Un député s’attaque à l’avantage fiscal des journalistes

Courageux ou inconscient ? Jean-Pierre Gorges, député UMP de la 1ère circonscription d’Eure-et-Loire et membre de la Commission des Finances a déposé un amendement au Projet de Loi de Finances 2013 visant à supprimer l’avantage fiscal des journalistes. « Certains contribuables continuent à bénéficier de niches ou de réductions, incompréhensibles pour nos concitoyens. Tel est le cas des journalistes. L’objet du présent amendement est de supprimer l’avantage fiscal dont ils bénéficient et de le faire contribuer ainsi à l’effort consenti par tous nos concitoyens », explique-t-il dans l’exposé des motifs.

Les journalistes bénéficient en effet, qu’ils aient la carte de presse ou non, d’une réduction fiscale de 7 650 euros sur leur impôt sur le revenu.

Cet avantage a été mis en place pour leur permettre de couvrir les frais professionnels inhérents à la profession : déplacements, déjeuners, mais aussi frais de « représentation » (tenue vestimentaire)… Un dispositif compréhensible pour les journalistes pigistes (qui n’ont pas de rédaction), mais pour tous les autres ? Cet avantage permet à certains de réduire leur impôt de près de 50%. L’amendement de Jean-Pierre Gorges a recueilli les signatures d’une quinzaine de députés. Mais aucun ancien ministre ou parlementaire médiatique.

OJIM

Le gel des finances d’une jihadiste présumée irrite les juges

Par arrêté paru hier au « Journal officiel », les avoirs d’Emilie K., qualifiée de soutien actif à l’organisation islamiste radicale Forsane Alizza, ont été gelés. Une décision qui irrite les magistrats.

L’arrêté, émanant du ministère de l’Economie et des Finances, a été publié hier matin au « Journal officiel ». Il a pour effet de geler les avoirs d’Emilie K., une jeune femme de 27 ans de nationalité française, née dans le Morbihan, habitant à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

La formulation du texte est sans appel. Présentée comme « un soutien actif de Forsane Alizza », Emilie K. « envisage de se rendre prochainement dans une zone de combat à l’étranger afin d’y mener le jihad armé », indique l’arrêté. Sont désormais interdits « les mouvements ou transferts de fonds, instruments financiers et ressources économiques au bénéfice d’Emilie K. ». [...]

Sur fond de menace terroriste, les tensions se ravivent entre services administratifs et juges du siège. « Dès lors qu’une enquête judiciaire est ouverte, ce qui est le cas, c’est au juge de décider de l’opportunité et de la date d’un éventuel gel des avoirs. L’administration doit rester à sa place »,  estime Marie-Antoinette Houyvet, déléguée régionale de l’Union syndicale des magistrats et ancienne juge antiterroriste.

A Boulogne-Billancourt, l’appartement d’Emilie K., également connue sous le nom de Samra, semble désert. Sa boîte aux lettres déborde. Sa ligne téléphonique est aux abonnés absents. La jeune femme est-elle en fuite ? En vacances ? A-t-elle déjà gagné la « zone de combat » évoquée par l’arrêté de Bercy ? Hier, le ministère des Finances n’a pas souhaité répondre [...]

Le Parisien
Arrêté EFIT1227973A-Journal Officiel

Leçons de l’Ancien Régime en matière de finances

La Banqueroute de l’Etat royal, Marie-Laure Legay, Editions EHESS, 320 pages

L’occasion était trop belle. Celle de sonder la France de l’Ancien ­Régime, pour mieux comprendre, peut-être, celle du président Nicolas Sarkozy. Mais y a-t-il des points communs entre les blocages politiques et financiers, à la veille de la Révolution française, et ceux auxquels la France fait face aujour­d’hui ?

Dans cette synthèse savante, sous-titrée «Gestion des finances publiques de Colbert à la Révolution française», Marie-Laure Legay, professeur d’histoire à l’Université de Lille, nous livre une histoire passionnante des finances aux XVIIe et XVIIIe siècles, en évitant toutefois, avec soin, tout anachronisme.

