Espagne : Une hausse du chômage historique

Près de cinq millions d’Espagnols sont demandeurs d’emploi au troisième trimestre, selon une publication de l’Institut national de la statistique, ce vendredi. C’est le plus haut taux de chômage depuis 15 ans.

45,8% des jeunes de 16 à 24 ans sur deux sont au chômage.

4.978.300 demandeurs d’emploi. Soit 21,5% de la population pouvant travailler. L’Espagne est encore très loin d’être sortie de la crise. Pour cause, jamais le pays n’avait connu un tel niveau de chômage depuis 1996. Pire, c’est le chiffre le plus élevé parmi les 34 pays de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) mais aussi de l’Union Européenne.

Pourtant, la quatrième puissance économique de la zone euro a réalisé des réformes extrêmement fortes et des mesures d’austérité lourdes. […] Au lendemain d’une réunion européenne très commentée, c’est un coup dur pour José Luis Rodriguez Zapatero mais aussi pour son successeur. En effet, le chef du gouvernement espagnol laissera sa place lors des prochaines élections législatives du 20 novembre prochain. Alfredo Rubalcaba tentera de poursuivre la domination du PSOE mais c’est le chef du Parti Populaire, Mariano Rajoy, qui part favori pour recevoir la patate chaude.

France Soir

Sortie de l’euro : « Ça me rappelle les heures noires de l’avant seconde guerre mondiale » (RMC)

Chez Christophe Jakubyzyn, les auditeurs de RMC sont partagés sur la sortie de l’euro.

De toutes les façons aux élections, on ne parlera plus de droite et de gauche. On parlera de souverainistes [...] face à des mondialistes. » – Claude

Les démons renaîtront, la fierté gauloise… d’ailleurs distillée par la fameuse Marine, la rigueur allemande… » – Jean-Claude

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Pécresse : «Il n’y a pas de retour en arrière possible sur l’euro»

La ministre du Budget Valérie Pécresse a réaffirmé aujourd’hui sur les ondes de la Radio de la communauté juive (RCJ) qu’«il n’y a pas de retour en arrière possible sur l’euro» alors que s’est ouvert à Bruxelles un sommet crucial sur l’avenir de la zone euro.

Si la croissance n’est pas au rendez-vous, nous ferons des efforts supplémentaires.

«On ne va pas revenir au franc, si on revenait au franc ce serait tragique, l’euro nous protège», a-t-elle. «Il faut vraiment que nous consolidions l’Europe, [...] l’Europe solidaire est un formidable bouclier pour nous contre la crise» et la France doit avoir «une politique de compétitivité», a-t-elle souhaité regrettant «la tentation du protectionnisme».

Selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche paru dimanche, 57% des Français estiment que la France doit se protéger davantage pour faire face à la crise et 41% considèrent que la monnaie unique a été un handicap plutôt qu’un atout au cours des deux dernières années.

«Les efforts qu’on demandera aux Français seront les efforts strictement nécessaires mais nous agirons aussi avec beaucoup de sang froid pour ne pas casser la croissance», a-t-elle néanmoins tempéré.

Le Figaro

Jovanovic : « Faites des réserves de nourriture pour 3 mois »

Une chose est sûre, Nicolas Sarkozy est prêt à endetter les Européens à 77% juste pour sauver l’Union Européenne. Tout le système financier peut basculer en une fraction de seconde dans les jours qui viennent.

Ce que Nicolas Sarkozy veut faire, c’est limiter la perte sur la Grèce à 20% alors qu’Angela Merkel veut 50%. Ennui, 50% de pertes sur la Grèce veut dire la faillite de facto de la Société Générale, de la BNP et du Crédit Agricole. Vous comprenez pourquoi Nicolas ne veut pas en entendre parler. Mieux veut mettre les Européens en esclavage d’un système financier en faillite depuis 2008 que se rendre à l’évidence.

Vous assistez à l’Histoire. Ah: en Grèce les députés corrompus ont voté une loi “gelant les conventions collectives”. Cela vous donne une bonne idée de ce qui nous attend. Clairement, les politiques sont devenus fous, qu’ils soient de droite ou de gauche. Fillon a déclaré hier qu’il faut “une gouvernance économique européenne”, ce qui veut dire que quelqu’un d’autre aura les clés du porte-monnaie de la France. Le PS et l’UMP sont prêts à vendre la France pour sauver leur misérable petit fauteuil sans même tenir compte des conséquences à court et moyen terme. L’Europe est au bord de l’explosion tout comme son économie. Les banques centrales ont beau remonter la bourse au crick, la situation est définitivement perdue. Faites des réserves de nourriture pour 3 mois, et maintenez les en permanence.

Nicolas Sarkozy a trahi les Français en faisant passer le traité de Maastricht Lisbonne alors que le peuple avait dit non. Maintenant, il est prêt à endetter la population jusqu’à la gorge et cela uniquement pour sauver les banques de leurs escroqueries monumentales. Voilà la véritable situation résumée en juste quelques lignes.

Blog de Pierre Jovanovic (chroniqueur sur Radio Ici et Maintenant)

(merci à Justin de Marseille)

Crise : «La mère de toutes les grèves» paralyse la Grèce. Un mort à Athènes (Vidéos)

Une grève générale de 48 heures a été décrétée par les syndicats. Administrations, transports publics, entreprises, et même boulangers sont appelés à cesser le travail et à défiler contre la rigueur mise en place par le gouvernement socialiste. Près de 125.000 personnes ont défilé dans les grandes villes contre l’austérité. Le Parlement va voter des mesures de rigueur supplémentaires jeudi.

Addendum : Un mort et 16 blessés à Athènes. La mobilisation contre l’austérité continue en Grèce. 50.000 personnes défilent dans les rues d’Athènes ce jeudi, selon la police. A Athènes, un quinquagénaire hospitalisé après des incidents est décédé en fin d’après-midi. Selon la police, l’homme, pris de malaise après avoir quitté la manifestation devant le Parlement, a d’être transféré en ambulance à l’hôpital où il est décédé. Une députée de la majorité socialiste a néanmoins mis en cause l’absence de professionnalisme de la police grecque. Selon des médias citant le témoignage de sa femme, ce maçon a été blessé à la tête en marge de violents affrontements entre manifestants communistes et fauteurs de troubles devant le Parlement. Un examen du médecin légiste permettra de connaître les causes de son décès. […]

Le Parisien (Merci à Feeding Mars et Lagrange)

Nous allons adresser un message fort au gouvernement et au système politique. (Costas Tsikritas, patron du syndicat Adedy)

Un pays paralysé, une capitale en état de siège. Alors que des millions de Grecs sont appelés à faire grève durant 48 heures, 10 escadrons de police ont dressé des palissades anti-émeutes autour de la place du parlement, au centre d’Athènes. Le mouvement doit être «la mère de toutes les grèves», prévenait mardi le quotidien de gauche Ta Nea.

Près de 70.000 manifestants défilaient ce mercredi dans la capitale, pour converger vers l’emblématique place Syntagma, coeur politique du pays. Des heurts avaient lieu devant le Parlement entre groupes de jeunes et policiers. En juin, de violents affrontements avec les forces de l’ordre avaient émaillé le rassemblement. Dans toute la Grèce, 125.000 personnes sont dans les rues, d’après un décompte de la police à la mi-journée. Ces chiffres constituent un record depuis le début de la crise.

Le Figaro