Roumains voleurs de câbles téléphoniques : un an ferme

Cinq ressortissants roumains, arrêtés en flagrant délit dans la nuit de mercredi à jeudi alors qu’ils dérobaient des câbles téléphoniques sur la commune de Monterblanc, dans le Morbihan, ont été jugés vendredi 15 mars en comparution immédiate et condamnés par le tribunal correctionnel de Vannes à un an de prison ferme.

Ces individus âgés de 20 à 50 ans avaient été repérés par une patrouille du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de Vannes à leur arrivée sur les lieux à bord de deux voitures suspectes. Ils ont été appréhendés une heure plus tard, vers 3h30, après avoir chargé dans l’une des voitures les segments de lignes aériennes en cuivre qu’ils venaient de découper. Cette nuit-là, 900 mètres de câbles téléphoniques ont ainsi disparu, privant des habitants de Monterblanc de téléphone fixe et d’Internet.

[...]

En trois mois seulement, depuis janvier, France Télécom, qui avec la SNCF figure par les victimes de prédilection des voleurs de métaux, estime son préjudice à près de 700.000 euros pour le seul Grand Ouest.

Metro France

Le Réseau européen contre le racisme (ENAR) s’inquiète d’une trop grande liberté d’expression (MàJ)

Un autre lobby « antiraciste » s’inquiète également de la difficulté de « contrôler internet » :

La ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet (cdH), estime que le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) n’agit pas de manière assez forte pour lutter contre le racisme sur le réseau social Twitter.

Dans un courrier envoyé aux directeurs Jozef De Witte et Edouard Delaruelle, elle critique le fait que le Centre crée une impression « d’impunité » en disant ne pas être en mesure d’enquêter sur tous les auteurs de messages de haine, rapporte jeudi le quotidien De Morgen.
[...]

Faux profils, comptes piratés, nombre très important d’idées, tout cela rend le contrôle d’internet impossible, avait indiqué le Centre.

Dans sa lettre, la ministre de l’Intérieur dénonce cette position. « Je souhaite que le CECLR mette en place un système permettant aux utilisateurs des médias sociaux de signaler les messages inadaptés et qu’il lance une campagne afin de clairement indiquer ce qui peut et ne peut pas se faire » et comment le Centre réagira en cas de message incorrect.

Joëlle Milquet veut également avoir la « garantie » que le CECLR poursuivra au tribunal tous les auteurs de messages de haine,

« même si leurs données se trouvent chez Twitter à San Francisco, soumises aux lois américaines ».

RTBF

———————————————

La liberté d’expression est de plus en plus utilisée en Europe pour justifier les propos racistes, affirme le Réseau européen contre le racisme (ENAR) dans une nouvelle publication. L’organisation demande au monde politique de prendre des mesures contre le racisme grandissant.

D’après l’ENAR, une « victimisation des blancs », présentant les minorités comme un danger pour la population ‘de souche’, qui serait devenue une ‘minorité’ dans sa propre société, se développe.

« Les manifestations de racisme(s) sont devenues plus assertives et politiquement acceptables. Les Etats et leaders politiques européens n’ont néanmoins pas pris leurs responsabilités pour contrer ces tendances, suite à une crainte malavisée de perdre une partie de leur électorat, malgré le fait que 2/3 des Européens soutiennent des politiques en faveur de l’égalité et de la justice », souligne l’ENAR.

RTBF

——————————

Quelques partenaires de l’ENAR :

Commission européenne – Programme PROGRESS

Open Society Foundations

Adecco Group

Ernst & Young

Groupe La Poste

L’Oréal

Sodexo

McDermott Will & Emery law firm

Dechert LLP law firm

ENAR

Europe : Le catholicisme connaît une relative stabilité liée à son statut historique, spirituel et culturel

Malgré toutes les crises, le continent européen maintient un noyau de catholicisme actif et profond, plus ou moins important selon les pays, mais relativement stable.

Le catholicisme européen, pour usé qu’il soit, connaît plutôt une stabilité dans les populations liée à son statut historique, spirituel et culturel. Mais elle est associée à une lente décroissance, dont le vieillissement du clergé est le symptôme.

