1er semestre 2012 : décimation des banques occidentales

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP) du 15 octobre 2011

Le second semestre 2011 voit le monde continuer sa descente infernale dans la dislocation géopolitique globale caractérisée par la convergence des crises monétaire, financière, économique, sociale, politique et stratégique.

Après une année 2010 et un début 2011 qui aura vu le mythe d’une reprise et d’une sortie de crise voler en éclat, c’est désormais l’incertitude qui domine les processus de décision des États comme des entreprises et des individus, générant inévitablement une inquiétude croissante pour les années à venir.

Le contexte s’y prête particulièrement : explosions sociales, paralysie et/ou instabilité politique, retour de la récession mondiale, peur sur les banques, guerre monétaire, disparition de plus d’une dizaine de milliers de milliards USD d’actifs-fantômes en trois mois, chômage durable et en hausse généralisé,… »

C’est d’ailleurs cet environnement financièrement très insalubre qui va générer la « décimation des banques occidentales » au cours du premier semestre 2012 : avec leur rentabilité en chute libre, leurs bilans en pleine déconfiture, avec la disparition de milliers de milliards USD d’actifs, avec des États poussant de manière croissante à la réglementation stricte de leurs activités, voire à leur mise sous tutelle publique et avec des opinions publiques de plus en plus hostiles, l’échafaud est désormais dressé et au moins 10% des banques occidentales vont devoir y passer dans les prochains trimestres.

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Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

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