capitalisme, du réchauffement climatique,des catastrophes naturelles et plus encore peur de leur peur qui se propage parmi eux à la vitesse de l’éclair. [...]

La France étouffait jadis dans des frontières trop étroites, elle souffre désormais de nanisme dans un monde trop vaste. Plus notre envergure internationale diminue, plus l’étranger devient source d’inquiétudes : c’est de lui que viennent tous les dangers, concurrence déloyale, mafias, délocalisations, épidémies. Le fantasme qui travaille la France en ce début de XXI° siècle n’est pas celui de l’expansion mais de la rétraction. [...]

A l’ère des patriotismes aléatoires, c’est à une nation de retenir ses enfants, non à eux de lui manifester un attachement irréductible. [...]

Huffington Post

Ce soir sur France 2 : «Français d’origine contrôlée». «Autopsie d’un ratage» (Vidéo)

Ce soir sur France 2, un documentaire «Français d’origine contrôlée», Episode 1 : «Pas comme les autres» et Episode 2 : «Comme les autres». Un film écrit par Mustapha Kessous et Jean-Thomas Ceccaldi ; réalisé par Jean-Thomas Ceccaldi. Une production Bonne Compagnie.

Autopsie d’un ratage, celui de la France avec ses enfants issus de l’immigration maghrébine. «Depuis trente ans, on n’emploie pas le bon mot. Le problème, ce n’est pas celui de leur « intégration », c’est celui de leur « acceptation », notamment par la France d’en haut», explique le journaliste Mustapha Kessous.

Plus de trente ans après, les journalistes ont retrouvé des protagonistes de la «Marche pour l’égalité et contre le racisme» qui se battaient pour l’intégration. Ces derniers parlent de leurs espérances d’alors, de leur combat et des années qui ont suivi. Issus de l’immigration, ces Français expliquent pourquoi ils ont encore souvent aujourd’hui l’impression de ne pas être des citoyens comme les autres.

programme-tv ; Libération

La Charte européenne des langues régionales et minoritaires votée par l’Assemblée nationale (MàJ : communiqués)

29/01/14 :

Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard :

« [...] Alors que de plus en plus d’élèves ne maîtrisent pas ou mal le Français, ce texte créerait en matière d’enseignement une véritable usine à gaz, obligeant notamment de dispenser des cours dans les plus de 70 langues régionales reconnues !
Sous couvert de faire vivre, à juste titre, l’identité régionale au travers des langues comme le breton, le basque ou les langues d’Outre-Mer, cette charte prépare l’ouverture de droits très larges aux langues minoritaires non-territoriales, comme l’arabe ou le romani.
Déjà, un rapport officiel remis à la ministre de la culture en juillet dernier annonce en effet l’évolution des politiques publiques en ce sens. Certains élus de la majorité, notamment communistes, réclament de manière « urgente » des enseignements en arabe ou en chinois au sein des cursus d’enseignement, ainsi que la reconnaissance des langues de tous les migrants. [...] » – Front National

Communiqué de Karim Ouchickh (FN) :

« [...] Nos apprentis sorciers devraient pourtant porter leur regard à l’étranger, en Catalogne comme en Ecosse, et faire preuve ainsi de prudence dès lors qu’il s’agit de flatter les identités politiques régionales, lesquelles entraînent tôt ou tard l’émergence de revendications territoriales. En sacrifiant l’usage et le rayonnement de la langue française à l’intérieur de nos frontières comme sur la scène internationale, les forces coalisées de l’UMPS ne cherchent-elles pas au fond à précipiter la décomposition de l’unité de la France pour mieux accélérer l’intégration de notre pays dans un ensemble européen uniforme et autoritaire, économiquement compatible avec le vaste marche transatlantique qui se prépare, qui serait placé sous la dépendance politique des Etats-Unis ? [...] » – Front National

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28/01/14 :

Scrutin public sur la proposition de loi constitutionnelle visant à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (première lecture).

