Liebig à Aliot : « Vous avez soutenu le nazisme et maintenant vous soutenez la colonisation ! » (RMC)

Dans les GG de RMC, Louis Aliot est invité à réagir aux propos de François Hollande concernant la colonisation en Algérie. Etienne Liebig monte sur ses grands chevaux et insulte le Front National.

« Vous faites partie d’un mouvement qu’a toujours été du côté des colonisateurs et des fascistes ! » – Etienne Liebig

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Rappel : Qui est Etienne Liebig ?

Après avoir suivi des études d’éducateur et de saxophoniste, Étienne Liebig devient travailleur social auprès des populations tsiganes pendant plus de 20 ans. Il travaille également auprès d’adolescents comme éducateur de rue dans des quartiers de Seine Saint-Denis.

Reconnu comme l’un des leurs par les gens du voyages, il sera remarqué par sa connaissance des populations gitanes, ce qui lui permettra de faire des interventions à travers la France.

Il a composé et écrit un recueil de chansons pour enfants contre le sexisme (X=Y) et produit par le mouvement du planning familial du 93.

Il participe à de nombreux ouvrages collectifs sur la question des Roms et d’autres sur l’éducation spécialisée en milieu ouvert.

Il est l’auteur de sept livres humoristiques et érotiques, de pièces de théâtre et de trois livres sociologiques sur les jeunes et la banlieue.

Il a contribué au lancement du journal Siné Hebdo.

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[Etienne Liebig]l verrait bien une dépénalisation du cannabis. « Mon fils est un gros fumeur de shit. Il est allé en école de commerce à Levallois-Perret et il y a découvert la coke. Pourtant, il traînait avec des mecs du Londeau, mais il n’en avait jamais vue avant. »

« En 2005, lors des émeutes, j’aurais aimé qu’ils aillent jusqu’à Paris… Mais non ! Ce sont des petits cons. Dès qu’ils ne voient plus leur mère au balcon, ils ont peur ! »

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Alger : «J’ai versé une larme quand Hollande a été élu»

Le quotidien Metro publie des réactions d’Algériens à la visite de François Hollande.

Mohamed, 45 ans, réalisateur

«J’ai versé une larme quand Hollande a été élu. Il est notre frère, notre ami. Et nous l’aimerons encore plus quand il reconnaîtra de manière formelle, solennelle les crimes de la colonisation de 1830 à 1962»

Lina, 28 ans, cadre,

«Il vient surtout parler business ! Après les deux présidents feront leur laïus sur le «’grand pardon’. Mais ce sera de la démagogie… Tant qu’il y aura 7 millions d’Algériens en France, je ne crois pas à l’apaisement.»

Métro 30 12 2012 p. 4

« Mon plus cher désir, c’est de retourner passer quelques jours en Algérie » (RMC)

Dans les GG de RMC, un auditeur ancien soldat de la guerre d’Algérie dénonce la colonisation et les exactions de l’armée française à l’époque. Avec Johnny Blanc, Franck Tanguy et Serge, GG d’un jour.

« J’ai pris une seule permission pour aller à Alger. Alger, c’était une ville extrêmement moderne à l’époque, c’est là que sortaient la mode, les voitures, les films etc. Et à 10 km dans le djebel, c’était le Moyen-Age. On a pris leurs matières premières, on n’a rien fait pour développer tout ça. » – Jean-Paul

Ces matières que les profs ont du mal à enseigner

Croisades, Shoah, colonisation, sexualité, darwinisme… les enseignants se plaignent de plus en plus de leurs difficultés à traiter de certains sujets devenus « sensibles » du fait notamment des pressions religieuses venues des élèves et de leurs parents. (…)

Le Figaro

Une repentance de la France pour la colonisation ?

Débat avec Houria Bouteldja, Guy Sorman et Paul-Marie Coûteaux dans l’émission « Ce soir ou jamais » (France 3, 6/11/12)

La victoire des Algériens et des Vietnamiens contre le colonialisme est une victoire du peuple français. Houria Bouteldja

Immigration et colonisation : ces sujets tabous de la gauche française

Bruno de la Palme explique pourquoi la gauche française a fait l’erreur de considérer le sujet de l’immigration comme un pré carré de l’extrême droite. Extraits de « 100 ans d’erreurs de la gauche française, va-t-elle recommencer ? » (2/2).

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Pour les socialistes, le thème de l’immigration est tabou, car il appartient à l’extrême droite. On n’a donc pas le droit d’en discuter. Circulez, il n’y a rien à voir ! Gare à celui qui évoquerait le moindre problème sur le terrain à ce sujet. Le voile pudique médiatico-politique a ainsi recouvert la réalité de l’immigration pendant des décennies, confortant justement le Front national. Le parti de Le Pen, qui a réussi dans les années 70 à regrouper des groupuscules d’extrême droite d’essences fort différentes voire opposées, a prospéré en faisant de l’immigration son cheval de bataille.