Sa thèse ? La France de l’Ancien Régime avait de nombreux atouts, notamment des outils de gestion mis en œuvre au temps de Colbert (1619-1683). Mais elle s’est montrée incapable d’encadrer « l’affairisme » au cœur de l’Etat.

Lire la suite

L’incroyable dérive financière de la mairie de Paris

Au fil des ans, Bertrand Delanoë est parvenu à se ciseler une réputation de gestionnaire avisé. Pourtant, derrière la façade, les gaspillages s’amoncellent.

Hebergeur d'imageA Paris, les emplois fictifs sont un peu comme les bateaux-mouches : ils font partie du paysage. Lorsqu’il régnait sur l’Hôtel de Ville, on le sait, Jacques Chirac y appointait discrètement 21 camarades, qui travaillaient en réalité pour le RPR – il vient d’ailleurs de rembourser (avec l’UMP) 2,2 millions d’euros à la mairie, ce qui est la moindre des choses. Eh bien, selon nos informations, Bertrand Delanoë fait mieux encore.

Lire la suite

L’UE planche sur une décote de la dette grecque de 50 à 60%

Les créanciers privés de la Grèce pourraient devoir accepter une perte allant jusqu’à 60% sur leurs titres souverains, au lieu de 21% prévu par l’accord du 21 juillet, afin que la dette grecque puisse redevenir soutenable sur le long terme, selon un rapport qui servira de base aux décisions des dirigeants de la zone euro qui se réunissent dimanche et mercredi à Bruxelles.

Les ministres européens des Finances planchent samedi sur différents scénarios et tentent d’aplanir leurs différences sur le caractère volontaire ou non d’une telle participation du secteur privé à un nouveau plan de sauvetage à la Grèce.

Suite et commentaires sur Fortune

G8 : Nicolas Sarkozy propose 40 Md$ pour soutenir le « printemps arabe »

Le président français Nicolas Sarkozy, au nom du G8, a proposé ce matin lors du sommet de Deauville un paquet financier de 40 milliards de dollars pour soutenir le « printemps arabe », a déclaré le ministre tunisien des Finances, Jalloul Ayed.La France avait invité vendredi à ce sommet du G8 de Deauville les Premiers ministres de Tunisie, Béji Caïd Essebsi, et d’Egypte, Essam Charaf, les deux pays dont les révolutions ont déclenché le mouvement de démocratisation dans le monde arabe.

Ce que le président Sarkozy a annoncé, c’est un package global de 40 milliards de dollars pour la région. Ce package n’a pas été décliné par pays, et il est prévu qu’il y ait des réunions des ministres des Affaires étrangères et des Finances d’ici à début juillet pour mieux articuler ce programme », a précisé à la presse le ministre tunisien, qui participait à ces réunions.

Jalloul Ayed n’a pas précisé non plus la nature de cette aide, mais elle devrait être constituée essentiellement de prêts des organisations financières internationales.

Le Figaro

Finances communautaires et solidaires

Tribune libre de Roark de La Desouchière

Chaque jour qui passe nous constatons plus cruellement combien les initiatives non conformistes sont paralysées par le manque de moyens financiers. Ce ne sont pas les idées qui manquent mais bien souvent le premier sou pour les réaliser.

Nous le constatons sur ce blog dont le développement et la professionnalisation sont entravés par la disette financière. A juste titre, François ne manque pas une occasion de nous le rappeler. Je le vois moi-même à travers l’association que je co-gère avec d’autres. Nous avons plus de 30 projets dans les cartons pour l’année 2011 mais nous savons déjà que certains verront difficilement le jour sans un surcroît de ressources budgétaires. Le sentiment d’impuissance qui en découle est paralysant, parfois démotivant.

Suite et commentaires sur Fortune

Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’État grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des États-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’État en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des États risquant la faillite.

Suite et commentaires sur Fortune

Le Moyen Âge et l’argent

Le Moyen Âge n’a pas inventé le capitalisme. C’est un univers exotique dans lequel le don l’emporte sur le gain, le salut sur l’enrichissement, rappelle Jacques Le Goff dans un ouvrage lumineux.

