Analyse de la montée des extrêmes droites™ en Europe (vidéo)

« il y a cette crise économique (…) mais au delà et de manière plus structurelle, il y a aussi une crise identitaire (…) cette crise identitaire provoquée notamment par l’immigration, une crise liée au phénomène de mondialisation, l’union européenne qu’on rejette, la peur de voir disparaitre son identité »


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source : compilation de Europe, La montée des extrêmes droites – Le monde en face – Carole Gaessler – France 5 – 22 04 2014

Magali Balent est chercheur associée à l’IRIS, spécialiste des extrémismes et nationalismes en Europe. Elle est par ailleurs chercheur à la Fondation Robert Schuman, et directrice des projets de ce think tank dédié aux questions européennes. Spécialiste du discours de l’extrême droite française et européenne, et du fait nationaliste en Europe, elle est diplômée de l’Institut des Hautes Etudes internationales de Genève (HEI) où elle a obtenu un doctorat en relations internationales (discipline science politique). Sa thèse a porté sur le discours du Front national sur les relations internationales de 1972 à nos jours. Elle est l’auteur de plusieurs études sur le défi national-populiste en Europe et la dynamique identitaire du discours d’extrême droite. Elle enseigne sur ces sujets en tant que Maître de conférences à Sciences Po.

Progrès social, religion et identité européenne : Jaurès serait-il socialiste aujourd’hui ?

Alors que François Hollande se rend mercredi 23 avril à Albi et Carmaux pour rendre hommage à Jean Jaurès, le philosophe Claude Obadia combat les idées préconçues à l’égard du député du Tarn, notamment sur le progrès social, la religion et l’identité européenne.

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès était assassiné. On ne s’étonnera donc guère que le Président de la République ait décidé, à l’occasion du centenaire de la mort du député de Carmaux, de rendre hommage à la figure tutélaire du socialisme français. […]

Si le député du Tarn ne croit pas aux vertus de la révolution et de la violence, c’est qu’il est convaincu qu’il n’y a de société que dans l’unité de ses composantes. Et c’est exactement la raison pour laquelle, contre Auguste Comte pour qui la religion n’est que l’enfance de la raison, Jaurès affirme qu’il n’y a «pas de société sans religion»,c’est-à-dire sans la reconnaissance d’un infini, dit-il, dont toutes les âmes procèdent et qui puisse conférer à la société la solidité lui permettant d’être solidaire. De fait, s’il faut une nouvelle fois rendre à Jaurès ce qui est à Jaurès, alors il convient, non pas seulement de dénoncer le cléricalisme, mais de rendre à la religion ce qui est à la religion et à l’Europe ce qui est à l’Europe.

Cela veut dire trois choses. Premièrement, qu’on ne peut réduire la religion chrétienne à l’histoire de l’Église catholique romaine. Deuxièmement, et comme Jaurès l’écrit dans l’ouvrage déjà cité, que «la vocation du socialisme est d’accomplir l’histoire de l’Europe chrétienne», donc que l’histoire de l’Europe est bien liée à l’influence dominante de la spiritualité religieuse. Troisièmement, aujourd’hui contre Ulrich Beck (4)et les partisans du cosmopolitisme, que l’Europe a une identité propre, et qu’elle est davantage une culture et une histoire qu’un territoire.

François Hollande va rendre hommage à Jean Jaurès? Puisse-t-il d’abord lui rendre ce qui lui appartient. Contre les marxistes, une certaine idée du progrès social et de la société. Contre les positivistes, une certaine idée de la religion et du christianisme. Contre ceux pour qui le “vieux continent” ne doit pas avoir d’identité, une certaine idée de l’Europe en marche.

S’il y parvient, le Président aura été au rendez-vous de l’Histoire. Il aura honoré la pensée du député du Tarn. Mais il aura aussi montré qu’on peut se demander si, aujourd’hui, Jean Jaurès serait socialiste…

Le Figaro

François Hollande oublie Pâques mais pas l’Aïd. Deux poids, deux mesures ?

Se retranchant derrière la laïcité, François Hollande n’a pas souhaité une bonne fête de Pâques aux catholiques français. On se souvient pourtant qu’il avait adressé ses vœux aux musulmans de France pour la fête de l’Aïd. Deux poids, deux mesures ? Gérard Leclerc journaliste, philosophe, essayiste et est éditorialiste à France catholique et à Radio Notre-Dame est interrogé par Le Figaro.