Ainsi les chiffres des baptêmes sont-ils très révélateurs. Parue cette semaine, une étude américaine de l’institut Pew Forum sur quatre pays de tradition catholique (Italie, France, Allemagne, Espagne) démontre qu’entre 1975 et 2010 il y a une stabilité des baptêmes en France et en Italie, une progression en Espagne et une légère baisse en Allemagne. Cette tendance longue démontre l’inscription du catholicisme dans une part non négligeable de la population, même si ces baptisés ne sont pas forcément pratiquants. […]

Le figaro

Législative partielle en Angleterre : deuxième place pour les eurosceptiques d’UKIP, camouflet pour Cameron (MàJ)

La deuxième place obtenue vendredi 1er mars par le parti anti-européen UKIP (United Kingdom Independence Party) lors de l’élection législative partielle d’Eastleigh (sud de l’Angleterre) a provoqué une tempête politique outre-Manche. Avec 28 % des voix, celui-ci arrive presque trois points devant les conservateurs, relégués à la troisième place.

Cela vient confirmer la percée de l’UKIP enregistrée dans les sondages depuis six mois. Lors du précédent scrutin législatif, en 2010, il n’avait recueilli que 3,6 % des voix dans cette circonscription.

L’élection partielle, provoquée par la démission d’un député, n’est certes pas représentative de l’ensemble du Royaume-Uni : la circonscription est dominée par les libéraux-démocrates, qui ont réussi à conserver leur siège, et les travaillistes y sont relégués à la quatrième place. L’humiliation n’en est pas moins vive pour le premier ministre conservateur David Cameron : il était venu en personne faire campagne à Eastleigh.

Sa récente promesse de tenir un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne (UE), qui était censée dégonfler la « bulle UKIP », n’a visiblement pas fonctionné. Elle semble au contraire avoir apporté de l’oxygène à ce petit parti, qui milite pour sortir de l’UE. Traditionnellement, l’UKIP n’enregistre de bonnes performances que pendant les élections européennes, avant de retomber dans l’oubli. Pas cette fois-ci : ce résultat est le meilleur score de son histoire pour une législative.

« LES TROIS GRANDS PARTIS SONT TOUS SOCIAUX-DÉMOCRATES »
Son succès dépasse cependant la simple opposition à l’Europe. Il surfe aussi sur le rejet des partis traditionnels.

« Nos électeurs regardent les trois grands partis et voient qu’ils sont tous sociaux-démocrates et qu’il n’y a pas l’épaisseur d’un papier à cigarettes entre eux sur leurs politiques », affirmait dimanche à la BBC Nigel Farage, le chef de file de l’UKIP.

Lui se veut le tenant des valeurs de la droite traditionnelle : nationaliste, opposé à l’immigration et à l’UE, sans franchir la barrière du racisme. Il est également contre le mariage homosexuel, en faveur d’une baisse de la fiscalité sur les petites entreprises, sceptique sur le réchauffement climatique… Cela explique sa popularité auprès de l’aile droite des tories.

Nigel Farage est d’ailleurs un ancien conservateur, qui a démissionné pour protester contre la signature du traité de Maastricht en 1992 par John Major, alors premier ministre.

Le Monde

——————————

Les libéraux-démocrates ont conservé jeudi leur siège de député d’Eastleigh, dans le sud de l’Angleterre, infligeant une défaite cinglante au premier ministre David Cameron, dont le Parti conservateur n’est arrivé qu’en troisième position derrière les nationalistes du petit parti UKIP.

Selon le président du bureau de vote, les libéraux-démocrates du candidat Mike Thornton ont obtenu 13 342 voix, soit seulement 1 771 de plus que la représentante de l’UKIP, Diane James, arrivée seconde avec 11 571 voix, la conservatrice Maria Hutchings n’arrivant que 3e avec 10 559 voix. « Cette nuit est une grande nuit pour les libéraux-démocrates sur le plan national. Un signal fort de soutien a été adressé à Nick Clegg », a déclaré M. Thornton.

[...]

« ÉNORME CHOC »

En fait, c’est le parti UKIP, l’outsider nationaliste, anti-immigration et anti-européen, qui, en capitalisant sur le désenchantement des électeurs, a remporté la deuxième place. « Si nous arrivons en troisième position, ce serait une crise », avait jugé jeudi sur la BBC le conservateur David Davis. Signe de l’enjeu du scrutin, David Cameron et Nick Clegg, avaient fait le déplacement à Eastleigh.

[...]
L’UKIP Diane James a estimé que sa deuxième place constituait « un énorme choc » qui montrait que le parti était devenu une force majeure du monde politique britannique.

