« Des étrangers qui touchent une retraite sans avoir jamais travaillé en France, c’est impossible » (Bourdin)

Dans Bourdin & Co, alors qu’une auditrice assure que des étrangers peuvent toucher une retraite sans avoir jamais travaillé en France, Jean-Jacques Bourdin n’en croit pas un mot.

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« Il est impossible pour un étranger qui n’a pas travaillé en France de toucher une retraite française, ça c’est impossible ! Ou alors il est très fort ! » – Jean-Jacques Bourdin

A relire :

Il semblerait que certains étrangers arrivent en France pour “la retraite”.

En effet à partir de 60 ans s’ils ne “peuvent plus travailler” et « dans tous les cas à 65 ans« , ils peuvent toucher l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA) soit 708 euros mois avec un simple permis de séjour. Et ce , sans jamais avoir travaillé en France ou ailleurs, et sans jamais avoir cotisé un centime.

(Voir la page 54 du document officiel)

L’Observatoire des subventions

Cette information est disponible sous forme de tract, afin de pouvoir la diffuser autour de vous :

Cliquer ici pour obtenir l’article au format pdf, prêt à être imprimé.

Jacques Sapir : «La préférence nationale fragiliserait la situation des travailleurs français»

L’économiste Jacques Sapir s’intéresse aux conséquences économiques de l’application de la «préférence nationale». «Au delà de la moralité plus que douteuse de ce principe», il explique que cette mesure est, selon lui, économiquement incohérente : cela entraînerait une dégradation des conditions de travail, une perte indirecte pour les impôts et une explosion du travail clandestin.

Les déclarations récentes du Front National et de sa présidente, Mme Marine Le Pen, insistent beaucoup sur la question du pouvoir d’achat, du travail et de la condition des travailleurs, avec y compris des références plutôt positives à l’action syndicale. Dans le même temps, on trouve dans le programme du FN des dispositions qui, sous couvert de «préférence nationale» vont dans le sens d’une fragilisation de la situation des travailleurs français.

Cette incohérence doit être expliquée. Nous trouvons ainsi dans le programme, tel qu’il est affiché sur le site web du Front National, au chapitre de la sécurité sociale, les propositions suivantes :

Le maintien des prestations sociales (hors «Famille») pour les travailleurs étrangers légalement présents en France mais en concrétisant la préférence nationale par une majoration des cotisations selon le schéma suivant : majoration de 35 % des cotisations patronales «Maladie», majoration de 35 % des cotisations, salariales et patronales «Chômage», aucune majoration des cotisations pour la Vieillesse».

Nous n’évaluerons ici que les effets économiques et sociaux de ces mesures en dehors de toute référence au cadre moral et institutionnel.

Admettons que ces mesures soient appliquées. Elles provoqueraient un renchérissement du coût du travail des «travailleurs étrangers légaux». Or, on le sait par de nombreuses études, les emplois occupés par ces travailleurs (dans le bâtiment, les travaux publics, la restauration, les services à la personne) ne pourraient pas être occupés immédiatement pas des chômeurs de nationalité française. Les entreprises qui emploient ces travailleurs n’auraient donc le choix qu’entre réduire brutalement leur activité (avec les conséquences dépressives que cela entraînerait sur le reste des activités occupées par des travailleurs français) ou faire passer une partie importante de leur main-d’œuvre en situation de clandestinité. […]

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Poursuite de l’immigration ou maintien de la protection sociale : il va bientôt falloir choisir

Tribune libre de Paysan Savoyard

Malgré l’ampleur du chômage, malgré l’énormité des dépenses collectives induites par l’immigration, la situation de la classe salariée ne s’est pas encore trop nettement dégradée. Cela pourrait rapidement changer.

La fin des Trente glorieuses a précédé de quelques années l’arrivée au pouvoir, aux Etats-Unis puis en Europe, de gouvernements menant des politiques économiques libérales et mondialistes. Ces politiques ont conduit, comme on le sait, à l’enrichissement de la classe dominante, à la baisse de l’imposition des plus riches, à un partage de la « valeur ajoutée » moins favorable aux salariés, à un chômage persistant et de grande ampleur, à un creusement des écarts.

Dans le même temps l’immigration extra européenne, apparue au début des années 60, est rapidement devenue massive. Elle se poursuit au même rythme, générant des coûts sociaux considérables. Présentant le plus souvent une situation sociale défavorable (notamment parce qu’ils sont souvent sans emploi), les immigrés acquittent en effet des cotisations et des impôts faibles, tandis qu’ils bénéficient d’un effort considérable de la collectivité en leur faveur (en matière de logement, de santé, d’éducation, d’allocations et de prestations multiples).

