La ville de Rome au bord de la faillite

Fortement endettée, la ville de Rome se trouve au bord de la faillite après le rejet par le parlement d’une aide financière, créant un véritable casse-tête politique au nouveau premier ministre Matteo Renzi.

Le maire de la Ville éternelle, Ignazio Marino, a menacé de suspendre tous les services municipaux si une solution n’était pas trouvée. M. Marino, qui administre la capitale italienne seulement depuis les élections de juin dernier, est confronté à un déficit budgétaire de 816 millions d’euros. La ville pourrait être placée sous tutelle de l’administration si elle ne parvient pas à combler ce déficit par des mesures drastiques.

Le maire a rappelé que M. Renzi, dirigeant de centre-gauche et ancien maire de Florence qui vient d’être intronisé premier ministre, avait promis d’adopter des mesures urgentes pour aider la capitale. « Rome a gaspillé de l’argent pendant des décennies. Je ne veux pas dépenser un seul euro qui ne soit pas budgété », a déclaré M. Marino, après des critiques de la Ligue du nord qui a contribué au rejet du texte qui aurait permis d’injecter de l’argent dans les caisses de la Ville.

Ce texte permettait ce financement de l’Etat, en compensation des frais supplémentaires engendrés par le rôle de la capitale, par l’énorme afflux touristique et par les nombreuses manifestations nationales. D’autres villes, également confrontées à de grosses difficultés financières, ne jugeaient pas cette aide équitable.

Selon le maire de Rome, les bus pourraient s’arrêter dès dimanche car il ne dispose que de 10% de l’argent nécessaire pour payer l’essence en mars.

« Avec l’argent dont nous disposons dans le budget aujourd’hui, je peux réparer une rue de Rome tous les 52 ans. Ce n’est pas exactement ce que j’appelle de l’entretien ».

Le Vif

L’association Ni Putes Ni Soumises menacée de faillite

Créée il y a dix ans, l’association Ni Pute Ni Soumise risque de disparaître par manque de financements. Un appel aux dons sur Internet apparaît comme la solution de la dernière chance.

Depuis 2003, l’association féministe Ni Putes Ni Soumises se bat pour l’égalité et le respect des droits des femmes. Une lutte permanente contre des sujets majeurs comme le harcèlement, le viol ou l’excision qui est menacée de s’éteindre faute de financements. En cause, la baisse des subventions publiques qui représentaient 65 % du budget du mouvement en 2012. Ni Putes Ni Soumises a lancé un appel aux dons sur son site Internet pour continuer son action.

(…) Respect Mag

Detroit (Etats-Unis) : 84% de Blancs en 1950. 83% de Noirs en 2010

[Extrait d'interview] Heidi Ewing et Rachel Grady ont réalisé un documentaire sur Détroit, sur le déclin de la ville et sur les bouleversements de population.

La ville de Detroit a connu un bouleversement démographique durant les récentes décennies. On est passé d’une ville habitée à 84% par des Blancs en 1950 à une ville habitée par des Noirs à 83% en 2010.

Beaucoup de gens voient dans les émeutes des années 60 le tournant de la ville en termes de viabilité et de qualité de vie.

La plupart des habitants blancs ont commencé à abandonner la ville et n’y sont jamais retournés. Et c’est ce qui s’est passé dans beaucoup d’autres villes. Les Blancs s’enfuyaient. De partout.

Dans beaucoup de villes, le même phénomène a eu lieu. Ce qui est arrivé à Détroit n’a rien de particulier. Mais ca s’est fait à plus grande échelle.

Washington Post

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Rappel :  le 18 juillet 2013, la ville de Detroit s’est déclarée officiellement en faillite

États-Unis : Détroit mise sous tutelle, polémique raciale (Màj : la ville officiellement en faillite)

Addendum 18.07.2013:
La ville de Détroit, berceau de l’industrie automobile américaine, a engagé jeudi les démarches pour être considérée en état de faillite la plus importante banqueroute d’une ville dans l’histoire des États-Unis

En juin, cette ville du Michigan avait déjà dû faire défaut pour une partie de sa dette, d’un montant global de 18,5 milliards de dollars. »Il est clair que la situation financière exceptionnelle de Détroit ne peut être résolue en dehors du régime de faillite et c’est la seule option raisonnable possible », a estimé le gouverneur de l’Etat de Michigan, le républicain Rick Snyder, dans une lettre accompagnant les documents remis par la municipalité à un tribunal fédéral pour être reconnue en faillite.