Quant au chef de l’UKIP Nigel Farage, il a estimé que la focalisation de Cameron sur « les éoliennes et le mariage gay au lieu de s’occuper de la libre entreprise et des affaires, l’avait privé d’une partie de ses soutiens dans les fiefs du parti ».

Le Monde

Le «rêve morbide» de Cohn-Bendit : Marine Le Pen présidente

Daniel Cohn-Bendit, député européen Vert, «décrypte» dans le JDD les causes de la crise politique italienne, la montée des populismes et montre du doigt Angela Merkel. «Il faut tirer la sonnette d’alarme» estime-t-il

Imaginons, je dis bien imaginons –nous avons tous des rêves morbides –, Mme Le Pen présidente. Que fait-elle au sujet de la viande de cheval et de Spanghero? Que fait-elle pour sauver Peugeot? Oblige-t-elle les Français à rouler français ?

La montée des populismes en Europe serait donc due au rejet de l’Europe ?

Les sociétés en crise ne voient pas la valeur ajoutée de l’Europe mais au contraire pointent sa responsabilité dans la dégradation économique de leur pays. Ce qui n’est pas exact, la réalité est bien plus complexe mais l’Europe ne sait pas offrir autre chose. Cela dit, trouvez-vous que la Grande-Bretagne, qui n’a pas adopté l’euro, se porte bien? En Suède, autre pays qui a conservé sa devise, l’écart entre les riches et les pauvres ne fait qu’augmenter. La seule réponse des autorités, c’est le renforcement des inégalités et des injustices sociales. Une politique dont on voit la traduction dans les urnes.

Marine Le Pen estime que le résultat des élections italiennes est «assez enthousiasmant pour les élections européennes»…

Oui, c’est un vrai danger. On risque d’avoir au Parlement européen une majorité d’eurosceptiques. La crise, l’immigration non légale, les Roms, les scandales alimentaires… «Tout est de la faute de l’Europe», entend-on dire. Mais ce sont les gouvernements nationaux qui ont refusé une plus grande traçabilité des produits alimentaires… […]

Le JDD

Europe : La minorité est-elle devenue le nec plus ultra de la modernité et du progrès ?

Éclatement de l’ex-Yougoslavie et de l’ex-Tchécoslovaquie, effritement progressif de la Belgique, revendications autonomistes ou indépendantistes au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie, drame des minorités rom en Europe centrale… L’Europe, qui a vu la naissance du concept d’État-nation, est aussi le lieu de sa contestation. Comme le relève Yves Plasseraud, consultant sur les questions européennes et universitaires dans son ouvrage L’Europe et ses minorités, Presses universitaires de Grenoble l’époque est à l’affirmation des droits des minorités, autochtones et allochtones.

Si on peut le définir comme la concordance entre les frontières politique et nationale, l’État-nation est questionné par les minorités, c’est-à-dire des groupes qui, à l’intérieur d’un État donné, se définissent à la fois par une distance culturelle vis-à-vis de la majorité de la population et par une conscience d’appartenir à un groupe spécifique.

Aujourd’hui, l’époque semble être aux minorités : minorités ethnoculturelles, mais aussi religieuses, sexuelles, de genre, de mode de vie…

Les minorités abordées dans cet ouvrage sont celles qui se fondent sur une logique ethnoculturelle. L’auteur en distingue deux sortes : les autochtones, qui sont présents depuis l’origine même des États européens, et les allochtones, liés aux mouvements d’immigration massive que l’Europe a connus au long du XXe siècle (et spécifiquement à partir de 1945 l’immigration extra-européenne). […]

Le traitement des minorités régionales ne saurait opposer un Occident et un Orient européens : la Hongrie a ainsi une législation protectrice pour les minorités régionales, alors que la France ou la Grèce ont une approche plus centralisatrice. […] Plus encore depuis le 11 septembre 2001, les musulmans d’Europe suscitent des réactions de peur ou de refus qui tiennent bien peu compte des frontières. […]

Les institutions européennes seraient-elles devenues la nouvelle arche de Noé pour les populations minoritaires ? L’avenir le dira.

Au terme de cet ouvrage passionnant et riche, Yves Plasseraud souligne le rôle croissant de l’Europe dans le traitement et la situation des minorités : textes réglementaires, jurisprudence, financement, dispositifs de politiques publiques. Le développement des politiques antidiscriminatoires doit de même beaucoup au cadre européen.

saphirnews

Belgique : 8000 fascicules sur l’immigration distribués dans les classes

Un livret sur l’immigration en Belgique a été distribué dans de nombreuses classes secondaires d’Anderlecht, dans la capitale Bruxelloise. Le livret publié par deux universitaires prône l’enseignement de l’immigration dans les écoles secondaires.