Le premier à avoir manifesté son hostilité à la mention des «racines chrétiennes de l’Europe», c’est Jacques Chirac, dans la lignée du radical-socialisme plutôt que dans celle du gaullisme.

Que vous inspire ce deux poids, deux mesures ?

Le salut aux musulmans de François Hollande est de nature opportuniste et politique. C’est une clientèle électorale essentielle au Parti socialiste, qui est en train de lui échapper à cause des réformes sociétales, et qu’il s’agit de bien soigner. […]

Cela témoigne-t-il d’une hostilité particulière que vouerait le président aux catholiques suite à l’affaire du mariage pour tous, ou plus généralement une indifférence de la classe politique française à l’égard des catholiques ?

Je pense qu’il s’agit d’un problème propre à François Hollande, mais qui rejoint également une tradition et une culture française. Comme l’a souligné Samuel Pruvot dans son livre François, Hollande, Dieu et la République (Salvator, 2013), François Hollande s’est éloigné du catholicisme, pourtant prégnant dans sa famille, et retranché dans un agnosticisme fermé à l’égard de toute inquiétude religieuse.

Il rejoint ainsi une tradition française positiviste née avec les Lumières qui ont eu en France une tonalité bien particulière par rapport à d’autres pays européens, celle d’une philosophie antichrétienne et anticatholique qui a débouché sur la déchristianisation entreprise par la Révolution française. De là provient l’ambiguïté fondamentale de la notion de laïcité dont on ne sait pas si elle traduit une neutralité du pouvoir ou la promotion délibérée d’un athéisme d’État. […]

Sans nier les évolutions de l’histoire et la pluralité de nos appartenances, on ne peut ignorer une histoire chrétienne qui a profondément marqué les mentalités, la culture et jusqu’aux paysages de notre pays. Il y a quelque chose de malsain dans cette amnésie de l’Europe à l’égard de son passé religieux.

Nous sommes à la veille des élections européennes. L’Union européenne devrait-elle, selon vous, faire référence à ces «racines chrétiennes de l’Europe» ?

Je pense que c’est une évidence. Malheureusement, ce n’est pas la direction que prend l’Europe, noyée dans des préoccupations économiques et technocratiques. […]

Le Figaro

Création du Parti Sioniste Pan-Européen « des soluSions pour l’Europe ! »

Au regard de l’atmosphère partiale et délétère régnant en France et en Europe, incarnée par :

• un antisémitisme et un anti-sionisme démesurés,
• une crise économique indomptable,
• une crise financière plus que tenace,
• et un taux de chômage historique qui sabote la croissance des Etats Européens,

Plusieurs acteurs de la société civile ont décidé de s’unir pour créer le Parti Sioniste Pan-Européen, dans le but d’offrir aux citoyens Européens une recette politique, économique et sociale qui fonctionne de l’autre côté de la Méditerranée, dans l’Etat Juif et Sioniste d’Israël crée il y 65 ans….

Jonathan-Simon SELLEM, 31 ans, fondateur du principal site Internet israélien en français JSSNews.com, journaliste, entrepreneur, il était candidat aux élections législatives partielles en 2013, dans la 8ème circonscription des français de l’étranger, et avait jusqu’en milieu de campagne, la comédienne Véronique Genest comme suppléante. Il est l’actuel candidat UMP – UDI – Parti Libéral Démocrate et Union des Français de l’Etranger pour les élections Consulaires du 25 mai prochain (2ème circonscription d’Israël).

Sur le plan journalistique, il est considéré comme celui qui a fait éclater toute l’affaire Dieudonné et ses informations sur ce leader politique raciste ont été reprises par toute la presse française.

Le Secrétaire général et Vice-président du parti est

• Marah Pinhas SADAY, 32 ans, Congolais de naissance converti au Judaïsme orthodoxe, Doctorant en Sciences Humaines à l’université de Tel Aviv, Fondateur du Mouvement Sioniste Africain, Ecrivain, auteur de « Tu seras juif mon fils » Ed. Biblieurope, et entrepreneur. Il est candidat aux Elections Européennes (Région Paris IDF pour laquelle votent aussi les français vivant en Israël)

Notre parti prend pour modèle l’Etat Sioniste d’Israël et ses réussites innombrables et souhaite offrir à l’Europe des solutions viables ! Ainsi, nos axes prioritaires sont à l’image de ce que l’on trouve au sein de l’Etat Juif:

