Justice : La pénurie de juges va devenir ingérable

Environ 1 400 des quelque 8 000 magistrats français partiront à la retraite dans les trois prochaines années, soit plus d’un sixième des effectifs. Cet important déficit démographique, que le pouvoir politique n’a pas anticipé, va affaiblir dramatiquement un corps déjà exsangue.

L’École nationale de la magistrature (ENM) forme actuellement 252 titulaires (promotion 2013). Elle ne pourvoira donc qu’à environ la moitié des remplacements. Les recrutements dits « latéraux » (personnes extérieures, policiers, avocats… recrutées sur dossier par une commission et après une formation et un stage probatoire plus ou moins long) ne pourront légalement excéder le tiers de ce chiffre. On peut donc estimer que le corps va s’affaiblir d’environ 400 postes, sauf improbable effort exceptionnel et recul des départs à la retraite, possibles sous certaines conditions limitatives mais pour peu de temps.

La gauche comme la droite se sont surtout attachées depuis le début des années 2000 à de laborieuses réformes de la procédure et du Code pénal : présomption d’innocence sous la socialiste Élisabeth Guigou en 1997-2002 (création du juge des libertés et encadrement du pouvoir des juges d’instruction), lois Perben sous Jacques Chirac en 2002-2007 (renforcement du pouvoir des procureurs), multiples lois pénales au fil des faits divers et création de peines plancher pour les récidivistes sous Nicolas Sarkozy (2007-2012), création de la « contrainte pénale » en cours par Christiane Taubira (une sorte de contrôle judiciaire remplaçant la prison pour certains délinquants). [...]

Cette situation intervient dans un système que les syndicats de magistrats décrivent comme misérable. Selon le Conseil de l’Europe, la France se situe au 37e rang sur 43 du continent, derrière l’Azerbaïdjan et l’Arménie pour l’effort budgétaire judiciaire, en termes de pourcentage du PIB (7,7 milliards d’euros en 2013, soit environ 3 % du budget de l’État et 4 % des effectifs). Selon le Conseil de l’Europe toujours, la France a peu de juges (9,1 pour 100 000 habitants, contre, par exemple, 19,9 en Autriche ou 24,5 en Allemagne) et très peu de procureurs (3 pour 100 000 habitants contre 6,2 en Allemagne et 15,4 en Norvège). Une partie du budget de la Justice étant consacré au monde pénitentiaire, ce sont 4 à 5 petits milliards que se partagent annuellement 1 000 juridictions souvent contraintes de faire attendre experts, prestataires et fournisseurs, et de procéder à l’économie.

La purge démographique ne pourra que retarder le délai de traitement des affaires déjà mécaniquement trop long (la France est souvent condamnée à ce titre par la Cour européenne des droits de l’homme), alors même que les contentieux nouveaux explosent depuis les années 1960 : divorces, drogue, délinquance, corruption et, plus récemment, hospitalisations d’office, surendettement, tutelles. Et les prisons françaises débordent avec un record historique d’actuellement 67 000 détenus pour 57 000 places, ce qui pénalise la réinsertion.

Sud Ouest

Les grandes banques d’Europe ont supprimé 80.000 postes en 2013

Les principales banques d’Europe ont encore réduit leurs effectifs de 3,5% l’an dernier et la perspective d’un retour aux niveaux d’emploi d’avant la crise semble très lointaine dans le secteur, en dépit du début de reprise de l’activité.

Les 30 principaux acteurs du secteur sur le Vieux Continent par la capitalisation boursière ont supprimé 80.000 emplois en 2013 selon les calculs de Reuters, effectués sur la base des documents annuels publiés par ces institutions. Et pour 2014, certains cabinets de recrutement soulignent que l’espoir d’une inversion marquée de la tendance risque fort d’être déçu.