La brochure a été testée mercredi devant une trentaine d’élèves d’Anderlecht, dans la capitale Bruxelloise. Ces derniers sont entre autres marocains, turcs, brésiliens, pakistanais etc. Huit mille fascicules ont été distribués dans des classes secondaires.

Marco Martiniello et Andrea Rea sont deux universitaires belges qui viennent de publier un livret intitulé Une brève histoire de l’immigration en Belgique. En distribuant plus de huit milles fascicules dans les classes de secondaires, les deux universitaires entendent sensibiliser l’opinion nationale belge sur la question de l’immigration. […]

Cette initiative a été déjà connue en France, terre d’immigrés. Le pays compte plus de 7,2 millions d’immigrés venant d’horizons différents. Majoritairement de l’Afrique du Nord et de l’Afrique subsaharienne.

Ce livret résume plus d’un siècle d’immigration, de tensions et de questions qui y sont liées. Aujourd’hui, la question de l’immigration devient cruciale dans plusieurs pays européens. Pas uniquement en Belgique. Mais en France aussi. Les stigmatisations prennent de l’ampleur. Les maladresses commises par certains politiciens suscitent davantage de polémiques. […]

afrik.com

————————-

En savoir plus sur le contenu de la brochure : cliquer l’image ci-dessous ou ici

«En Europe, la défense de la laïcité est souvent une façade derrière laquelle se cache un vieux préjugé colonial»

Interview de l’historien Enzo Traverso, enseignant à l’université Cornell de New York, qui publie deux livres, un sur l’histoire des intellectuels dans l’espace public français, et un autre sur la modernité juive, comme «autant d’accomplissements de ses questionnements sans fin». Extraits.

L’antisémitisme n’a pas disparu, je n’ai pas écrit cela. Ce que, avec bien d’autres analystes, j’appelle une nouvelle judéophobie, est une hostilité à l’égard des Juifs qui peut prendre des formes très violentes (les cas que vous citez le prouvent) et vis-à-vis de laquelle je n’ai aucune indulgence. Pour combattre efficacement cette judéophobie, cependant, il faudrait partir du constat qu’elle n’a pas grand-chose à voir avec l’antisémitisme traditionnel.

La haine de Merah ne se nourrissait pas de Barrès ou Céline. L’antisémitisme qui a structuré le processus de formation des sociétés nationales en Europe et qui a largement modelé, pendant deux siècles, leur habitus mental, des élites aux couches populaires, est aujourd’hui en déclin. Au contraire, l’Europe fait de la mémoire de l’Holocauste une sorte de «religion civile» des droits de l’homme et stigmatise l’antisémitisme.Cette condamnation est d’autant plus intransigeante qu’il n’y a pas de Juifs parmi les sans-papiers susceptibles d’expulsion, ces derniers étant plutôt des Africains, des Arabes ou des Roms. La xénophobie et le racisme ont pris d’autres formes et s’exercent contre d’autres cibles. […]

Le mot «islamophobie» n’est-il pas aussi piégé que le mot «antisémitisme» et ne risque-t-il pas de brouiller la frontière entre racisme et critique anticléricale ?

Vous avez raison, cette distinction me paraît nécessaire, comme il me paraît nécessaire de soutenir ceux qui, avec beaucoup de courage, mènent un combat «anticlérical» sous des régimes islamistes ou en voie d’islamisation, comme en Tunisie. En Europe, la défense de la laïcité est souvent une façade derrière laquelle se cache un vieux préjugé colonial. La xénophobie devient respectable lorsqu’elle se cache derrière la défense des droits des femmes et des homosexuels. Alors, déconstruisons aussi la laïcité. […]

Les Inrocks

Viande de cheval : l’intermédiaire hollandais avait déjà vendu du faux halal

Dirigeant d’une société-écran chypriote, un homme d’affaires de Breda, aux Pays-Bas est au centre du scandale de vente de viande de cheval à la place de bœuf. En 2012, il avait déjà été condamné à neuf mois de prison ferme pour avoir vendu de la fausse viande halal à des grossistes français.