- L’éducation

L’Etat Sioniste a le plus grand nombre de diplômés universitaires par habitant,

- L’économie

Avec moins de 6% de chômeurs, l’Etat Sioniste connait le plein emploi

- L’intégration

Par rapport à sa population, l’Etat Sioniste est celui qui présente la plus grande diversité ethnique et culturelle

- L’écologie

L’Etat Sioniste est le seul Etat au monde qui, au 31 décembre, a plus d’arbres qu’au 1er Janvier précédant,

L’Etat Sioniste est celui qui recycle le plus ses eaux usées (70%), l’Espagne suit seulement avec 12%

- L’aide humanitaire

Nous voulons que l’Union Européenne adopte la politique Israélienne en matière d’aide internationale. “Apprendre à pêcher” plutôt que de “donner du poisson.” Par exemple, quand Israël finance la construction d’un hôpital en Afrique, Jérusalem n’envoie pas d’argent, mais du matériel, des architectes, mais aussi des médecins et des infirmiers.

Nous comprenons donc aisément pourquoi le plus grand pays au monde « démographiquement parlant » s’inspire de l’économie sioniste pour une application locale.

JSSNews

Européennes : La CFDT appelle à faire barrage «aux populismes et à l’extrême droite» (MàJ)

Addendum : Que sont devenus les anciens secrétaires généraux du syndicat CFDT ? (voir en fin d’article)

A un mois des élections européennes, la CFDT mène campagne pour la participation à ce scrutin en vue de renforcer la «légitimité» du Parlement européen et de faire barrage «aux populismes et à l’extrême droite».

«J’ai besoin de l’Europe. Le 25 mai je vote», proclame une affiche de la CFDT illustrée de l’image d’une jeune athlète qui porte au bras un tatouage pro-européen.

Pour la CFDT, «la crise que traverse l’Union européenne, avec 27 millions de chômeurs et un taux de pauvreté en hausse, exacerbe les tentations de repli national». Mais, «c’est en renforçant l’Union européenne qu’on sortira de la crise», estime la centrale pour laquelle «il reste beaucoup de progrès à faire» dans la construction européenne. Le syndicat appelle à une Europe «plus sociale», qui réduit le dumping social et la concurrence entre Etats, «plus démocratique» avec une plus grande place accordée au dialogue social et enfin «plus dynamique» à l’appui d’un plan d’investissement. […]

Le Figaro

Jean Kaspar (1988-1992) : Il est par ailleurs vice-président de l’Observatoire social international7 et lié à Entreprise & Personnel, un club RH regroupant plusieurs grandes entreprises françaises, par un contrat de partenariat. Il intervient dans divers cursus du CNAM, de Sciences Po Paris dans le master de gestion des ressources humaines, de l’IAE de Paris, de l’Université de Haute-Alsace (UHA) et de l’Université de Marne-La-Vallée. Il a été coordinateur pour l’ENA d’un séminaire sur le dialogue social (promotion Romain Gary 2003-2004). Il est conseiller de la Fondation pour l’innovation politique.
Il a été membre de la Commission pour la libération de la croissance française dite « Commission Attali ». Il est nommé en 2012, président de la Commission du Grand Dialogue de La Poste par Jean-Paul Bailly.

Nicole Notat ( 1992-2002) : En juillet 2002, elle fonde Vigeo dont elle est actuellement PDG, où elle s’engage pour une conception du développement durable. Elle est aussi membre du groupe de réflexion sur l’avenir de l’Europe présidé par Felipe González et établi par le Conseil européen et Elle est membre du club Le Siècle dont elle assure la présidence depuis le 1er janvier 2011.

François Chérèque (2002-2012) : 3 janvier 2013, il est nommé inspecteur général des affaires sociales (5e tour) en conseil des ministres à compter du 7 janvier 2013, au statut de haut fonctionnaire5. Dans le cadre de ces fonctions, il est également chargé du suivi du plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté et rémunéré 7257 € net par mois . Il est également élu président du think-tank Terra Nova le 12 janvier 20138. Le 6 décembre 2013, il succède à Martin Hirsch à la présidence de l’Agence du service civique.

