Laurent Fabius en visite à Alger qui attend «un geste fort sur la colonisation»

Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, est attendu dimanche 15 juillet en fin d’après‑midi à Alger. De nombreuses divergences compliquent la relance des relations algéro-françaises : la situation au Mali et la colonisation.

Paris et Alger divergent clairement sur la question malienne. Les Français sont non seulement favorables à une intervention militaire dans le nord du pays mais ils souhaitent aussi voir leur allié marocain jouer un rôle plus important dans la région. Deux idées auxquelles les Algériens n’adhèrent pas du tout. […]

Côté algérien, on attend toujours un geste fort sur la colonisation. Un geste que les Français ne semblent pas disposés à faire dans la formule souhaitée par les Algériens, à savoir la repentance et des excuses officielles. Du moins dans les mois à venir.

Le président français a déjà fort à faire avec les problèmes internes de son pays et la crise dans la zone euro. Il ne va pas donner à l’opposition de nouveaux arguments pour le malmener sur un sujet aussi sensible que la Guerre d’Algérie. Or, tant que cette question ne sera pas réglée, les relations entre les deux pays auront peu de chances de connaître une évolution positive durable. Laurent Fabius, qui ne connaît pas bien l’Algérie, aura l’occasion, lors de son séjour algérois, de mesurer toute la complexité des relations bilatérales.

TSA

Sida : le livre qui accuse la colonisation

Sans les Occidentaux, affirment deux Américains, auteurs de « Tinderbox », jamais le virus du sida n’aurait réussi à se propager aussi rapidement hors des forêts du Cameroun.

Des chiffres qui donnent le tournis. Trente millions de décès dans le monde en trente ans ; 34 millions de personnes infectées, dont 68 % en Afrique ; près de trois millions de nouvelles contaminations pour la seule année 2010… Et tout cela à cause d’un singe, d’un chasseur et des colons.

Dans l’essai Tinderbox. How the West Sparked the Aids Epidemic and How the World Can Finally Overcome It (« Poudrière : comment l’Occident a déclenché l’épidémie de sida et comment le monde peut enfin la surmonter »), l’épidémiologiste Daniel Halperin et le journaliste Craig Timberg ont tenté d’aller au-delà des motifs communément avancés pour expliquer la rapide propagation du virus. Pour eux, la véritable coupable est toute trouvée : c’est la colonisation. Sans elle, expliquent-ils, l’Afrique n’en serait pas là.

L’apparition de l’épidémie est liée au développement du continent au début de l’ère coloniale, via l’intrusion massive de populations et de nouveaux moyens de communication dans des zones jusque-là peu accessibles et inexplorées. (…)

Et comment est-il parvenu à traverser l’Atlantique ? Là aussi, les auteurs de Tinderbox reprennent à leur compte une théorie déjà avancée par des chercheurs. Si le sida n’est pas resté cantonné à l’Afrique, c’est en partie à cause d’employés haïtiens de l’ONU déployés à Léopoldville dans les années 1960. Au moins l’un d’entre eux est rentré à Port-au-Prince avec le virus, qui s’est ensuite propagé en raison de l’existence d’un centre de collecte de sang en direction des États-Unis et du tourisme sexuel américain sur l’île. « Chaque VIH présent aux États-Unis, en Europe ou dans les Caraïbes peut être rattaché à un ancêtre unique, un virus unique, en provenance de Kinshasa, dans les années 1960. » (…)

Slate Afrique

Dominique Venner : « trouble civilisationnel » et mouvements identitaires en Europe

Billet de Dominique Venner, historien, qui dirige la Nouvelle Revue d’Histoire :

Il n’est pas dans mes habitudes de commenter des élections. Celles qui se sont déroulées en France depuis la présidentielle de mai 2012 présentent cependant une vraie nouveauté. On peut définir celle-ci comme la manifestation d’une conscience accrue du problème n°1 de notre temps : le « remplacement » des populations de souche par l’immigration de masse arabo-musulmane.