Antoine Morgaut, directeur général pour l’Europe et l’Amérique du Sud du cabinet Robert Walters ne s’attend pas à voir l’emploi dans le secteur bancaire revenir un jour à son niveau d’avant la crise de 2008, déclenchée par la faillite de Lehman Brothers. Depuis cette époque, les effectifs globaux des 25 banques sur 30 pour lesquelles des chiffres comparables sont disponibles ont diminué de 252.000 environ pour revenir à 1,7 million de personnes.

Le rythme des réductions d’effectifs a toutefois été réduit de près de moitié l’année dernière et la plupart des banques arrivent pratiquement au bout des plans de cessions et de coupes lancés pendant la crise.

Mais les résultats des tests de résistance auxquels doivent procéder cette année les autorités européennes pourraient déboucher sur une nouvelle vague de ventes d’actifs ou de réductions de coûts.

Les recrutements ne concernent que quelques domaines précis, comme les contrôles internes ou la cybersécurité, des activités dans lesquelles les exigences réglementaires ont été durcies ces dernières années.

Boursorama

Le fardeau des 800 milliards de créances douteuses de la zone euro inquiète le FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) estime à 800 milliards de dollars les créances douteuses détenues par les banques de la zone euro. Un montant qui a doublé depuis 2009 et continue à croître, rappelle l’institution.

Un « fardeau ». C’est ainsi que le FMI qualifie, sans détour, les plus de 800 milliards de dollars de créances douteuses qu’ont accumulées les banques des pays en difficulté de la zone euro, dans son dernier rapport sur la stabilité financière mondiale publié mercredi. Des créances qui ne cessent de croître, s’inquiète l’institution, alors même que le secteur financier européen s’apprête à être soumis à un examen de santé.
Assainir le bilan des banques et entreprises

« Les banques dans les pays en difficulté de la zone euro restent plombées par un stock important et grandissant de créances douteuses, résultant du poids de la dette au sein des entreprises et du ralentissement économique », écrit le Fonds.

Un stock qui a doublé depuis 2009, affirme l’institution, qui se penche plus particulièrement sur les pays européens en difficulté financière (Chypre, Grèce, Irlande, Italie, Espagne, Portugal et Slovénie).

Tout en saluant « l’amélioration » de l’image de ces pays auprès des marchés, elle assure que ce « fardeau » des créances douteuses fait peser une menace sur la solvabilité de ces banques, limite leur « rentabilité » et restreint leur capacité à soutenir l’activité économique.

« Les dirigeants de la zone euro font face au difficile défi d’accélérer l’assainissement des banques et des bilans des entreprises sans compromettre le retour de la confiance des marchés », écrit le Fonds.

Se tournant de l’autre côté de l’Atlantique, le FMI s’inquiète de la « course au profit » qui s’accélère sur les marchés financiers américains, portés par la politique de « l’argent facile » fourni par la Réserve fédérale (Fed). Selon le Fonds, cette tendance se traduit par un endettement « croissant » du secteur privé et s’accompagne d’un « affaiblissement » de la qualité des créances sur certaines poches du marché du crédit.

« La stabilité financière mondiale s’améliore (…) mais il est trop tôt pour crier victoire », résume José Vinals, directeur du département des marchés financiers du FMI.

La Tribune

Espagne : les billets de 500 euros sous haute surveillance

En Espagne, la cour suprême a décidé au mois de février que les banques devraient désormais rapporter au Trésor public les détails des transactions réalisées avec des billets de 500 euros, affirme El Pais. Elle a révoqué ainsi une précédente décision de la Haute Cour d’appel qui avait conforté la Banco Pastor qui avait refusé à la fin de l’année 2006 de déclarer des transactions réalisées avec des billets de 500 euros, ainsi que des mouvements de plus de 10.000 euros auprès de l’Oficina Nacional de Investigación del Fraude (ONIF), une instance chargée de lutter contre la fraude.

