Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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C’est Noël pour Freddie Mac et Fannie Mae !

Le département américain au Trésor a annoncé, jeudi 24 décembre, qu’il allait combler sans limite, jusque fin 2012 toutes les pertes des deux organismes de refinancement hypothécaire et autorise le relèvement des plafonds de salaires fixés pour ses cinq plus hauts dirigeants.

Cette mesure de soutien à ces deux entreprises, potentiellement très coûteuse, doit compenser l’arrêt d’une autre mesure, à savoir l’achat par le Trésor de titres financiers relatifs à l’immobilier. Concrètement, le Trésor a décidé que le plafond de 200 milliards de dollars par entreprise, qui limite les injections dans leur capital auxquelles peut procéder l’État, sera relevé à chaque trimestre d’un montant égal à leurs pertes nettes respectives.

Fannie Mae et Freddie Mac, qui sont considérées comme portant à bout de bras la majorité du marché immobilier américain, disposent désormais d’un financement public illimité pour les trois prochaines années.

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