Apocalypse – La 1ère Guerre Mondiale : « Délivrance » (Vidéo 5/5)

En octobre 1917, à Caporetto, les Italiens s’engagent dans une bataille sanglante qui les oppose aux Austro-Hongrois et aux Allemands. C’est une défaite cuisante pour les Italiens. Au même moment, en Russie, Lénine, à la tête des bolcheviks, déclenche la Révolution d’octobre.

Les nouveaux maîtres communistes de la Russie signent une paix séparée avec les Forces centrales à Brest-Litovsk en mars 1918. Les Allemands vont alors pouvoir concentrer leurs troupes sur le front occidental. Ils réunissent leurs hommes et se mettent en marche vers la France.

Les Parisiens apeurés fuient la capitale. Mais les renforts américains sont sur le pied de guerre, les « Sammies », en juillet 1918, sont désormais 1.300.000 sur le sol européen. Les grandes offensives allemandes, qui prévoyaient la victoire finale, essuient alors un échec cuisant. Les forces Alliées, épaulées par l’Oncle Sam, vont de succès en succès : Saint-Mihiel, Bois Belleau, Vittorio Veneto ou la Marne. L’Alsace, la Lorraine, et tous les territoires pris à la France au début de la guerre sont libérés.

Cette suite de victoires va précipiter la chute de l’Allemagne. Pendant ce temps, les armées britanniques enchaînent les victoires en Orient : la Palestine, la Syrie, l’Anatolie, l’Iran, l’Irak sont autant de territoires pris aux Ottomans, qui finissent par capituler. Le 11 novembre 1918, sur les champs de bataille de France, le clairon sonne l’armistice: le combat cesse, les soldats vont enfin rentrer dans leurs foyers…

Mais certaines de ses cicatrices, très vite, vont s’ouvrir à nouveau : le règlement de la paix sera humiliant pour l’Allemagne. La « Conférence de la Paix », qui s’achève le 28 juin 1919, à Versailles, porte en elle les germes de la Seconde Guerre mondiale… Et l’Europe en deuil, décimée, va devoir panser ses plaies et se reconstruire un avenir.

«Tolérance, laïcité, vivre ensemble : l’Europe a perdu ses valeurs fondatrices»

À un peu moins d’un mois des élections européennes alors que l’abstention menace, Catherine Jeannin-Naltet, grande Maitresse de la Grande Loge Féminine de France s’inquiète de la montée des « extrémismes religieux» dont les femmes sont les «principales victimes»

Le « vivre ensemble » devrait être la devise des États européens « unis dans la diversité ». Dans ce contexte, seule la laïcité pourrait être le creuset où forger enfin, de façon apaisée et ouverte, l’identité européenne.

De traité en traité, d’élargissement en élargissement, mais aussi de crise en crise, les états membres qui constituent le Conseil européen ont privilégié les critères économiques en s’éloignant des valeurs fondatrices.

Ils ont fait naître chez les citoyens un euroscepticisme croissant qui se mue parfois en une franche hostilité qui les conduit à déserter les urnes, voire à plébisciter à travers les nationalismes, les populismes et les extrémismes, des partis anti-européens.

L’Europe manque de chair et de souffle. C’est un colosse aux pieds d’argile qui ne répond plus aux attentes de ses citoyennes et de ses citoyens. Pire, on assiste à une régression inquiétante, dans des domaines où elle s’était montrée particulièrement progressiste, comme le respect de la vie, de la dignité humaine, du refus de la violence et de la torture, de la liberté absolue de conscience, de l’égalité homme/femme. […]

À cet égard, l’initiative citoyenne européenne « One of Us » qui prône l’arrêt de la recherche sur les cellules souches et le refus de financer la contraception et l’IVG dans les pays en voie de développement, nous paraît particulièrement dangereuse. Nous ne pouvons accepter que des groupes de pression qui ont portes ouvertes dans les institutions européennes, forts de leurs croyances et de leurs dogmes, tentent d’y imposer des conceptions qui risquent d’entraver l’évolution scientifique et le progrès social.

