Italie : les étudiants en master « Droits de l’Homme et Démocratisation »…

[extraits] Après plusieurs actions au sein même de leur master, quelques étudiants du master de Droit de l’Homme et Démocratisation de Venise ont décidé de se lever (…)

Guri Stooras, fondatrice du mouvement « Migrant Matters » [Les immigrés, ca compte] a choisi la solidarité aux immigrés, afin les migrants aussi puissent vivre dans la dignité.

« Ce que nous souhaitons, c’est porter un message au nom de tous les immigrés [pour] que les États aient à rendre des comptes, qu’ils aient enfin une responsabilité officielle lorsque ces personnes immigrant sur leurs terres se voient maltraitées.

(…) Nous recherchons tous le même but : que les immigrés bénéficient d’une protection adéquate, qu’eux aussi puissent profiter des droits « définis pour tous » . Nous devons parler, nous devons nous mobiliser afin de cibler l’aspect positif de l’immigration, de le partager et de sensibiliser l’opinion sur le bénéfice de cette nouvelle forme de multiculturalisme.

Une action toute simple regroupant quelques personnes criant, et frappant des mains dans les couloirs de Bruxelles entre deux conférences a eu un impact très positif.

Nous sommes des membres de la société civile ayant décidé de se battre pour une cause que l’on trouve noble. Nous sommes les citoyens du monde, nous votons donc nous avons le droit de manifester au nom de ce qui nous parait juste.

Nous avons développé quelques partenariats avec des ONG se battant pour les droits des sans-papiers.

Les campagnes de sensibilisation peuvent prendre du temps, j’ai eu des expériences totalement différentes en Afrique et en Norvège quand nous défilions à cause de l’impact du changement climatique. (…) (etc.)

Journal international

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« L’UE a joué un rôle déterminant dans la création et le soutien de masters en droits de l’homme et démocratisation dans de nombreuses régions du monde.» (lire)

 • Master « Droits de l’homme » à Strabsourg, à Lyon  2 , à Louvain , à Paris 10 , (…)

Occident/islam : Démocratie et charia sont-elles compatibles ?

Jocelyne Cesari, Directrice du programme «L’Islam en Occident» de Harvard, s’interroge sur la compatibilité entre l’islam et la démocratie dans les pays musulmans mais également en Occident.

Il y a peut-être un paradoxe apparent, mais les musulmans considèrent la démocratie comme le meilleur système politique. Des sondages effectués ces dernières années montrent que les musulmans aimeraient vivre dans une société démocratique : ils plébiscitent les élections libres, la liberté de parole et les droits de l’homme. Dans le même temps, ils reconnaissent le rôle important que joue la charia dans leurs vies.

A l’exception de groupes marginaux comme les muhajirun au Royaume-Uni, les musulmans de l’Occident ne cherchent pas vraiment à changer les régimes politiques des pays où ils habitent pour en faire des états islamiques. Deuxième résultat : de plus en plus les musulmans de l’Occident conceptualisent et intègrent la charia dans leur code moral personnel.

Ce n’est pas dire, pour autant, que toutes les tensions disparaissent. Le conflit continuel entre les interprétations de la charia et les normes sociales des démocraties laïques portent sur des domaines tels que la famille, le statut des femmes dans le mariage et le divorce et l’éducation des enfants. C’est désormais devant les tribunaux civils que les musulmans exigent la reconnaissance d’une spécificité «musulmane» qui n’est pas prise en compte dans le droit civil qui prévaut en Occident. […]

Les musulmans qui vivent en Occident comme pour ceux vivant dans des sociétés majoritairement musulmanes, souhaitent que leurs normes religieuses soient visibles dans leur vie personnelle et quotidienne. […]

oumma

ONU / Union Européenne : « le migrant n’est pas un criminel »

Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme des migrants, François Crépeau a fait escale au Parlement européen. Interview 

Q :  Les ONG de défense des droits de l’homme parlent d’une “Europe forteresse”.

F. Crépeau : Une chose est sûre : la conception qu’ont la plupart des Etats européens de la question migratoire est une conception sécuritaire. Ils ne sont pas les seuls, c’est vrai partout dans le monde. Ce n’était pas le cas il y a 30 ans.

Elle oublie l’autre volet de sa mission qui est d’aider les migrants dont la présence sur le territoire européen peut se justifier…

Les migrants – y compris ceux en situation irrégulière – ont les mêmes droits fondamentaux que les citoyens.

Ils devraient être traités exactement comme les autres citoyens.

Q : Ne règne-t-il pas une certaine opacité autour des conditions de rétention de ces personnes qui, a priori, n’ont rien commis de répréhensible ?

