Un arrêté sera présenté au gouvernement dans quelques jours. Objectif : financer des stages de rupture. En quatre ans, près de 500 mineurs sont ainsi partis plusieurs semaines au Maroc, au Bénin et au Burkina
On les appelle les stages de rupture. Ce sont ces séjours en Afrique, organisés pour les mineurs en danger. Parmi eux, de jeunes délinquants sur qui d’autres mesures de protection de la jeunesse ont été tentées, sans succès.
En phase pilote depuis cinq ans, cette mesure sera prochainement officialisée. Le projet a déjà permis à 500 jeunes de s’envoler, pour plusieurs semaines, vers l’Afrique. Au Bénin, au Maroc ou encore au Burkina, ces jeunes délinquants sont totalement déconnectés de leur milieu de vie.
[...] Tout a débuté peu après minuit, dans l’épicerie de nuit « Le 107″. Frédéric, 39 ans, un policier membre du Groupe de sûreté de proximité, à la Division Nord, vient d’entrer dans le commerce. Il n’est pas en service et même s’il n’a pas le droit de le faire, il a choisi de conserver son arme sur lui. Le gérant du commerce le connaît bien. À tel point qu’il lui demande de garder la boutique quelques minutes, le temps pour lui d’aller au chevet de sa fille malade de la grippe, à son domicile, juste au-dessus du magasin.
C’est à ce moment précis qu’entre Yassine, 19 ans, avec un ou deux amis. Ses relations avec la police sont mauvaises, pour avoir été arrêté une dizaine de fois, dans des affaires de vols ou de violences.
Et à peine est-il entré qu’une remarque fuse de la part du fonctionnaire. « On ne fume pas de joint ici« , lui lance-t-il en substance. Le jeune homme remarque le pantalon de service, signe distinctif que le brigadier a conservé. Après les insultes, le ton monte encore d’un cran. Le policier décide alors de quitter la petite épicerie pour s’expliquer à l’extérieur. [...]
Le frère du voyou abattu raconte l’altercation avec le policier.
« Le policier lui dit de pas fumer à l’intérieur du magasin alors que c’est même pas son magasin. »
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Addendum
[...]Selon les premiers éléments de l’enquête, le policier, hors service, aurait eu une première altercation avec la victime à l’intérieur du commerce. Il aurait reproché au jeune homme de fumer un joint dans l’épicerie. Vexé, le garçon est parti avant de revenir dans l’établissement avec deux autres personnes.
Se sentant menacé, le fonctionnaire aurait alors sorti son arme, avant de faire feu, touchant la victime à la fesse. Paniqués, les amis du jeune homme ont ensuite conduit le blessé à l’hôpital Desbief avec leur véhicule, où il a succombé d’un arrêt cardiaque. [...] La victime était connue des services de police pour plusieurs délits, dont des vols.
[...] A l’annonce de ce décès, son ami a quitté l’hôpital, a pris sa voiture, puis est retourné à l’épicerie dans laquelle il a encastré sa berline allemande. Âgé de 19 ans, il a lui aussi été placé en garde à vue. [...]
[...] Ce policier, qui n’était pas en service, se trouvait dans une épicerie lorsque, dans des circonstances encore indéterminées, une altercation a éclaté entre lui et un groupe de jeunes. Il aurait alors sorti son arme de service, atteignant mortellement l’un des jeunes.
Le tribunal civil de Charleroi condamne l’État belge à rembourser à un particulier une Ferrari Testarossa F 110.
En temps de crise, un jugement qui fera d’autant plus grincer les dents que le particulier est un délinquant condamné en Italie pour trafic international et en Belgique en 1996, 2002 et 2005 pour vol, faux, recel et association de malfaiteurs ! [...]
Le parquet avait saisi la Ferrari et l’avait par la suite cédée à la compagnie d’assurances sans vérifier qu’elle appartenait au particulier. [...]
Pour la 2e chambre du tribunal civil, “les services du parquet de M. le Procureur du Roi de Charleroi, en procédant d’une façon incompatible avec les principes de bonne administration, ont commis une faute incontestable”.