Les droits des femmes seront les premiers à pâtir de cette montée d’un ordre moral que l’on croyait révolu. Les dernières semaines ont ainsi été marquées par le rejet au Parlement européen de textes d’initiatives qui concourraient précisément à garantir, sur tout le territoire de l’Union, le libre choix des femmes à la contraception et à l’IVG. […]

Appelons nos candidats aux élections européennes à :

- condamner toute remise en cause des droits fondamentaux, concernant en particulier, les droits des femmes et leurs droits à la contraception et à l’IVG,
- refuser l’ingérence des lobbies confessionnels dans les débats parlementaires,
- interdire l’affichage de références religieuses dans les locaux des institutions européennes.

Nouvel Obs

Immigration : les pays du sud de l’Europe tirent la sonnette d’alarme

[extrait] Les ministres des affaires étrangères du « groupe Méditerranée », réunis mercredi 16 avril à Alicante, dans l’est de l’Espagne, ont tiré la sonnette d’alarme sur la crise migratoire qui frappe la rive sud de l’Europe depuis plusieurs mois et le manque de ressources à leur disposition pour y faire face.

A la demande de l’Espagne, le « groupe Méditerranée » réclame la signature, avec les pays de transit, d’accords de rapatriement des migrants.

Article payant – Le Monde

Le chef de l’armée suisse conseille de stocker eau et conserves

Dans une interview sur les nouvelles menaces en Europe et la dégradation de la situation ukrainienne, le chef de l’armée suisse est revenu sur sa traditionnelle armée de milice et son fonctionnement. Au delà de la formation militaire de ses citoyens, il a insisté sur la résilience nécessaire à la population en cas de crise.

Au vu de la situation de sécurité plus incertaine ces dernières années, le chef de l’armée André Blattmann s’est remis aux réserves de guerre. Il stocke chez lui de l’eau minérale, des conserves et du bois de cheminée. Dans une interview au « Schweiz am Sonntag », il a dévoilé ses réserves privées.

« Je suis sensible aux nouvelles menaces depuis deux ou trois ans », a indiqué le chef de l’armée. Le responsable, interrogé sur des questions de sécurité et l’achat du Gripen, rappelle l’importance des réserves de guerre.

L’important, c’est l’eau. L’eau non gazéifiée. Il en a 30 ou 40 six packs de bouteilles en plus d’une citerne à eau. Une personne a besoin d’au minimum huit litres d’eau par jour pour boire, cuire et laver. « Imaginez ce dont a besoin une famille pour tenir quelques jours », dit-il.

André Blattmann aimerait bien que son exemple serve aux citoyens: « Peut-être n’est-il pas inutile de dire aux gens qu’il est bon d’avoir quelques réserves pour un cas d’urgence à la maison ».

Tribune de Genève

Combien sont payés les hauts fonctionnaires européens ? Beaucoup !

Premier élément : les députés européens figurent parmi les responsables les plus mal payés de l’UE, avec un revenu de 7.057 euros par mois ou 95.482 euros par an. C’est beaucoup moins qu’un haut fonctionnaire à la commission.

Le vice directeur général peut ainsi toucher jusqu’à 203.026 euros par an, le directeur général 220.452 euros par an. C’est aussi beaucoup moins qu’un simple membre de la Cour de justice européenne ou de la Commission européenne qui sont rémunérés 255.300 euros par an, ou 21.275 euros par mois. Le revenu du député européen n’augmente pas si le député devient président du Parlement européen. On comprend ainsi mieux l’envie de l’actuel président du Parlement, Martin Schulz, de décrocher le poste de président de la Commission européenne, payé 321.238 euros par an (26.770 euros par mois).

