Aytré (17) : une entreprise cambriolée pour la trentième fois ce week-end

L’entreprise Aytré Métal a été cambriolée pour la trentième fois ce week-end, selon son patron. Le dirigeant dit son ras-le-bol

La zone des Cottes-Mailles, a une nouvelle fois été cambriolée dans la nuit de samedi à dimanche. Selon son patron, Jean-François Bournet, également conseiller municipal d’opposition de droite, sa société a déjà été vandalisée voici tout juste trois semaines, ce qui ferait environ 30 fois depuis qu’il a racheté l’ex-Ouest Métal au tribunal de commerce, il y a trois ans. [...]

Sud Ouest

Laïcité dans l’entreprise : Un imbroglio juridique

L’arrêt sur la crèche Baby-Loup a ravivé un débat : doit-on et peut-on introduire une obligation de neutralité dans le secteur privé ? Un texte imposerait l’interdiction des signes religieux aux seuls établissements s’occupant de la petite enfance qui reçoivent des fonds publics. Sans résoudre le problème de fond.

L’affaire Baby-Loup et ses éventuelles traductions législatives risquent de ne pas répondre à de multiples autres revendications religieuses dans l’entreprise : horaires aménagés, jours de congé, jeûne…

Dans le secteur public, une telle obligation existe pour les fonctionnaires et les agents de services publics (personnel hospitalier, etc.). Par ailleurs la loi du 15 mars 2004 a interdit «les signes religieux ostensibles» dans les établissements scolaires. Dans le privé, la situation est tout autre. Selon le Préambule de la Constitution de 1946, «nul ne peut être lésé dans son travail ou dans son emploi en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances». Quant au Code du travail, il précise que le règlement intérieur de l’entreprise ne doit pas introduire de «discriminations à raison des mœurs, des opinions ou de la religion de salariés». Autant dire que la voie est étroite. […]

Ne pas envisager d’interdiction large des signes religieux dans le secteur privé permet d’éviter l’écueil de l’inconstitutionnalité. En effet, la liberté religieuse étant garantie par la Constitution, on ne peut lui apporter de limites absolues. «Dans cette matière, on est sur la ligne de crête», résume-t-on au Conseil constitutionnel, tout en rappelant que toute limitation devra être «proportionnée» au but recherché. L’autre étape à franchir sera enfin celle de la Cour européenne des droits de l’homme dont la jurisprudence est, en fait, assez évolutive sur le sujet. […]

Le Figaro

François Fillon : «La laïcité permet à la religion musulmane, après la religion catholique, de s’installer dans la République»

Tribune de François Fillon, ancien premier ministre publiée dans Le Monde intitulée «La laïcité doit s’étendre à l’entreprise privée».

Notre volonté de vivre ensemble résistera-t-elle au mauvais vent qui souffle sur l’Europe et qui alimente les populismes et les replis identitaires ? Pour lui faire barrage, le respect de la laïcité est l’une de nos principales forces.

 

La France vit des heures difficiles. La crise économique tend les coeurs et les esprits, et nous voyons ressurgir des tensions qui mutilent notre pacte républicain. […]

C’est elle – la laïcité – qui nous permet d’unir dans la paix et le respect réciproque croyants et non-croyants. C’est elle qui permet à la religion musulmane, après la religion catholique de s’installer dans la République, et non contre elle.

A droite comme à gauche, des voix s’élèvent pour combler ce vide législatif et juridique, qui ne peut qu’affaiblir l’esprit de tolérance et de modération au coeur de la laïcité et du vivre ensemble.

Le président de la République ferait bien de l’entendre, car nous sommes dans une période où l’unité de la nation s’effrite. Les Français ont besoins de repères communs. Il y a urgence.

Le Monde

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Complément :

« A partir du moment où on est musulman, on ne peut pas être laïc. En réalité, tous les chefs d’état du monde musulman ne sont pas des chefs d’états laïcs, et quand ils disent qu’ils veulent être laïcs, je dis qu’ils ne sont plus musulmans. Car le droit musulman nous colle à la peau, qu’on le veuille ou non, tant sur le plan du droit public que sur le plan du droit privé. » Hassan II, roi du Maroc

Quand la religion s’invite dans l’entreprise

Confrontées à des dérives communautaristes, les entreprises ont du mal à afficher une position claire. Enquête.

La scène s’est déroulée l’été dernier, au dépôt de bus de Nanterre. L’un des plus importants de la RATP, avec ses quelque 680 machinistes. Ce jour-là, une vingtaine de femmes conductrices de bus, dont plusieures membres de la CGT, dénoncent les discriminations dont elles se disent victimes au quotidien, et qui seraient, selon elles, le fait d’une poignée d’agents musulmans professant une lecture rigoriste du Coran.

