En France, un quart des SDF travaillent

Selon une étude de l’Insee, 24% des sans-domicile adultes francophones travaillent, mais le plus souvent occupent des emplois « très précaires ».

Un quart des sans-domicile adultes francophones (24%) travaillent, mais le plus souvent occupent des emplois « très précaires », relève l’Insee dans une étude publiée mardi 8 avril.
Au total, près des deux tiers (63%) des sans-domicile sont considérés comme actifs, avec 39% au chômage ou en recherche d’emploi recensés par cette enquête menée auprès des utilisateurs francophones des services d’hébergement et de distribution de repas, en janvier et février 2012, par l’Insee et l’Ined

Parmi les 37% d’inactifs, figurent, selon l’Insee, des personnes élevant des enfants, des retraités, invalides, demandeurs d’asile ou sans-papiers non autorisés à travailler…

Challenges.fr

Strasbourg : La médiathèque Malraux envahie par les demandeurs d’asile

Plus de 1 700 demandeurs d’asile se sont présentés l’an dernier à Strasbourg. Les centres d’accueil n’ont que 600 places. Du coup, d’autres services publics prennent en charge une partie de l’accueil de ce public, dont les médiathèques.

Dans les centres (CADA), les demandeurs d’asiles attendent. Ils attendent encore et encore. L’administration française a besoin de 18 mois en moyenne pour accorder, mais la plupart du temps refuse, le statut de « réfugié ». Dans les CADA, des animations et des sorties sont parfois organisées à destination des quelques 600 demandeurs d’asile qui y sont hébergés à Strasbourg. Mais comme ils ont été 1 700 à débuter cette démarche en 2013, beaucoup n’y ont pas accès. Ceux là vivent leur attente dans des institutions publiques qui offrent des distractions, des lieux qui deviennent, à leur tour, des salles de transit dans un provisoire qui dure.

Médiathèque Malraux, mardi après-midi, il est 14h et les portes s’ouvrent enfin. Impatients, des petits groupes de personnes se faufilent avec hâte vers les ordinateurs et les guichets pour recevoir les casques qui leur permettront de regarder la télé, comme ce jeune couple de Yougoslaves qui vient tous les jours, dès l’ouverture. D’autres se dirigent vers la salle « musique » pour y choisir un CD et l’écouter, confortablement assis. Certains se sont dit bonjour et ont échangé quelques mots, à l’entrée de la médiathèque, mais chacun vaque à ses occupations une fois à l’intérieur.

[...] J’aime bien aller sur Internet pour regarder des clips et parler à des gens. On trouve tout sur Internet, c’est bien !  [...].

Sachet plastique à la main, faisant office de valise de fortune : chargeur de téléphone, courrier de la préfecture et brosse à dents, Ali (tous les prénoms ont été changés), un Pakistanais de 22 ans, est un habitué des lieux. Il est dehors depuis 8h du matin, depuis que l’ami qui l’héberge est parti travailler.

Les bibliothécaires ont l’habitude de voir défiler ce public en quête d’occupation journalière, après des nuits parfois passées dehors. L’un d’eux raconte : « Ils sont nombreux à venir pour avoir accès à Internet et à la télévision. L’abonnement est gratuit.

Rue 89

 

 

Metz : les demandeurs d’asile de retour au camp de Blida grâce au maire PS

Un nouvel enchevêtrement de tentes a pris forme avenue Blida à Metz. Coincées entre Pôle emploi et la Plateforme d’aide aux demandeurs d’asile (PADA), environ 140 réfugiés viennent d’être évacués pour des raisons sanitaires et de sécurité, ce jeudi 20 février 2014.
A peine quatre mois après le démantèlement du camp de Blida à Metz, celui-ci a été réhabilité et est à nouveau habité.

Le maire socialiste, Dominique Gros s’exprime sur le démantèlement du campement de Blida


On leur a expliqué qu’ils seront responsables, les conditions de vies seront celles qu’ils se feront, si demain les toilettes sont démontées, elles seront démontées, déclare Anoutchka CHABEAU, directrice départementale à la direction de la cohésion sociale, présente à l’entrée du site.

Ce mobilier rudimentaire, tentes, matelas, palettes et quelques jouets pour enfants est ici amélioré par un préfabriqué qui regroupe les sanitaires, un point d’eau et un accès à l’électricité.

« Ils sont pris en charge en terme d’accueil des demandeurs d’asile comme il se doit, avec les aides auxquelles ils ont le droit »

Une situation intenable pour les riverains
Le précédent campement, proche du PADA, se situait sur un parking non loin de bureaux et surtout du canal de la Moselle. Les conditions d’hygiène et de sécurité minimale y étaient inexistantes. Les ordures jonchaient le sol et aucun dispositif sanitaire n’avait été mis en place pour faciliter la vie des réfugiés.