Synthèse du vote
Nombre de votants : 529
Nombre de suffrages exprimés : 510
Majorité absolue : 256
Pour l’adoption : 361
Contre : 149

L’Assemblée nationale a adopté.

Note : Jacques Bompard, Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen ont voté contre.

Détail du vote sur le site de l’Assemblée nationale

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Intervention de Marion Maréchal-Le Pen :

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Tribune d’Eric Anceau (historien membre de DLR) sur Boulevard Voltaire :

« [...] notre pays n’a pas besoin de cette Charte puisqu’il en applique déjà en partie le contenu. La révision de juillet 2008 a inscrit dans la Constitution que les « langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». L’argument selon lequel celles-ci risquaient de disparaître a pu jadis être fondé. Il ne l’est plus. Aujourd’hui, des établissements proposent des enseignements en langues vernaculaires dans chaque région qui en possède une. Plus de 600 postes ont été ouverts au CAPES à leur titre. Près d’un demi-million de jeunes Français bénéficient de ces cours et ce chiffre est en progression constante. Par ailleurs, l’espace public breton, roussillonnais ou corse – pour ne retenir que ces exemples – est jalonné de panneaux de signalisation bilingues. Le latin et le grec ancien, en voie d’extinction dans l’enseignement, et dont nul n’osera prétendre que l’apport à notre civilisation est moindre, sont bien plus menacés.

Il faut surtout insister sur les immenses dangers de cette Charte, sans même parler du coût titanesque de son application alors que les finances publiques sont dans le rouge. Les locuteurs de ces langues pourront en requérir l’usage au quotidien, y compris dans leur vie publique, sous peine de faire condamner l’État et ses collectivités territoriales. Certaines voix dans la majorité réclament déjà l’extension des langues régionales à tout le territoire ! [...]

Elle reviendra sur l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 qui imposa l’usage exclusif du français dans les documents officiels.

Boulevard Voltaire

87% des Français ne font pas confiance aux politiciens (vidéo). Les résultats «oubliés» du rapport (MàJ)

Addendum 23.01.2014 : Les pages non publiées du rapport

Sur les sites du Cevipof et d’OpinionWay ne figurent que 41 de ses 84 pages du rapport commandé par le Conseil économique, social et environnemental. Un rapport qui mettait en évidence une fracture de plus en plus grande entre le peuple et les élites. Ces résultats «oubliés», que Valeurs actuelles s’est procurés, sont éloquents.

On y apprend, par exemple, que 50 % des Français souhaitent que la France ait «à sa tête un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections», que 75 % des Français interrogés n’ont «pas confiance en l’État pour résoudre les problèmes du pays», que 69 % jugent que «la démocratie ne fonctionne pas bien» (en hausse de 15 points en un an), et que 75 % d’entre eux se disent «fiers d’être français» ! [...]

Valeurs actuelles (Merci à Charly)



source : ONVPSM - iTélé – 13 01 2014

source : sondage complet sur CEVIPOF

La novlangue socialiste : quand la nation devient «le nous inclusif et solidaire»

Le Figaro a recensé les nouveaux mots et barbarismes qui s’infiltrent dans le langage politique et social. Un massacre organisé de l’esprit et de la culture selon Le Point.

Cette novlangue brille par ses barbarismes et sa volonté de faire disparaître toute référence à la nation et à la France.

Serait-il plus facile de changer la langue que de changer la vie ? En 1981, la gauche découvrait les joies du pouvoir. Elle était d’une ambition immodérée et ne souhaitait qu’une seule chose : changer la vie. Deux ans plus tard, le tournant de l’austérité puis de la rigueur, l’arrimage au serpent monétaire européen, la construction des fondations de l’euro sonnèrent le glas de ce fol espoir.

Ainsi, on ne se «lance plus dans des projets», on «produit des possibles». L’école maternelle devient la première école car, selon la députée Sandrine Mazetier, c’est «neutraliser la charge affective maternante du mot maternelle» !