Dans une vidéo, elles stigmatisent les insultes sexistes. Racontent que ces individus refusent de leur serrer la main. Des cas similaires sont signalés dans d’autres dépôts. Plusieurs syndicalistes mentionnent les centres de Pleyel (Seine-Saint-Denis), de Charlebourg (Hauts-de-Seine), d’Asnières (Hauts-de-Seine) et du Point du Jour (Paris). (…)

Car au-delà de l’affaire de la viande halal, les actes discriminatoires de petites minorités à l’encontre de personnels au sol de Roissy seraient nombreux.

Un agent de nettoyage musulman ayant bu de l’alcool pendant le Ramadan aurait été menacé par des coreligionnaires ; un travailleur de la piste a refusé de parler à une femme pilote et exigé de communiquer avec elle par l’intermédiaire d’un homme ; plusieurs mains courantes de personnels d’encadrement auraient été déposées auprès de la PAF et de la gendarmerie de l’aérogare, signalant des actes d’agression ou des pression ayant trait à la religion ; le 3 janvier dernier, un travailleur a menacé de détruire les décorations de Noël de la cantine du personnel au sol du terminal 2E, au prétexte qu’on n’y proposait pas de viande halal…

« La situation est bien plus grave dans les entreprises de sous-traitance, dont Servair, une filiale d’Air France où l’écrasante majorité des travailleurs sont de culture musulmane, s’inquiète un administrateur salarié d’Aéroports de Paris. Des délégués du personnel relayent des demandes de salles de prière, de cantines halal et d’aménagements d’horaire pour respecter le rite. » « Il y a carrément un recrutement ethnique dans les sociétés de sous-traitance », enchaîne Mounir Matili, secrétaire CGT du CE Air France Exploitation. David Ricatte, lui, raconte que « le préfet chargé des aéroports de Roissy et du Bourget a déjà opéré plusieurs retraits de badges d’accès aux pistes de travailleurs aux comportements incompatibles avec leur métier »…

Les cas de la RATP et d’Air France ne sont pas isolés. « Certaines agences commerciales d’Orange ont dû rester fermées pendant le Ramadan en raison de l’absence de plusieurs employés » (…)

Tous les ans, FO publie par ailleurs deux calendriers, l’un grégorien, l’autre musulman. Dans ce dernier figurent l’horaire des prières, les fêtes musulmanes et aussi « les recommandations de la tradition », c’est-à-dire les explications du rituel religieux. « C’est un service rendu aux travailleurs », justifie Brahim Aït Athmane. Il y a trente ans, des « accommodements raisonnables » de ce type étaient possibles. Mais pour Isabelle Barth la situation est différente aujourd’hui.

Les entreprises sont confrontées à des revendications « plus fortes », qui les amènent généralement à adopter trois types d’attitudes insatisfaisantes : « le déni, l’acceptation pour ne pas être taxées de racisme et la délégation à l’encadrement de la résolution au cas par cas de ces problèmes ». (…)

Les Echos

Quand la Chine délocalise en Europe (Rediff. vidéo)

Après l’Afrique, l’Europe est-elle Le Nouvel Eldorado de la Chine? Le vent de la mondialisation a tourné, et la Chine en profite. Pendant longtemps, elle a joué un rôle de sous-traitant pour les entreprises européennes, mais, d’année en année, elle s’est implantée en Europe et se pose aujourd’hui en recours face aux bouleversements causés par la crise financière.

La Chine délocalise, reprend des entreprises en faillite, remporte des marchés publics et crée des emplois : en Suède, en France, en Pologne ou en Grèce. Si les entreprises chinoises s’approprient des techniques et des équipements européens, elles apportent aussi leur savoir-faire et leurs méthodes strictes, parfois au détriment du code du travail.

Partie 1:

Suite et commentaires sur Fortune

Un observatoire des bonnes pratiques en faveur de la diversité dans l’entreprise

Au sommaire de Sans préjugés cette semaine : les quotas de femmes dans les conseils d’administration, un observatoire des bonnes pratiques en faveur de la diversité dans l’entreprise, et un retour sur une date qui compte, le 27 juillet 1982.


Imposer un quota obligatoire de 40 % de femmes dans les conseils d’administration des entreprises cotées d’ici à 2020, c’est le projet d’une directive européenne qui n’a pas encore été présentée au Parlement Européen. Une directive menacée par l’initiative de neuf pays, réunis par le Royaume-Uni, qui ont déjà prévenu qu’ils refuseraient de l’adopter.

Parmi les 9 signataires, outre le Royaume Uni, il ya la Bulgarie, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, les Pays-Bas et la République tchèque.

Aujourd’hui, d’après les chiffres de la Commission européenne, les hommes sont 6 fois plus nombreux que les femmes à des postes à responsabilités dans les principales entreprises cotées.

L’invité de Sans Préjugés

Carole Da Silva, fondatrice et présidente de l’Association pour Favoriser l’Intégration Professionnelle, l’AFIP.

L’AFIP a été créée en 2002 sur un constat : le taux de chômage est trois fois plus élevé chez les jeunes français issus de l’immigration que chez les autres jeunes.

