« Il n’y a pas en France des droits supérieurs qui seraient accordés aux musulmans par rapport aux autres » (Soubré/RMC)

Les GG de RMC rebondissent sur ce sondage qui montre une amélioration de l’image du FN. Le débat s’articule autour du rejet de l’islam. Deux auditrices, dont l’une est de gauche, expliquent pourquoi elles sont sensibles aux idées du FN. L’une d’elles est moquée par les chroniqueurs. Avec Marie-Anne Soubré, Johnny Blanc et Laurent Hecquet.

Marie-Anne Soubré : « J’aimerais que vous me citiez les textes qui permettent aux étrangers d’avoir des droits que les Français n’ont pas ? »

Aline : « [...] Un étranger en situation irrégulière, il a droit à l’aide médicale d’Etat. »

Marie-Anne Soubré : « C’est vrai, absolument. »

Michèle : « J’habite dans un HLM. Et un appartement qui se libère, c’est un étranger qui va le prendre ! »

Olivier Truchot : « Comment vous savez que c’est un étranger ? C’est ça que je comprends pas… »

Michèle : « Parce que c’est le constat que je fais ! »

Olivier Truchot : « Vous avez regardé ses papiers, vous savez que c’est un étranger. »

Michèle : « … oui ! »

Socialisme, mondialisme et « vivre-ensemble planétaire »


• Article de Michèle Sirois, anthropologue québecoise, spécialiste en sociologie des religions

• Publié dans « Nouveaux Cahiers du socialisme »
• Titre original : L’universalisme menace-t-il la diversité culturelle ?
Extraits

Il devient impératif de définir des bases communes qui puissent prendre le relais de croyances religieuses et de valeurs culturelles qui nuiraient au développement du vivre-ensemble planétaire.

Les sociétés sont de moins en moins homogènes. Des flux migratoires très importants contribuent à métisser les sociétés. Il en résulte un intense brassage culturel qui, s’il est source d’enrichissement, peut aussi apparaître comme un facteur de déstabilisation, en particulier dans les pays occidentaux aux prises avec une démographie vieillissante, ou pour des groupes minoritaires qui présentent une fragilité culturelle particulière.(…)

On peut s’interroger sur l’avenir de la diversité culturelle dans ce contexte de mondialisation et de culture de masse. Partout sur la planète, l’homogénéisation culturelle (notamment à la faveur de la culture états-unienne) qui accompagne la mondialisation amène des populations qui subissent ce courant écrasant à craindre de perdre leur identité culturelle. (…)

Comment arriver à protéger l’identité des cultures Lire la suite

Tunisie : Les binationaux bientôt des «citoyens de pacotille» ?

Le gouvernement issu de la « Révolution de jasmin » envisage de restreindre les droits politiques des binationaux tunisiens. Une réforme qui suscite de nombreuses réactions …

Tout binational conscient de l’intérêt de la Tunisie ne pourra qu’être fier de participer le 24 juillet à l’élection de la première assemblée démocratique de l’histoire de la Tunisie, autant qu’il le sera le jour où il devra voter ailleurs pour favoriser l’avènement de gouvernements progressistes plus ouverts et plus attentifs aux relations euro-méditerranéennes.

Le Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL-France) s’insurge :

Les Tunisiens binationaux disposent d’ailleurs d’une légitimité de fait pour agir auprès des autres gouvernements dont ils sont les nationaux : en s’investissant dans l’action civique et politique, et en faisant naître entre ces deux mondes des relations bâties sur des bases plus saines.

[…] les Tunisiens binationaux, peuvent apporter beaucoup à la Tunisie : tout d’abord en faisant entrer dans notre pays des devises et des investissements dont il a grandement besoin, et ensuite en favorisant une pacification entre le monde arabo-musulman qui se réveille et se cherche et un Occident dont la frilosité inquiète.

FDTL-France

Ainsi, dans ma Tunisie nouvellement affranchie, les Tunisiens ayant une seconde nationalité sont amputés d’une partie de leurs droits civiques. Voici donc le Tunisien «pure souche» qui fait son apparition sur la scène post révolutionnaire et contraste avec une grande partie des Tunisiens «autres», faisant d’eux des citoyens de pacotille!

Le ministre de l’intérieur Mr Errajhi lors d’une conférence de presse a clairement signifié l’impossibilité pour un binational de fonder un parti ou de faire partie de son bureau politique au vu de la loi actuelle sur la constitution des partis.

Tuniso-Français j’ai été, en partie, déchu de mes droits civiques, et cela je ne saurai l’accepter non pas uniquement pour moi mais aussi pour ce pays qui mérite mieux que les relents scélérats et nauséabonds d’une histoire honteuse. […]

petitions24.net

Nîmes : la cour d’appel rejette la détention des sans-papiers au nom du droit européen

Le gouvernement est confronté à un nouveau casse-tête sur la question des étrangers en situation irrégulière, à la suite d’une décision judiciaire européenne interdisant l’incarcération des sans-papiers qui refusent d’être reconduits à la frontière.La cour d’appel de Nîmes a annulé vendredi la procédure de garde à vue d’un ressortissant tchétchène, placé en rétention, en application d’une décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) rendue le 27 avril. Des décisions similaires ont été rendues à Rennes et à Toulouse mais des arrêts contraires ont été pris à Paris et Marseille.