On goûtera aussi cette phrase de Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale : «Il revient à l’école française de contribuer à bâtir du commun.

Ne dites plus «construire la société française», mais «le nous inclusif et solidaire» ! Cette horreur figure dans un rapport rendu en 2013 et intitulé Refonder la politique d’intégration. Ce texte lénifiant déploie des trésors d’ingéniosité pour ne pas employer les mots France ou Français, qui semblent être devenus des insultes aux yeux des rédacteurs. […]

Oublions ce détestable mot de prison et préférons-lui ce vocable plus souriant de «centre aéré pour adultes turbulents» qui sera sans doute moins traumatisant pour ses occupants…

Le Point

Un militant juif des agressions de Lyon, menace physiquement les « quenelliers » Français

« Nous n’attendons pas qu’il se passe un attentat anti-juif en France, nous essayons de prévenir, de faire mal avant que les antisémites ne frappent en France ». Un des « 6 justiciers anti-quenelles » mis en examen dans les expéditions punitives à Lyon contre les personnes qui ont fait le salut nazi inversé, était mardi soir sur le plateau d’i24news, où il a souhaité gardé l’anonymat. Il s’explique sur son combat et sur ses actions à venir.

Que s’est-il passé à Lyon ?

Les faits remontent à plusieurs jours. 4 serveurs d’une discothèque de Lyon ont fait le geste antisémite dans l’enceinte de l’établissement. Ils ont été avertis. Ils ont été prévenus. Nous avons appelé le responsable pour attendre des sanctions mais elles n’ont pas été prises. Nous avons donc décidé de faire justice nous-mêmes, d’agir nous-mêmes et de frapper fort.

Nous pensons que la seule solution est de faire justice nous-mêmes, même si nous avons confiance en les autorités.

Aujourd’hui, les forces de l’ordre agissent mais après les faits. Nous essayons d’agir avant. Nous n’attendons pas qu’il se passe un attentat anti-juif en France, nous essayons de prévenir, de faire mal avant que les antisémites ne frappent en France.

Vous n’avez pas peur d’entacher la réputation de votre communauté ?

Ce qui est important de souligner, c’est qu’aujourd’hui il y a une montée virulente de l’antisémitisme. Nous savons exactement ce que nous faisons. Cela peut choquer le CRIF ou d’autres organisations mais que nous agissons ou non, notre communauté a toujours été salie, à n’importe quelle époque. En 39-45 on disait que la Shoah n’arriverait pas. Nous essayons d’agir comme la résistance à l’époque du ghetto de Varsovie.

Nous voulons montrer aujourd’hui qu’il y a des Juifs qui sont prêts à réagir en 2014, que nous ne sommes plus en 39-45. Nous sommes là pour montrer qu’il y a une jeunesse très réactive et prête à réagir n’importe quand et partout.

Quelle est la prochaine étape ?

La prochaine étape c’est la surprise. Nous n’avons pas l’habitude d’exposer nos types d’actions avant de les concrétiser.

Personne n’est à l’abri ?

Nous travaillons avec une équipe de hackers qui a réussi à entrer sur le site de Dieudonné qui a été piraté. Tous les gens responsables de ces quenelles ont été identifiés. Nous connaissons leur travail, leur domicile, où ils habitent.

Le message est clair et net : ces personnes ne sont pas à l’abri. Nous avons pu faire augmenter le taux de chômage en France car énormément de personnes ont été licenciées après avoir effectuées des quenelles. C’est vrai que nous allons frapper fort.

Frapper fort ? Dieudonné en ligne de mire ?

Ce qu’on peut dire aujourd’hui c’est que Dieudonné est une cible potentielle à nos yeux. Il a instauré un climat d’antisémitisme, pousse à la violence, essaye de conquérir le maximum de jeunes musulmans ou d’autres personnes, pour les pousser à les convertir.

