Pierre Jovanovic invité de Radio Courtoisie

Le Libre Journal de Didier Rochard recevait le 25 Mars 2012, Pierre Jovanovic, journaliste et écrivain, afin de commenter la crise financière en cours et les risques d’effondrement du Dollar et de l’Euro au travers d’un ouvrage publié aux éditions Le jardin des Livres : « L’effondrement du Dollar et de l’Euro, et comment en profiter » par James Turk & John Rubino.

Partie 1 :

http://www.dailymotion.com/video/xpp6hb

Suite et commentaires sur Fortune

Qui veut la peau de l’Euro ?

Laurence Parisot a dénoncé une « orchestration » outre-Atlantique des difficultés de la zone Euro. Investisseurs sans scrupule, vils spéculateurs, agences de notation, eurosceptiques… Mais pourquoi cet acharnement contre la monnaie unique ? Première partie de notre série en deux volets consacrée aux responsables de la crise de l’Euro.

L’Euro n’est pas encore mort.

Depuis plusieurs mois, on a pourtant pu assister à une série d’attaques en règles, coordonnées, d’une pluie de coups donnés avec l’intention de tuer.

Le ridicule s’y était mis aussi. Les Islandais, à moitié ruinés et sombrant dans les eaux froides du nord de l’Atlantique, déclaraient qu’ils retiraient leur candidature à l’Euro. Les Tchèques racontaient à qui voulait l’entendre que le pire n’était pas passé loin : ils avaient failli adhérer à la Zone Euro. Les Finlandais faisaient comprendre à la finance mondiale, qu’ils étaient dans l’Euro, mais que si les Russes avaient proposé un rouble qui se tienne… Ainsi, en un an, tous ceux qui voulaient en être se sont mis à le fuir, et tous ceux qui viennent d’arriver se demandent s’ils peuvent rembobiner la pellicule. »

Chronologie et moyens de l’attentat anti-Euro

Suite et commentaires sur Fortune

La crise entre dans la phase de décote généralisée des dettes occidentales

LEAP – Crise systémique globale : 30.000 milliards de dollars d’actifs fantômes vont disparaître d’ici début 2013. Nous arrivons vers la fin du second semestre 2011 et 15.000 milliards d’actifs-fantômes se sont bien envolés en fumée depuis juillet dernier. Ce processus va se poursuivre au même rythme tout au long de l’année en venir.

Avec la mise en place de la décote de 50% sur les dettes publiques grecques, la crise systémique globale entre dans une nouvelle phase : celle de la décote généralisée des dettes publiques occidentales et de son corollaire, la fragmentation du marché financier mondial. 2012 va voir une décote moyenne de 30% de l’ensemble des dettes publiques occidentales auquel s’ajoutera un montant équivalent de disparition d’actifs des bilans des établissements financiers mondiaux.

Concrètement, le LEAP anticipe donc la disparition de 30.000 milliards d’actifs-fantômes d’ici le début 2013 et l’accélération courant 2012 du processus de partition du marché financier mondial en trois grandes zones monétaires de plus en plus déconnectées : dollar, euro, yuan. Ces deux phénomènes se nourrissent l’un l’autre.»

Ils vont notamment être à l’origine de la baisse de 30% de la devise US en 2012, sur fond de forte réduction de la demande de dollars US et d’aggravation de la crise de dette publique US. La fin 2011 va donc voir, comme prévu, le détonateur des dettes publiques européennes déclencher l’explosion de la bombe US.

Suite et commentaires sur Fortune

Franc suisse : record face au dollar

Le franc suisse a atteint lundi un nouveau plus haut historique face au dollar, en raison des inquiétudes qui pèsent sur la dette américaine, et poursuivait sa tendance haussière face à l’euro. A 12H43 (10H43 GMT), la monnaie helvétique s’échangeait à 0,8021 franc pour un dollar, un nouveau record après le plus haut de 0,8087 CHF/USD atteint mi-juillet.