La ville a vu sa population fondre, passant de 1,8 million d’habitants en 1950 à 700.000 aujourd’hui. La municipalité a été ébranlée par des affaires de corruption au fil des années. Le manque de financement pour l’éclairage public et les services d’urgence a entraîné une hausse de l’insécurité dans les rues de la ville.

Capital

A voir : Détroit la faillite d un symbole Reportage complet 2013

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Les habitants de Détroit, une ville du nord des États-Unis devenue un symbole de pauvreté et violence urbaine, pourrait se retrouver sous tutelle, ultime solution pour éviter la faillite.
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Le gouverneur de l’Etat du Michigan Rick Snyder devrait nommer un tuteur dans les jours qui viennent afin d’empêcher une faillite du berceau de l’industrie automobile américaine, surnommée « Motor City« .

Cette décision d’un gouverneur républicain et blanc de prendre le contrôle d’une ville essentiellement noire et démocrate a généré d’intenses critiques. (…)

La ville, jadis la quatrième aux États-Unis, a vu sa population chuter d’1,8 million de personnes en 1950 à 713 000 personnes actuellement.
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Pourquoi l’UMP peut faire faillite

L’UMP a jusqu’au 31 juillet pour trouver 11 millions d’euros. S’il veut éviter le scénario catastrophe, le parti doit rembourser à temps un emprunt – contracté essentiellement auprès de la Société générale – pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Alexandre Lemarié fait un bilan de la situation.

La menace de faillite est réelle. Le mot est prononcé par un connaisseur du dossier à l’UMP. «Il ne faut pas s’y tromper : les enjeux sont énormes», prévient-il.

Sarkozy peut-il être amené à payer la facture ?

Oui, car l’ex-président s’est porté caution solidaire du prêt de 11 millions d’euros, que le parti doit rembourser à une banque au 31 juillet. Dans un scénario catastrophe, M. Sarkozy pourrait donc être potentiellement amené à rembourser lui-même la somme manquante, si le parti ne parvenait pas à rembourser l’intégralité du prêt et faisait faillite.

M. Sarkozy met lui-même la main à la poche. «7 500 euros maximum, il ne peut donner plus», précise-t-on à l’UMP. Avec M. Copé, ils multiplient les coups de fil pour convaincre les grands donateurs de contribuer au «Sarkothon». […]

Une faillite de l’UMP est-elle possible ?

Si l’UMP n’a pas rassemblé les 11 millions au 31 juillet, elle négociera un report du remboursement avec la banque concernée. «Si la banque ne veut rien savoir et veut absolument les 11 millions à la fin du mois, c’est à ce moment-là que l’on pourrait être mis en faillite, redoute un cadre de l’UMP. Le parti pourrait alors suspendre son activité pour se concentrer sur le remboursement.»

Pourquoi la situation est-elle si critique ?

La situation se révèle périlleuse pour l’UMP, car elle n’a pas d’économies de côté. Au contraire. Le parti compte 44 millions d’euros de dettes, en dehors du prêt de 11 millions à rembourser pour la campagne de M. Sarkozy. Pour revenir à l’équilibre fin 2016, il doit rembourser 11 millions d’euros par an à quatre banques, à qui il a emprunté 55 millions d’euros en juillet 2012 pour assurer ses dépenses de fonctionnement.

Le parti totalise près de 35 millions de recettes annuelles, avec 21 millions de dotation publique et 14 millions provenant des dons et des cotisations payées par les adhérents et les élus. C’est nettement moins que lors de la précédente mandature. De 2007 à 2012, le budget annuel de l’UMP s’élevait à 54 millions d’euros.

Le Monde

Coup de fil de l’Elysée en Suisse pour faire retirer une déclaration de Najat Vallaud-Belkacem

On peut noter que seul trois sites en ligne ont repris la déclaration de Najat Vallaud-Belkacem (Le Figaro, CameroonVoice et Romandie.com)

Lu sur le blog de Pierre Chappaz

Mon ami Stefan Renninger, patron de Romandie.com, me racontait hier soir les coups de fil insistants qu’il a reçus de l’Elysée pour lui faire supprimer cette info. Il n’a pas cédé aux pressions, heureusement.

La porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, a dû se rendre compte un peu tardivement de l’effet sur l’image de la France de sa déclaration. Selon elle, l’hexagone est « en état de faillite aggravée » :

La France a été laissée dans un ‘état de faillite aggravée’

PARIS – La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a aujourd’hui déclaré que la précédente majorité avait laissé la France dans un « état de faillite aggravée« . Mme Najat Vallaud-Belkacem répliquait aujourd’hui à François Fillon, qui a accusé le président François Hollande « d’amateurisme », en le renvoyant au bilan de son action gouvernementale.

