Attali : «Sommes-nous tous des terroristes ?»

Jacques Attali, économiste et président de PlaNet Finance, met en garde contre les dangers de l’article 20 de la nouvelle loi de programmation militaire.

La tyrannie de la transparence, dont j’annonce le danger depuis longtemps, vient, pour la première fois, de trouver sa traduction dans une loi. Une loi française.

Personne ne peut contester l’importance de se donner tous les moyens pour lutter contre le terrorisme, y compris celui de violer la vie privée de ceux qui en sont soupçonnés. Personne ne peut contester non plus la nécessité de donner à la justice les moyens de tout savoir sur les agissements d’une personne en relation avec un crime ou un délit dont elle serait soupçonnée.

Mais en mêlant les deux, l’article 20 de la nouvelle loi de programmation militaire (LPM) vient de donner à l’administration tout pouvoir de traiter tout citoyen soupçonné d’un délit quelconque comme un terroriste, c’est-à-dire de pénétrer dans sa vie privée sans contrôle a priori d’un juge. […]

Autrement dit, tous les crimes et délits seront désormais traités comme les actes de terrorisme. Toutes les personnes suspectées d’un délit quelconque seront traitées comme des gens soupçonnés de terrorisme. Tout citoyen devient un terroriste qui s’ignore. […]

Il est ahurissant qu’un tel texte ait pu être voté sans que nulle voix au Parlement ou dans les grands médias ne s’élève, malgré l’indignation des associations de droits de l’homme. Comme si chacun considérait déjà qu’il était l’ennemi de tous les autres. Et qu’il devait s’en garder par tous les moyens. Ainsi meurent les démocraties.

Le JDD

Ardèche : Un « jeune » enchaîne délits et infractions, un « appel au secours » selon son avocat

Le 14 juin dernier, un jeune majeur fugue et multiplie les infractions. Même si les experts psychiatres, comme son avocat, ont estimé que c’était un « appel au secours »

[...] le tribunal correctionnel de Privas a condamné hier l’accumulation et l’escalade dans la gravité des infractions. Cet habitant de Vienne a écopé de dix mois de prison avec sursis (avec obligations de soins et de formation).

« J’ai enchaîné les délits car je ne savais pas quoi faire. C’était une manière de fuir », explique-t-il.

Pour le Parquet, « il était sorti de la réalité et s’est cru dans un jeu vidéo ». [...]

Le Dauphiné Libéré

Belgique : Di Rupo veut instaurer l’impunité zéro pour tous les délits, même les plus petits

Le Premier ministre Elio Di Rupo réunit ce vendredi les bourgmestres des quinze plus grandes villes du pays pour coordonner la future politique du fédéral en matière de sécurité. Et il l’a annoncé dans Metro ce matin,

il veut mettre un terme au « sentiment d’impunité » en sanctionnant tout acte réprimé. (…)

RTL.be

Voici les nouveaux délits qui seront sanctionnés à Bruxelles et Ixelles

Il y aura désormais plus d’amendes administratives à Bruxelles et à Ixelles. De nouvelles amendes viseront bientôt les menaces, les insultes,… C’est la zone de police Bruxelles Capitale/Ixelles qui sera chargée du travail.

La ville de Bruxelles et la commune d’Ixelles, qui constituent ensemble la zone de police de Bruxelles Capitale/Ixelles, vont étendre la portée des sanctions administratives communales (SAC).

Délits de troisième catégorie

Jusqu’à présent, les amendes administratives n’étaient utilisées que pour les infractions mineures et contre les comportements inciviques comme les salissures sur la voie publique, mais bientôt elles viseront sur cette zone de police également les auteurs de délits de troisième catégorie tels que les menaces, les insultes, les coups et blessures sans effusion de sang et les vols simples comme à l’étalage. Les communes, la police et le parquet de Bruxelles ont signé à cet effet un protocole d’accord. Il s’agit d’une première en Belgique, selon la Ville de Bruxelles. Les nouvelles sanctions, qui doivent encore être approuvées par les conseils communaux, devraient être d’application dès la fin mars.

« Endiguer le sentiment d’impunité »

« L’objectif est très clairement d’endiguer le sentiment d’impunité », a déclaré le bourgmestre de Bruxelles Freddy Thielemans. « Les petits délits ne sont actuellement pas punis car le parquet doit faire face à d’autres priorités par manque de moyens. Mais ils vont être à présent réprimés. En outre, il s’agit d’une motivation supplémentaire pour nos agents de police, qui verront qu’une suite sera donnée à leurs actions. »   (…)

RTL.be

La sécurité routière, vecteur de la guerre idéologique

Tribune libre de Paysan Savoyard

Nous avons voulu mettre en exergue dans un article précédent la malhonnêteté des pouvoirs publics en matière de sécurité routière : les automobilistes moyens coupables d’avoir enfreint les limites de vitesse sont harcelés et rackettés, alors que la vitesse des voitures sur route ne joue qu’un rôle limité dans l’insécurité routière.