Problème n°1 de notre temps : le « remplacement » des populations de souche par l’immigration de masse arabo-musulmane.

Les images des drapeaux africains et maghrébins agités place de la Bastille le soir du 6 mai 2012 pour saluer la victoire du candidat socialiste, ont rappelé les images, dix ans auparavant, de la réélection de Chirac après son duel inégal avec un Le Pen diabolisé comme jamais.

Les conditions sont toutefois très différentes. La personnalité moderne et « apaisante » de Marine Le Pen n’a pas favorisé la même mobilisation contre son mouvement après son score très honorable de 17,9 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle du 10 juin. Avec 6,4 millions de voix lors de ce scrutin, le FN se pose comme le troisième parti de France. Une loi électorale cousue sur mesure pour maintenir les oligarchies en place interdit une nouvelle fois que les 6,4 millions d’électeurs du FN soient représentés à l’Assemblée nationale, sinon par deux élus, contre des centaines pour les partis oligarchistes : UMP et socialistes (associés au Front d’extrême gauche).

Ce qui se passe en France n’est pas spécifique à ce pays. C’est un phénomène européen.

Cependant, comme je l’ai déjà souligné, les mouvements identitaires européens sont victime d’une « maladie infantile » que je qualifie de chauvine.

Agissant en ordre dispersé, sans liens ni concertation, ils sont pour le moment incapables d’imaginer des initiatives face à un adversaire commun. Cela ne signifie pas qu’il en sera toujours ainsi. Dans tous les mouvements concernés, les militants les plus réfléchis songent à la nécessité de convergences. Partout en Europe des partis analogues au FN, rejetant le racisme et l’antisémitisme, font de la préservation de l’identité des peuples européens leur raison d’être.

Citons entre autres le Parti du peuple danois, le Parti de la liberté néerlandais, le FPÖ et le BSÖ autrichiens, les Vrais Finlandais, Le Parti du progrès norvégien, le Vlaams Belang flamand, l’English Defense League, le Fidesz au pouvoir en Hongrie, Droit et Justice en Pologne, Ataka en Bulgarie, la Ligue du Nord en Italie, les Démocrates en Suède ou l’Union démocratique (UDC) du centre en Suisse.

Tous ces partis dépassent 5 % des voix et atteignent parfois 25 % ou plus, en dépit de l’hostilité active des médias qui constituent le « clergé séculier » du Marché, relayé par son « clergé régulier » (prof des universités et des écoles), sans compter le vieux clergé des Églises traditionnelles chargé d’apporter la dimension compassionnelle et paralysante qui est sa spécialité.

Dans Le Monde du 14 juin 2012, pages Débats, une politologue (Virginie Martin) et un sociologue (Pierre Lénel), après avoir noté l’étonnante permanence du votre FN, malgré son exclusion électorale, en tiraient une conclusion pertinente qui doit être relevée. Ces deux chercheurs estiment en effet qu’il faut réviser l’interprétation habituelle du vote FN comme simplement « protestataire ». Sa permanence dans le temps exige plutôt d’y voir un véritable « vote d’adhésion ». Adhésion à quoi ?

Usant d’un vocabulaire prudent, les deux chercheurs proposent de rechercher un dénominateur commun à tous ceux (nantis ou démunis, jeunes ou plus âgés, urbains ou ruraux, qui ont accordés leurs suffrages à Marine Le Pen à l’élection présidentielle du 10 juin. Ce dénominateur commun c’est, disent-ils, un « trouble civilisationnel », expression juste et modérée.

« Ce trouble, écrivent-ils dans leur jargon, met en avant une lecture du monde qui révèle une hostilité au pluralisme culturel sur le plan intérieur et le refus du multiculturalisme sur le plan international ». En clair, il révèle une forte inquiétude identitaire, face à des menaces toujours plus évidentes.