 

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35 ans de difficultés économiques et sociales… qui n’auraient pas dû avoir lieu

Tribune libre de Paysan Savoyard

Posons cette question simple : dans quelle situation, du point de vue économique et social, la majorité de la population française se trouve-t-elle et comment cette situation a-t-elle évolué ces dernières années ?

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On peut répondre rapidement de la façon suivante : la condition de la grande majorité de la population française s’est fortement améliorée au cours des « trente glorieuses. » Puis, à partir du milieu des années 70 (période au cours de la laquelle se produit une crise économique brutale), la position d’une partie significative de la population a cessé de se bonifier et a même commencé à se dégrader : le chômage massif s’installe ; le partage de la valeur ajoutée devient moins favorable aux salaires ; l’imposition se concentre sur la classe moyenne ; les premiers durcissements du système de protection sociale interviennent.

Ce processus de dégradation est jusqu’à présent resté limité. La catégorie la plus nombreuse, celle des salariés, a pu même bénéficier, encore récemment, de différentes améliorations : 5e semaine (1982) ; retraite à 60 ans (1982) ; 35 heures (2000), cette dernière mesure ayant constitué une réforme très favorable pour une partie des salariés, notamment les fonctionnaires et les cadres. Un durcissement du régime de retraite est intervenu (en 1993 pour le secteur privé, en 2003 pour la fonction publique) mais il est jusqu’ici resté modéré. Quant au chômage, il est certes demeuré massif, mais son impact a été amorti par les nombreux dispositifs de « traitement social. »

Cependant le sentiment dominant au sein de la société française est que la période favorable inaugurée dans les années 50 à désormais définitivement pris fin ; que la situation va maintenant se dégrader de façon continue et sérieuse ; et que la position des jeunes générations devrait être significativement moins bonne que celle qu’ont pu connaître les classes d’âge précédentes.

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Retraites : un hold-up d’État

Le gouvernement s’apprête à réaliser un casse sur les retraites des 20 millions de salariés du privé dans la plus grande discrétion. Il profite du changement de statut de La Poste pour remplir les caisses de l’Ircantec, régime de retraite bénéficiant aux élus et fonctionnaires non titulaires. Et ce sont les cotisants de l’Arrco et de l’Agirc, c’est-à-dire les salariés et cadres du privé, qui sont détroussés. Le tour de passe-passe au profit du public orchestré par Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, est une première.

Les employés de La Poste embauchés avant 1990 ont un statut de fonctionnaire et la retraite qui va avec. Depuis 1990, les pensions des postiers relèvent de l’Ircantec et, à partir de cette année, les nouveaux embauchés tomberont dans le régime commun. À l’occasion de ce changement, le Sénat a fait passer un amendement accepté par Christian Estrosi qui prévoit que l’Ircantec recevra une soulte du régime Arrco-Agirc. On parle de 5 à 6 milliards d’euros, rien à voir donc avec un pourboire !

L’Ircantec réclame des cotisations sur des employés dont certains ne sont même pas encore nés et, pour cela, « pompe » sans scrupule le régime Arrco-Agirc, dont les finances sont menacées de déficit à très court terme (dès 2013).

L’Ircantec, en effet, considère que, les nouveaux embauchés de La Poste relevant désormais d’un autre régime, cela lui occasionnera des pertes de cotisations futures. Et ses responsables exigent une indemnisation calculée sur cinquante ans.

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La crise met à mal tous les régimes de retraite

Les systèmes de retraite n’avaient pas besoin de cela : devant déjà faire face au vieillissement de la population, ils ont été mis à mal par la crise.

« Aucun pays, aucun régime de retraite n’est à l’abri », a prévenu Martine Durand, de la direction des affaires sociales de l’OCDE, lors d’un colloque du Conseil d’orientation des retraites (COR). L’effondrement de la Bourse en 2008 a eu de fortes répercussions dans les pays où prédominent les régimes de retraite par capitalisation.

Si la rente des personnes déjà retraitées est souvent garantie, la chute des marchés a mis en péril les économies des futurs pensionnés. «Aux États-Unis, près de 45 % des 55-65 ans détenaient plus de 70 % de leurs actifs dans le cadre de régimes de retraite privés sous forme d’actions», souligne l’OCDE. Et ces derniers n’ont guère le temps d’attendre que la Bourse se redresse pour reconstituer leur épargne…

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