«Le peuple français s’est constitué par des couches ethniques successives venues des quatre coins de la planète»

Amirouche Laïdi, président du Club Averroes, Charles Aznavour, artiste, Saïd Taghmaoui, acteur, Fadila Mehal, présidente des Marianne de la diversité, plaident pour la création d’un «grand ministère de l’égalité, de la diversité et de la lutte contre les discriminations».

La diversité est trop souvent réduite, dans les discours politiques, aux citoyens venus d’ailleurs. Il n’en est rien. Le peuple français s’est constitué, depuis des millénaires, par des couches ethniques successives venues des quatre coins de la planète, qui ont fait souche et fertilisé la culture nationale. Il n’y a pas de minorités, il n’y a qu’un peuple français aux multiples facettes, uni dans sa pluralité.

Relire : Mythes et mensonges : «la France, terre d’immigration»

Les «grandes invasions » ont duré du IVe au IXe siècle. Mais l’entrée des «Barbares» dans l’Empire romain n’a porté que sur un petit nombre de personnes ; le peuplement d’origine de la France, à quelques pour cent près, n’a pas été modifié.

Fdesouche

Huit mois que «vous président», et déjà tant d’espérances nées du programme présidentiel restées lettre morte ! […] La diversité n’est, pour le pouvoir, qu’un arrière-plan folklorique d’une kermesse où les exclus reçoivent, de temps en temps, un lot de consolation. La vitrine est brisée, il ne reste rien sur les étals. Les jeunes diplômés de nos quartiers, soumis à vie à un examen perpétuel d’intégration, sont écartés des postes à responsabilité. L’élite ferme son cercle protégé à double tour. […]

Où sont les mesures de lutte contre les discriminations annoncées ? Où est le vivre-ensemble proclamé dans les meetings par François Hollande candidat ? Qu’attend-on en haut lieu ? Une nouvelle révolte ? […]

Le Monde

Haïti : les « arabes », nouvelle élite à la peau claire ?

En Haïti, le racisme se pratique dans tous les sens du derme. Les peaux claires y trouvent leur compte, et les peaux foncées sont racistes envers les noirs. Et tout le monde trouve ça normal

Comportement stigmatisant, propos offensants relatifs à la couleur de la peau…

C’est le propre du quotidien du Haïtien qui vit à Cité-Soleil, le plus grand bidonville du pays…

C’est aussi le quotidien de l’ancien Syrien, Libanais, Palestinien… devenu «Haïtien», qui habite la superbe villa dans les hauteurs de Port-au-Prince.

D’un côté, comme de l’autre, rien n’est fait pour conjurer ce phénomène dans la première République noire du monde.

Mais, récemment, un témoignage dénonçant les actes discriminatoires pratiqués à l’encontre des noirs dans certains magasins à Port-au-Prince a fait des vagues. (…)

D’origine africaine, la population d’Haïti est constituée de plus de 97% de noirs. Ils sont issus de la traite des Africains, ce commerce humain de la colonisation espagnole, anglaise et française.

Arrachés des côtes africaines (Bénin, Guinée, Sénégal…), les esclaves étaient déportés et exploités dans les colonies d’Amérique.

Cependant, l’élite économique de ce pays indépendant depuis 1804 est aujourd’hui composée en majorité de descendants d’anciens colons français, d’Allemands et de migrants arabes venant du Liban, de la Syrie, et plus surprenant, des territoires palestiniens: ce peuple opprimé occupe en Haïti une place dominante.

Les Arabes, blancs parce que riches

Les Arabes sont arrivés en Haïti à partir de 1890. Ces derniers sont aujourd’hui majoritaires par rapport aux Européens.

Ils se sont installés, à leur débarquement, au bord de mer de Port-au-Prince, principal centre commercial de la capitale haïtienne.

Réputés comme étant de bons marchands, les «arabes» ont fait fortune dans le commerce.

Tous ces migrants que la population locale appelait «Syriens» sont devenus, au fil des ans, les principaux importateurs du pays et se sont constitués en élites économiques. (…)

Entre temps, la tendance a changé. Les anciens stigmatisés (Arabes) se sont intégrés (acquisition de la langue française), sont devenus riches et proches du pouvoir politique. Les nouveaux «blancs», ce sont eux.

Les noms de famille Boulos, Acra, Handal, Kawli, Madsen, Berhman, Apaid, Jaar, Frisch… sont aujourd’hui synonymes de richesse, de prestige… Ces familles et plusieurs autres (3% de la population) détiennent aujourd’hui plus de 80% des richesses d’Haïti.

Cette classe possédante représente les nouveaux modèles de réussite de la grande population noire.

Entre l’ascension des Arabes et le départ de Jean-Claude Duvalier, la majorité de la population a connu une paupérisation accélérée et a perdu son identité, rejetant tout ce qui vient de ses origines.

Le mépris a changé de camp. Les nouveaux stigmatisés aujourd’hui sont les gens à la peau foncée. Ils sont ceux qu’on regarde de travers —quoique clients— dans certains magasins et supermarchés de la commune de Pétion-Ville, où se sont retranchés les grands commerçants après le délabrement et l’abandon du centre commercial de Port-au-Prince. (…)

Slate Afrique

Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

Suite et commentaires sur Fortune

People, Copinages & Passe-droits

Article (abrégé) repris du blog de Caroline Fourest et également paru dans Charlie Hebdo

A la rentrée, Internet bruisse d’une rumeur. Gérard Depardieu aurait débarqué dans un lycée du 4e arr. de Paris — Sophie Germain — pour faire inscrire le fils d’un de ses amis. Face au refus de l’administration, il sort son téléphone et passe un coup de fil à Carla Bruni-Sarkozy.

