La Russie interdit-elle la construction de mosquées ?

Le site communautaire Mooslym révèle qu’un rapport d’une association norvégienne dans lequel elle évoque la difficulté voire l’interdiction de construire des mosquées dans certaines régions de la Russie.

L’association Forum 18 s’interroge sur les libertés laissées à la communauté musulmane en Russie. A l’heure actuelle, Moscou ne compte que quatre mosquées officielles pour 2 millions de musulmans. Et lorsque les croyants cherchent à édifier d’autres lieux de culte, ils sont confrontés de nombreuses difficultés notamment des refus.

 Forum 18 évoque l’exemple d’une « communauté musulmane à Sotchi fait pression sans succès pour une mosquée depuis plus de 15 ans. «

« Les musulmans rencontrent souvent l’interdiction de construire dans les régions de la Russie considérés comme ethniquement russe », précise le rapport de l’association. En Russie, il faut savoir que les communautés musulmanes se concentrent parmi les nationalités minoritaires qui résident entre la mer Noire et la mer Caspienne.

Ces minorités ethniques sont seulement autorisées à construire des mosquées dans les régions où la population a toujours été musulmane. Cette règle est restrictive, et ne répond pas à la demande actuelle, car les musulmans sont de plus en plus nombreux en Russie, et désormais se déplacent dans tout le pays.

L’islam pourrait même devenir la première religion du pays en 2050,

et cette limitation pourrait devenir vite ingérable pour la communauté musulmane, qui doit se contenter de la rue les jours de forte affluence à la mosquée. (…)

Algérie-Focus

Angers : Les musulmans achètent deux terrains pour la future mosquée

Les musulmans d’Angers annoncent ce jeudi avoir signé mercredi les compromis de vente de deux terrains sur le plateau des Capucins à Angers, en vue de la construction de la future mosquée : « Près de quarante ans qu’on attendait ce moment ! ».

Le montant de la transaction est de plus de 500 000 euros. « Il est réglé par les dons des familles et des musulmans d’Angers » selon l’association des musulmans qui espère que « le temps des polémiques est clos ».

Selon le compromis signé avec la société d’aménagement SARA, la construction doit avoir lieu d’ici à 5 ans.

Courrier de l’Ouest

Le Havre : Deux mosquées en voie d’achèvement

Si la future mosquée du quartier de la Mare-Rouge, au Havre,en est à présent au stade des aménagements intérieurs, celle de Caucriauville a tout juste terminé le gros œuvre.

Mais les deux bâtiments cultuels et culturels devraient ouvrir leurs portes aux fidèles pour le prochain ramadan, soit l’été prochain. Les retards pris dans les deux constructions sont liés à l’arrivée des fonds, entièrement privés, pour financer un budget de plus d’un million pour chacun des projets.

Les deux associations, Mesjed En Nour (Mare-Rouge) et Essalam (Caucriauville) expliquent leurs choix architecturaux mais aussi leur volonté d’associer lieux de culte et enseignement pour une meilleure intégration des musulman dans la société laïque française.
Plus d’informations dans nos éditions havraises de demain vendredi.

Paris-Normandie

Villefranche-de-Rouergue : La mosquée se cherche un terrain ou un bâtiment

Où implanter la nouvelle mosquée ? Le Tricot ne fait pas l’unanimité. D’autres lieux sont évoqués : derrière le cimetière, les anciens courts de tennis des Filtres ou l’école Haute-Guyenne.

La nécessité pour la communauté musulmane de disposer d’une nouvelle mosquée n’échappe à personne. L’actuelle, rue Valadier, ne répond plus aux exigences d’aujourd’hui en terme d’accueil et de fréquentation. En maintes occasions, on y constate un problème de place.

Il y a quelques semaines, le conseil municipal a été réuni en séance privée pour aborder le sujet. L’association cultuelle et culturelle des musulmans de Villefranche y a présenté son projet, sollicitant des élus la vente d’un terrain pour accueillir la nouvelle construction. « L’emplacement de la mosquée doit se situer proche de la population pratiquante. Les fidèles réclament un lieu de culte de proximité bien adapté à leur pratique d’où l’importance du choix du terrain au Tricot » plaidait-elle lors de cette réunion. (…)

La Depêche

 

Abdelghani Bentrari propose de supprimer la TVA sur la construction de mosquées

Après le succès des journées portes ouvertes en janvier, voici que la mosquée de Tremblay-en-France (93) a été officiellement inaugurée en grande pompe, le 28 mars, en présence, Christian Lambert, préfet de Seine-Saint-Denis, François Asensi, député-maire. Et d’Abdelghani Bentrari, président de l’Union musulmane de la ville (UMTEF) qui propose de supprimer la TVA sur la construction d’édifices religieux.

Quand on parle de cette communauté, ni son apport économique, ni ses efforts ne sont mis en valeurs par les différents responsables dans notre société.

«La mosquée contribue à embellir encore Tremblay, et singulièrement ce centre ville sur lequel la ville intervient pour en faire un lieu de vie plus agréable. (…) (Elle) est le fruit des efforts de musulmans de France, respectueux des lois de la République, des autres et de la laïcité. Cette mosquée, comme d’autres qui ont vu le jour en France, s’est édifiée dans le respect du droit existant, sans entorse, ni dérogation», a déclaré à cette occasion M. Asensi.

«Sur un projet de mosquée moyen estimé à 5 millions d’euros, on doit payer près d’un million d’euros de taxes pour l’État. Mais pour collecter ce million, il nous faut plusieurs années, ce qui explique que des projets durent dix ans pour être finis. Notre mosquée s’est construite au prix de grandes souffrances pour la communauté musulmane», explique M. Bentrari .