Alors oui, Dieudonné n’est pas à n’est pas à l’abri, Alain Soral n’est pas à l’abri. D’autres personnes ne sont pas à l’abri. Les jours parleront de toute façon et ce qui est important c’est nous faisons malgré tout confiance aux forces de l’ordre et aux pouvoirs publics. Cela ne nous amuse pas de prendre de notre temps, de notre travail, de notre vie privée pour agir en toute impunité. Mais malheureusement notre peuple a connu d’innombrables souffrances. L’illégalité en a fait partie et a démontré énormément de choses.

source : chaîne d’information israélienne i24news

rappel de l’affaire de Lyon sur fdesouche :
Lyon, Villeurbanne: violentes expéditions punitives contre le salut de la quenelle

Identité nationale : «Il ne peut pas y avoir d’égalité, en France, entre ce qui est français et ce qui ne l’est pas»

Entretien avec Renaud Camus sur l’identité nationale.

Qu’avez-vous pensé de la polémique au sujet de l’installation d’une crèche de Noël dans la gare de Villefranche-de-Rouergue ?

Si l’on veut que la France survive, il ne peut pas y avoir d’égalité, en France, entre ce qui est français et ce qui ne l’est pas ; entre ce qui fait partie de notre culture, de notre civilisation, de nos traditions, et ce qui leur est étranger ; entre la religion de nos pères et celle des colonisateurs.

Je pense que l’égalité, si on la laisse faire, va détruire l’identité nationale, comme elle a détruit l’école et la culture. Ne nous y trompons pas : pourquoi la laïcité revient-elle sur le devant de la scène ? Parce que de bons républicains voient en elle un rempart contre l’islamisation de la société. Mais ce rempart mal bâti va retomber sur eux, et sur nous. Il en va là comme des lois natalistes, qui en fait précipitent le changement de peuple.

Pour interdire le voile islamique, on se croit obligé d’interdire en même temps tous les signes religieux. Et nous tolérons que la visibilité chrétienne soit bafouée, dans le vain espoir de pouvoir limiter grâce à cette concession la visibilité islamique, chaque jour plus manifeste.

Cette conception de la laïcité est un piège fatal, mais, derrière elle, c’est l’égalité elle-même qu’il faut remettre en cause. L’égalité, dès qu’elle sort de son lit strictement juridique — l’égalité en droit des citoyens —, emporte et détruit tout ce qu’elle touche : la famille, le champ culturel, l’identité nationale. […]

bvoltaire

Bruxelles : Le français et le néerlandais deviennent des langues «partiellement étrangères» dans les écoles

Le Brussels Studies Institute a publié une étude qui illustre l’augmentation de la part d’élèves qui ne parlent ni français ni néerlandais à la maison, compliquant le travail des enseignants.

«Les professeurs doivent être conscients de cette réalité qui évolue», prévient l’un des auteurs.

Benjamin Wayens, géographe et un des trois chercheurs qui a participé à la rédaction de cette étude, prévient : «Cette variable doit faire partie de la formation des futurs enseignants afin qu’ils adaptent leur façon de donner cours.»

Quelle est la cause de ce phénomène ?

Bruxelles est une ville où différentes communautés et nationalités se rencontrent sans cesse. Un nombre important d’enfants qui émigrent de toute l’Europe, et pas seulement du bassin méditerranéen , se retrouve à Bruxelles et doit être scolarisé. Il ne faut pas croire que tous ces jeunes vont suivre les cours dans une école européenne, loin de là.

Quelle pourrait être la réponse à cette problématique ?

L’école est censée être l’endroit ou l’on génère une langue commune, un savoir commun. C’est clairement très difficile vu les réalités d’aujourd’hui. Il faut donc que les enseignants soient préparés à ces enjeux qui se modifient. Cette variable doit faire partie de la formation des futurs enseignants afin qu’ils adaptent leur façon de donner cours. Pour les aider, il faut créer des outils, lancer des programmes de remédiation. Mais avant tout, il faut palier à ce gros problème de «locaux trop exigus pour des élèves trop nombreux par classe». […]

Le Soir (Merci à Zatch)