Le jugement a été rendu mercredi passé. M. G. est heureux. Il jubile. Il avait payé sa Testarossa 4.655.000 francs belges (aujourd’hui 115.394,44 euros). Au moment de la saisie, la Ferrari avait une dizaine de milliers de kilomètres au compteur dont il faudra tenir compte pour alléger de quelque peu la facture de l’État. [...]
« A 12 ans, ce garçon a commis plus de délits qu’il n’a fêté d’anniversaires », résume un policier.
A Limoges, un enfant de 12 ans multiplie les délits de plus en plus violents. Aux yeux de la loi, il est quasiment intouchable, rapporte RTL. « Il a commencé par des actes de dégradation, des vols et depuis ces dernières semaines, il s’en prend aux personnes avec des armes », s’inquiète Michel Garrandaux, procureur de Limoges.
Le jeune garçon incontrôlable est pourtant quasiment intouchable puisqu’un mineur de moins de 13 ans ne peut aller en prison, ni même faire l’objet d’une garde à vue. [...]
Chez Jean-Jacques Bourdin, Khader est désemparé de la dérive de son fils. Il met en cause le mauvais comportement de la mère, dont il est divorcé. Il veut que « Yann » soit pris en charge.
« On lui a bousillé sa vie ! Il a 14 ans et il est déjà avec des mises en examen ! » – Khader
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« On se croirait aux Etats-Unis maintenant, il ne manque que les armes à feu pour qu’il y ait des morts. Nos enfants auraient pu être tués. C’est véritablement ahurissant ». Dans la voix de certains parents d’élèves du collège Saint-Exupéry à Perpignan on entend encore le choc. Mais aussi la peur, a posteriori, et la colère. « Déboussolés » « abasourdis », avec le sentiment de ne pouvoir rien faire face au danger, mais aussi de ne pas avoir encore réalisé ce qui s’est passé vendredi dernier. « Une véritable prise d’otage » selon eux.
A l’heure du déjeuner, un des élèves de l’établissement aurait commencé à mettre la panique dans la cour du collège. Un jeune garçon de 15 ans qui serait bien connu à Saint-Exupéry où il rencontrerait de sérieuses difficultés et sèmerait la terreur depuis un bon moment, « insultant, poussant, frappant, menaçant les autres jeunes comme les enseignants et personnels éducatifs ». Le trublion aurait donc saisi des fruits et les aurait jetés au plafond du réfectoire, puis contre les vitres de la vie scolaire et en direction de la salle des professeurs.
Le principal est alors intervenu pour ramener le calme, tandis que l’élève allumait une cigarette devant lui, jouant la provocation et… passant au cran supérieur. Il se serait mis à courir dans tous les sens, poursuivi et cerné par les personnels éducatifs. Là, il se serait saisi d’un extincteur, frappant contre les murs dans les couloirs de l’établissement et dans les portes. A ce moment-là, l’alerte a été donnée. L’ensemble des élèves ont été sommés de s’enfermer dans leurs classes pour se mettre à l’abri. « Nos enfants nous ont téléphoné depuis leur salle de cours en pleurant. C’était comme un acte terroriste, comme s’ils étaient dans un avion détourné. On entendait les hurlements. C’était la panique totale. On a appelé la police sans savoir ce qui se passait. C’était terrible« . [...]
Dans les GG de RMC, Maurice Boisart, le maire de Coursolre connu pour avoir giflé un voyou qui l’insultait, présente son livre « Tout ça pour une gifle ». Le père Partice Gourrier désapprouve le geste du maire.
« Les gens m’ont soutenu en majorité dans mon village, plus qu’ailleurs. Sauf les proches de ce petit « jeune ». [...] Il est de nouveau dans la provoc’ ! Pas plus tard que vendredi dernier ! » – Maurice Boisart
La ministre de la Justice souhaite sanctionner les délinquants sans forcément les emprisonner. Christiane Taubira, la ministre de la Justice, vient de le rappeler dans une circulaire : « Le recours à l’incarcération doit répondre aux situations qui l’exigent strictement. »
Cette directive part d’un double constat. Un : les prisons françaises sont surpeuplées. 41 établissements pénitentiaires ont un taux de surpopulation supérieur à 150 %. Conséquence : des détenus couchent sur des matelas à même le sol. Deux : la prison ne suffit pas à empêcher la récidive.