Tout-Metz.com


A relire
Metz, Blida : les 123 demandeurs d’asile relogés avant la venue de Valls
Dossier complet : Metz : le camp de demandeurs d’asile est en train de se transformer en bidonville (màj, la justice demande un relogement d’urgence)
Metz (57) : clandestins de Bellecroix, expulsés par la Préfecture et relogés par la ville (Vidéos) Màj

Berlin veut freiner l’afflux d’immigrants venus des Balkans (MàJ vidéo « Gangs de l’Est)

Face à l’afflux de demandeurs d’asile venant des Balkans, l’Allemagne souhaite limiter le nombre de visas pour les Albanais, les Macédoniens, les Monténégrins, les Serbes et les Bosniaques. Ces arrivées massives commencent à inquiéter un nombre de plus en plus important d’Allemands. Des attaques de résidences dans lesquelles sont accueillies des demandeurs d’asile ont même eu lieu ces derniers mois. Pour rassurer une partie de la population, Berlin semble donc avoir décidé de limiter l’arrivée de certains étrangers.

Comment toutefois empêcher des habitants venant de l’espace Schengen de venir dans votre pays sans enfreindre les lois européennes ? Berlin avance en terrain miné…

L’Allemagne referme – un peu – ses frontières. Face à l’afflux massif d’immigrants qui viennent tenter leur chance dans l’économie la plus florissante d’Europe, Berlin a choisi de limiter drastiquement le nombre de visas qu’elle va accorder aux personnes originaires des Balkans. La République fédérale va ainsi classer l’Albanie, la Macédoine, le Monténégro, la Serbie et la Bosnie-Herzégovine comme des «pays d’origine sûrs», ce qui va permettre aux autorités de rejeter sans se justifier les demandes d’asile des personnes venant de cette région. […]

Notre voisin veut ainsi s’assurer de ne pas recueillir tous les malheurs du monde sur son territoire.

L’an dernier, l’Allemagne a abrité près de 7,6 millions de résidents étrangers, contre 7,18 millions en 2012. Les demandes d’asile ont, quant à elles, explosé de 64 % en un an pour atteindre 127 023 applications. Au mois de janvier, la hausse a atteint 76,7 % par rapport à l’année précédente. Les Serbes sont les plus nombreux à chercher refuge outre-Rhin. Et 90 % des 18 000 dossiers (+ 40 % en un an) reçus par les services publics concernent des Roms.

Les requêtes originaires de Bosniaques ont, pour leur part, augmenté de 104 % en douze mois. […]

Le Point

Immigration. Marine Le Pen : «On ne peut plus maintenir l’AME, les allocations journalières, le droit du sol»

Marine Le Pen a livré hier un réquisitoire exclusivement consacré à dénoncer l’immigration à Perpignan, ville «gagnable» pour le Front national où se présente Louis Aliot. Un sondage TNS Sofres-Sopra Group publié mercredi donne Jean-Marc Pujol large vainqueur avec 42% des suffrages d’une triangulaire contre Jacques Cresta (PS, 33%) et M. Aliot (25%).

La patronne du FN s’en est prise devant plus d’un millier de partisans à l’immigration, «sujet sur lequel on ne vous demandera pas votre avis.». «La France n’a plus les moyens d’accueillir correctement» les étrangers, a dit Marine Le Pen. On ne peut plus «maintenir» l’Aide médicale d’Etat, les allocations journalières, le droit du sol etc, a-t-elle listé.

Dans une ville où l’insécurité figure au centre de la campagne, où le rejet des travailleurs étrangers, notamment espagnols, est répandu, Marine Le Pen a répété sa volonté de mettre fin à «l’immigration de masse» et appelé à nouveau à un référendum sur le sujet. «Quand les grandes métropoles sont saturées, on ouvre les écluses en réclamant que les villes moyennes ou petites prennent leur part du fardeau» des demandeurs d’asile, « principale source d’immigration clandestine», a-t-elle déploré.

La «démarche» du FN contre l’immigration «n’est ni raciale, ni religieuse» assure-t-elle : «Notre exigence a toujours été l’amour de la France et la fierté d’y appartenir». […]

Le Figaro

UK : les demandeurs d’asile déboutés coûtent chaque jour 120.000 euros au contribuable

[résumé rapide + traduit] Grande-Bretagne. En attendant de quitter le territoire, les demandeurs d’asile déboutés reçoivent si nécessaire des allocations temporaires. Parfois pendant plus d’un an.

Le dispositif coute aux alentours de 120.000 euros chaque jour au contribuable anglais (100.000 livres).

« De la pure folie » déclarent des opposants. Un audit a par ailleurs révélé que chez ces demandeurs déboutés et censément « sans ressources », au moins 1 sur 10 montraient des « signes extérieurs de richesse ».