Européennes. Cambadélis : «Le PS peut même terminer en tête. Rien n’est désespéré»

Le Parti socialiste est «touché mais pas coulé», assure son nouveau premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, dans un entretien publié dimanche 20 avril dans Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Interrogé sur la capacité du PS à faire plus que les 16,4 % de 2009 aux élections européennes de mai, M. Cambadélis répond :

«Bien sûr. Le PS peut même terminer en tête. Rien n’est désespéré. Si on veut que ça change en Europe, le président de la Commission, dirigée par des conservateurs, doit changer.»

« Le PS doit se bouger, c’est une nécessité. Nous avons été sévèrement et tragiquement battus aux municipales. Les fondations sont touchées. Je dis : touché mais pas coulé ! , s’exclame M. Cambadélis.

Dès la semaine prochaine, nous lancerons une mission, sorte d’audit sur l’état de notre parti.

Le PS reste une grande force avec près de 300 000 adhérents. Mais il est vrai qu’au fil du temps ce parti a perdu ses réflexes, ses règles, sa colonne vertébrale, voire son attractivité politique. L’individualisme et le narcissisme y font aussi des dégâts. Le PS est une grande formation politique mais anémiée.»

Plus de 80 députés PS ont tonné contre le plan Valls mercredi. Beaucoup voient le PS comme un parti godillot…

Le PS revendique le droit à l’impertinence, voire à l’insolence, quand il faut combattre la droite ou le FN. Mais vis-à-vis du gouvernement de Manuel Valls, je préfère la solidarité exigeante.

Le Monde ; Le Parisien

Taubira s’adressant aux jeunes : «L’Europe ? C’est leur perspective, c’est leur horizon. S’ils veulent pas y croire, ils croient à quoi ?»

Le Parti socialiste lançait, jeudi 17 avril au cirque d’hiver à Paris, sa campagne pour les élections européennes du mois de mai prochain. La guest-star de la soirée : Martin Schultz, le candidat social-démocrate, aspirant remplaçant de José Manuel Barroso à la Commission européenne. Et Christiane Taubira « qui a été la plus applaudie ce soir à son arrivée».

Christiane Taubira explique :

« Moi je les connais les jeunes je les vois dans toutes les campagnes… Ces jeunes doivent mobiliser d’autres jeunes ! Il faut surtout qu’ils entendent ce qu’on leur dit. L’Europe ? C’est leur perspective, c’est leur horizon. S’ils veulent pas y croire, ils croient à quoi ? Ils ont quelle alternative ? Croire à l’Europe ce n’est pas renoncer à soi… (…) Et c’est cette génération qui peut, avec gourmandise, enthousiasme, avec allégresse même je dirai, choisir de bâtir l’Europe ! Si elle ne choisit pas de bâtir l’Europe, elle subira l’Europe. »

Le meeting européen du PS ne commence qu’à 19h30 mais en face de l’entrée, des dizaines de personnes attendent déjà, un peu frénétiquement. A côté de moi, une jeune femme, la trentaine bien branchée avec son sac en cuir sur lequel je crois voir écrit «Escada» sort à son amie, une autre jeune femme sur le modèle dynamique-et-motivée – rouge à lèvres et robe bien bleue à l’appui : « Ah d’accord mais t’es déjà en repérage toi en fait ?» L’autre lui répond un demi-sourire aux lèvres : «Qu’est-ce que tu crois j’veux un boulot moi !» […]

Pervenche Bérès, députée européenne intervient après lui. «Les libertés économiques ne doivent pas l’emporter sur les droits sociaux (…) Il nous faut une Europe sociale (…) Je ne me résigne pas !» On mentionne le nom de Harlem Désir, toute une partie de la salle siffle. La députée européenne termine son intervention en disant qu’elle voudrait «une Europe où chacun serait libre de vivre où il veut en Europe !» […]

Pour finir, Martin Schulz, tant attendu, prend la parole. « Martin président, Martin président ! » scande encore le public. […] Il évoque les nationalismes et leur capacité à faire de l’Europe un bouc-émissaire… Je guette ma voisine, elle baille. Je crois que le discours commence vraiment à être long. Enfin, à grand renfort de références aux «démons de la seconde guerre mondiale», Martin Schulz qualifie l’Europe de «grand cadeau historique» qu’il faut défendre. […]

Bondy Blog

Alain Duhamel : «Qui va défendre l’Europe ?»

Tribune d’Alain Duhamel sur les élections européennes et sur la probable victoire des «anti-européens». Une désaffection pour l’UE qui lui paraît incompréhensible et injustifiée.