F. Crépeau : Ce que vous venez de dire est très important. Le migrant en situation irrégulière n’est pas un criminel. L’entrée irrégulière ou le séjour irrégulier est une violation d’une règle administrative, mais ce n’est pas un crime.

La détention préventive pour ces personnes, comme pour tout un chacun, n’est justifiée que si elles représentent un danger pour elles-mêmes ou pour d’autres ou si elles risquent de ne pas se représenter à une procédure ultérieure à laquelle elles sont convoquées. La Directive Retour européenne prévoit d’ailleurs que la détention soit un acte de dernier recours.

Tant que l’on n’a pas une ouverture à la migration légale pour les besoins du marché du travail européen, les migrants continueront à arriver irrégulièrement parce que ces employeurs ont de toute façon besoin d’eux.

lalibre.be

Livre : L’islam des Lumières est-il un mythe ?

Alors que l’euphorie ayant salué les printemps arabes laisse la place à une gêne silencieuse, Pierre Nora et Marcel Gauchet, que la déception n’empêche pas de penser, publient dans la collection accompagnant leur revue le Débat un ouvrage de Philippe d’Iribarne, « L’Islam devant la démocratie » (Gallimard) où il s’interroge sur les conséquences politiques induites par le Coran.

«Les sociétés attachées au respect des libertés individuelles et dont les catégories juridiques ignorent l’emprise du groupe sont démunies» face à la «contre-société islamique structurée autour d’une référence au halal» pour se protéger des règles dissolvantes de l’Occident.

Pour ce spécialiste de la mondialisation et du multiculturalisme, la progression de l’islamisme ne serait pas une réaction archaïque à la modernité, mais son produit. Loin d’être des «terroristes» hérétiques, les islamistes qui détruisent au Mali les mausolées édifiés par un syncrétisme mi-soufi mi-autochtone participent de l’«hégémonie d’un islam légaliste mondialisé» favorisé par l’alphabétisation, les pétrodollars des pays à législation coranique et les nouveaux moyens de communication.

Pourquoi, se demande Iribarne, cette modernité qui a contribué à la sécularisation du judéo-christianisme produit-elle l’inverse dans une aire musulmane humainement si diverse ? Après avoir examiné nombre d’hypothèses, il retient la dynamique propre du Coran qui sacralise la «certitude» et l’«unicité» comme objectifs primordiaux, mais aussi comme conditions de leur réalisation : le doute, le dialogue et le pluralisme passent pour des faiblesses. […]

Philippe d’Iribarne admet se retrouver sur les traces de Tocqueville, Weber, Lévi-Strauss, ou, plus récemment, Christian Jambet, et se demande pourquoi ce qui était dicible hier ne l’est plus. Il y voit l’effet d’une inculture profonde de nos sociétés sur l’islam – se traduisant chez ceux qui font l’opinion par le «dogme selon lequel toutes les religions se valent» – doublée de l’oubli de ce que peut être l’emprise religieuse.

Iribarne invite donc l’Occident à se déprendre d’une vision coloniale prétentieuse croyant à «la marche inéluctable, en tout point de la planète, vers l’avènement de la démocratie libérale».

Or, dire que des univers mentaux ne se ressemblent pas n’implique aucun jugement de valeur hiérarchique et il se pourrait que l’islam, qui affirme lui-même la supériorité de la certitude sur le doute, soit plus solide que l’Occident qui se coupe les cheveux en quatre. Les penseurs musulmans les plus fins expliquent sans détour que «la tradition de l’islam l’emporte sur la tradition occidentale» et que la valorisation du «peuple en corps» vaut mieux que le pluralisme des droits de l’individu, ce que confirme la Déclaration islamique universelle des droits de l’homme adoptée par le Conseil islamique pour l’Europe. […]

Marianne

MRAP : “Le Maroc ne mérite pas d’être membre du conseil”

Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), une association française non gouvernementale créée depuis 1949 par d’anciens résistants, a estimé, lundi dans une intervention orale devant la 23e session du Conseil des droits de l’Homme, que le Maroc s’est discrédité de toute possibilité de candidature au Conseil onusien des droits de l’Homme à cause de son rejet de l’inclusion de l’observation et de la protection des droits de l’Homme dans le mandat de la mission de l’ONU au Sahara Occidental. Le représentant de cette organisation, agréée comme “Association nationale d’éducation populaire” en France et dotée du statut consultatif auprès de l’ONU, a souligné que, par ce rejet, le royaume du Maroc “s’est disqualifié des élections au Conseil des droits de l’Homme”.

Rappelons que le Maroc est candidat pour les élections à la candidature du Conseil des droits de l’Homme de Genève, alors que l’Algérie est le candidat soutenu par l’Union africaine à ce même siège.