Sur le plan pratique, les institutions financières devront identifier les auteurs de mouvements de trésorerie au moyen de leur numéro d’identifiant fiscal (NIF ou ID, selon qu’il s’agit d’entreprises ou de particuliers). Elles devront motiver les mouvements de montants supérieurs à 10.000 euros, ou la valeur nominale des billets utilisés. Les inspecteurs des impôts souhaitent également que l’on étende cette mesure aux opérations réalisées avec des billets de 200 euros. Le gouverneur de la Banque d’Espagne, Luis Linde, a déclaré qu’il n’avait pas de critères clairs sur ce sujet.

En février, la quantité de billets de 500 euros en circulation s’élevait à 39,6 millions d’euros, son plus bas niveau depuis 2005, en chute de 12,9% par rapport à 2013, indique la Banque d’Espagne. Leur nombre a constamment baissé sur les 20 derniers mois. Au total, la masse de billets en circulation en Espagne atteint 52,858 millions d’euros, ce qui signifie que les 79 millions de billets de 500 euros représentent les ¾ de cette masse.

L’Espagne est d’ailleurs le pays où ils sont le plus utilisés. En 2008, le New York Times avait publié un article qui indiquait qu’en 2006, un quart des billets de 500 euros se trouvaient en Espagne, alors que l’économie de ce pays à cette époque ne représentait que 11,5% du PIB de l’ensemble de la zone euro. Le journal affirmait que cette concentration témoignait de l’existence d’une importante économie souterraine dans le pays.

Express.be

Union européenne. Un grand écart salarial entre les pays membres

Le coût horaire de la main d’œuvre dans l’UE a varié de un à dix en 2013, passant de 3,7 euros en Bulgarie à 40,1 en Suède, a indiqué Eurostat.

Eurostat, l’institut de statistiques de la Commission européenne a établi l’indicateur du coût horaire moyen de la main-d’œuvre à 23,7 euros dans l’Union Européenne dans la zone euro, en progression dans les deux cas de quelque 10% par rapport à l’année de référence 2008.

Neuf pays, tous issus de l’ex-bloc de l’est, étaient en dessous de la barre des 10 euros. Les mains d’œuvre bulgare et roumaine ont été les plus mal loties respectivement à 3,7 et 4,6 euros, en dépit d’une augmentation de 44% et 32,8% depuis 2008. La Grèce s’est rapprochée de ce bloc en 2013, avec un coût horaire tombé à 13,6 euros.

À l’opposé, le coût horaire de la main-d’œuvre caracolait à 40,1 euros en Suède, suivie du Danemark (38,4), de la Belgique (38), du Luxembourg (35,7) et de la France (34,3).

Les coûts de la main-d’œuvre comprennent les salaires auxquels s’ajoutent les coûts non salariaux, tels que les cotisations sociales. La part de ces coûts non salariaux s’est établie à 23,7% dans l’UE et à 25,9% dans la zone euro, variant de 8% à Malte à 33,3 en Suède. En France, ils ont compté en 2013 pour un tiers du total, contre un cinquième pour l’Allemagne et 15% pour le Royaume-Uni.

Pour lutter contre les abus découlant de ces écarts salariaux, les institutions européennes ont conclu début mars un accord de principe visant à encadrer le détachement de travailleurs européens.

Ouest France

Immigration : les chiffres qui démontent les clichés (Belgique)

Lors d’une conférence qu’il a donnée à la Société royale d’économie politique de Belgique, Frédéric Docquier, chercheur au FNRS et professeur d’économie à l’UCL, a cassé certains mythes. La pression migratoire est forte et s’est accrue depuis les années 60. Au niveau mondial, le nombre de migrants est passé de 92 millions en1960 à 211millions en 2010. Toutefois, la proportion des migrants par rapport à la taille de la population mondiale reste stable (environ 3 %).