« M. Fillon est-il vraiment le mieux placé pour donner des leçons, lui qui a commencé son mandat de Premier ministre à la tête d’un Etat en faillite et l’a laissé en état de faillite aggravée ? », a déclaré à l’AFP Najat Vallaud-Belkacem.

Suite à ces propos, certains commentateurs ne manquent pas de souligner qu’il est difficile de défendre avec crédibilité la note AAA de la France tout en déclarant que celle-ci est dans un état de faillite aggravée [...]

Romandie.com

La Seine-Saint-Denis au bord de la faillite (Vidéo)

France 3 Vanves – 09 octobre 2012

« La crise frappe aussi les collectivités locales. Le président du conseil général de Seine-Saint-Denis tire la sonnette d’alarme.
Gel des aides de l’état, hausse des prestations pour les plus démunis. Les comptes du département – déjà plombés par les emprunts toxiques – sont en train de plonger »

Un militaire au bord de la faillite pour cause de soldes non-payées

Ce père de famille affirme que l’armée lui doit 10.000 euros d’impayés…

Il est militaire, gradé de la Légion étrangère, il a fait l’Afghanistan et il est ruiné. C’est un père de quatre enfants au bord de la faillite personnelle qui a décidé d’alerter les médias sur son cas, relayé ce jeudi par Midi Libre. En cause: l’armée française et son logiciel informatique de gestion des salaires, mis en place il y a un an et qui connaît depuis de nombreux ratés.

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«Je suis au bord de la faillite personnelle et mon banquier me prend pour un mythomane», se lamente le sous-officier d’Alès (Gard) qui préfère rester anonyme. «Je ne veux pas nuire à l’institution qui n’y est pour rien. Mais j’ai une femme et quatre enfants. Il faut bien les nourrir. Et j’ai des crédits comme tout le monde.

Entre être sanctionné et pouvoir faire manger ma famille, j’ai choisi.» Il affirme que l’armée lui doit un retard de solde et de primes de près de 10.000 euros.

Problème connu de l’armée

Le problème est bien connu de l’armée. Au mois de mars dernier, plusieurs dizaines de femmes de militaires avaient manifesté devant le ministère de la Défense à Paris pour réclamer le paiement de soldes et de primes non payées. Comme le rappelle Midi Libre, l’armée a même mis en place un numéro vert pour recenser et régler les problèmes causés par son logiciel informatique «Louvois» (Logiciel unique à vocation interarmées de la solde).

En réponse aux manifestantes, le porte-parole de l’armée avait affirmé que le problème était «en voie d’être résolu». Plus de six mois plus tard, force est de constater que le problème persiste. (…)

20 minutes ( Merci à Rose )

L’UE réclame 300 millions aux producteurs français

Les agriculteurs doivent rembourser des aides indûment perçues il y a plus de trois ans.

Il y a trois ans jour pour jour, le 3 août 2009, Bruno Le Maire jetait le pavé dans la mare. Le ministre de l’Agriculture de l’époque avait admis

que les producteurs de fruits et légumes français devaient rembourser la bagatelle de 500 millions d’euros, provenant d’aides bien françaises, mais jugées illégales par la Commission européenne, sous prétexte qu’elles contrevenaient aux règles de concurrence.

Trois ans plus tard, la facture s’élève désormais à 300 millions d’euros.

Car dans l’intervalle, Bruno Le Maire a, comme il l’avait promis, bel et bien fait baisser la facture. Quelque 200 millions se sont évaporés notamment car les archives ont été perdues. Mais même diminuée, la facture reste exorbitante pour les maraîchers et arboriculteurs français, qui n’ont quasiment rien remboursé.

Quelques premiers versements ont bien eu lieu, mais pas par les producteurs. Ce sont des organisations, des coopératives, celles qui avaient un petit bas de laine, qui ont remboursé environ 30 millions d’euros en trois ans, soit 10% seulement de la dette totale.

« Pour l’instant, on n’a rien remboursé, et les sommes annoncées, on est dans l’incapacité la plus complète de les rembourser », prévient Daniel Bouquillon, président d’une organisation de producteurs d’endives.

« On nous réclame 750.000 euros à peu près, pour cinq producteurs. C’est impossible pour nous de trouver une telle somme. Nos entreprises vont être mises en faillite très rapidement », s’inquiète l’agriculteur. (…)

Europe 1