Ce poste n’est cependant que le deuxième poste le mieux payé de l’UE, à égalité avec la présidence de la Cour de Justice de l’UE et le président du Conseil européen. Le mieux payé, c’est le président de la BCE, actuellement Mario Draghi qui touche 374.124 euros par an, soit 31.177 euros par mois. De quoi profiter de l’inflation faible pour « acheter beaucoup de choses », pour reprendre son fameux proverbe prononcé cet été (et oublié depuis) : « with low inflation, you can buy more stuff » (« avec une inflation faible, vous pouvez acheter plus de choses »).

De façon générale, il est frappant de constater que les dirigeants des quatre grands pays de l’UE sont nettement moins payés que les dirigeants européens. Le président du conseil italien, le mieux payé, touche 207.630 euros par an, soit 17.280 euros par mois. C’est 19 % de moins qu’un commissaire européen et 45 % de moins que son compatriote Mario Draghi. Pour Angela Merkel et ses 204.192 euros, le revenu est inférieur de 21 % à celui d’un commissaire européen. Les deux têtes de l’exécutif français ne touchent que 178.920 euros par an, soit 30 % de moins qu’un commissaire. Enfin, le premier ministre britannique et ses 173.323 euros annuels, dispose de revenus inférieurs de 34 % à celui d’un commissaire, soit plus d’un tiers de moins.

Mais d’autres doivent également regarder vers Bruxelles avec envie : le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est le mieux payé des hauts fonctionnaires internationaux, mais ses revenus sont inférieurs de 7,5 % à celui d’un commissaire et 27 % de moins que le président de la BCE. Rien d’étonnant alors à ce que, voici deux semaines, le premier ministre finlandais ait annoncé vouloir s’installer dans un rôle à Bruxelles. Et que le ministre sortant de l’économie français, Pierre Moscovici, lorgne avec envie vers un poste de commissaire…

La Tribune

Spécial élections : Union européenne, la nouvelle URSS ? [rediff]

En prévision des élections européennes, rediffusion d’un classique du site, toujours très actuel [enregistrement de 2005] 

Vladimir Boukovsky, né en 1942, est un ancien dissident soviétique qui a passé 12 ans de sa vie emprisonné (camp, prison, hôpital psychiatrique). Il est le premier à avoir dénoncé l’utilisation de l’emprisonnement psychiatrique contre les prisonniers politiques en Union soviétique.

Cette vidéo est le deuxième travail de sous-titrage réalisé collectivement par une équipe de lecteurs de Fdesouche.
[note 2014 : la vidéo d'origine ayant disparu, une autre version trouvée sur internet vous est proposée.]

————– texte de la vidéo ————-

L’Union européenne : la nouvelle URSS ?

Il est étonnant qu’après avoir enterré un monstre, l’URSS, on en construise un tout autre semblable, l’Union Européenne.

Qu’est-ce, au juste, que l’Union Européenne ? Nous le saurons peut-être en examinant sa version soviétique.

L’URSS était gouvernée par quinze personnes non-élues qui se cooptaient mutuellement et n’avaient à répondre à personne. L’Union Européenne est gouvernée par deux douzaines de gens cooptés qui se réunissent à huis clos, ne répondent à personne et ne sont pas limogeables. On pourrait dire que l’UE a un parlement élu.

L’URSS aussi avait une espèce de parlement, le Soviet Suprême. Nous avalisions sans discussion les décisions du Politburo, tout comme le Parlement Européen, où le temps de parole de chaque groupe est rationné et souvent se limite à une minute par intervention. À l’UE, il y a des centaines de milliers d’eurocrates, avec leurs émoluments énormes, leur personnel, leurs larbins, leurs bonus, leurs privilèges, leur immunité judiciaire à vie, simplement transférés d’un poste à un autre, quoi qu’ils fassent, bien ou mal. N’est-ce pas l’URSS tout crachée ?