On constate que, souvent, le sujet des migrations véhicule de fausses assertions qui ne sont pas validées par la réalité économique. « Traditionnellement, en Europe, on considère l’immigration comme un problème. L’idée que l’on reçoit de nombreux immigrants peu qualifiés est largement répandue. De même, les personnes sondées lors d’enquêtes d’opinion estiment que l’immigration a un effet négatif sur l’emploi et sur les salaires. L’idée que l’immigration a un impact négatif sur la criminalité et sur le déficit budgétaire est aussi ancrée dans les mentalités. Il en résulte des pressions pour réguler l’immigration, la décourager ou encore pour sélectionner les migrants à l’entrée » , note Frédéric Docquier.

[...] Les effets sur l’emploi et sur le niveau des salaires des natifs sont faibles voire même plutôt positifs » , ajoute Frédéric Docquier. L’immigration augmente aussi la taille d’un marché : il y a plus de consommateurs. Elle favorise l’entrepreneuriat, la diversité et la productivité totale des facteurs économiques. « En moyenne, les coûts économiques de l’immigration sont non confirmés. L’immigration non restrictive pourrait devenir coûteuse mais il n’y a aucune raison économique de réduire les migrations [...] .

La Libre

Bœuf: L’abattage rituel, un atout économique pour la France

Améliorer les ventes de viande bovine hors de France. C’est l’une des priorités du gouvernement, qui installe ce lundi le premier «comité export» de la filière. Concrètement, les professionnels du secteur et les pouvoirs publics se réunissent pour définir les moyens de mieux travailler ensemble et ainsi davantage aider les entreprises dans leur conquête de nouveaux marchés à l’international.

L’enjeu est capital: la consommation de bœuf s’érode en France depuis la crise de la vache folle et la chute s’accélère encore depuis deux ans, avec un recul des ventes de -2% en 2012 et de -3% en 2013. Les abattoirs n’y résistent pas: en dix ans, une centaine d’entre eux ont fermé leurs portes.

La Turquie, Dubaï et bientôt, la Malaisie

Du coup, «pour maintenir une production dans notre pays, l’export s’impose comme un relai de croissance incontournable», lance Dominique Langlois, président de l’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev). Et dans cette perspective, la viande casher mais surtout halal produite en France est une vraie chance.

«A l’origine, les abattoirs français se sont lancés dans l’abattage rituel pour répondre à la demande des pays du Maghreb», rappelle Hervé des Déserts, directeur de la Fédération des industries et du commerce en gros des viandes (FNICGV). «Ces pays sont toujours une priorité, mais pour nous développer, nous devons exporter sur de nouveaux marchés dynamiques, et ce sont bien souvent des pays musulmans.»

20 Minutes

Visite économique belge en Arabie saoudite

Une mission économique pilotée par la princesse Astrid a pris la direction de l’Arabie saoudite ce samedi. 353 participants, c’est beaucoup pour une seule mission.

Les femmes belges qui participent à la mission enfilent leur abaya, la longue robe noire traditionnelle qui doit effacer leurs formes et cacher leurs chevilles. « On nous avait conseillé de la mettre dans l’avion », explique Anne Schréder, administratrice du groupe Schréder. Autour du cou, un châle s’impose également. « J’étais étonnée que le port du voile, sur la tête, ne soit pas obligatoire, mais on m’a suggéré de le porter quand même lors de ma rencontre avec notre partenaire saoudien. » [...]

« Veuillez vous placer derrière le paravent », me glisse poliment un employé à mon arrivée dans la salle du briefing. La salle comporte deux colonnes de chaises. Les deux seules femmes assises au premier rang sont la princesse Astrid et la ministre bruxelloise de l’économie Céline Frémault. Les autres femmes sont priées de s’asseoir sur les derniers rangs, derrière des paravents en bois [...].

