Finlande : un élu prône la castration de réfugiés

Un élu local du Parti des Finlandais (extrême droite) a réclamé la castration chimique de certains réfugiés, responsables selon lui de la majorité des viols, avant de se rétracter jeudi.

«Réduire médicalement les pulsions sexuelles pourrait être justifié pour ces groupes de réfugiés qui statistiquement en Finlande sont le plus souvent les auteurs des viols», a expliqué mercredi dans son blog Kai Haavisto, conseiller municipal d’Espoo, en banlieue d’Helsinki. [...]

M. Haavisto est revenu sur ses propos, qu’il a qualifiés de «stupides», dans des déclarations à l’agence de presse finlandaise STT. «J’aurais dû lire le texte deux fois», a-t-il estimé.  «J’essaie seulement de défendre la femme finlandaise, dont la vie est ruinée par un tel viol», a-t-il encore indiqué.

Entre janvier et novembre 2012, 2890 personnes ont demandé l’asile en Finlande. En 2011, 4,8% de la population finlandaise était d’origine étrangère, dont 41% venant de pays extra-européens. [...]

20 Minutes

Merci à chris3818919

Finlande : Umayya, l’immigrée qui tend un miroir au racisme (Rue89)

Umayya Abu-Hanna, immigrée d’origine palestinienne, a vécu trente ans en Finlande. Ne supportant plus les vexations racistes, elle s’est installée avec sa fille âgée de 3 ans à Amsterdam.

« En Finlande, on m’a toujours crié dessus. Pendant trente ans, j’ai eu droit à tout : “bougnoule”, “terroriste”, “Ali Baba”, “musulmane”… Et pourtant, je ne savais pas encore que la peau noire pouvait attirer autant de haine.

Rue89

La Finlande se prépare à un éclatement de la zone euro

Les dirigeants européens doivent se préparer à la possibilité d’un éclatement de la zone euro, comme le fait déjà la Finlande, affirme le ministre finlandais des Affaires étrangères, Erkki Tuomioja, dans un entretien publié vendredi dans la presse britannique.

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« Nous devons nous préparer ouvertement à la possibilité d’un éclatement de la zone euro », déclare M. Tuomioja, selon des propos rapportés par le quotidien conservateur The Daily Telegraph. « C’est quelque chose que personne ne préconise en Finlande, pas même le parti des Vrais Finlandais (droite nationaliste), sans parler du gouvernement. Mais nous devons nous tenir prêts », ajoute le ministre social-démocrate. Selon lui, les dirigeants finlandais ont ainsi préparé des « plans pratiques pour faire face à toute éventualité ».

« Il y a un consensus sur le fait qu’un éclatement de la zone euro coûterait plus cher à court ou moyen terme que de continuer à gérer la crise.

Mais un éclatement ne signifierait pas la fin de l’Union européenne, cela pourrait au contraire permettre à l’UE de mieux fonctionner », poursuit M. Tuomioja. (…)

Midi Libre

Pourquoi la Finlande est épargnée par la crise ?

La Finlande est le dernier pays de la zone euro à ne pas être déclaré en danger par l’agence d’évaluation Moody’s. Mais pourquoi? Enquête…

La Finlande serait donc le dernier bon élève de la classe euro. En tous cas selon Moody’s. Cette agence de notation a en effet confirmé lundi la «perspective stable» de ce pays, alors qu’elle a abaissé celle des Pays-Bas, du Luxembourg et même de l’Allemagne à «négative».

En résumé, la Finlande est donc le dernier pays de la zone euro à bénéficier non seulement d’un triple A, le 20/20 version finance, mais également d’une jolie perspective. Mais comment ce pays parvient-il à réaliser cette performance? C’est la question que 20 Minutes a posée à plusieurs analystes. (…)

20 minutes

« Il faut cesser de confondre les Zones violences et les Zones d’éducation prioritaires »

A la tête du Centre Alain-Savary, qui se penche sur les pratiques éducatives, Patrick Picard analyse les enjeux d’une réforme de l’école :

(…) Il faut surtout regarder de près la répartition. Vous pensez bien que ces 15 à 20% d’élèves à la peine sont très inégalement répartis sur le territoire. J’espère que l’on va prendre en compte la carte des zones d’éducation prioritaire.

Et cesser de confondre, comme l’ont fait les gouvernements précédents, les Zones violences et les Zones d’éducation prioritaires. Prenez Sens, dans l’Yonne, loin de Sevran (Seine-Saint-Denis) ou de Vénissieux (Rhône), il y a des quartiers où sont concentrées 60% de catégories socio-professionnelles défavorisées.