« La primauté de l’éducation sur la sanction ».
Des alternatives existent déjà. Le bracelet électronique s’est fortement développé. Le travail d’intérêt général (activité gratuite en faveur d’une association ou d’une collectivité), parfois difficile à mettre en oeuvre, fait aussi partie des pistes de réflexion. (…)
Mineurs : les 16-18 ans restent des enfants. Christiane Taubira l’a annoncé : les tribunaux correctionnels pour mineurs, mis en place le 1er janvier, vont être supprimés. Ils avaient été créés pour juger les mineurs de 16-18 ans récidivistes, risquant plus de trois ans d’emprisonnement.
Mais ils restaient contestés. Ces tribunaux se rapprochaient de la justice des adultes, semblant abandonner un des principes fondateurs de la justice des mineurs : la primauté de l’éducation sur la sanction. Source
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Comparer avec :
Mort d’un gendarme. Le principal suspect dans la mort du gendarme fauché était connu des services de police. Il avait été condamné, selon son casier judiciaire, à trois reprises, jamais de l’emprisonnement ferme. (…) Il avait bénéficié d’une mise en liberté sous contrôle judiciaire cinq jours avant le drame. Devant les enquêteurs, il nie toute implication dans cette affaire. (source)
Le parquet a requis l’incarcération de ces sept personnes, pour la plupart des musulmans convertis. Cinq autres personnes interpellées samedi ont été remises en liberté. Un dernier homme, Jérémie Louis-Sidney, 33 ans, avait été tué lors de son arrestation à Strasbourg. Le point sur l’enquête, après la conférence de presse du procureur de la République de Paris, François Molins, ce jeudi:
Ces suspects sont « âgés de 19 à 25 ans, tous nés en France et de nationalité française« , a déclaré le procureur. Parmi eux Jérémy Bailly, interpellé à Torcy, en Seine-et-Marne.
A propos du profil des suspects, tous sont des « convertis plus ou moins récents, sauf un ».
Concernant la radicalisation d’hommes qu’il a décrits comme des « petits délinquants« , « il n’apparaît pas » qu’elle soit liée à leur détention, selon François Molins. Outre Jérémie Louis-Sidney, seuls deux des suspects « avaient été incarcérés, respectivement pour six et trois mois ».
Une filière de recrutement jihadiste?
Deux des interpellés ont joué un « rôle clé » dans cette filière, l’un qui avait un contact à l’étranger et « servait de relais » pour les candidats au jihad, et l’autre qui s’est récemment rendu en Égypte et en Tunisie « avec Jérémie Louis-Sidney pendant trois mois », a déclaré le procureur.
Des bombes en préparation?
François Molins a évoqué une « absence totale de coopération » des suspects en garde à vue, précisant que Jérémy Bailly avait seulement reconnu vouloir fabriquer une bombe mais sans « désigner de complice ou de cible ». Une liste d’associations juives a été retrouvée à son domicile, tandis que des armes et des éléments pouvant servir à la fabrication d’engins explosifs ont été trouvés dans un box dont la clé était chez lui.
« L’utilisation de cet engin placé dans une cocotte-minute comme celle découverte dans la perquisition, au regard de la quantité de nitrate de potassium retrouvée (…) aurait à l’évidence eu des effets vulnérants et léthaux conséquents », a dit le procureur.
Pour tous ces faits, le parquet a ouvert une information judiciaire, notamment pour
« tentative d’assassinat en lien avec l’appartenance avec une religion, en relation avec une entreprise terroriste »
et « association de malfaiteurs préparant des destructions par substances explosives susceptibles d’entraîner la mort ». Cette qualification est retenue pour la première fois depuis sa création en 2006.