DailyMail

 

Metz : le camp de demandeurs d’asile est en train de se transformer en bidonville (màj, la justice demande un relogement d’urgence)

11 septembre 2013
Demandeurs d’asile de Metz : la justice demande un relogement d’urgence
La justice vient une nouvelle fois d’enjoindre la préfecture de Moselle de reloger les demandeurs d’asile qui séjournent dans des conditions précaires avenue de Blida.


Le collectif mosellan de lutte contre la misère a déjà tiré la sonnette d’alarme : il faut faire quelque chose pour les demandeurs d’asile logés dans des conditions «indignes et largement insuffisantes tant pour les sanitaires, les douches, le suivi social et administratif» à Metz.

Le tribunal administratif de Strasbourg demande à la préfecture de Moselle de reloger ces réfugiés. D’après sa décision, six familles avec enfants doivent avoir accès à un logement décent, sur les dix dossiers totaux.

Fin juillet une décision similaire avait déjà été ordonnée, permettant le relogement de dix familles avec enfants qui vivaient dans le même camp de fortune de l’avenue de Blida. La préfecture de Moselle ne cesse de son côté de répéter qu’elle est confrontée à la saturation des capacités d’accueil, ce que conteste le collectif mosellan de lutte contre la misère.

Au total, ce sont actuellement environ 450 personnes, dont beaucoup de jeunes enfants non scolarisés, qui vivent actuellement dans des conditions extrêmement précaires sur l’ancien parking des TCRM de Metz.


France 3


09 septembre 2013
Metz: les réfugiés toujours plus nombreux
Ils étaient 150 en juin. Les demandeurs d’asile installés dans un camp, à Metz, sont aujourd’hui trois fois plus nombreux.


Pour transformer un camp en bidonville, il suffit d’entasser toujours plus de monde sans rien changer aux installations sanitaires.
C’est exactement ce qui est en train de se passer à Metz, avenue de Blida. Les premières familles arrivées suite au démantèlement du camp de Metz-Bellecroix s’étaient installées dans des tentes et disposaient de douches et de toilettes a minima pour cent cinquante personnes.

Maintenant, trois fois plus d’hommes, de femmes et d’enfants venus des pays de l’Est s’entassent sur ce parking des employés de l’usine de traitement des ordures ménagères de la ville.
Pourtant, certaines familles ont déjà été relogées plus décemment, grâce aux actions en justice engagées auprès du tribunal administratif de Strasbourg. Mais chaque semaine, selon le Collectif mosellan de lutte contre la misère, des voitures et des camions viennent déposer ici des familles d’immigrants épuisés, complètement démunies. Ils viennent du Kosovo, d’Albanie, du Monténégro et même d’Arménie pour tenter de s’offrir un avenir.
Me Chebbale, qui instruit les dossiers à Strasbourg, est venue se rendre compte des conditions de vie de ses « clients ».

Elle a été assaillie de questions, de suppliques, auxquelles elle a tenté de répondre.
D’autres dossiers sont en cours d’instruction. Les réponses devraient tomber en début de semaine prochaine. L’urgent, selon les militants, étant d’organiser la scolarisation des enfants.



(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Le Républicain Lorrain


A relire :
- Metz. Des demandeurs d’asile mal logés attaquent l’État, le préfet condamné à reloger 5 familles
- Metz (57) : clandestins de Bellecroix, expulsés par la Préfecture et relogés par la ville
- Metz : 369 demandeurs d’asile albanais hébergés en urgence

Les logements d’urgence saturés par l’explosion des demandes d’asile

Les campements de fortune installés au cœur de Clermont-Ferrand mettent en lumière un dossier politiquement sensible.

Hebergeur d'image

Pour la quatrième journée consécutive, quelque 200 personnes en attente d’une solution étaient toujours installées jeudi dans des campements de fortune sur la place principale de Clermont-Ferrand. Demandeurs d’asile originaires des Balkans et d’Afrique pour la plupart, ils ont dû quitter leur chambre d’hôtel après que l’association (Anef, association nationale d’entraide) qui gère l’hébergement d’urgence dans le Puy-de-Dôme, a décidé de ne plus régler les notes faute de financement suffisant de l’État. [...]

En 2012, 61 468 demandes, (réexamens et mineurs accompagnants compris), ont ainsi été enregistrées, soit une hausse de 7,2 % sur un an. Les plus fortes progressions sont à chercher du côté des Balkans, en particulier de l’Albanie (+446 %), de la Bosnie-Herzégovine (+335 %) et du Monténégro (+76 %). [...]