Le problème n’y est pas la violence, mais la pauvreté. Je le redis, l’enjeu, c’est comment faire en sorte que l’école puisse réduire les inégalités sociales, comme elle l’a fait jadis avec les milieux ruraux.

(…) Y a-t-il un modèle étranger dont s’inspirer ?

On cite toujours la Finlande quand on parle d’école primaire. Oui, les instituteurs y sont mieux payés ; oui, il y a davantage de moyens ; oui, leurs écoliers arrivent très haut dans les enquêtes de niveau… mais cette référence permanente m’agace. I

ls ont aussi moins d’enfants issus de l’immigration, et moins d’enfants dont les parents connaissent des difficultés sociales.

De surcroît, le finnois s’écrit grosso modo comme il se prononce. On considère qu’il faut six mois pour apprendre le finnois, trois fois plus pour apprendre le français…

Libération

(Merci à Sene-gale)

L’euro craque-t-il ? (« C dans l’air »)

Une crise de la dette qui menace les notes de solvabilité de tous les États européens, des pays qui peinent à s’accorder… L’avenir de la monnaie unique semble désormais très incertain. Et pour de plus en plus d’économistes, comme Jacques Attali, l’euro pourrait même ne pas survivre à Noël.

L’euro passera-t-il l’hiver ? Alors que la Grèce est proche de la faillite, que les tensions ont atteint le point de non-retour sur les dettes italienne et espagnole, et que même l’Allemagne a connu la semaine dernière des difficultés pour emprunter sur les marchés, la fragmentation de l’Euroland et la fin de la monnaie unique sont désormais ouvertement évoquées.

Ces scénarios qui étaient tabous il y encore trois semaines montent en effet en puissance de jour en jour, et même les plus optimistes commencent à douter. Ainsi, tout au long du week-end, les marchés ont bruissé de rumeurs de retour aux monnaies nationales dans les pays de la zone euro.»

Vidéo, suite et commentaires sur Fortune

Finlande : L’islam enseigné dans les écoles publiques

La Finlande a introduit des manuels sur la religion musulmane et les traditions islamiques dans les écoles publics du pays. Une manière pour les autorités de mieux faire comprendre l’islam aux jeunes générations et de lutter contre les préjugés qui mine la communauté musulmane en Europe. Le pays, qui compte 5,2 millions de personnes, abrite près de 50 000 musulmans sur une population.

Un des livres, intitulé «Salam – islamin polku» («Salam – le chemin de l’islam») et conçu pour des élèves de primaires, enseigne également aux jeunes finlandais les autres religions et l’importance de la tolérance en islam, rapporte le site Onislam. De nouveaux manuels pour des élèves plus âgés sont en cours de rédaction.

«Le statut de l’islam comme une religion minoritaire se reflète dans le fait que les histoires enseignent également comment il est possible de vivre avec d’autres personnes même si la religion et les coutumes sont différentes», a déclaré Suad Onniselka, un des auteurs de l’ouvrage.

En parallèle, le gouvernement finlandais projette de lancer une formation pour les imams du pays. «Il est important que les membres de la communauté musulmane, comme ceux des autres religions, aient des liens étroits avec la société finlandaise, sa langue et sa culture», a déclaré l’archevêque Kari Makinen, le chef de l’Église luthérienne, ajoutant que cela permettra aux musulmans de se sentir vraiment chez eux en Finlande.

Saphirnews

Finlande : les partis populistes, un ancrage plus fort que les clichés

Le quotidien national Helsingin Sanomat a analysé les résultats d’une large enquête d’opinion récemment menée et visant à identifier les électeurs du parti populiste des Vrais Finlandais.

Les conclusions vont à l’encontre du portrait robot qui décrit un électeur aux revenus modestes résidant plutôt à la campagne.

Le parti populiste est en réalité soutenu par des électeurs aux profils hétéroclites qui appartiennent à différents milieux socio-professionels diverses catégories d’âges.

D’après cette enquête, Les Vrais Finlandais sont en effet le deuxième parti le plus populaire auprès des étudiants et un militant sur cinq a des revenus plus importants que la moyenne nationale.

[...] Helsingin Sanomat note que le succès des Vrais Finlandais auprès de l’ensemble des couches de la population est un atout considérable qui devrait se traduire par d’importantes victoires aux élections municipales d’octobre.

Courrier International

(Merci à 9MM)