Il est une autre raison pour laquelle la politique de sécurité routière nous paraît contestable et malhonnête : celle-ci est utilisée par les pouvoirs publics pour atteindre d’autres objectifs qui n’ont rien à voir avec les accidents de la route.

Qu’est-ce à dire ? Comme on le sait la société française est confrontée à une augmentation continue de la délinquance depuis le milieu des années soixante. Celle-ci est officiellement stabilisée à 3,5 millions de crimes et délits par an environ. Ce chiffre cependant ne représente qu’une partie du phénomène : il apparaît en effet que seulement un tiers des crimes et délits font l’objet d’une déclaration aux forces de police. En outre, si les crimes et délits enregistrés n’augmentent plus de façon globale, le nombre des agressions, lui, continue à croître fortement. Plus grave encore, les scènes d’émeutes se multiplient, conduisant à penser qu’une forme de guerre civile est en gestation, si elle n’a pas déjà commencé.

Dans ce contexte, il nous semble que la politique de sécurité routière est détournée de son objet et utilisée par les pouvoirs publics comme un leurre afin de parvenir au résultat suivant : conduire l’opinion à accepter passivement la dégradation de la situation sur le plan de la délinquance, sans se révolter et sans mettre en cause l’incapacité des pouvoirs publics.

Tentons de recenser les effets de la politique de sécurité routière sur la population ordinaire, du plus évident au plus subtil, du plus grossier jusqu’au plus vicieux.

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Indre : 6.551 actes délictueux en 2010

Une accélération des délits a été constatée à partir de juin, au niveau des cambriolages qui font – surtout en zone gendarmerie – un bond de 87 faits constatés. Mais pas seulement les cambriolages… Les infractions économiques et financières font également avec un bond notoire de 56,82 %. En faits constatés, le curseur passe, là, de 660 délits à 1.035.

« Nous avons chaque jour des dépôts de plainte pour des arnaques sur Internet, constate Brigitte Siffert, directrice départementale de la sécurité publique, ce qui était loin d’être le cas, il y a quelques années. » Il y a également de nombreux délits qui apparaissent désormais autour des cartes bancaires.

Une autre courbe n’est pas franchement bonne comparativement à l’année 2009, celle du nombre d’atteintes à l’intégrité physique (homicides, coups et blessures, menaces, atteintes aux moeurs). « Ces violences ont progressé de 117 cas en 2010, avec une inquiétante poussée des violences intrafamiliales », constate Christian Mercuri, procureur de la République. Deux affaires ayant concerné des nourrissons ont notamment été enregistrées, en fin d’année. Quant au taux d’élucidation de ces différentes affaires, il avoisine 61 %.

La Nouvelle République

Paris : Un cambrioleur, déjà impliqué dans 84 « affaires », chute d’un balcon

Un cambrioleur âgé de 40 ans, déjà impliqué dans 84 affaires de vols, d’escroqueries et de trafic de drogue s’est grièvement blessé samedi matin à Paris en tentant de fuir par un balcon d’un appartement situé au premier étage d’un immeuble du XVIIIe arrondissement après avoir été surpris par le propriétaire.


Vers 7 h 30, l’homme repère une fenêtre au premier étage d’un immeuble du square d’Ornano (XVIIIème) et aurait escaladé la façade par la gouttière avec l’intention de pénétrer dans l’appartement.

Surpris par le propriétaire, il tente alors de fuir par le balcon. C’est alors qu’il chute lourdement au sol. Il a été transporté dans un état grave à l’hôpital Beaujon et son pronostic vital est engagé.

L’homme, connu sous 18 alias différents, serait déjà impliqué dans 84 faits allant de simples larcins à des vols à l’étalage, en passant par des vols avec effractions, à l’arraché ou avec violences, des escroqueries, la falsification de documents administratifs, ou des affaires de stupéfiants.

Le Parisien

Mélenchon ne veut pas «toucher au code de la nationalité au nom des délits»

Le président du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon a estimé jeudi qu’il ne fallait «jamais toucher au code de la nationalité au nom des délits», après que le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a annoncé son intention de «l’adapter» pour lutter contre la polygamie. Il n’évoque pas la question de la binationalité.

«Le retrait de la nationalité française, ça a été l’arme avec laquelle le maréchal (Philippe) Pétain a fait peur à tous les gens qui étaient devenus Français dont les miens, dont ma famille», a fait valoir l’eurodéputé sur i-TELE. «Quelqu’un qui est français est français. Il commet un délit, il va en taule. On ne lui enlève pas en plus la carte d’identité. Pas touche à ça ! La République est une et indivisible», juge aussi M. Mélenchon.

«T’es Français, t’es Français. T’as fait une bêtise, tu la payes devant la loi française. Il n’y a pas en plus la déchéance et le bannissement», a dit l’ancien ministre (ex-Parti socialiste) du gouvernement Jospin.

La Croix (Merci à Le Hutin)