Plusieurs journalistes ont essayé de vérifier l’info, mais se sont heurtés au silence radio du côté de l’établissement. Par un heureux hasard, il se trouve que j’ai [NDLR : Caroline Fourest] passé deux ans au lycée à Sophie Germain, où j’ai gardé quelques contacts…. Gérard Depardieu est bien venu, le 2 juillet. Il n’a pas rencontré le proviseur. Il est tombé sur la secrétaire. (…) La secrétaire explique au comédien que les effectifs sont complets depuis belle lurette. Gérard Depardieu demander à s’isoler pour téléphoner…. à Carla Bruni-Sarkozy.

Les jours suivants, le proviseur recevait un coup de fil et l’élève en question était inscrit dans le fameux lycée… (source)

Note : Sur l’école, Caroline Fourest a également publié un article dans le Monde du 26.09.09, qui commence par ces mots : «Résister à la communautarisation suppose de résister à l’exode scolaire qui saigne l’école publique au profit d’écoles privées confessionnelles.»

Il est notable, dans la «pensée Fourestienne», que jamais les raisons profondes de cet exode scolaire ne sont évoquées. Ces raisons profondes sont très bien exposées dans ces deux vidéos et cet article que nous rediffusons régulièrement.

A cet égard, Caroline Fourest est très emblématique du divorce profond entre « le peuple » et des élites™ qui cherchent à toute force à imposer une mixité sociale vantée en façade, mais dont aucun des partisans ne voudrait pour ses propres enfants.

L’exode scolaire évoqué est l’une des conséquences les plus visibles de l’immigration massive. Il signe la volonté des Français de France — ceux qui le peuvent — de préserver leurs enfants 1°) d’un multiculturalisme présenté partout comme une bénédiction, mais dont chacun perçoit clairement les effets dévastateurs, sur lui même ou sur ses proches, et 2°) de l’effondrement du niveau scolaire dans un grand nombre d’écoles en raison de la présence d’enfants issus de cultures souvent incompatibles avec la culture et la tradition française.

« Toutes les places sont pour eux »

Extrait de Cdans l’air du 2 septembre 2009
Il ne fait plus bon s’appeler Martin Dupont en France. Noter une contradiction : il est bien précisé en début de reportage que les élèves présentés ont été choisis sur critères sociaux. Fadela Amara, interrogée en fin de vidéo, se cache elle aussi derrière cet argument, et évoque la situation des enfants d’ouvriers. Elle déclare cependant, pratiquement dans la même phrase, qu‘ « il faut créer les conditions de l’émergence d’une élite des quartiers populaires pour tirer tout le monde vers le haut« . Les élites ‘gauloises’ existant déjà, c’est bien, au moins en partie, sur la base de critères ethniques que s’effectue l’opération présentée dans ces images.

Image de prévisualisation YouTube

Rappel d’un programme clairement affiché :
«Je me battrais pour faire en sorte qu’émerge de ces quartiers là (les banlieues) l’élite de demain qui va prendre en charge le destin de notre™ pays.»
Fadela Amara (source : revoir la vidéo Fadela Amara l’auvergnate)

Quand Daniela Lumbroso, arrêtée par la police… s’énerve contre les forces de l’ordre !

La journée d’hier, jeudi 23 juillet, a été mouvementée pour la journaliste Daniela Lumbroso.

L’animatrice a été arrêtée alors qu’elle circulait sur le couloir de bus de la rue Royale, à Paris. Selon Le Parisien de ce matin, n’étant pas en possession de son permis de conduire – il lui a été retiré en janvier 2005 -, la présentatrice populaire explique aux policiers avoir récemment récupéré 10 points ainsi que l’autorisation de rouler de nouveau dans un jugement de décembre 2008.

Ne trouvant aucune trace de ce document, les forces de l’ordre – comme pour n’importe quel citoyen lambda – l’invitent à les suivre au commissariat du Faubourg-Saint-Honoré. C’est là que l’affaire se corse.

Agacée, la journaliste aurait tenté à plusieurs reprises de faire usage de son téléphone, chose strictement interdite lorsque l’on vient d’être interpellé. Elle aurait également expliqué aux policiers connaître certains ministres – d’après nos informations en avançant les noms de Brice Hortefeux et de Nicolas Sarkozy… – avant de tenter de téléphoner de nouveau. Devant cette infraction au règlement, les gardiens de la paix essayent de lui confisquer son mobile, action à laquelle elle s’oppose fermement en s’y agrippant. Cette altercation prend alors de grandes proportions. (…)

A 15 heures, la police des polices (l’IGS) est saisie, et, après expertise aux urgences médico-judiciaires, lui délivre trois jours d’interruption temporaire de travail pour « Douleurs à l’annulaire de la main droite, doigt gonflé et légère coupure due à la présence d’une bague ».

Cet arrêt ne l’aurait apparemment pas empêchée d’être présente hier soir à l’avant-première du film Neuilly sa Mère, aux Champs-Elysées…

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