A cet effet, il propose à l’État, au mieux, de supprimer la TVA ; a minima, de faire passer cette taxe de 19,6 à 5,5 %. «On ne veut pas que la loi de 1905 soit changé pour les musulmans. L’État doit simplement prendre en considération leurs difficultés en allégeant le poids des taxes sur la construction des mosquées», s’exprime-t-il.

Le financement des mosquées faisait partie des questions soulevées par l’UMP lors de la convention du parti le 5 avril. […]

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L’Ecri invite l’Espagne à autoriser la construction d’un nombre suffisant de mosquées

L’agence du Conseil de l’Europe contre le racisme (Ecri) a invité mardi, dans un rapport, l’Espagne à autoriser « les communautés musulmanes à construire un nombre suffisant de mosquées ».

L’Ecri a souhaité que « le droit de pratiquer un culte collectivement soit respecté » en autorisant « les communautés musulmanes à construire un nombre suffisant de mosquées ».

Les « élèves musulmans devraient recevoir une instruction religieuse musulmane dans les établissements d’enseignement publics », insiste le rapport.

Le rapport fait état d’autres faiblesses et lacunes dans la lutte contre le racisme et la discrimination dans ce pays.

Atlas Info

Seine-Saint-Denis: On bâtit encore des églises

A côté de l’église des Lilas (Seine-Saint-Denis), avec son clocheton de bois, se dresse désormais un bâtiment blanc aux lignes épurées. La nouvelle Notre-Dame-du-Rosaire, qui va être consacrée dimanche, vient remplacer une église devenue dangereuse, qui sera détruite dans trois à quatre mois.

La nouvelle église, qui a coûté 3 millions d’euros, a été financée par la mairie (PS-PC-Verts). Elle a fait l’objet d’un concours d’architecture et d’une consultation publique, comme n’importe quel bâtiment municipal. Avec son futur centre paroissial, elle s’inscrit même dans le projet de ZAC du centre-ville. Cela n’a été possible que parce qu’elle est considérée comme une reconstruction de l’édifice d’origine, qui date de1887.

Reconstruire des églises alors qu’il y en a déjà 446 à Paris et en petite couronne peut paraître incongru. Et pourtant, rien qu’à Paris, huit églises ont été bâties entre 1997 et 2005, les dernières étant Saint-François-de-Molitor (16e) et Notre-Dame-de-Chine (13e). Certaines plutôt vastes, comme l’église des Lilas, avec 500 places assises. « C’est peut-être parce que des paroisses voisines vont fermer, déplore Frédéric Benoist, prêtre au Pré-Saint-Gervais et aux Lilas. Mais chaque dimanche, il y a environ 700 fidèles sur trois messes, 1 500 pour les grosses fêtes. Ce nombre est stable en Seine-Saint-Denis, notamment en raison de l’arrivée d’étrangers, très fervents. » La région parisienne est en effet relativement épargnée par la désertion des églises qui touche les campagnes françaises.

« Certes, il y a une baisse de pratique, reconnaît Arielle Courty, des Chantiers du Cardinal, qui rénovent et financent nombre de travaux dans les églises. Mais les quartiers populaires regorgent de fidèles. C’est pour cela qu’on investit autant d’argent dans les églises, notamment en Seine-Saint-Denis. »

20minutes

Côte d’or : la nouvelle mosquée d’Is-sur-Tille aura-t-elle un minaret ?

La salle de prière se révélant trop exiguë pour les musulmans d’Is-sur-Tille, un nouveau lieu de culte est en projet. Aucune date n’est arrêtée pour le moment. «Le vendredi, quand les gens de Selongey viennent pour la prière, on n’a pas assez de place pour eux », lance Mohamed El Mahi, membre de la communauté musulmane d’Is-sur-Tille.

La surface de la salle de prière actuelle, est de 27 m², la cinquantaine de fidèles réguliers qui s’y réunissent y sont immanquablement à l’étroit. Le nouveau bâtiment, d’une surface de 200 m², sera notamment financé par la vente de l’ancienne salle et les dons des fidèles, qui participeront au « gros des travaux », selon Mohamed El Mahi.

Autre différence d’appréciation, le minaret. « Il faut que le plan corresponde aux règles d’urbanisme de la commune. Il n’y aura pas de minaret, rien ne dépasse du bâtiment », souligne Michel Maillot. Pour Mohamed El Mahi, il y aura « un petit minaret pas très haut ».

Bien Public

L’Euro : implosion ou sursaut ?

Le pari de l’Euro était de construire une zone modèle. En exacerbant les différences, on affirme, voire on crée, et on enkyste des différences : modèle rhénan pour l’Allemagne ; modèle anglo-saxon pour l’Irlande ou l’Espagne, etc.

Lorsque la crise financière devient crise économique, et que les Etats s’épuisent à maintenir les demandes globales en creusant de façon historique les déficits publics, c’est le navire tout entier qui est menacé.

Si naguère, en résultante des abandons monétaires, les marchés politiques se sont assez spontanément dirigés vers la création d’une zone monétaire largement artificielle, vont-ils, à la faveur de la crise, poursuivre la construction européenne et arrimer la monnaie à un grand Etat européen ?

Sur le papier des croyants du constructivisme, les choses sont simples : il existe désormais un seul Etat, sans doute hétérogène, mais disposant d’une monnaie souveraine. Il n’y a plus de dettes souveraines au pluriel, mais une dette souveraine au singulier.

Le couple monnaie unique / grand Etat suppose d’énormes changements, qui se ramènent tous à la question de l’évaporation progressive des marchés politiques nationaux, au profit de la naissance de marchés politiques européens. Les énormes coûts d’une implosion de l’Euro pourraient faciliter cette perspective.

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