Immigration-catastrophe : Merci patrons !

… Merci les partis « républicains » ! Merci les élites africaines !

(Chanson des « Charlots » datant de 1971, époque à laquelle les Français de Souche trouvaient encore du travail chez eux…)

Merci les patrons !

Merci au patronat français qui, avec une belle constance, a fait pression sur les gouvernements successifs de la Ve République pour faire ouvrir toutes grandes les portes de l’immigration de travail puis de peuplement, sans jamais en supporter les conséquences collatérales !

Merci en particulier à tous les dirigeants de l’industrie automobile française qui ont organisé dans les années 1960 des caravanes de promotion dans les pays du Maghreb, pour recruter à bas prix une main-d’œuvre destinée à concurrencer les salariés français ainsi que leurs syndicats et à éviter aussi aux entreprises d’investir dans l’innovation.

Merci à tous les patrons qui préfèrent employer des immigrés, en situation régulière ou non, en particulier dans les métiers de la restauration, du nettoyage, du gardiennage ou dans les services à la personne et les travaux publics.

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Bernard Lugan : «C’est pour nos sociétés européennes que la colonisation fut une catastrophe»

Bernard Lugan historien, spécialiste de l’Afrique, revient sur la «bataille des mémoires» à propos de la colonisation.

Le débat sur la colonisation est stérile car il a échappé aux historiens pour être monopolisé par des groupes mémoriels. Or, la Mémoire n’est pas l’Histoire. L’historien est un peu comme un juge d’instruction : il travaille à charge et à décharge […].

Vous avez écrit que «la question coloniale sert à désarmer moralement les Français». Pouvez-vous expliquer ?

Si nous faisons le bilan, c’est pour nos sociétés européennes que la colonisation fut une catastrophe. Aujourd’hui, elle est devenue une véritable «tunique de Nessus» qui fait peser sur les générations européennes à venir une hypothèque d’autant plus lourde qu’elles ne l’ont pas signée et dont elles demanderont un jour pourquoi elle sont condamnées à en honorer les traites.

Combien de temps encore les jeunes européens accepteront-ils en effet de se soumettre aux incantations accusatoires de ceux qui veulent leur faire croire que, puisque, et par postulat, leurs grands-parents ont «pillé» l’Afrique, ils sont donc condamnés à subir et à réparer ? D’autant plus qu’ils ont sous les yeux le spectacle de ceux qui, tout en accusant la France de tous les maux, forcent cependant ses portes pour y trouver de quoi survivre ou pour s’y faire soigner.

Laissons parler les chiffres. Il y eut au maximum 1 500 000 nationaux (ou Européens) installés dans tout l’Empire français, dont les deux tiers dans la seule Algérie. Or, aujourd’hui, les populations originaires de notre ancien empire et vivant en France, comptent plus de 6 millions de personnes, naturalisés compris, soit quatre fois plus qu’il n’y eut de «colons». Là est le vrai bilan colonial.

Atlantico

Algérie : la colonisation, un système « injuste et brutal » (Hollande) (màj)

Addendum 21/12/12

« Il y avait là une condamnation à porter, et je ne suis pas le premier à le faire. Je le fais pour que nous puissions nous tourner vers l’avenir. Ce que j’ai à faire, c’est permettre qu’il y ait cette réconciliation autour des mémoires pour pouvoir avancer. Je suis celui qui permet à la France d’avancer. » – François Hollande

Le Figaro

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Addendum

Le discours d’Hollande reçoit un accueil mitigé en France

Le PCF salue un «pas en avant» quand l’UMP parle d’un discours «hémiplégique». Pour le FN, la France «s’abaisse sur la voie de la repentance». [...]

De l’avis de la présidente du Front national, Marine Le Pen, le discours de François Hollande a posé «les bases d’un avenir extrêmement malsain entre la France et l’Algérie». «Il condamne triplement notre pays, l’abaissant encore un peu plus sur la voie de la repentance d’abord, de l’immigration massive ensuite et des délocalisations enfin», déclare l’eurodéputée. [...]

Dans un communiqué, le Parti communiste français (PCF) a admis que François Hollande avait fait «en termes mesurés, un pas en avant dans la reconnaissance de la vérité sur le colonialisme français en Algérie». «Cependant, il n’est pas allé au bout de ce qu’il fallait faire : reconnaître la responsabilité de la France dans les crimes d’État et les pratiques inhumaines qui ont caractérisé ce qui fut la politique de l’Etat français».