Les deux chercheurs poursuivent en estimant que le « trouble » se cristallise plus particulièrement autour de quatre points. « La nationalité en constitue le premier marqueur : les Français d’origine immigrée ne sont pas vus comme « légitimes », leur nationalité serait usurpée. Cette illégitimité vient s’appuyer sur la question culturelle et bien souvent cultuelle (islam). C’est le deuxième élément : une relation négative s’instaure entre signes de métissage et identité française. « Nous » s’oppose à « eux », la différence trouve là son expression la plus criante : « eux » ont une autre histoire que celle qui « nous » constituerait de tout temps. »

Ce trouble, ajoutent les auteurs, est un élément nouveau par rapport à leurs enquêtes de la fin des années 1990. Il est relié, disent-ils, aux événements de la scène internationale : le monde arabo-musulman apparaît désormais comme dangereux… « Et c’est bien souvent à cette question que la question sécuritaire est réinterprétée… Tous ces éléments se confondent dans la figure de l’immigré, présence ici de cet ailleurs arabo-musulman qui apparaît comme diabolique ».

« Enfin, poursuivent les deux chercheurs, l’élément le plus prégnant est celui du sentiment d’un rapport de forces devenu défavorable entre les Français d’origine maghrébine et les Français « de souche » : l’idée d’un effet de nombre produit un sentiment de colonisation inversé ».

Rarement les faits ont été observés avec autant de pertinence dans cet organe central de l’oligarchie mondialiste qu’est Le Monde. Au passage, on ne peut négliger un fait anecdotique et cependant gros de symbole : l’un des deux élus du FN à ce deuxième tour du 17 juin 2012 est la propre petite-fille du fondateur, la toute jeune Marion Maréchal-Le Pen, 22 ans, qui a conquis le siège de Carpentras (Vaucluse), ville qui avait été le prétexte d’une opération géante de diabolisation du FN en 1990 par l’instrumentalisation d’un fait divers : la profanation d’une tombe par des loubards (sans lien avec le FN) dans le cimetière juif de la ville. La plus jeune députée de toute l’histoire de la Ve République accorde aux siens une revanche inattendue.

Sans doute peut-on penser que la conscience identitaire est lente à s’éveiller. Mais il faut se souvenir de quel chaos historique et intellectuel elle a surgi, sans compter les obstacles immenses qui lui sont opposés. C’est donc son affirmation qui surprend et non une ampleur jugée encore insuffisante.

Blog de Dominique Venner

Un député UMP compare l’immigration à une « colonisation »

Le député de la Droite populaire (aile droite de l’UMP) Philippe Meunier, réélu dans le Rhône, a estimé mardi que l’UMP doit tirer les conséquences des législatives, « notamment en termes d’alliance » avec le FN, et compare dans un communiqué l’immigration à une « colonisation ».

« La cohésion nationale du pays est mise à mal par une mondialisation totalement débridée qui ne sert que les intérêts d’une minorité et de plus en plus de départements sont frappés par une immigration qui prend l’allure d’une colonisation », affirme le député.

[...] « Obligation est faite à tous les élus et les adhérents de l’UMP de faire face à leurs responsabilités pour en tirer toutes les conséquences notamment en termes d’alliance. Ne pas trancher serait suicidaire », conclut Philippe Meunier [...]

« La colonisation se décline de façon différente : colonisation de peuplement, culturelle, religieuse et politique. Certains élus sont déjà sous tutelle. Regardez le drapeau palestinien qui flotte sur le fronton de la mairie de Vaulx-en-Velin. Allez voir les centre-villes de certaines communes où vous ne verrez aucun commerce non halal. »

Le Point et Lyon Capitale

Le complexe de l’homme noir

Être ou ne pas être noir? Telle est la question pour tous ceux qui s’estiment victimes de la couleur de leur peau qu’ils associent souvent à tous leurs maux.

Mettons-nous au travail et tu verras que demain, ce seront les autres qui envieront la couleur de ta peau.

Mon ami Marius a coutume de me dire que si dans une hypothétique prochaine vie il était donné à chacun de choisir la couleur de sa peau, il n’y aurait pas grand monde qui accepterait de revenir sous la couleur noire.