Face à la monnaie unique européenne, la devise suisse s’échangeait à 1,153 franc pour un euro à la mi-journée, reprenant sa tendance haussière après un bref relâchement en fin de semaine dernière. « L’octroi d’un nouveau plafond d’endettement pour permettre au Trésor américain de répondre à ses obligations est l’événement majeur qui va nous occuper dans les deux semaines à venir », ont estimé les analystes de Pictet.

« Le dollar s’est retrouvé sous pression dans les premiers échanges en Asie, car Démocrates et Républicains n’ont pas réussi à parvenir à un accord » sur le relèvement du plafond de la dette, ont souligné les spécialistes de la Banque cantonale de Zurich (ZKB). Selon ces derniers, le franc suisse va continuer à être recherché comme valeur refuge, même après le soulagement apporté jeudi par l’accord en Europe pour un nouveau plan d’aide à la Grèce.

Le Figaro

L’improbable refonte du système monétaire international

En 2008, au paroxysme de la crise économique et financière, le chef de l’État français, Nicolas Sarkozy, avait tapé du poing sur la table et plaidé pour l’organisation d’un nouveau Bretton Woods pour refonder un système monétaire international inadapté au monde actuel. L’an dernier, au G20 de Séoul, les pays émergents, Brésil en tête, dénoncent le risque de guerre des changes, accusant les États-Unis de conduire délibérément une politique d’affaiblissement du dollar.

Les pays membres du G20 (cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Du coup, l’un des chantiers prioritaires de la présidence française du G20, considéré il y peu avec une certaine condescendance relevant d’une énième idée farfelue française de vouloir tout réglementer, a pris une tout autre dimension. Le sujet n’est plus tabou. Tous les membres du G20 en conviennent : l’organisation monétaire internationale doit être revue.

Suite et commentaires sur Fortune

La croisée des trois chemins du chaos mondial

Le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique présente ses trente-deux anticipations pour l’année 2011. Le LEAP estime que l’année à venir sera, en tout état de cause, une année impitoyable, car elle va en effet marquer l’entrée dans la phase terminale du monde d’avant la crise.

Depuis septembre 2008, moment où l’évidence de la nature globale et systémique de la crise s’est imposée à tous, les États-Unis et, derrière eux, les pays occidentaux, se sont contentés de mesures palliatives, qui n’ont fait que masquer les effets de sape de la crise sur les fondements du système international contemporain. 2011 va marquer le moment crucial où, d’une part, ces mesures palliatives voient leur effet anesthésiant s’évanouir tandis que, au contraire, vont brutalement surgir au premier plan les conséquences de la dislocation systémique de ces dernières années.

En résumé, 2011 va être marquée par une série de chocs violents, qui vont faire exploser les fausses protections mises en place depuis 2008 et qui vont emporter un à un les « piliers » sur lesquels repose depuis des décennies le « Mur Dollar », phénomène analogue à celui de la chute du Mur de Berlin qui entraîna, dans les années suivantes, l’effondrement du bloc communiste, puis celui de l’URSS.

Suite et commentaires sur Fortune

Pourquoi la Chine joue au sauveur de la zone euro

Pékin, grand sauveur de la zone euro ? « Nous sommes prêts à aider les pays de la zone euro à surmonter la crise financière et à réussir leur reprise économique », a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères. « A l’avenir, l’Europe sera un de nos principaux marchés pour investir nos réserves de change ». Décryptage d’un geste plus politique que financier.

Er Lang Shen, héros mythologique chinois, grand chasseur de démons

Les réserves de change chinoises, qui s’élèvent à 2.648 milliards de dollars, sont les premières mondiales. Si elle place traditionnellement la majorité de son excédent en dollars, elle cherche de plus en plus à diversifier son portefeuille afin de s’assurer contre une chute du billet vert. 26% de ses réserves seraient ainsi déjà en euros.

Suite et commentaires sur Fortune

Euro faible: ne rêvons pas!

L’euro est tombé le 4 juin sous les 1,20 dollar, pour la première fois depuis plus de quatre ans. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la croissance européenne.

La monnaie unique européenne continue sa dégringolade face notamment au dollar. Elle est tombée vendredi 4 juin sous les 1,20 dollar pour la première fois depuis quatre ans.