L’URSS fut créée par la contrainte, très souvent avec occupation armée. On est en train de créer l’UE, pas par la force armée, non, mais par la contrainte et la terreur économique. Pour continuer d’exister, l’URSS s’est étendue toujours plus loin. Dès qu’elle a cessé de s’étendre, elle a commencé à s’écrouler. Je soupçonne qu’il en sera de même pour l’UE.

On nous avait dit que le but de l’URSS était de créer une nouvelle entité historique, le Peuple Soviétique. Il fallait oublier nos nationalités, nos traditions et nos coutumes. Même chose avec l’UE, semble-t-il. Ils ne veulent pas que vous soyez anglais ou français, ils veulent faire de vous tous une nouvelle entité, des européens, réprimer vos sentiments nationaux, vous forcer à vivre en communauté multinationale. 73 ans de ce système en URSS se sont soldés par plus de conflits ethniques que nulle part ailleurs au monde.

Un des buts grandioses de l’URSS était de détruire les états-nations. C’est exactement ce que nous voyons en Europe aujourd’hui. Bruxelles a l’intention de phagocyter les états-nations pour qu’ils cessent d’exister.

Le système soviétique était corrompu du haut jusqu’en bas. C’est la même chose pour l’UE. Les activités antidémocratiques que nous voyions en URSS, fleurissent en Union Européenne. Ceux qui s’y opposent ou les dénoncent sont bâillonnés ou punis.

Rien n’a changé.

En URSS nous avions le goulag. Je crois qu’on l’a aussi dans l’UE. Un goulag intellectuel, nommé « politiquement correct ». Essayez de dire ce que vous pensez sur des questions de race ou de sexualité, et si vos opinions ne sont pas bonnes, vous serez ostracisés. C’est le commencement du goulag. C’est le commencement de la perte de votre liberté.

En URSS, on pensait que seul un état fédéral éviterait la guerre. On vous raconte exacement la même chose dans l’UE.

Bref, c’est la même idéologie dans les deux systèmes. L’UE est le vieux modèle soviétique habillé à l’occidentale. Mais, comme l’URSS, l’Union Européenne porte en elle les germes de sa propre perte. Hélas, quand elle s’écroulera, car elle s’écroulera, elle laissera derrière elle une immense destruction et de gigantesques problèmes économiques et ethniques. L’ancien système soviétique était irréformable. De même, l’Union Européenne.

Mais il y a une alternative à être gouvernés par deux douzaines de responsables autoproclamés à Bruxelles. L’indépendance.

Vous n’êtes pas forcés d’accepter ce qu’ils vous réservent. On ne vous a jamais demandé si vous vouliez vous joindre à eux.

J’ai vécu dans votre futur, et ça n’a pas marché

Turquie, l’antichambre de l’immigration clandestine

Le nombre de migrants vers l’Union européenne est de plus en plus important. Près de 43 000 clandestins ont été interceptés sur le sol européen au troisième trimestre 2013. C’est deux fois plus que l’année précédente sur la même période.

De plus en plus, les migrants africains abandonnent la route méditerranéenne pour passer par la Turquie. En attendant de rejoindre l’Europe, les migrants vivent ou plutôt survivent dans des conditions terribles, entre travail au noir et marchands de sommeil.

Émission audio à écouter sur RFI

Européennes : le «Happy voting», remède à l’abstention des jeunes ?

Avec «Happy Voting» et «Eye 2014», l’Union européenne tente de motiver ses troupes avant les élections du 25 mai. Deux nouvelles campagnes de communication visant à donner une autre image de l’Europe.

Pharrell Williams pensait-il que sa chanson aurait un tel écho? Après les étudiants qui font la promotion de leur école, la Ligue des jeunes électeurs européens a décidé de danser sur son tube «Happy» pour promouvoir l’acte de voter lors des élections européennes prévues pour le 25 mai 2014.

Avec cette vidéo typique de la culture jeune, l’électorat des 18-30 ans est directement visé. Pourtant la crise les concerne aussi: le chômage des jeunes Européens est en hausse, et les programmes comme Erasmus sont remis en cause malgré leur succès. En 2009, le scrutin avait été boudé par 59,5% des électeurs français. Du jamais-vu.