Fin avril, la CJUE, saisie par un tribunal italien, avait jugé illégal l’emprisonnement d’un sans-papiers au seul motif d’un séjour irrégulier. « Les États membres ne sauraient prévoir, en vue de remédier à l’échec des mesures coercitives adoptées pour procéder à l’éloignement forcé, une peine privative de liberté », selon elle. Le ministère de la Justice a indiqué qu’il préparait une circulaire qui va « préciser la portée » de la décision de la CJUE et qui « sera diffusée aux parquets dans les prochains jours ».[...]

La décision nîmoise « nous paraît logique et fondée juridiquement », a commenté Patrick Henriot, du Syndicat de la Magistrature (gauche). Le gouvernement avait pourtant estimé que la France n’était pas concernée par l’arrêt de la CJUE et qu’il continuerait de pénaliser le refus des reconduites à la frontière.[...]

Le Midi Libre

Etudiants étrangers et français : Faut-il différencier les droits de scolarité ?

Pour Stéphan Bourcieu, directeur général du Groupe ESC Dijon Bourgogne, la question des droits de scolarité des étudiants internationaux (hors UE) «mérite d’être mise sur la table» alors que la rigueur budgétaire est de mise. Une brèche dans la sacro-sainte notion d’ «égalité».

Rien ne justifie aujourd’hui que ce soit le contribuable français qui finance la formation d’un étudiant russe, chinois ou brésilien.

Si la formation est depuis longtemps un enjeu majeur en termes de formation intellectuelle et de lutte d’influence entre les nations, elle est également devenue depuis quelques années un enjeu économique mondial. Trop souvent considérée en France comme un coût, elle représente un marché considérable (plus de 2,5 millions d’étudiants internationaux comptabilisés en 2008 par l’Unesco), marqué par une croissance continue (62 % entre 1999 et 2007). Pour de nombreux pays, la capacité d’attirer des étudiants internationaux joue ainsi un rôle significatif dans leur balance commerciale.

Dans un tel contexte, il devient urgent de poser la question de la quasi gratuité des études pour les étudiants étrangers dans la plupart des établissements français d’enseignement supérieur. Cette question prend tout son sens quand on sait que la France accueille plus de 265 000 étudiants chaque année et se situe au troisième rang mondial derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Alors même que le coût des études universitaires en France avoisine les 8 000 euros par an, les étudiants internationaux payent des droits de scolarité identiques à ceux des étudiants français (de 130 à 550 euros), soit un différentiel de plus de 7 500 euros à la charge du budget de l’Etat. (…)

Suite sur Le Monde

Avec les Roms macédoniens, dans un squat à Limoges (video)

Avant la manifestation qui a eu lieu entre la Préfecture et la Mairie de Limoges, pour exiger «un logement pour tous», le Populaire a rencontré «chez eux» une famille de Roms macédoniens dont la demande d’asile a été refusée.

http://www.dailymotion.com/video/xg842l

Le Populaire

(Merci à James )

Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’État grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des États-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’État en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des États risquant la faillite.

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La fallacieuse théorie du libre échange et la diabolisation du protectionnisme

Marc Rousset, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou. Le continent paneuropéen face au choc des civilisations » (Editions Godefroy de Bouillon, 2009), critique le dogme du libre-échangisme et prône le rétablissement du protectionnisme.

«  De tous les dogmes économiques, le libre-échange est celui sur lequel les néo-libéraux sont le plus intraitables. Formulé il y a presque deux siècles dans le contexte théorique de l’immobilité des facteurs de production (capital et travail) et de la division internationale du travail, il est toujours présenté comme le nec plus ultra de la modernité, et comme la recette du développement et de la croissance.

Ses hérauts ont réussi le tour de force de le pérenniser dans un contexte exactement contraire à celui de sa conception : aujourd’hui, le capital ne connaît plus aucune entrave à sa circulation internationale et la main d’œuvre devient, elle aussi, de plus en plus mobile. Quant à la division internationale du travail, elle appartient au passé, avec la multiplication des entreprises mettant en œuvre des technologies de pointe dans les pays à bas salaires. L’économie mondiale est devenue un bateau ivre, sans gouvernail.

(…) Alors que le discours dominant du journalisme économique proclame depuis deux décennies que le protectionnisme est le mal absolu, les travaux scientifiques les plus récents aboutissent à un résultat inverse. Il y a donc discordance entre les discours économiques médiatiques et le discours scientifique.  »

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