« En Alsace, le nombre de demandeurs d’asile explose depuis un an et demi et je pense que cela n’est pas sans lien avec l’arrivée d’un président de gauche, raconte un responsable associatif en hébergement d’urgence. Ils croient que cela va être plus facile d’obtenir une réponse positive, même si cela ne se vérifie pas forcément dans les faits.»

Selon l’Ofpra, le taux d’acceptation est d’ailleurs tombé à 9,4 % en 2012, en baisse de 2 % comparé à 2011. [...]

Le Figaro

Des maires suisses ont pris des mesures pour exclure les demandeurs d’asile de certains lieux publics

La présence des demandeurs d’asile sur le sol suisse dérange. Certaines villes helvétiques envisagent de maintenir les demandeurs d’asile loin des endroits publics comme les piscines, les terrains de jeu et les bibliothèques, rapporte le site BBC.

Les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent une mesure raciste. Les autorités suisses concernées parlent de mesures préventives contre de possibles tensions avec les résidents. En Suisse, selon la BBC, la part des demandeurs d’asile est supérieur à la moyenne européenne, environ 48 000.

Les demandeurs d’asile sont, pour la plupart, hébergés dans des centres spéciaux, des anciennes casernes de l’armée. Le premier centre a été ouvert à Bremgarten, une ville de 6000 habitants située au nord-est du pays. Son maire, rejoint par d’autres, comptent prendre des mesures pour limiter l’accès de certains endroits publics aux demandeurs d’asile. Roman Staub, maire de la ville de Menzingen, a déclaré qu’ils devraient être interdits de «zones sensibles» telles que les sorties d’écoles. A Bremgarten, une église leur sera également interdit d’accès.

Scandalisée par de telles mesures, l’agence onusienne pour les réfugiés (HCR) a répété que les demandeurs d’asile devaient bénéficier de la liberté de mouvement.

«Ils sont en Suisse légalement et n’ont commis aucun crime», a ajouté son porte-parole Dan McNorton.

Slate Afrique

La Grèce accusée de mener des « coups de filet abusifs » contre les migrants sans papiers

L’organisation non gouvernementale de protection des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW), a accusé lundi la Grèce de mener des « coups de filet abusifs » contre les migrants sans papiers et les demandeurs d’asile.

HRW dénonce dans un communiqué les « arrestations abusives de dizaines de milliers de sans-papiers présumés » et « leur longue détention dans des commissariats ».

L’ONG a saisi l’occasion du premier anniversaire du lancement de l’opération policière « Xenios Zeus » (du nom du roi des dieux antiques Zeus, protecteur des hôtes) visant à lutter contre les sans-papiers, pour critiquer de nouveau la politique d’immigration du pays.

Quelque 5.400 migrants ont été arrêtés « pour résidence illégale et d’autres infractions concernant les lois sur l’immigration » depuis le lancement de cette opération en août dernier, a indiqué la police dans un communiqué, tandis que de nombreux immigrés ont été conduits dans un commissariat pour vérifier leurs papiers.

HRW souligne aussi que « la crise économique profonde et la mauvaise gestion des affaires d’asile et d’immigration ont fait augmenter la colère contre les migrants en Grèce » et estime que le parti néonazi grec Aube dorée « en a profité et a vu accroître sa popularité ».

Ce parti a fait irruption au parlement pour la première fois en juin 2012 avec 18 députés sur 300.

« La violence xénophobe en Grèce a pris des dimensions alarmantes, des gangs attaquent régulièrement dans les rues d’Athènes des migrants et des demandeurs d’asile », poursuit HRW en indiquant que, malgré « certains pas positifs de la politique gouvernementale, ceux qui attaquent les migrants sont rarement arrêtés ».[...]

7 sur 7

Ain : Réquisition par des «militants associatifs» de locaux privés pour loger des demandeurs d’asile

Plusieurs dizaines de personnes du collectif Solidarité migrants de l’Ain ont investi lundi matin à Bourg-en-Bresse des locaux privés non utilisés rue Marc-Seguin, l’ex-siège social de l’Adapei. Composé d’une douzaine d’associations, syndicats et partis politique, le collectif a décidé de «réquisitionner » le bâtiment pour mettre à l’abri une quinzaine de familles de demandeurs d’asile.

Une soixantaine d’hommes, femmes et enfants, essentiellement ressortissants du Kosovo et d’Albanie, vivent depuis mars dans des garages privés du centre-ville à Bourg, dans des conditions précaires et insalubres, générant l’hostilité des propriétaires et riverains.

Une première ordonnance d’expulsion d’un garage a été rendue le 5 juillet par le tribunal d’instance, d’autres devraient suivre fin juillet. Le collectif espère interpeller le nouveau préfet de l’Ain pour que les services d’Etat qui pilotent l’accueil des demandeurs d’asile, proposent des solutions d’hébergement décent.

Le Progrès (Merci à Alpine )