Pour éviter que ce taux d’abstention ne connaisse un nouveau record, le service de communication de l’Union européenne a créé «Happy Voting» un clip «revigorant et amusant, qui montre des morceaux de vie d’Européens, qui dansent».

Ils sont «comptables, enseignants, nudistes, étudiants, drag-queens, ouvriers…» bref différents, mais Européens. Des membres du Parlement européen ont même participé à cette initiative, comme Ska Keller, candidate écologiste à la présidence de la Commission européenne avec José Bové.

Cette vidéo sera notamment diffusée lors de l’évènement EYE 2014 à Strasbourg du 9 au 11 mai, où 5000 jeunes entre 16 et 30 ans sont invités à venir participer aux débats européens.

Sous le slogan «Des idées pour une meilleure Europe», l’évènement proposera des débats, des ateliers, des concerts et un festival de rue. Les thèmes principaux abordés seront le chômage des jeunes en Europe, la révolution numérique, l’avenir de l’UE, les valeurs durables de l’Union.

Le Figaro

L’UMP cherche encore sa ligne pour les européennes

Cette semaine, l’UMP se tourne vers les européennes. Pour le scrutin qui aura lieu le 25 mai prochain le principal parti de l’opposition a de grandes ambitions et veut écraser le Parti socialiste. Mais, il manque encore quelque chose : une ligne politique claire sur la question de l’Union européenne. Et cette semaine, les réunions internes de l’UMP, comme le bureau politique statutaire mardi, seront dédiées à l’Europe.

Il est devenu essentiel pour le parti de Jean-François Copé d’accorder ses violons car les opposants à la ligne majoritaire se font entendre. L’orientation pro-européenne portée par Alain Juppé, Jean-François Copé, François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, ou encore Bruno Le Maire est contestée. Par Laurent Wauquiez par exemple. Dans Le Point sorti cette semaine, l’ancien ministre des Affaires européennes massacre la ligne de l’UMP.

A l’occasion de la sortie de son ouvrage Europe, il faut tout changer (éditions Odile Jacob), cet ancien pro-européen lance : « Ayons le courage de le dire, l’UE ne marche plus! ». Il veut que l’Union se concentre sur un noyau dur de six pays, pour établir un « fédéralisme avec l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne et la France. » ET d’ajouter : « Lorsqu’on est européen, on fait semblant de croire que tout va bien. »

Henri Guaino a été plus loin en assurant même qu’il ne voterait pas UMP en Ile-de-France le 25 mai prochain. « Je ne voterai pas pour l’incarnation d’une ligne qui est à l’opposé de ce que je pense et de ce que je crois être l’intérêt de mon pays », a-t-il osé début avril sur Public Sénat. Bref, le vernis commence à craquer.

Dans le JDD dimanche, le pro-européen Xavier Bertrand reprend le même couplet : l’Europe « est la source des problèmes alors qu’elle devrait nous aider à les résoudre. » Il met en garde son camp : « Je suis pour une ligne très claire, très ferme mais européenne (…). Si l’UMP a une ligne politique claire, nous gagnerons cette élection. Cela passera également par une cohérence entre les huit têtes de liste, mais je ne ferai jamais d’autre choix que de voter pour ma famille politique. » Dimanche soir, sur RTL, François Baroin a reconnu que « sur l’Europe, il va y avoir des divergences entre nous (à l’UMP), c’est incontestable ». Invité de Soir 3 sur France 3 le même soir, le commissaire européen Michel Barnier devrait tenter de donner plus de force à la ligne pro-européenne.

