Maroc : Bientôt un label halal pour appuyer les exportations nationales

Le marché mondial du halal pèse actuellement plus de 500 milliards de dollars et représente 16% de l’industrie alimentaire mondiale.

En croissance de 12% par an depuis 2004, il constitue une source de revenus importante pour les pays qui y opèrent.

D’autant plus que les consommateurs ne sont plus uniquement des musulmans.

Ainsi, pour que le Maroc prenne sa part du gâteau, le ministère de l’Industrie a décidé de créer un label halal pour appuyer les exportations nationales qui entrera très prochainement en vigueur. (…)

Yabiladi

France : 70,4 milliards d’euros de déficit commercial cumulé en douze mois

Bien que le solde commercial de la France se soit redressé d’un milliard d’euros en novembre 2011 à – 4,412 milliards, selon les Douanes, il n’y aura pas de miracle sur le front du commerce extérieur français. Le déficit cumulé des douze derniers mois (novembre 2010 à novembre 2011) a déjà atteint 70, 450 milliards d’euros.

Le gouvernement français a prévu un déficit record de 75 milliards en 2011 (ce chiffre sera connu le 7 février), après les deux très mauvais crus de 2010 (- 51,45 milliards) et de 2008 (- 56 milliards). La France n’a pas connu d’excédent commercial annuel depuis 2002.[...]

Pendant que le déficit commercial de la France s’établissait à 4,412 milliards [en novembre 2011], l’Allemagne a enregistré en novembre un excédent commercial de 15,1 milliards en données corrigées des variations saisonnières.

Le Monde (Merci à Imperial W.)

Comment éviter une catastrophe chinoise ?

Par Michel Santi

Le modèle de croissance chinois construit sur du crédit outrancier a vécu. Les autorités chinoises ont aujourd’hui la hantise d’un ralentissement brutal de leur économie, qui ne sera atténué que par la grâce d’un (très lourd) endettement d’entreprises et de collectivités territoriales, détenu par des intérêts chinois.

Le naguère miracle chinois tourne aujourd’hui à la calamité, car le crédit produit de moins en moins de croissance.

Ainsi, alors que 1,5 Renminbi de crédit résultait en 1 Renminbi de croissance en 2000, ce rapport est actuellement à 6 contre 1 !

Alors qu’il a été de bon ton de dénoncer la propension plus qu’excessive au crédit des consommateurs américains, l’effondrement spectaculaire de la productivité (ou de l’efficience) du crédit en Chine atteint des proportions inégalées et ouvre des perspectives effrayantes.

Permettant et stimulant la spéculation sur les terrains et sur l’immobilier haut de gamme, ainsi que la surproduction de marchandises destinées à être stockées, les crédits consentis par les banques chinoises atteignent 130% du P.I.B. du pays !

Sur la seule année 2009, les montants prêtés par les établissements financiers chinois ont ainsi été équivalents à 40% du P.I.B. de leur pays et, à cet égard, les collectivités locales et régionales se retrouvent – du fait d’un endettement de l’ordre de 11.000 milliards de Renminbi, ou 1.600 milliards de dollars – en pleine tourmente.

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Krach obligataire : déjà ?

Après la Grèce, le Portugal… le scénario de contagion est en marche.” Cela sent le roussi sur le marché obligataire. Si certains doutaient encore que la dette souveraine serait le problème majeur de 2011, cette nouvelle dégradation – et la baisse des marchés qui l’accompagne – devraient les convertir au krach obligataire.

Que s’est-il passé ces derniers jours ? L’agence de notation Fitch a dégradé la note de long terme du Portugal pour ses déficits et sa solvabilité, qui passe ainsi de “AA” à “AA-.” Ce n’est pas vraiment une surprise, puisque le Portugal fait partie des fameux PIGS, ou PIIGS, ou Club Med qui sont sous le feu de la rampe depuis les ennuis grecs. L’euro est de nouveau le grand perdant puisqu’il est repassé cette semaine sous les 1,33 dollar, pour la première fois depuis 10 mois.

Dubaï, puis la Grèce et maintenant le Portugal… est-ce le début d’un effet boule de neige sur le marché obligataire ? En tout cas, la Fed avait, il y a quelques jours, publiquement exprimé ses inquiétudes. “La Fed craint que la crise grecque ‘affecte’ l’économie américaine.

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Afrique du Sud : le gâchis de la réstitution des terres ?

Le gouvernement ANC s’est rendu à l’évidence : la réforme agraire est un échec. Il a ainsi renoncé à son objectif de redistribuer un tiers des surfaces arables aux Noirs d’ici à 2014. Reportage dans la province du Limpopo.

"Tuez le Boer, tuez le fermier !"

Etienne Cannaerts, un Belge de 61 ans installé depuis six ans à Lephalale (province du Limpopo, nord de l’Afrique du Sud), avait-il été séduit par la beauté du paysage ? On ne le saura jamais. Le 26 janvier, il a été kidnappé sur sa ferme, ligoté et égorgé.

Depuis le début de l’année, trois fermiers blancs sont tués chaque semaine en Afrique du Sud. «Depuis la fin de l’apartheid, cela fait 3367 morts», affirme Théo De Jager, le vice-président du syndicat Agri SA. Proies faciles en raison de leur isolement, les fermiers sont, après les policiers, les premières victimes de l’effroyable criminalité dans le pays.