Le vote du 25 mai va donc déboucher sur une victoire des populismes, des démagogies et, pire, des nationalismes.

Nous allons assister au purgatoire de l’Europe. La moitié des Français s’abstiendra, l’autre moitié critiquera Bruxelles. Dans le reste de l’Europe, on enregistrera le même mouvement. La plus belle idée française depuis la Libération, celle de Robert Schuman et Jean Monnet, va subir le supplice du pilori.

Marine Le Pen pavoisera, Jean-Luc Mélenchon s’enfiévrera. Ces temps-ci, on s’interroge beaucoup, non sans raison, sur la crise de l’identité française. Après le 25 mai, on s’interrogera aussi sur la crise de l’identité européenne.

C’est un fait, un paradoxe, une injustice : l’Europe affronte un immense désamour chez les peuples qui la compose. Bruxelles est dépeint comme un repaire obscur ou se trament directives faustiennes et règlements tatillons.

Démocratie introuvable, solidarité rétive, bureaucratie proliférante, ouverture à tous vents, despotismes infinis sur les peuples malheureux, la représentation de l’Europe finit par ressembler aujourd’hui à la première page du Daily Telegraph : une caricature obsessionnelle.

On compte pour rien le fait que, pour la première fois depuis des siècles, aucun conflit armé n’ait frappé le territoire de l’Union européenne. On ignore superbement l’accès à la démocratie offert à dix pays qui ont rejoint l’Europe. On oublie volontairement qu’avant la crise (déclenchée hors d’Europe), l’Union a grandement facilité la croissance et l’emploi. On omet de reconnaître que depuis les crises bancaires, financières puis monétaires, l’Europe a été le seul continent à organiser les secours, trop tardivement, trop douloureusement mais avec des résultats qui commencent à apparaître en Irlande et en Espagne, au Portugal et même en Grèce. […]

Aujourd’hui, l’Europe est entrée dans notre vie quotidienne mais elle a disparu de notre paysage

Libération

Apocalypse – La 1ère Guerre Mondiale : « Délivrance » (Vidéo 5/5)

En octobre 1917, à Caporetto, les Italiens s’engagent dans une bataille sanglante qui les oppose aux Austro-Hongrois et aux Allemands. C’est une défaite cuisante pour les Italiens. Au même moment, en Russie, Lénine, à la tête des bolcheviks, déclenche la Révolution d’octobre.

Les nouveaux maîtres communistes de la Russie signent une paix séparée avec les Forces centrales à Brest-Litovsk en mars 1918. Les Allemands vont alors pouvoir concentrer leurs troupes sur le front occidental. Ils réunissent leurs hommes et se mettent en marche vers la France.

Les Parisiens apeurés fuient la capitale. Mais les renforts américains sont sur le pied de guerre, les « Sammies », en juillet 1918, sont désormais 1.300.000 sur le sol européen. Les grandes offensives allemandes, qui prévoyaient la victoire finale, essuient alors un échec cuisant. Les forces Alliées, épaulées par l’Oncle Sam, vont de succès en succès : Saint-Mihiel, Bois Belleau, Vittorio Veneto ou la Marne. L’Alsace, la Lorraine, et tous les territoires pris à la France au début de la guerre sont libérés.

Cette suite de victoires va précipiter la chute de l’Allemagne. Pendant ce temps, les armées britanniques enchaînent les victoires en Orient : la Palestine, la Syrie, l’Anatolie, l’Iran, l’Irak sont autant de territoires pris aux Ottomans, qui finissent par capituler. Le 11 novembre 1918, sur les champs de bataille de France, le clairon sonne l’armistice: le combat cesse, les soldats vont enfin rentrer dans leurs foyers…

Mais certaines de ses cicatrices, très vite, vont s’ouvrir à nouveau : le règlement de la paix sera humiliant pour l’Allemagne. La « Conférence de la Paix », qui s’achève le 28 juin 1919, à Versailles, porte en elle les germes de la Seconde Guerre mondiale… Et l’Europe en deuil, décimée, va devoir panser ses plaies et se reconstruire un avenir.

«Tolérance, laïcité, vivre ensemble : l’Europe a perdu ses valeurs fondatrices»

À un peu moins d’un mois des élections européennes alors que l’abstention menace, Catherine Jeannin-Naltet, grande Maitresse de la Grande Loge Féminine de France s’inquiète de la montée des « extrémismes religieux» dont les femmes sont les «principales victimes»

Le « vivre ensemble » devrait être la devise des États européens « unis dans la diversité ». Dans ce contexte, seule la laïcité pourrait être le creuset où forger enfin, de façon apaisée et ouverte, l’identité européenne.