A un mois et demi de l’élection, ça n’avance pas pour l’UMP. Jean-François Copé avait préparé un premier slogan pour le parti – « L’Europe, je l’aime tellement que j’en veux une autre » – mais la formule a fait chou blanc chez les autres leaders du parti. Un autre slogan doit être bientôt trouvé, avec une ligne donc. Il faut aller vite car l’UMP, malgré des scores historiques aux municipales, risque de voir le Front national (et sa ligne anti-Europe) prendre les devants le soir du scrutin. Selon un sondage Ifop pour Paris-Match, le parti de Marine Le Pen est en tête des intentions de votes (24%) et l’UMP est seconde, avec 22,5%.

Le JDD

Les grandes banques d’Europe ont supprimé 80.000 postes en 2013

Les principales banques d’Europe ont encore réduit leurs effectifs de 3,5% l’an dernier et la perspective d’un retour aux niveaux d’emploi d’avant la crise semble très lointaine dans le secteur, en dépit du début de reprise de l’activité.

Les 30 principaux acteurs du secteur sur le Vieux Continent par la capitalisation boursière ont supprimé 80.000 emplois en 2013 selon les calculs de Reuters, effectués sur la base des documents annuels publiés par ces institutions. Et pour 2014, certains cabinets de recrutement soulignent que l’espoir d’une inversion marquée de la tendance risque fort d’être déçu.

Antoine Morgaut, directeur général pour l’Europe et l’Amérique du Sud du cabinet Robert Walters ne s’attend pas à voir l’emploi dans le secteur bancaire revenir un jour à son niveau d’avant la crise de 2008, déclenchée par la faillite de Lehman Brothers. Depuis cette époque, les effectifs globaux des 25 banques sur 30 pour lesquelles des chiffres comparables sont disponibles ont diminué de 252.000 environ pour revenir à 1,7 million de personnes.

Le rythme des réductions d’effectifs a toutefois été réduit de près de moitié l’année dernière et la plupart des banques arrivent pratiquement au bout des plans de cessions et de coupes lancés pendant la crise.

Mais les résultats des tests de résistance auxquels doivent procéder cette année les autorités européennes pourraient déboucher sur une nouvelle vague de ventes d’actifs ou de réductions de coûts.

Les recrutements ne concernent que quelques domaines précis, comme les contrôles internes ou la cybersécurité, des activités dans lesquelles les exigences réglementaires ont été durcies ces dernières années.

Boursorama

L’Italie est en état d’alerte face à une nouvelle vague de réfugiés

Avec le retour des beaux jours, les départs clandestins de la Libye vers les côtes du sud de l’Italie, qui représentent une des premières portes d’entrée en Europe, s’intensifient.

Entre 400 000 et 700 000 personnes originaires d’Afrique subsaharienne seraient prêtes à s’embarquer. L’opération de secours en mer Mare Nostrum, qui a déjà permis de sauver près de 20 000 migrants, doit donc être intensifiée et l’Italie lance un appel à l’Europe.

Depuis le 18 octobre 2013, 18 546 personnes – adultes, adolescents, enfants et nouveau-nés – ont été secourues par la marine militaire, avec la collaboration de la police financière et des garde-côtes italiens. « La nouveauté, c’est que les personnes qui traversent la Méditerranée ne sont plus des migrants qui tentent leur chance pour vivre dans de meilleures conditions économiques en Europe : 90 % d’entre elles sont des familles entières de Syriens, des Érythréens, des Maliens ou encore des Somaliens et des Gambiens, qui fuient des situations dramatiques et doivent être accueillis comme des réfugiés », constate l’amiral De Giorgi.

Cette opération aéronavale de surveillance et secours, qui coûte 9 millions d’euros par mois au ministère de la défense, a déjà permis d’arrêter 66 passeurs tandis que deux « bateaux-mères » ont été saisis. Elle permet aussi d’accélérer les procédures d’identification.