Après la France et la Roumanie, le scandale de la viande de cheval vendue pour du bœuf dans des lasagnes surgelées mis à jour par la société suédoise Findus s’oriente maintenant vers les Pays-Bas. Car c’est un homme d’affaires néerlandais, Jan Fasen, qui a servi d’intermédiaire entre les deux abattoirs roumains ayant fourni cette viande et la firme française Spanghero qui a approvisionné Comigel le fabricant des lasagnes contrefaites. Comme vient de le révéler le journal anglais « Mirror », la viande de cheval a d’abord été achetée par Draap Trading Limited, une société écran immatriculée à Limassol, dans l’île de Chypre, dont le directeur n’est autre que le néerlandais Fasen.
[...]

Jan Fasen n’est pas un inconnu de la justice. Le 18 janvier 2012, il a été condamné à un an de prison, dont neuf mois fermes, par le tribunal de Breda, pour avoir vendu de la fausse viande de bœuf halal présentée comme d’origine allemande ou hollandaise qui était en fait de viande de cheval en provenance du Mexique, du Brésil ou du Canada.

Selon le jugement, que Paris Match a consulté, les faits se sont déroulés de septembre 2007 à juin 2009. Le tribunal a reproché au négociant d’avoir abusé plusieurs de ses clients – dont une société belge et deux société françaises (dont les noms n’ont pas été divulgués) –, en falsifiant des factures, des formulaires de traçabilité et des certificats halal.

Cette affaire, à l’époque, n’a pas été ébruitée en France.


Paris-Match

Viande de cheval, malbouffe : Périco Légasse se fâche !

Quelques passages marquants de l’émission « Mots croisés » où le journaliste Périco Légasse, grand amoureux de l’art culinaire français, tire à boulets rouges sur les causes politiques et structurelles qui ont amené la « mal-bouffe » et les différents scandales alimentaires :

Les islamistes menacent de dynamiter le Reichstag avec Merkel

Une vidéo est apparue sur l’Internet, dans laquelle les islamistes s’adressent à la communauté internationale, en menaçant de dynamiter le Reichstag avec Angela Merkel en séance de travail. En outre, les extrémistes ont indiqué un autre homme politique influent, le président américain Barack Obama comme l’un de leurs objectifs.

« Après le Printemps arabe arrivera « l’été européen » », a promis le représentant des terroristes un certain Abou Azzam. « Nous voulons la mort d’Obama et de Merkel ». [...]

La Voix de la Russie

Merci à chris3818919

« L’Europe est depuis des siècles un peu musulmane »

C’est ce que raconte Jocelyne Dakhlia, spécialiste du Maghreb, dans un ouvrage collectif intitulé « Les musulmans dans l’histoire de l’Europe ».

Contrairement aux idées reçues, les musulmans ont toujours été présents en Europe, et d’abord du fait de la guerre de course et de l’esclavage. C’est ce que nous explique Jocelyne Dakhlia, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, dans un formidable ouvrage collectif publié en deux tomes chez Albin Michel et intitulé Les musulmans dans l’histoire de l’Europe. Le Point.fr a interviewé cette spécialiste du Maghreb.

Le Point.fr : Avec Les musulmans dans l’histoire de l’Europe (Albin Michel), qu’avez-vous voulu montrer ? Que nous sommes tous un peu des musulmans ?

Jocelyne Dakhlia : Peut-être. Longtemps, on a résumé les relations entre l’Europe et l’islam à la colonisation, comme si tout s’était joué au XIXe siècle. Mais c’est oublier qu’il y a toujours eu des relations entre les deux côtés de la Méditerranée et que des dizaines, voire des centaines de milliers de musulmans ont vécu en Europe bien avant les vagues migratoires du XXe siècle. En fait, contrairement à la thèse de l’historien Henri Pirenne selon laquelle l’expansion musulmane aurait fermé la Méditerranée et ainsi permis à l’Europe de se construire, thèse reprise par Samuel Huntington et son Choc des civilisations, il y a toujours eu des contacts entre le Nord chrétien et le Sud musulman. C’est particulièrement vrai à partir du XVIe siècle, une fois que l’Europe a renoncé aux croisades et que s’est développée la guerre de course.

Drôles de rapports, fondés sur la guerre et l’esclavage ?

Certes, mais ces contacts ont eu une grande importance dans l’histoire des représentations. La guerre de course qui va opposer les « Barbaresques » aux Européens pendant plusieurs siècles crée une économie de l’esclavage qui bénéficie aux deux partis. (…)

Le Point