De traité en traité, d’élargissement en élargissement, mais aussi de crise en crise, les états membres qui constituent le Conseil européen ont privilégié les critères économiques en s’éloignant des valeurs fondatrices.

Ils ont fait naître chez les citoyens un euroscepticisme croissant qui se mue parfois en une franche hostilité qui les conduit à déserter les urnes, voire à plébisciter à travers les nationalismes, les populismes et les extrémismes, des partis anti-européens.

L’Europe manque de chair et de souffle. C’est un colosse aux pieds d’argile qui ne répond plus aux attentes de ses citoyennes et de ses citoyens. Pire, on assiste à une régression inquiétante, dans des domaines où elle s’était montrée particulièrement progressiste, comme le respect de la vie, de la dignité humaine, du refus de la violence et de la torture, de la liberté absolue de conscience, de l’égalité homme/femme. […]

À cet égard, l’initiative citoyenne européenne « One of Us » qui prône l’arrêt de la recherche sur les cellules souches et le refus de financer la contraception et l’IVG dans les pays en voie de développement, nous paraît particulièrement dangereuse. Nous ne pouvons accepter que des groupes de pression qui ont portes ouvertes dans les institutions européennes, forts de leurs croyances et de leurs dogmes, tentent d’y imposer des conceptions qui risquent d’entraver l’évolution scientifique et le progrès social.

Les droits des femmes seront les premiers à pâtir de cette montée d’un ordre moral que l’on croyait révolu. Les dernières semaines ont ainsi été marquées par le rejet au Parlement européen de textes d’initiatives qui concourraient précisément à garantir, sur tout le territoire de l’Union, le libre choix des femmes à la contraception et à l’IVG. […]

Appelons nos candidats aux élections européennes à :

- condamner toute remise en cause des droits fondamentaux, concernant en particulier, les droits des femmes et leurs droits à la contraception et à l’IVG,
- refuser l’ingérence des lobbies confessionnels dans les débats parlementaires,
- interdire l’affichage de références religieuses dans les locaux des institutions européennes.

Nouvel Obs

Immigration : les pays du sud de l’Europe tirent la sonnette d’alarme

[extrait] Les ministres des affaires étrangères du « groupe Méditerranée », réunis mercredi 16 avril à Alicante, dans l’est de l’Espagne, ont tiré la sonnette d’alarme sur la crise migratoire qui frappe la rive sud de l’Europe depuis plusieurs mois et le manque de ressources à leur disposition pour y faire face.

A la demande de l’Espagne, le « groupe Méditerranée » réclame la signature, avec les pays de transit, d’accords de rapatriement des migrants.

Article payant – Le Monde

Le chef de l’armée suisse conseille de stocker eau et conserves

Dans une interview sur les nouvelles menaces en Europe et la dégradation de la situation ukrainienne, le chef de l’armée suisse est revenu sur sa traditionnelle armée de milice et son fonctionnement. Au delà de la formation militaire de ses citoyens, il a insisté sur la résilience nécessaire à la population en cas de crise.

Au vu de la situation de sécurité plus incertaine ces dernières années, le chef de l’armée André Blattmann s’est remis aux réserves de guerre. Il stocke chez lui de l’eau minérale, des conserves et du bois de cheminée. Dans une interview au « Schweiz am Sonntag », il a dévoilé ses réserves privées.

« Je suis sensible aux nouvelles menaces depuis deux ou trois ans », a indiqué le chef de l’armée. Le responsable, interrogé sur des questions de sécurité et l’achat du Gripen, rappelle l’importance des réserves de guerre.

L’important, c’est l’eau. L’eau non gazéifiée. Il en a 30 ou 40 six packs de bouteilles en plus d’une citerne à eau. Une personne a besoin d’au minimum huit litres d’eau par jour pour boire, cuire et laver. « Imaginez ce dont a besoin une famille pour tenir quelques jours », dit-il.

André Blattmann aimerait bien que son exemple serve aux citoyens: « Peut-être n’est-il pas inutile de dire aux gens qu’il est bon d’avoir quelques réserves pour un cas d’urgence à la maison ».

Tribune de Genève