Dès que les migrants sont pris en charge à bord d’un bâtiment militaire, des équipes de la police scientifique prennent leurs empreintes et envoient toutes les données aux autorités compétentes en Italie et à Interpol. Par ailleurs, les migrants sont immédiatement ravitaillés, auscultés, et soignés si besoin, par des équipes médicales. Pour l’amiral Giorgio, l’opération Mare Nostrum est donc « un succès indubitable, en termes de sécurité humaine ».

Mais pour qu’elle soit poursuivie, « l’Europe doit faire un effort ». D’autant que, selon les déclarations du ministre de l’intérieur, Angelino Alfano, « entre 400 000 et 700 000 » migrants seraient prêts à embarquer depuis la Libye pour rejoindre les côtes du sud de l’Italie. « Totalement hors de contrôle, la Libye est devenue un port franc », relève t-il avec inquiétude.

À l’inquiétude du gouvernement italien, qui entend placer la question de l’immigration en tête des priorités du semestre de présidence italienne de l’UE, s’ajoute celle des préfets siciliens. Ils ont lancé un appel, mardi soir 8 avril, à la Protection civile pour installer des tentes, cuisines et hôpitaux de camps, près des ports dans lesquels débarquent les migrants

La Croix

L’extrême droite hongroise se veut un modèle en Europe

Le succès du parti Jobbik le week-end dernier aux élections législatives hongroises en a fait la plus grande force d’extrême droite en Europe.

C’est aussi un modèle pour des mouvements aux idées similaires en Pologne, en Slovaquie, en Bulgarie, en Croatie et jusqu’en Grande-Bretagne, où le British National Party (BNP) entretient des relations étroites avec le parti de Gabor Vona.

Ces formations se retrouvent sur des thèmes communs: nationalisme, rejet de l’immigration, de la mondialisation et de la « toute-puissance des institutions financières », méfiance voire aversion envers les « technocrates » de l’Union européenne, révolte contre la « décadence morale » – notamment l’homosexualité.

Au nom de la solidarité régionale, Le Jobbik cherche à exporter son idéologie et ses méthodes à l’étranger, avant les élections européennes du mois prochain. Mais ses positions radicales parfois teintées d’antisémitisme ont poussé plusieurs partis nationalistes d’Europe de l’Ouest à prendre leurs distances.

Dans un communiqué envoyé à Reuters, le Jobbik (Mouvement pour une meilleure Hongrie) dit son espoir de créer une alliance des peuples « de l’Adriatique à la Baltique », afin de tenir tête à l’ »euro-atlantisme ».

Plusieurs réunions ont rassemblé le Jobbik et le parti polonais Ruch Narodowy (Mouvement national) en vue des élections européennes du mois prochain. Une marche en novembre dernier à Varsovie a entraîné des affrontements avec la police mais le Jobbik assure être hostile à la violence.

Des contacts existent aussi avec des partis nationalistes en Slovaquie, en Croatie et en Bulgarie. A l’Ouest, le BNP de Nick Griffin revendique des relations étroites avec la formation hongroise. [...] Ces partis ne cachent pas leur méfiance envers les immigrés et les Roms. En Slovaquie, Hromoslav Skrabak, dirigeant du Slovenska Pospolitost, prône une politique de ségrégation et des méthodes « humaines » en vue de réduire la fertilité des Roms.

Il précise que son groupe entretient des contacts avec des partis d’extrême droite en Biélorussie, en Bulgarie, en République tchèque, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie et en Serbie afin de combattre les « diktats de Bruxelles ».

En Europe occidentale, à part en Grande-Bretagne avec le BNP, le Jobbik réussit moins à attirer la sympathie des groupes d’extrême droite, notamment en raison de ses déclarations parfois teintées d’antisémitisme.

Aux Pays-Bas, le Parti de la liberté (PVV) de Geert Wilders, farouchement pro-israélien, et en France le Front national, soucieux de « dédiabolisation », gardent leurs distances avec la formation hongroise. En Grèce, le parti Aube dorée affirme ne pas avoir de contacts avec le Jobbik, ce que confirme ce dernier.

Challenges