Le Mrap a ouvertement critiqué l’attitude incompatible du Maroc, qui refuse de permettre à l’ONU de protéger les droits de l’Homme au Sahara Occidental alors qu’il œuvre par tous les moyens pour intégrer le Conseil onusien censé être en charge de la promotion et la protection universelles des droits de l’Homme.

L’organisation française a, en conclusion, estimé qu’il est grand temps pour le Haut-Commissariat des droits de l’Homme “d’envoyer une équipe d’enquête au Sahara Occidental afin d’évaluer la situation des droits de l’Homme et la situation des organisations non gouvernementales” sahraouies, soulignant qu’il est nécessaire “d’inclure dans le prochain rapport annuel de l’Office (du Haut-Commissariat des droits de l’Homme) une section dédiée aux territoires non autonomes”, tel le Sahara Occidental. (…)

Liberté-Algérie

Le Royaume-Uni ne peut expulser un délinquant sexuel somalien en vertu des « Droits de l’Homme »


« Je ne m’en irai pas » : le Royaume Uni ne peut expulser un délinquant sexuel somalien en vertu des Droits de l’homme. Ahmed Hersi, Somalien sans-emploi, a coûté au Royaume Uni plus de 400 000 livres en aide juridictionnelle légale, frais de prison et allocations.

« Je ne m’en irai pas », dit-il. « Cela fait près de six ans que je suis visé par une procédure d’expulsion, dit-il. » J’ai incontestablement gagné le droit de faire réviser mon jugement. Comment puis-je être expulsé juste pour une bêtise? »

Hersi, 26 ans, est arrivé au Royaume-Uni à l’âge de 8 ans. Il vit à Small Heath avec sa famille de 20 personnes. Adolescent, il fut condamné à deux reprises à une période de mise à l’épreuve pour vol à l’étalage, puis condamné à trois ans de prison pour vol à l’arraché en 2005.

Durant son emprisonnement, les autorités ont établi un arrêté d’expulsion contre lequel Hersi a fait appel deux fois en vain.

Les services d’immigration étaient prêts à le mettre dans l’avion en 2007, mais le Somalien a porté l’affaire devant la Cour européenne des Droits de l’homme où les juges ont décrété que renvoyer Hersi dans son pays était contraire à ses droits.

L’année suivante, Hersi fut condamné pour agression sexuelle et écroué en 2011.

Cette histoire a déchaîné ceux qui font campagne pour que les cours de justice du Royaume Uni se réapproprient le pouvoir laissé aux mains de juges non élus à Strasbourg.

L’eurodéputé Gerald Batten a déclaré : « Nous ne devons pas être surpris que les criminels du monde entier soient attirés par le Royaume-Uni, vu que le gouvernement facilite leur entrée et que la Cour européenne des Droits de l’homme rend quasiment impossible leur expulsion.

Pour ajouter l’injure à l’insulte, quand nous échouons à nous en débarrasser, ils restent et vivent des allocations. »

Hier un porte-parole a déclaré : « Nous prenons toutes les mesures nécessaires pour expulser ceux qui ne respectent pas nos lois, et en 2012 nous avons ainsi fait partir 4500 étrangers.

Toutefois, l’expulsion peut être retardée quand les condamnés cherchent à contrarier la procédure ou nous attaquer sur le terrain des droits de l’homme. C’est pourquoi nous avons changé les lois, afin de compliquer la tâche aux criminels qui souhaitent contester juridiquement une expulsion. »

Express.co.uk – Merci Nesley pour la traduction et à tous ceux qui ont proposé leur version

La Déclaration des droits de l’Homme sera apposée sur la façade des écoles

La semaine dernière, un amendement prévoyait déjà que le drapeau tricolore et la devise «Liberté, Egalité, Fraternité» soient apposés sur la façade de tous les établissements scolaires.

Thierry Braillard, député du Rhône (PRG, lui proposait de rajouter également la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

Il a finalement obtenu gain de cause vendredi : toutes les écoles publiques et privées sous contrat devront donc afficher le texte fondamental de la Révolution française.

Lyon Mag

La GB pourrait dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme

La Grande-Bretagne devrait envisager de dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme, qui constitue un frein à la lutte du gouvernement contre le crime et au contrôle de l’immigration, a déclaré samedi la ministre de l’intérieur.

Le Parti conservateur au pouvoir critique depuis longtemps la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), dont la Convention, signée par Londres, constitue le texte fondamental.