Ses arguments chocs étaient ouvertement racistes et simplistes. Mais en refusant simplement d’en parler, toute la classe politique lui donnait raison. Nier qu’une immigration massive de nature culturelle et religieuse profondément différente de celle des Italiens et des Polonais au début du XXe siècle, puis des Portugais et des Espagnols dans les années soixante puisse poser des problèmes spécifiques, revenait à refuser de voir qu’il fait jour à midi. Cela offrait à Jean-Marie Le Pen la statue du commandeur de celui qui est le seul à oser en parler et lui ouvrait une autoroute électorale.

Le Front national a donc engrangé logiquement les voix de tous ceux qui vivaient sur le terrain une réalité aux antipodes des poncifs positivistes énoncés dans les beaux quartiers de la capitale. (…)

Atlantico

5 propositions pour «repenser l’école» (Respect Mag)

La concertation lancée en juillet par le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, reprendra le lundi 27 août 2012. L’objectif : Refonder l’école de la République. Respect mag participera au dialogue voulu par le gouvernement. L’occasion de revenir sur 5 propositions présentées dans Respect mag 29.

Le but est d’aborder ensemble le multiculturalisme pour lever les préjugés. (Éric Favey, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement).

Esther Benbassa, directrice d’études à l’École pratique des hautes études et spécialiste de l’histoire du judaïsme moderne et des minorités.

«Au collège, il faut créer la proximité, l’interactivité, compléter le savoir par la critique,le débat d’idées et s’adapter sans arrêt à une population qui change. C’est un rôle d’éducateur-enseignant. Instruire sans éduquer ne sert à rien. Quand des jeunes vous disent sans cesse ‘‘nous sommes colonisés parce que nos parents sont au chômage et c’est aussi ce qui nous attend’’, vous pouvez agir. J’ai organisé une semaine de lutte contre la discrimination à l’école, nous avons visionné des films sur l’Algérie, sur les histoires de vie de leurs parents, fait une exposition sur leur vécu à l’école… […]»

Daniel Mendelzon, professeur d’histoire-géographie au collège Romain Rolland, à Bagneux.Être prof, c’est sa deuxième vie.

Cet Argentin d’origine était chercheur en biologie moléculaire avant de passer le concours des enseignants et de se retrouver dans un collège de ZEP. Avec deux collègues (anglais et espagnol), il met en place un projet interdisciplinaire pour parler des trois grandes religions monothéistes à travers l’histoire de l’Espagne musulmane. Ses élèves participent à des ateliers à l’Institut du monde arabe, au Musée d’art et d’histoire du judaïsme et découvrent trois lieux de culte : une synagogue, la grande mosquée de Paris et Notre-Dame. […]

Carole Diamant, professeur de philosophie, auteur d’École, terrain miné (Liane Lévi éditeur).

Suite à un acte antisémite, elle travaille sur la Shoah avant d’élargir le débat à tous les génocides : khmer, arménien, rwandais. Le message : le génocide n’a pas de couleur, il est le fait de l’humanité et l’homme doit se méfier de sa capacité à la barbarie.

Sophie Ernst, agrégée de philosophie, auteur de Quand les mémoires déstabilisent l’école.

Un des premiers sujets de recherche de Sophie Ernst était la contribution de l’école à l’intégration des enfants de l’immigration. Aujourd’hui, elle s’intéresse à l’éducation civique, pour aider les enseignants à parler des sujets sensibles comme la Shoah, la colonisation, l’esclavage. […]

Éric Favey, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement. «Le défi de l’école aujourd’hui : partager une culture commune en l’articulant avec des cultures spécifiques pour les faire reconnaître. C’est un engagement qui relève du débat politique selon l’idée que l’on se fait de l’identité d’un pays. La fabrication du roman national ne peut plus s’établir sur les grandes batailles françaises.» […]

Respect Mag

La France est en guerre et personne ne veut le dire

L’écrivain engagé Renaud Camus dit clairement que la France est en guerre et que ce que les médias appellent actes de violences ou incivilités sont en fait des actes de guerre menés contre la France et sa civilisation.

Où voyez-vous des actes de guerre en France qui rappellent le début de la guerre d’Algérie ?

Ce qui rappelle le début de la guerre d’Algérie c’est l’extrême euphémisation du discours imposé par le complexe médiatico-politique. On disait « les évènements », on dit « les affrontements ». Le caractère de conflit territorial est totalement nié.

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