Fin d’année. Tous à Marrakech ! Sarkozy, l’Emir du Qatar, Strauss Kahn, Messi, Debbouze, Zidane…

De nombreuses personnalités sont attendues à Marrakech pour les fêtes de fin d’année.

Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni, passeront les vacances de fin d’année à Marrakech, où ils devraient débuter leurs séjour à la résidence royale Jnane El Kébir. Le soir du nouvel an, l’ancien président français donnera une fête grandiose dans son palais, acheté il y a peu à Marrakech. De nombreuses personnalités devraient, selon les sources citées par le journal Al Akhbar, assister à la fête.

L’Emir du Qatar, cheikh Hamad ibn Khalifa Al Thani, et son épouse Sheikha Mozah, accompagnés du chef du gouvernement et du ministre des Affaires étrangères qataris, passeront également les fêtes au Maroc, où l’Emir du Qatar devrait rencontrer le Roi Mohammed VI.

Dominique Strauss Kahn, ancien directeur général du FMI mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée, sera lui aussi de passage à Marrakech où il est attendu dans son riad du quartier Sidi Mimoun.

Lionel Messi, international argentin et meilleur buteur du FC Barcelone, célèbrera les fêtes de fin d’année dans un Riad de Marrakech, où il a l’habitude de séjourner. Enfin, l’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze et l’ancien international français d’origine algérienne Zinédine Zidane, seront également présents dans la ville ocre.

Bladi

Hambourg : reconnaissance des fêtes musulmanes en jours fériés

La ville portuaire de Hambourg s’apprête à reconnaître certains jours fériés musulmans, une première en Allemagne où vivent 5% de musulmans et où la place de l’islam fait débat.

Deuxième ville du pays avec 1,8 million d’habitants, Hambourg, qui dispose du statut de Land, a conclu un accord jugé historique avec ses communautés musulmane et alévie, une branche hétérodoxe de l’islam très présente en Turquie.

Ce contrat, qui doit encore être adopté par le Parlement local, accorde des droits aux musulmans concernant l’instruction religieuse à l’école ou les rites funéraires, par exemple. [...]

Nouvel Obs

France : La laïcité, «une forme de communautarisme, endogame, monochrome, monolingue»

Alexandre Dupeyrix, historien de idées (Université Paris-Sorbonne), est favorable à l’idée de jours fériés pour les juifs et les musulmans.

La proposition d’Eva Joly pointe une contradiction assumée sans sourciller par les républicains : la France est, disent-ils, laïque et chrétienne. Il est pour le moins curieux de défendre la laïcité au nom de la chrétienté.

Permettre à un citoyen juif ou musulman, une fois par an, de célébrer la fête la plus importante de sa religion, est-ce confondre le privé et le public, le politique et le religieux ? Est-ce ébranler l’édifice de la république ? Non, c’est au contraire être au plus près des principes égalitaristes républicains. […]

Libération

Les fêtes de l’Aïd gâchées par l’«incivisme des citoyens» (Algérie)

Si la gestion de l’Aïd peut être difficile dans un pays européen, elle peut aussi être problématique dans un pays musulman comme l’Algérie.

Au deuxième jour de l’Aïd, certaines cités de l’agglomération sont devenues de véritables dépotoirs à ordures, où s’amoncellent dans les moindres espaces des amas de déchets spécifiques à l’Aïd.

Comme à chaque fête de l’Aïd El Adha, la question de l’insalubrité qui envahit les moindres recoins de la ville se pose avec acuité.[…] En l’espace d’une journée, Alger la capitale s’est transformée en un gigantesque abattoir à ciel ouvert, où les règles d’hygiène les plus élémentaires ont été négligées, et ce, à la faveur d’une insalubrité qui, selon les spécialistes de la santé, peut s’avérer néfaste pour la santé des citoyens.

Pris individuellement, tous les citoyens s’accordent pour dénoncer cette situation contraire aux percepts de l’Islam : «Il est inadmissible pour un musulman d’altérer sont environnement par la saleté», déplorent des habitants de la cité Cosider dans la commune de Bordj El Bahri. […]

El Watan (Merci à Justin de Marseille)

Dérogation aux concours : Les «contraintes religieuses normales» doivent être respectées

Yohanan Lambert, docteur en études hébraïques et ancien secrétaire du Grand Rabbin de France, ne voit aucune contradiction entre les concours spécifiques réservés à des juifs religieux et le principe de laïcité.