Du grand doute sur la construction européenne au procès d’une Allemagne égoïste et dominatrice, de la crainte de voir la Grèce faire défaut au risque d’une faillite d’une caisse d’épargne espagnole, de la peur de l’effet de dominos sur les autres États du sud de l’Europe à la litanie des plans de rigueur, les économistes rebondissent de modes en théories éphémères, de lectures partielles de la crise en affirmations sans lendemain.

Mais on verse d’un excès dans un autre en pensant qu’après avoir été la raison de nos maux quand il était fort, l’euro faible est la solution à tous nos problèmes. Certes, il peut aider à compenser l’impact récessif de l’austérité. Mais on est loin d’un retour à une économie normale qui créé des emplois.

Suite et commentaires sur Fortune

L’Europe annonce la «deuxième phase de la crise financière»

Selon Nouriel Roubini, la Grèce, «insolvable», devra «inévitablement annoncer une restructuration de sa dette». A l’en croire, la situation va forcer l’euro à plonger «sous la parité avec le dollar», peut-être «dès l’an prochain».

Le célèbre économiste new-yorkais craint que les plans d’austérité envisagés pour réduire les déficits ne conduisent à une seconde récession. La Grèce n’échappera pas à une restructuration de ses dettes. Avec la crise de la dette en Europe, «nous entrons dans la deuxième phase de la crise financière mondiale», prévient le professeur de l’université de New York qui s’est déjà illustré en prévoyant la crise des «subprime».

Les pays dont la politique monétaire est orchestrée par la Banque centrale européenne ne peuvent «monétiser» leurs dettes, c’est-à-dire faire tourner la planche à billets pour éponger leurs emprunts, comme aux États-Unis. L’alternative – hausses d’impôts, coupes des dépenses publiques – leur promet donc «au mieux une reprise anémique, en forme de U, et au pire une replongée dans la récession».

Suite et commentaires sur Fortune

Après la Grèce, l’Espagne inquiète les marchés financiers

Les craintes sur l’Espagne font chuter les Bourses internationales et l’euro. A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 3,64%, son plus bas niveau depuis 2 mois. Les rumeurs de dégradation de la note de l’Espagne continuent d’inquiéter les marchés. Mais, outre une crise économique, l’Espagne vit aussi une crise morale.

L’UE et le FMI viennent tout juste de débloquer une aide financière à la Grèce et voilà que les marchés s’affolent à nouveau. L’Espagne est cette fois-ci dans leur collimateur.

Des rumeurs selon lesquelles d’autres agences de notation allaient dégrader la note de l’Espagne et selon lesquelles Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI continuent de faire tanguer les marchés financiers. Moody’s et Fitch ont pourtant assuré mardi que cette dernière restait pour l’instant la plus élevée possible, le fameux triple AAA.

La semaine dernière, l’agence de notation Standard and Poor’s, a dégradé la note de la dette à long terme de l’Espagne. Leurs spécialistes estiment que la croissance morose du pays risque d’empêcher le gouvernement de réduire des déficits qui ont explosé à 11,2% du PIB en 2009.

Suite et commentaires sur Fortune

Grèce : les 3 mensonges des médias et des experts (1)

«Les Grecs vivent au dessus de leurs moyens.» «L’économie allemande est plus vertueuse.» «L’Euro nous protège de la crise.» Ces trois affirmations font partie du mantra néolibéral répété en boucle par les économistes invités sur les plateaux. L’économiste Jacques Sapir démolit consciencieusement ces pétitions de principe.

La Grèce serait l’homme malade de la zone Euro

Les récents événements en Grèce et dans la zone Euro ont donné lieu à beaucoup de commentaires, au sein desquels on peut constater que certains mythes ont la vie (très) dure. Sans prétendre leur faire la peau définitivement, il convient de rappeler ici certains faits, par sympathie pour les travailleurs grecs mais aussi par amour de la vérité.

La presse allemande, et même française, a usé de termes, en réalité, bien plus injurieux. On se souvient des « cueilleurs d’olives » et même de l’exécrable calembour (la « mauvaise Grèce ») par lequel un quotidien français s’est déshonoré. Il convient de rétablir ici les faits.

Suite et commentaires sur Fortune