Le Moyen Âge et l’argent, de Jacques Le Goff, est né d’une conversation entre notre grand médiéviste et un autre historien, Laurent Theis, son ancien élève et éditeur. Alors que celui-ci lui demandait, en pleine crise des subprimes, si l’argent avait une place comparable dans le déclenchement des crises au Moyen Âge, Le Goff se lança dans un de ces grands dégagements, clairs, précis, savants, dont il a le secret.

L’argent au Moyen Âge, expliqua-t-il, n’a pas le sens englobant actuel de richesse. Le terme désignait alors le métal. Quant à la monnaie, elle mesurait la valeur des choses avant d’être un instrument d’échange.

Dans le système féodal, son usage est limité. Les biens sont distribués sous la forme de redevances en nature. La monnaie est donc rare jusqu’au XVIIIème siècle, même si elle est plus abondante entre les XIIIème et XVème siècles – période d’essor commercial et urbain – qu’aux siècles précédents. Dans la conscience d’un homme du Moyen Âge, la richesse se mesure en terres, en hommes, en pouvoir, pas en argent monétisé.

Le clivage est entre le faible et le puissant (humiles/potentes), pas encore entre le pauvre et le riche (pauper/dives). L’enrichissement terrestre n’est d’ailleurs pas concevable. Le plus bel « investissement » est dans le salut, par l’aumône. Dans l’échelle des valeurs, le don l’emporte sur le gain, la charité sur le profit…

Suite et commentaires sur Fortune

Aujourd’hui sur Fortune…

Prévisions alarmantes sur la dette des États

Le vieillissement de la population et le déséquilibre entre actifs et retraités vont creuser les déficits.

Obama portant des seaux aux noms évocateurs (banques, AIG, constructeurs automobiles, crédits immobiliers...) et allant traire la vache à lait du Trésor public : "Bon-jour, Rayon de Soleil !" (titre d'une chanson)

Le diagnostic est connu. La crise est historique ; les finances publiques en chute libre. Déficits et dettes ont augmenté de façon exponentielle sous le coup des plans de relance, des sauvetages de banques et de la baisse d’activité. L’OCDE prévoit en 2011 une dette des pays industrialisés à plus de 100 % du PIB. Un niveau difficilement soutenable. Mais si ces dettes s’envolaient à 200, 300, voire 400 %… Ce scénario catastrophe n’est pas tiré d’un livre de science-fiction mais d’une étude de la très sérieuse Banque des règlements internationaux (BRI).

Suite et commentaires sur Fortune

Bienvenue à la Grande Correction

Par Bill Bonner

Nous allons rebaptiser notre théorie. Nous vivons plus qu’une dépression ; c’est plutôt un phénomène économique et financier. Il inclut un transfert du pouvoir… un retour à la normale après quatre siècles d’aberrations… et l’échec de toute une série de sottises économiques récompensées par des prix Nobel — dont l’Hypothèse des marchés efficients et la Théorie du portefeuille moderne. Appelons cette phase la « Grande Correction »… et attendons que les événements nous donnent raison.

Les tendances profondes se poursuivent. L’influence gouvernementale augmente… et file tout droit vers la faillite. La plupart des pays développés accumulent de gigantesques déficits dans leurs finances publiques. C’est la Grèce qui fait les gros titres en ce moment. Les autres pays à la périphérie de l’Europe, observent avec attention. Ce que la Grèce vit maintenant, ils vont probablement le subir plus tard.

Jour après jour, les roues grincent et cahotent… en route vers des gouvernements toujours plus présents, avec des dettes plus grandes… Un gouvernement se tourne vers un autre lorsqu’il a besoin d’aide. Ce dernier se tourne vers un autre encore. Un pays dépend de sa Banque centrale… et sa Banque centrale dépend de la Réserve fédérale américaine, le capo di tutti capi de toutes les banques centrales de la planète.

Suite et commentaires sur Fortune