Le principe de la laïcité est de ne pas privilégier une religion. Pourtant la grande majorité des fêtes légales en France a une signification catholique : Noël, Pâques et le lundi, l’Ascension, Pentecôte et le lundi, le 15 août, 1er novembre, soit huit jours sur onze sont des fêtes religieuses.

Dans un article intitulé «l’examen raté de la dérogation religieuse», publié dans Le Monde daté du samedi 16 avril 2011, Caroline Fourest affirme «qu’il n’est pas possible de céder à toutes les demandes sans désorganiser la vie en commun». Son argumentaire repose sur un certain nombre de contre-vérités qu’il est nécessaire d’éclairer.

L’article commence par stigmatiser une «poignée de juifs ultrareligieux». Pourquoi transformer un pratiquant en un extrémiste ? Un catholique pratiquant qui va à la messe tous les dimanches est-il un ultrareligieux ? Le respect des exigences normales ne doit pas être confondu avec l’intégrisme. La religion juive impose au pratiquant le respect du chabbat et des fêtes juives : pas de travail, pas d’écriture, pas d’utilisation de moyen de transport… être pratiquant c’est mettre en pratique les règles habituelles sans faire de zèle. Il est vrai qu’aujourd’hui le nombre de pratiquants catholiques a fortement baissé mais dans de nombreux lieux on ne sert pas de viande le vendredi saint. Cela n’est généralement pas ressenti comme une atteinte à la laïcité.

[…] seule la religion juive a des contraintes spécifiques concernant le repos absolu. Il n’y a pas d’interdiction pour un catholique de travailler le dimanche, d’utiliser sa voiture ou d’écrire. Depuis Vatican II, il peut même aller à la messe le samedi s’il n’est pas libre le dimanche. Pourtant la loi oblige au repos dominical et interdit l’ouverture des commerces ce jour-là. Contrairement à Caroline Fourest, je pense que la France peut sans problème respecter les contraintes religieuses normales de tous ses citoyens. Je suis le premier à m’opposer aux pratiques discriminantes face à l’Islam et je souhaite que la laïcité soit respectée dans son sens originel, le respect de toutes les pratiques.

Le Monde

Desouche Histoire : Fêtes et coutumes populaires dans l’Ancien Régime

Bonjour et bon dimanche à tous ! Après avoir présenté la dernière fois la vision du monde dans la France rurale du XVe au XVIIe, aujourd’hui je vous propose les principales fêtes du calendrier agro-liturgique (nommé ainsi car les cycles agraires et le calendrier liturgique encadrent la vie des hommes) et trois coutumes populaires : la chevauchée de l’âne, le charivari et la mise à mort d’un bouc-émissaire. Vous observerez que ces fêtes et les mentalités du temps (dernier article) sont étroitement liées.

La danse - Bruegel
Bruegel l’Ancien, La danse de la mariée (1566).

L’Ancien Régime est marqué par l’abondance de fêtes et de réjouissances diverses : 55 dans le diocèse de Paris au début du XVIIe siècle (soit en moyenne une par semaine), en plus des 52 dimanches. Dans le diocèse d’Angers, avant 1693, 63 fêtes jalonnent l’année. Le travail est alors interdit sous peine d’amende.

Il est évidemment impossible de détailler dans cet article toutes les fêtes locales. Certaines de ces fêtes locales sont pour l’anecdote parfois particulièrement pittoresques comme la fête du 22 août à Beaucaire, où est organisée une course des prostituées de la ville et des environs entièrement nues. Par ailleurs, certaines réjouissances sont spontanées comme à Arras en 1434, où il neigea pendant trois mois et trois semaines à compter du 30 novembre, ce qui permis aux habitants de modeler de nombreuses figures avec la neige ; ou à Lille en 1600 où l’on a fait rôtir un porc sur une fontaine gelée en présence d’une cinquantaine de personnes.

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