Le Figaro

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Algérie et colonisation : rappel des faits

En une minute trente, l’historien Daniel Lefeuvre évoque quelques aspects de la régence d’Alger qu’on oublie souvent :

« C’est la colonisation française qui a supprimé l’esclavage dans toutes ses colonies »

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Liebig à Aliot : « Vous avez soutenu le nazisme et maintenant vous soutenez la colonisation ! » (RMC)

Dans les GG de RMC, Louis Aliot est invité à réagir aux propos de François Hollande concernant la colonisation en Algérie. Etienne Liebig monte sur ses grands chevaux et insulte le Front National.

« Vous faites partie d’un mouvement qu’a toujours été du côté des colonisateurs et des fascistes ! » – Etienne Liebig

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Rappel : Qui est Etienne Liebig ?

Après avoir suivi des études d’éducateur et de saxophoniste, Étienne Liebig devient travailleur social auprès des populations tsiganes pendant plus de 20 ans. Il travaille également auprès d’adolescents comme éducateur de rue dans des quartiers de Seine Saint-Denis.

Reconnu comme l’un des leurs par les gens du voyages, il sera remarqué par sa connaissance des populations gitanes, ce qui lui permettra de faire des interventions à travers la France.

Il a composé et écrit un recueil de chansons pour enfants contre le sexisme (X=Y) et produit par le mouvement du planning familial du 93.

Il participe à de nombreux ouvrages collectifs sur la question des Roms et d’autres sur l’éducation spécialisée en milieu ouvert.

Il est l’auteur de sept livres humoristiques et érotiques, de pièces de théâtre et de trois livres sociologiques sur les jeunes et la banlieue.

Il a contribué au lancement du journal Siné Hebdo.

Source

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[Etienne Liebig]l verrait bien une dépénalisation du cannabis. « Mon fils est un gros fumeur de shit. Il est allé en école de commerce à Levallois-Perret et il y a découvert la coke. Pourtant, il traînait avec des mecs du Londeau, mais il n’en avait jamais vue avant. »

« En 2005, lors des émeutes, j’aurais aimé qu’ils aillent jusqu’à Paris… Mais non ! Ce sont des petits cons. Dès qu’ils ne voient plus leur mère au balcon, ils ont peur ! »

Source

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Alger : «J’ai versé une larme quand Hollande a été élu»

Le quotidien Metro publie des réactions d’Algériens à la visite de François Hollande.

Mohamed, 45 ans, réalisateur

«J’ai versé une larme quand Hollande a été élu. Il est notre frère, notre ami. Et nous l’aimerons encore plus quand il reconnaîtra de manière formelle, solennelle les crimes de la colonisation de 1830 à 1962»

Lina, 28 ans, cadre,

«Il vient surtout parler business ! Après les deux présidents feront leur laïus sur le «’grand pardon’. Mais ce sera de la démagogie… Tant qu’il y aura 7 millions d’Algériens en France, je ne crois pas à l’apaisement.»

Métro 30 12 2012 p. 4

« Mon plus cher désir, c’est de retourner passer quelques jours en Algérie » (RMC)

Dans les GG de RMC, un auditeur ancien soldat de la guerre d’Algérie dénonce la colonisation et les exactions de l’armée française à l’époque. Avec Johnny Blanc, Franck Tanguy et Serge, GG d’un jour.

« J’ai pris une seule permission pour aller à Alger. Alger, c’était une ville extrêmement moderne à l’époque, c’est là que sortaient la mode, les voitures, les films etc. Et à 10 km dans le djebel, c’était le Moyen-Age. On a pris leurs matières premières, on n’a rien fait pour développer tout ça. » – Jean-Paul

Ces matières que les profs ont du mal à enseigner

Croisades, Shoah, colonisation, sexualité, darwinisme… les enseignants se plaignent de plus en plus de leurs difficultés à traiter de certains sujets devenus « sensibles » du fait notamment des pressions religieuses venues des élèves et de leurs parents. (…)

Le Figaro

Immigration et colonisation : ces sujets tabous de la gauche française

Bruno de la Palme explique pourquoi la gauche française a fait l’erreur de considérer le sujet de l’immigration comme un pré carré de l’extrême droite. Extraits de « 100 ans d’erreurs de la gauche française, va-t-elle recommencer ? » (2/2).

http://imageshack.us/a/img651/7391/immigration0.jpg

Pour les socialistes, le thème de l’immigration est tabou, car il appartient à l’extrême droite. On n’a donc pas le droit d’en discuter. Circulez, il n’y a rien à voir ! Gare à celui qui évoquerait le moindre problème sur le terrain à ce sujet. Le voile pudique médiatico-politique a ainsi recouvert la réalité de l’immigration pendant des décennies, confortant justement le Front national. Le parti de Le Pen, qui a réussi dans les années 70 à regrouper des groupuscules d’extrême droite d’essences fort différentes voire opposées, a prospéré en faisant de l’immigration son cheval de bataille.

