L’Élysée veut placer Anne Lauvergeon chez EADS

François Hollande souhaite que l’ancienne patronne d’Areva devienne présidente du groupe européen d’aéronautique.

Va-t-on vers une nouvelle crise au sein d’EADS ? Après avoir trouvé un accord pour faire évoluer la structure actionnariale de la maison mère d’Airbus en décembre dernier, la France et l’Allemagne ont dressé la liste de leurs représentants au nouveau conseil d’administration qui comptera douze membres. Sur ce total, il y aura quatre Allemands et quatre Français. Du côté allemand, tout est réglé. Du côté français, l’Élysée est décidé à imposer son choix quitte à, d’emblée, bafouer la nouvelle gouvernance qui vise à faire d’EADS une entreprise normale. C’est-à-dire qui ne soit pas soumise aux desiderata des États. L’Élysée a transmis il y a plusieurs semaines, sa liste à EADS.

(…) Le Figaro

2013 : Comment l’Union européenne espionnera ses citoyens

Biométrie, vidéosurveillance, drones, détection des comportements anormaux, modèles mathématiques pour identifier des suspects… L’Union européenne finance plus de 190 programmes de recherche sur la sécurité et la surveillance. Au grand bénéfice des industriels, qui recyclent les technologies militaires pour surveiller les populations. Alors qu’un nouveau programme de recherche est en cours de discussion à Bruxelles, l’Europe continuera-t-elle à céder aux lobbys industriels et à investir des milliards dans le marché de la sécurité ?

Ils portent des noms étranges : Tiramisu, Pandora, Lotus, Emphasis, Fidelity, Virtuoso… En apparence, ce sont d’inoffensifs acronymes. En réalité, ils cachent 195 projets européens de recherche dans le domaine de la sécurité et de la surveillance. Des projets relativement inquiétants pour nos libertés. Et financés par l’Europe dans le cadre de partenariats public-privé.

Tout est bon pour combattre « le terrorisme et d’autres activités criminelles comme le trafic d’êtres humains ou la pornographie pédophile ». Et assurer la sécurité des citoyens… Sauf qu’il s’agit aussi avec Indect de détecter « automatiquement » (sic) les comportements suspects, à partir d’images de vidéosurveillance, de données audio ou échangées sur le net. Bienvenue dans Minority Report !

Exemple le plus emblématique : le projet IndectSystème d’information intelligent soutenant l’observation, la recherche et la détection pour la sécurité des citoyens en milieu urbain »), lancé il y a quatre ans, dénoncé fin octobre par des manifestations dans toute l’Europe. Indect vise à permettre une « détection automatique » des menaces et des situations dangereuses – comme les cambriolages – ou « l’usage d’objets dangereux » – couteaux ou armes à feu.

Détecter les comportements « anormaux »

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L’Europe menacée de marginalisation militaire

De nombreux pays de l’Union européenne ne pourront plus financer d’ici quelques années des secteurs essentiels de leurs forces armées, en particulier l’armée de l’air, sauf s’ils y investissent davantage d’argent et coopèrent plus étroitement sur les questions de défense, estime le général suédois Hakan Syren, le président du Comité militaire de l’UE.

Pour lui, la hausse des coûts, le manque d’efficacité et les coupes budgétaires pnt mené la défense européenne dans une situation critique. Il se dit également favorable à la fusion envisagée entre le groupe industriel franco-allemand EADS et le Britannique BAE Systems, qui créerait un géant de l’aérospatiale et de la défense avec des vendes cumulées de 93 milliards de dollars. Ce serait « un grand pas en avant » en vue d’une optimisation des efforts, a estimé Syren au cours d’un séminaire organisé à Bruxelles par la présidence chypriote de l’UE.

Hakan Syren pense en effet, à l’instar de nombreux experts de la défense, que les gouvernements européens dispersent leurs efforts en décidant de spécifications nationales pour leurs équipements militaires plutôt que de les standardiser à l’échelle européenne.

« Les capacités militaires des Etats membres de l’UE sont en chute libre », a-t-il encore affirmé. (…)

Le Monde

Qatar : et maintenant Total

Le Qatar poursuit ses investissements en France. Après le sport, les hôtels, les droits télévisés de football et l’industrie, cet émirat du Moyen-Orient a en effet mis des billes dans Total.