Et pourtant les connaisseurs voient dans ces paravents, une « ouverture ». Qaisar Hijazin connaît bien l’Arabie saoudite depuis plus de 20 ans. Il est le secrétaire général de la chambre de commerce Belgique-Luxembourg-pays arabes. « L’Arabie Saoudite est un pays très traditionnel qui applique la religion islamique de façon très rigoureuse. Mais avec l’arrivée des derniers rois, il y a une ouverture lente qui émerge. Les femmes sont entrées au parlement, elles sont aussi nombreuses dans le monde des affaires. Il y a quelques années, c’était impensable pour les hommes et les femmes d’être dans la même salle! Je vois dans ces petites ouvertures entre les paravents, autant d’ouvertures de la société saoudienne… « .

Un pays où il fait bon investir ?

[...] La Belgique tente de conforter des relations commerciales déjà bien ancrées avec un pays très riche. Nous exportons beaucoup vers l’Arabie saoudite qui est le 29ème client de la Belgique et c’est également notre 34ème fournisseur. Les échanges commerciaux sont évalués à 1 milliard et demi d’euros avec une balance en faveur de la Belgique. En tout, environ 1500 entreprises belges commercent avec l’Arabie saoudite. » Essentiellement dans le secteur de la pharmacie et de la chimie (pour un tiers des exportations), puis les machines pour la construction, ensuite, le secteur de la construction lui-même.

RTBF

Europe : 172 millions d’euros d’aides à l’Algérie

Développement local durable et action sociale dans le nord-ouest algérien.

Pour la réalisation de ce programme, l’UE vient d’accorder 20 millions d’euros à l’Algérie.

La Commission européenne a approuvé le programme d’appui au développement local durable et de l’action sociale dans le nord-ouest de l’Algérie. D’une enveloppe estimée à 20 millions d’euros, ce programme a pour objectif global de contribuer à la réduction des disparités sociales et économiques des communes et wilayas concernées grâce à leur développement intégré et durable.

(…)

L’on s’intéresse, en outre, de manière plus concrète au suivi de l’impact de développement sur l’environnement. Il faut noter que les engagements financiers en faveur de l’Algérie s’élevaient à 242,1 millions d’euros durant la période 2007-2011. Le programme indicatif national pour l’Algérie pour la période 2011-2013, qui définit l’ensemble des interventions financées par l’UE en Algérie, bénéficie au total d’une enveloppe de 172 millions d’euros au titre de l’Instrument européen de voisinage et partenariat. Le présent programme fait partie intégrante du programme indicatif national.
En 2012, 34 millions d’euros ont été engagés pour le programme environnement.

Liberté Algérie 

Rappel :

Algérie, 2ème réserve en devises étrangères dans le monde arabe

Avec plus de 190 milliards de dollars de réserves, l’Algérie se classe en 2ème position, derrière l’Arabie Saoudite, en matière de réserves de devises étrangères dans la région MENA (Afrique du Nord et Moyen-Orient); l’Irak se hisse à la 3ème place mais très loin parce qu’il ne compterait que 55,7 milliards de dollars.

Afrique : La préférence nationale est à l’ordre du jour

[extrait] La préférence nationale est à l’ordre du jour en Afrique. « Africaniser l’économie » est un débat qui traverse actuellement l’ensemble du continent.

Le Ghana devrait bientôt adopter une loi obligeant les investisseurs étrangers à ouvrir 30 % de leur capital à des entreprises du pays. La Côte d’Ivoire réfléchit à l’instauration de quotas réservés à la sous-traitance locale. Le Mozambique a déjà introduit une contrainte similaire auprès des groupes miniers. La Guinée tente de faire de même.

L’Afrique ne fait aujourd’hui qu’emboîter le pas aux économies sud-américaines ou asiatiques. Le Brésil, le Chili ou la Malaisie ont par exemple multiplié les expériences de « local content » ces cinq dernières années.

Le Nigeria est l’un des pays subsahariens qui ont poussé le plus loin le concept de préférence nationale. Bien décidé à maximiser les retombées de sa filière extractive, le pays s’est inspiré des exemples norvégien et brésilien pour promulguer en avril 2010 le Nigerian Content Act, première loi du genre sur le continent.

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