Ses arguments chocs étaient ouvertement racistes et simplistes. Mais en refusant simplement d’en parler, toute la classe politique lui donnait raison. Nier qu’une immigration massive de nature culturelle et religieuse profondément différente de celle des Italiens et des Polonais au début du XXe siècle, puis des Portugais et des Espagnols dans les années soixante puisse poser des problèmes spécifiques, revenait à refuser de voir qu’il fait jour à midi. Cela offrait à Jean-Marie Le Pen la statue du commandeur de celui qui est le seul à oser en parler et lui ouvrait une autoroute électorale.

Le Front national a donc engrangé logiquement les voix de tous ceux qui vivaient sur le terrain une réalité aux antipodes des poncifs positivistes énoncés dans les beaux quartiers de la capitale. (…)

Atlantico

5 propositions pour «repenser l’école» (Respect Mag)

La concertation lancée en juillet par le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, reprendra le lundi 27 août 2012. L’objectif : Refonder l’école de la République. Respect mag participera au dialogue voulu par le gouvernement. L’occasion de revenir sur 5 propositions présentées dans Respect mag 29.

Le but est d’aborder ensemble le multiculturalisme pour lever les préjugés. (Éric Favey, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement).

Esther Benbassa, directrice d’études à l’École pratique des hautes études et spécialiste de l’histoire du judaïsme moderne et des minorités.

«Au collège, il faut créer la proximité, l’interactivité, compléter le savoir par la critique,le débat d’idées et s’adapter sans arrêt à une population qui change. C’est un rôle d’éducateur-enseignant. Instruire sans éduquer ne sert à rien. Quand des jeunes vous disent sans cesse ‘‘nous sommes colonisés parce que nos parents sont au chômage et c’est aussi ce qui nous attend’’, vous pouvez agir. J’ai organisé une semaine de lutte contre la discrimination à l’école, nous avons visionné des films sur l’Algérie, sur les histoires de vie de leurs parents, fait une exposition sur leur vécu à l’école… […]»

Daniel Mendelzon, professeur d’histoire-géographie au collège Romain Rolland, à Bagneux.Être prof, c’est sa deuxième vie.

Cet Argentin d’origine était chercheur en biologie moléculaire avant de passer le concours des enseignants et de se retrouver dans un collège de ZEP. Avec deux collègues (anglais et espagnol), il met en place un projet interdisciplinaire pour parler des trois grandes religions monothéistes à travers l’histoire de l’Espagne musulmane. Ses élèves participent à des ateliers à l’Institut du monde arabe, au Musée d’art et d’histoire du judaïsme et découvrent trois lieux de culte : une synagogue, la grande mosquée de Paris et Notre-Dame. […]

Carole Diamant, professeur de philosophie, auteur d’École, terrain miné (Liane Lévi éditeur).

Suite à un acte antisémite, elle travaille sur la Shoah avant d’élargir le débat à tous les génocides : khmer, arménien, rwandais. Le message : le génocide n’a pas de couleur, il est le fait de l’humanité et l’homme doit se méfier de sa capacité à la barbarie.

Sophie Ernst, agrégée de philosophie, auteur de Quand les mémoires déstabilisent l’école.

Un des premiers sujets de recherche de Sophie Ernst était la contribution de l’école à l’intégration des enfants de l’immigration. Aujourd’hui, elle s’intéresse à l’éducation civique, pour aider les enseignants à parler des sujets sensibles comme la Shoah, la colonisation, l’esclavage. […]

Éric Favey, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement. «Le défi de l’école aujourd’hui : partager une culture commune en l’articulant avec des cultures spécifiques pour les faire reconnaître. C’est un engagement qui relève du débat politique selon l’idée que l’on se fait de l’identité d’un pays. La fabrication du roman national ne peut plus s’établir sur les grandes batailles françaises.» […]

Respect Mag

La France est en guerre et personne ne veut le dire

L’écrivain engagé Renaud Camus dit clairement que la France est en guerre et que ce que les médias appellent actes de violences ou incivilités sont en fait des actes de guerre menés contre la France et sa civilisation.

Où voyez-vous des actes de guerre en France qui rappellent le début de la guerre d’Algérie ?

Ce qui rappelle le début de la guerre d’Algérie c’est l’extrême euphémisation du discours imposé par le complexe médiatico-politique. On disait « les évènements », on dit « les affrontements ». Le caractère de conflit territorial est totalement nié.

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