Le Qatar est devenu le troisième actionnaire de Total en achetant au cours de l’été 2011 2% du capital du groupe pétrolier Total, première société française par la valorisation boursière, dont il figure désormais parmi les principaux actionnaires, affirme le quotidien économique Les Echos de mercredi. « Au cours actuel, cette participation vaut « plus de deux milliards d’euros« , ajoute le journal, qui ne précise pas ses sources. (…)

(…) Cet investissement est une nouvelle preuve de l’intérêt du riche émirat gazier du Qatar pour la France,

après son rachat de la totalité du club de football Paris Saint-Germain, la reprise des palaces cannois Carlton et parisien Royal Montceau et la razzia sur les droits télévisés de Ligue 1 menée par sa chaîne de télévision Al-Jazira Sports.

Dans l’industrie, il possède déjà 5,6% du constructeur Vinci, 5% du groupe de services aux collectivités Veolia Environnement et 7,5% du constructeur aéronautique EADS (Airbus).

Il est aussi devenu récemment le premier actionnaire du groupe de médias Lagardère, avec 10,1% du capital.

TF1 news

Délit d’initié record à New York : Raj Rajaratnam condamné à 11 ans de prison

Le patron fondateur du fonds d’investissement Galleon, Raj Rajaratnam, reconnu coupable de délits d’initié, qui lui ont rapporté près 72 millions de dollars, a été condamné à onze ans de prison, l’une des plus lourdes condamnations jamais infligées aux États-Unis dans une telle affaire. Selon le Wall Street Journal, depuis vingt ans aucun délit d’initié n’avait donné lieu à plus de dix ans de prison.

Les procureurs avaient demandé un minimum de dix-neuf ans et demi et un maximum de vingt-quatre ans et demi de prison pour Raj Rajaratnam. Le juge Richard Holwell a évoqué des problèmes de santé du milliardaire, qui souffre d’ »un diabète avancé conduisant à une défaillance rénale imminente », pour expliquer l’indulgence relative de la peine. [...]

Le Monde.fr

Le Qatar veut entrer au capital d’EADS et négocie avec Berlin

L’émirat du Qatar veut entrer au capital du groupe d’aéronautique et de défense européen EADS en achetant la moitié de la part à vendre du constructeur allemand Daimler et a entamé des négociations avec Berlin, affirme l’hebdomadaire Der Spiegel samedi.
Des membres du gouvernement qatari ont rencontré il y a deux semaines le ministre allemand de l’Economie, Philipp Rösler, pour de premières négociations, précise le magazine à paraître lundi. (…)

Selon Der Spiegel, l’objectif pour l’émirat est d’acquérir la moitié des 15% dans EADS mis en vente il y a quelques mois par Daimler et qui jusqu’ici n’ont pas suscité l’intérêt d’investisseurs potentiels.
Le gouvernement d’Angela Merkel souhaite l’entrée uniquement d’un investisseur allemand et la chancellerie serait prête le cas échéant à impliquer sa banque publique Kfw, selon le magazine.
Le ministère allemand de l’Economie voit néanmoins ce projet d’un oeil sceptique et préfère voir arriver un investisseur privé, éventuellement étranger, selon la même source.
Une source gouvernementale allemande avait indiqué à la mi-août que le gouvernement allemand s’est mis en quête d’un investisseur privé. (…)

Le Parisien

(Merci à Zatch)

Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

Suite et commentaires sur Fortune

Comment l’AMF a sauvé Lagardère et consorts

Une enquête de chercheurs suisses vient à point pour montrer les graves insuffisances de l’enquête menée par l’Autorité des marchés financiers sur les délits d’initiés éventuels des cadres dirigeants d’EADS.

Nickel chrome ! Arnaud Lagardère et tous les dirigeants d’EADS sont donc sortis blanchis de l’enquête diligentée par EADS sur les soupçons de délits d’initiés après l’annonce des retards de mise au point de l’Airbus A 380, en 2006. Après trois ans et demi d’investigations, l’Autorité des Marchés financiers (AMF) a refusé de suivre l’un de ses propres enquêteurs, Antoine Coureault lequel estimait que sept dirigeants devaient être sanctionnés. Pourtant, La Tribune avait révélé que les dirigeants de l’entreprise ont été les destinataires d’un document interne les informant des retards dès le 6 mars, deux semaines avant le début des cessions massives d’actions par les cadres dirigeants ! La décision de l’AMF ne va pas conforter sa crédibilité. Pour trois raisons …

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