Bref, nous avons chargé la couleur de notre peau de tous les maux de l’humanité et en avons honte. Au fond de nous, nous nous détestons, parce que nous sommes les vaincus de l’histoire actuelle, et nous imputons cette défaite à la couleur de notre peau. Dans le regard de l’autre, nous voyons toujours du mépris, de la condescendance. Uniquement à cause de la couleur de notre peau. […]

Il est vrai qu’aujourd’hui l’homme noir n’est pas à la fête. Il y a quelques jours, une manifestation raciste avait visé les immigrés d’origine africaine en Israël. Dans de nombreux pays arabes, les Noirs sont traités pire que des animaux et accusés de tous les maux de leur société. Dans la Libye du colonel Kadhafi, on avait organisé des pogroms de Noirs africains au moment même où le «guide» lançait l’idée de l’Union africaine. Il n’y a pas très longtemps, les Noirs étaient exhibés comme des animaux de foire dans les pays européens.

C’est à nous, noirs, d’inverser cette perception erronée. […]

Il s’agit plutôt d’une situation sociale, héritée d’une longue histoire. Il nous appartient, à nous, noirs d’aujourd’hui, d’en changer le cours. En arrêtant de nous détester, de pleurnicher sur la partie la moins glorieuse de notre passé, en nous disant que notre histoire ne se résume pas à l’esclavage et à la colonisation, que toutes les autres civilisations sont passées par ces stades.

Que le cours de l’histoire est justement en train de changer, que l’axe du monde ne se trouve plus dans la vieillissante Europe mais plutôt en Asie, et que si nous arrêtons de singer les autres, si nous nous mettons résolument au travail, nous pourrons nous aussi déplacer cet axe vers notre continent qui a pour atout sa jeunesse.

Slate Afrique

Zemmour et Lévy sur Jules Ferry, la colonisation et le discours sur les races (RTL)

RTL, 16 mai 2012

Eric Zemmour

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Elisabeth Lévy


(merci à Laurent62)

A propos de l’hommage de Hollande à Jules Ferry (RTL)

RTL, « La langue de vipère », Jean-Christophe Buisson

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François Hollande : Une longue histoire d’amitié avec l’Algérie

Le quotidien algérien El Watan publie à nouveau deux interviews de François Hollande, la première en juillet 2006 alors qu’il était premier secrétaire du parti socialiste, la seconde en décembre 2010 alors qu’il était candidat à la candidature des primaires socialistes, qui montrent «un intérêt profond et une proximité réelle avec l’Algérie».

A la tête de l’Etat français pour cinq ans, François Hollande traduira-t-il en actes ses déclarations de rénovation des relations entre l’Algérie et la France ? Dans quelques mois l’Algérie célèbrera le cinquantième anniversaire de son indépendance. Voilà une opportunité pour ce faire.

«Près de 3 millions de citoyens français puisent une part de leurs racines en Algérie. Nos deux pays sont liés par l’histoire, par la géographie, mais aussi, par des valeurs communes que les échanges entre nos populations contribuent de diffuser.» […]

«Dans ce monde qui se globalise, l’Europe et l’ensemble des pays de la Méditerranée doivent se construire une communauté d’intérêt commune. C’est en tout cas le sens que nous entendons donner à notre politique envers l’ensemble du Maghreb.» «Dans ce cadre européen, il va de soi que des relations privilégiées doivent être développées entre la France et l’Algérie, tant nos deux pays ont des intérêts communs.»

Pour précision dans son livre Devoirs de vérité (Entretiens avec Edwy Plénel, éditions Stock, 2006) François Hollande prend position pour que la France présente ses excuses pour son passé colonial et ses conséquences. […]

El Watan

Azouz Begag: «Il faut reconnaître que la France a violé l’Algérie depuis 1830»

L’ancien ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances sous la présidence de Jacques Chirac, d’Azouz Begag sur, a écrit le scénario d’une bande dessinée historique sur l’Algérie, «Leçons coloniales» aux éditions Delcourt. Paris match l’a rencontré en compagnie du dessinateur Djillali Defali.

