Le jeu trouble du Qatar

De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer le richissime émirat du Qatar soupçonné de «financement » des groupes djihadistes au nord du Mali et ailleurs…

Une monarchie absolue qui nourrit des ambitions démesurées et tente d’étendre son influence dans la sphère régionale, notamment à la faveur du Printemps arabe. Pleinement engagé dans le renversement d’El Gueddafi en s’alliant avec l’OTAN, l’émirat du Qatar s’est révélé, à la faveur du Printemps arabe, un acteur «diplomatique» incontournable dans le nouvel échiquier régional. Son rôle grandissant a fait de cette richissime monarchie pétrolière un interlocuteur privilégié et surtout un riche allié de l’Occident. Mais, et contre tout attente, dans la guerre contre les groupes terroristes au Mali, Doha prend ses distances vis-à-vis de son allié, Paris, et critique l’action militaire. Pas seulement. Le Premier ministre qatari, cheikh Hamad Bin Jassem Al Thani, a émis des doutes sur l’efficacité d’une intervention militaire en assurant que «la force ne réglera pas le problème». Une position inattendue, du moins à Paris, qui n’a pas manqué d’éveiller des soupçons dans les milieux politiques et médiatiques.

Des questions fusent de partout sur le rôle «obscur» du Qatar dans certaines contrées musulmanes et sur ses liens «douteux» avec des organisations extrémistes. Ce «bout de terre» coincé entre l’Arabie Saoudite et l’Iran dans le golfe Persique est clairement accusé d’avoir «financé» des djihadistes au nord du Mali. Vrai ou faux ? Accusation fondée ou simple affabulation ? Désormais, ce pays – généreux donateur – suscite de la méfiance sur son passage. (…)

El Watan

Conflits au Moyen-Orient : « Il y a un risque de guerre civile ici en France, compte tenu de la nature de la démographie en France » (RMC)

Dans Bourdin & Co, un auditeur s’inquiète des répercussions qu’auront les conflits au Moyen-Orient en France.

« Vous considérez les musulmans qui vivent en France, qui sont pour la très grande majorité des Français, vous les considérez comme des adversaires potentiels, des ennemis potentiels ? » – Jean-Jacques Bourdin

«Le métissage est le seul moyen de désamorcer les conflits»

L’humoriste Patson, d’origine ivoirienne, revendique une triple culture «française, africaine et américaine» et vante les bienfaits du métissage «bénéfique aux générations futures».

L’humoriste, révélé par le Jamel Comedy Club, propose un humour potache, inspiré des expériences de la vie quotidienne. Ayant passé sa jeunesse à Grigny (Essonne), il s’attache à proposer aux jeunes des banlieues de développer leur propre spectacle, avec l’initiative «Top Show». En collaboration avec les mairies, il vient ainsi animer des ateliers pour «repérer des jeunes talents» et permettre aux artistes en herbe de produire un véritable show.

Ce mot « métissage » est important pour vous…

Nous vivons dans un monde métissé. Le métissage est partout, en cuisine ou dans la culture. Je souhaiterais que les futures générations aient conscience que le métissage est le seul moyen de désamorcer les conflits.

Cet état d’esprit viendrait-il de votre enfance vécue à Grigny (91) ?

J’ai été adopté par une famille blanche et ma mère était professeure d’anglais dans ma ville. C’est une ville riche culturellement. J’avais des amis de tous horizons et c’était très enrichissant ; et cela se ressent dans mon spectacle. Le soutien que ces amis m’ont apporté est une vraie force. D’ailleurs, la France ne doit pas jouer la division si elle veut être forte.
Dans ma tête, j’ai toujours l’image du « Black-Blanc-Beur » de 1998, c’est de cet esprit que je tire ma force. […]

saphirnews

Education : des collégiens formés pour régler les problèmes entre élèves (Vidéo)

Dans le collège de Beaumont-sur-Oise, dans le Val d’Oise, se sont les élèves qui règlent les conflits. Ils sont appelés élèves-médiateurs. Une mesure qui fait l’unanimité au sein de l’établissement.

Du déclin des sociétés modernes : idéal stratégique ou destinée tragique ?

L’essor militaire et technologique de la Chine s’accompagne d’une réflexion doctrinale portée par les colonels Liang Qiao et Xiangsui Wang, dans laquelle il s’agit de contourner la logique des armes, actuellement dominée par les États-Unis, par une stratégie « hors limites. » Cette approche n’est pas surprenante en soi parce qu’elle reprend le conseil de Sun Zi « d’attaquer le vide au lieu du plein, » c’est-à-dire de combattre là où l’adversaire s’y attendra le moins.

Cependant, l’analyse historique des conflits tend à prouver que les coûts matériel, humain et financier finissent toujours par nuire sur le long terme aux sociétés qui ont choisi de « poursuivre leur politique par (ces) autres moyens. » En quoi cette stratégie échapperait-elle aux mêmes frictions engendrées par l’affrontement des volontés et le brouillard de la guerre ? Poussons dans ce cas la logique jusqu’au bout, et envisageons une stratégie idéale qui consisterait à affaiblir une société à son insu, au point de la détruire ou de la rendre incapable de contester notre hégémonie. Comment nous y prendrions nous ?

Une réflexion « jusqu’au-boutiste, » pragmatique et affranchie des principes éthiques et juridiques, tend à prouver que le champ des possibles demeure infini, au point d’y voir actuellement d’inquiétantes coïncidences qui font étrangement échos au thème de l’inéluctable déclin des civilisations.

Imaginons-nous à la tête d’une société prospère, moderne et en position dominante sur l’échiquier international. Comment ferions-nous pour conserver cette position dans le cas où une société en pleine croissance viendrait à contester notre hégémonie sur le plan économique, politique et militaire ?

Suite et commentaires sur Fortune

365 conflits en 2009

365 conflits ont eu lieu en 2009 dont 31 présentaient un caractère violent.

Tel est le constat posé par le Heildeberg Institut für Internationale Konflictforschung dans son « Baromètre des conflits 2009″. Cet institut de recherche allemand « classe les conflits comme violents s’il s’agit de violence organisée et s’ils sont suivis d’importantes destructions« .

Le Heildeberg Institut estime que 7 conflits sont assimilables à des guerres : Afghanistan, Pakistan, Israël-Palestine, Yémen, Sri Lanka, et Somalie. Les analystes estiment que « quatre de ces conflits sont classés comme guerres depuis 2006.« 

Le Baromètre 2009 recense plusieurs types de violences politiques dont les coups d’Etat (en français dans le texte) qui « ont augmenté considérablement » : 6 ont été couronnés de succès l’an dernier contre 3 en 2008 et un seul en 2007.

Cassus Belli