L’AFIP accompagne ses jeunes dans leur recherche d’emploi et vient de lancer une plateforme d’observation des bonnes pratiques pour favoriser la diversité dans les entreprises et lutter contre les discriminations à l’embauche. (…)

France Info

Comment les entreprises gèrent la diversité religieuse

Avec le ramadan qui débute ce vendredi, les conflits et les incompréhensions risquent de se multiplier dans les entreprises. Témoignages sur la gestion de la question religieuse au quotidien.

Une responsable de la communication d’EDF refuse de toucher au téléphone et à l’ordinateur le vendredi, jour du sabbat. A Orange, un téléconseiller sort son tapis de prière dans le centre d’appels. Et interdit à ses collègues de manger car c’est le ramadan. Par courriel, ce salarié a même ordonné à sa manager de s’habiller décemment, arguant qu’elle offensait le Prophète. A Areva, un sikh veut garder son turban sur la photo de son badge d’accès à un site nucléaire, alors que les collaborateurs doivent être reconnaissables, et donc nue tête.(…)

L’Expansion

(Merci à Dany)

Diversité : Des entreprises planchent sur la création d’un rapport annuel

L’Association française des managers de la diversité (AFMD) et le « think tank » EquityLab, qui plaident pour que les entreprises publient chaque année un rapport sur la diversité, ont dévoilé jeudi une liste de 85 indicateurs qui doit les aider à l’élaborer.[...]

Les 85 indicateurs définis s’adressent aux sociétés de plus de 300 salariés. A la fois quantitatifs et qualitatifs, ils portent sur les « principaux champs mesurables de la diversité : genre, âge, handicap, origine », expliquent dans un communiqué EquityLab et l’AFMD, qui rassemble 70 entreprises, grandes écoles et universités.[...]

Entre autres, l’existence d’un « dispositif de réclamation pour les clients se sentant discriminés », ou le calcul d’un ratio d’hommes, de femmes, de seniors, de personnes d’origine étrangère ou résidant en zone urbaine sensible, ou encore d’handicapés recrutés par rapport au nombre de personnes rencontrées.

EquityLab et l’AFMD appellent les responsables politiques à « s’appuyer sur (leurs) travaux pour organiser le reporting des grandes entreprises » en matière de « non discrimination et de diversité ».[...]

Les indicateurs ont été élaborés avec des responsables de 11 grandes entreprises jugées « engagées » sur ces sujets : L’Oréal, Areva, EDF, Bouygues Construction, BNP Paribas, CNP Assurances, Elior, Lagardère, SFR, La Poste et la SNCF. Experts, organisations patronales, syndicats, parlementaires et représentants d’autres entreprises ont aussi été auditionnés.

Nouvel Obs

Novlangue d’entreprise et « diversité »

Le texte qui suit est un document brut. C’est une lettre de motivation qu’un produit de Sciences-Po et de la « diversité » a adressée à un grand cabinet de conseil. Dans un français approximatif, l’auteur y donne la pleine mesure de son conformisme et de sa capacité à parler la novlangue d’entreprise. Et si la crise économique était aussi la conséquence de la confusion intellectuelle et de la perte des repères ?

« Je me reconnais dans les valeurs de (votre entreprise). Vos principes et vos méthodes dérivées des sciences sociales pour la conduite du changement, suscitent l’adhésion de mon esprit. Pour l’ambition de vous rejoindre, je ne mets pas en avant une expérience dans votre cœur de métier, mais, la flexibilité de mes structures mentales, et mon adaptabilité dans le terrain. Vous avez réussi à faire converger, et faire décider les (grands) dirigeants d’un groupe de service sur un projet de transformation ambitieux. Une telle réussite implique une énergie et un savoir-faire exceptionnels. Je voudrais apprendre et évoluer avec les équipes qui ont conçu et planifié ce projet, et j’ai été content de voir que vous proposez une formation à vos outils aux consultants juniors.

Au fil de mon parcours académique à Sciences Po, j’ai été amené à restructurer mes schèmes de penser et à affronter la complexité pour en déduire des idées innovantes, et recevables.»

Suite et commentaires sur Fortune

Notes de frais falsifiées : prison ferme pour un ex-député britannique

C’est la première condamnation dans le scandale des notes de frais illégales des parlementaires britanniques et elle est très lourde. L’ancien député du Labour David Chaytor a été condamné à 18 mois de prison ferme, vendredi, pour avoir soumis aux autorités parlementaires 22.650 £ (27 000 euros) de fausses factures.

L’ex-élu de la circonscription de Bury North a plaidé coupable de trois charges de falsification comptable, 72 heures avant la tenue de son procès. Il passera sa première nuit en prison vendredi à la maison d’arrêt de Wandsworth, au sud de Londres. Suspendu du Labour depuis l’éclatement de l’affaire en mai 2009, ce père de trois enfants en a été exclu vendredi aussitôt après le jugement. (…)

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