Il lui reproche de porter atteinte à la souveraineté de la Grande-Bretagne. (…)

Zonebourse

L’OCI accuse Charlie Hebdo de violation des Droits de l’Homme

Alors que l’hebdomadaire français Charlie Hebdo a publié cette semaine sa Vie de Mahomet, en bande dessinée pourtant certifiée halal par l’illustrateur Charb (voir notre actualitté), le secrétaire général de l’Organisation de Coopération Islamique (OCI), parmi d’autres responsables musulmans, s’inquiète de la publication. Ekmeleddin Ihsanoglu a dénoncé, à l’occasion d’un communiqué en date du 3 janvier, ce qu’il considère comme « un autre cas de mauvais usage de la liberté d’expression ».

Pour le secrétaire général de l’OCI, la bande dessinée « enfreint les normes régissant la presse responsable et constitue l’exemple du mauvais usage de la liberté d’expression ». Le responsable ajoutant : « L‘incitation à la haine et à l’intolérance sous couvert de religion, et leur apologie à travers cette publication constitue une violation des lois et chartes internationales des droits de l’Homme. »

Soulignant la nécessité d’appliquer les dispositions et lois relatives à l’incitation à la haine et à la violence, en vigueur au sein de l’Union Européenne, Ekmeleddin Ihsanoglu sollicite une action du gouvernement français. (…)

Actualitté

La Kabylie rejette la « Françarabie »

Dans une déclaration rendue publique sur son site officiel, le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) a dénoncé le président français venu discourir en Algérie « face à l’un des parlement des plus illégitimes de la planète » [...] où « François Hollande a pris grand soin d’occulter  » la vérité qu’il est venu dire aux algériens ».

Il a sciemment dissimulé la question kabyle, la question des droits de l’homme, la question de la corruption, la question de la crédibilité de l’Etat algérien et la question du terrorisme qui n’en finit pas d’être résiduel, tout particulièrement en Kabylie, tout comme, étrange coïncidence, dans le territoire des Touaregs de l’Azawad. » dit la déclaration signée de son Secrétaire national aux relations extérieur, Hocine Azem. (…)

Siwel

Interdiction d’une manifestation devant le château, en France, du roi du Maroc

Quand la liberté de manifester se voit frappée d’interdiction en France, c’est la liberté d’expression sacralisée que l’on muselle, surtout celle des citoyens français de confession musulmane doublement choqués par le film anti-islam et les caricatures injurieuses du Prophète, et en l’occurrence d’opposants marocains à la monarchie absolutiste qui règne sans partage sur le royaume de l’Atlas.

Cette petite entorse à la démocratie, qui ne suscite aucune protestation des Cassandre passés maître dans l’art de jouer les démocrates en danger, ne s’applique qu’à une certaine catégorie de la population, et n’a pas épargné le  »Collectif pour la dénonciation de la dictature au Maroc » qui avait appelé les Marocains de toutes tendances confondues à se rassembler devant un château, propriété du roi du Maroc, situé à Betz, à 70 km de Paris, pour dénoncer les injustices du régime.

Mais il ne fait pas bon protester contre Mohammed VI dans la patrie des droits de l’Homme,

qui préfère bâillonner l’expression d’une vérité ô combien dérangeante au risque de ternir définitivement son blason, selon laquelle le Maroc utilise la torture dans son propre pays et contre des opposants impliqués dans le conflit au Sahara occidental, comme l’a déclaré le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, mardi dernier. (...)

Oumma

Le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe critique les lois visant les musulmans

Le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Nils Muiznieks, a appelé aujourd’hui les gouvernements européens à « renoncer aux lois et mesures visant spécialement les musulmans », comme la loi sur le voile intégral adoptée en 2010 en France.
« Les gouvernements devraient renoncer aux lois et mesures visant spécialement les musulmans et interdire la discrimination fondée sur la religion ou les convictions dans tous les domaines »
« De grands partis ont exploité la défiance à l’égard des musulmans en soutenant des mesures législatives restrictives dirigées contre cette population. En Belgique et en France, des lois prévoient (…) une amende ou « un stage de citoyenneté » pour les femmes portant un voile dans l’espace public », affirme-t-il.
Pour Nils Muiznieks, les musulmans d’Europe « se heurtent régulièrement à diverses formes de préjugés, de discriminations et de violence, qui renforcent leur exclusion sociale ».
Ainsi, selon une étude récente de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne citée par le commissaire, « un musulman sur trois a été victime de discrimination au cours des douze derniers mois », et « un quart des musulmans interrogés ont été arrêtés par la police l’année précédente ».

Niels Muiznieks condamne les contrôles d’identité au faciès, qu’il juge « non seulement discriminatoires, mais aussi contre-productifs ». Il appelle en outre les Etats à mener des recherches sur la discrimination à l’encontre des musulmans et d’autres groupes religieux s’appuyant « sur la collecte de données ventilées par origine ethnique, religion et sexe ».