Le 8 mars, le ministre de la Police, Nathi Mthethwa, s’est engagé à renforcer la lutte contre «ces meurtres insensés, qui ne sont ni politiques, ni racistes» [sic].

Le très controversé président des Jeunes de l’ANC, Julius Malema, a ainsi entonné deux fois, ces derniers jours, la chanson de son prédécesseur, Peter Mokaba, « Tuez le boer! Tuez le fermier ». Un slogan pourtant condamné comme «incitation à la haine» par la Commission sud-africaine des droits de l’homme.

Depuis la fin de l’apartheid, le gouvernement a racheté près de 6 millions d’hectares au prix du marché : les Noirs contrôlent au­jour­d’hui 20% des terres arables du pays, contre 13% en 1994.

«Le gouvernement donne les fermes à des gens pauvres, qui n’ont pas forcément envie de faire de l’agriculture. Alors ils revendent tout ce qu’ils peuvent», explique Whiskey Kgabo, le regard grave. En 1992, ce fermier noir jadis prospère avait acheté une exploitation, grâce à l’aide du gouvernement d’apartheid. En 2005, il a été forcé de la revendre. «Mais je n’ai reçu que la moitié du prix convenu. Je me retrouve sur la paille à cause de l’ANC !»

Le gouvernement a reconnu, le mois dernier, son échec : selon le ministre du Développement rural, Gugile Nkwinti, «plus de 90% des fermes (restituées à des communautés noires) ne sont plus productives».

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Zone euro : tous exportateurs !

Par Olivier Demeulenaere

Nous sommes au coeur d’une crise de la dette. Dette des États relayant celle des particuliers, elle-même née de la déflation salariale mise en place depuis 25 ans pour compenser une mondialisation sans règles ni garde-fous.

Aujourd’hui, les pays de la zone euro subissent les affres d’un endettement public insoutenable aux yeux des marchés, qui les sanctionnent pour les contraindre à remettre de l’ordre dans leurs comptes.

Démarche discutable si l’on admet qu’une bonne partie de ces déficits n’ont été consentis que pour sauver l’économie des dégâts provoqués par les marchés eux-mêmes ! Les marchés ne sont autres que les acteurs de la finance privée, au premier rang desquels les banques…

Que celles-ci viennent aujourd’hui nous expliquer, notamment en France, que leur sauvetage n’a rien coûté aux États puisqu’ils ont été remboursés des sommes qu’ils leur avaient prêtées, relève donc d’une belle hypocrisie. Les banques ont en quelque sorte été sauvées deux fois.

Le mal étant fait, comment sortir au mieux de cet endettement public massif ?

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Chine: N°1 des exportations… et de nos délocalisations

La Chine est devenue le premier exportateur mondial selon les statistiques de Pékin. Loin du discours officiel sur l’insertion de la Chine dans la mondialisation, Laurent Pinsolle montre que la Chine ne prend du libéralisme que ce qui l’arrange et souhaite une réaction de l’Union européenne.

La plupart du temps, la réussite économique chinoise est présentée comme une preuve de l’efficacité du libéralisme. Mais si la Chine profite du libéralisme des autres, sa réussite est davantage la conséquence de son dirigisme économique et de son patriotisme sourcilleux.

La première clé de sa réussite c’est tout simplement le rattrapage économique. Comme beaucoup d’autres pays asiatiques avant elle, la Chine profite tout simplement du transfert de technologies des pays développés, qui, en augmentant la productivité, permet le développement.

La Chine est patriote et pragmatique. Malheureusement, ce comportement est porteur de déséquilibres majeurs pour l’économie. Les États-Unis, dépendants de son argent, ne peuvent pas y faire grand-chose. C’est donc aux pays européens d’agir !

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Commerce mondial, Chine contre USA et Europe : la montée des tensions

En temps de crise, les exportations et les importations sont des sujets sensibles. La Chine et les États-Unis viennent d’en donner quelques illustrations et l’Europe, soucieuse de ses propres intérêts, n’est pas en reste.

A l’heure où le protectionnisme reste officiellement condamné par les dirigeants de ces trois ensembles économiques, les politiques chinoise et étasunienne font en réalité peu de cas des discours mondialistes. La mondialisation n’est peut-être pas aussi inéluctable que certains se plaisent à le répéter.

Chine – États-Unis

Le 8 septembre 2009, Washington décide de tripler les droits de douane sur les 2,6 milliards de dollars de tubes pour l’industrie pétrolière annuellement importés de Chine, et Pékin réagit avec indignation. Un porte-parole du ministère chinois du Commerce affirme que la Chine s’oppose fermement à ces actions commerciales protectionnistes. Le Quotidien du Peuple (Chine)

Le mois dernier, la Chine avait appelé les États-Unis à renoncer à une autre mesure protectionniste : la hausse de la taxation sur toutes les importations de pneus pour véhicules de tourisme et véhicules légers en provenance de l’Empire du Milieu, afin, selon Pékin, de préserver le « développement » des relations bilatérales. Lire la suite