Nous, nous ne sommes pas nés là-bas mais nous transportons les douleurs nues de nos ancêtres.

La question algérienne est taboue parce qu’elle représente un véritable traumatisme pour la société française. La plaie n’est toujours pas cicatrisée. L’Algérie c’était la France. Sa perte a été vécue comme une déchirure. […]

Comment expliquer cette réticence à parler de la guerre d’Algérie cinquante ans après?

Azouz Begag. La communauté pied noir et la communauté des harkis représentent une force électorale importante, surtout dans le sud de la France. C’est pour ça que les gens qu’ils élisent à l’Assemblée nationale sont capables en 2005 de voter une loi sur les aspects positifs de la colonisation français, alors que les millions d’Arabes qui vivent dans l’Hexagone ne participent pas au jeu électoral et n’existent pas sur le plan politique. Il est plus facile de leur taper dessus, d’engager un débat en 2012 sur la viande Halal à quelques mois de l’élection présidentielle plutôt que sur la guerre d’Algérie.

Avec «Leçons coloniales», je voulais enseigner l’universalisme français. On aurait pu profiter de cet incroyable mélange de culture, de cette diversité qui existait encore pour en faire un creuset universel digne et emblématique de ce qu’est l’esprit français aux yeux du monde entier. Hélas, ce ne fut jamais l’ambition française. Sur le plan politique, un colon valait dix Algériens, cela ne pouvait pas marcher. […]

Paris Match

France Info : « Il existe une conception du territoire propre à l’islam »

Alexandre Adler est agrégé d’Histoire, spécialiste de géopolitique, écrivain, éditorialiste au Figaro, et officie en tant que consultant radio et télé. L’homme est souvent catalogué d’historien polémiste.

« Là où l’islam a dominé, il veut maintenir son territoire (…) c’est ce qui ce passe dans les quartiers, c’est de s’auto-administrer contre le pouvoir d’Etat (…) à un moment donné la république n’y pénétrera plus. »


Œuvre citée: Rendez-vous avec l’islam

France Info

PS: Image d’illustration du site France Info pour cette émission:

 

Afrique: La Chine construit le siège de l’Union Africaine, applaudir?

Après qu’on ait vu des africains danser, se rouler par terre de voir le président Laurent Gbagbo capturé et le Guide de la révolution libyenne, Muammar Kadhafi assassiné, voici que des noirs sautent et dansent parce que la Chine vient d’ériger en béton et en verre le siège de l’Union Africaine à Addis Ababa. Voici qu’on nous annonce l’avènement d’une bonne colonisation car douce et bâtisseuse. (…)

 Les pères fondateurs avaient-ils rêvé que ce soit la Chine qui vienne construire ce qui devrait symboliser l’émancipation du continent? Quand ils disaient que l’heure de nous-mêmes devrait sonner, disaient-ils par là que nous soyons incapables de construire l’Afrique?

C’est la loi du plus fort qui gouverne les relations internationales. Le dominé ne gagne que des miettes, fussent-elles des palais en verre. Redressons-nous et nous verrons que nous défendrons mieux nos intérêts et nous aurons une Afrique plus bâtie que celle que l’illusion nous miroite au travers du fameux partenariat WIN-WIN vanté par des satrapes et qui ravi tant ces africains incapables de voir le monde dans sa réalité. Les africains n’ont donc rien retenu de l’histoire de la colonisation occidentale dont les éléments précurseurs avaient été emballés dans les fameuses oeuvres sociales que l’Europe réalisait en Afrique. La Chine, depuis quelques années vient faire la même chose en Afrique, mais la désespérance et la perte de confiance en soi résultant des siècles de destruction notamment par l’esclavage et le colonialisme euramércains poussent les africains à admirer cette autre colonisation. La Chine n’est pas plus morale que les autres pays. Elle n’a pas à l’être. Elle joue ses intérêts.

Nous sommes une fois encore à côté de la plaque. Nous sommes fatigants.

Camer.be