Aux temps où les Européens étaient esclaves

Article de Jeff Grabmeier du 8 Mars 2004. Traduction : Victoria Rose, Moi Mad et Papy Brossard.

Une étude suggère qu’entre 1530 et 1780, un million d’Européens — voire davantage —  furent réduits en esclavage par les Musulmans en Afrique du Nord. Un chiffre bien plus important que ceux avancés jusqu’à maintenant.

Dans son livre, Robert Davis, professeur d’histoire à l’Université de l’Ohio, a mis au point une méthode unique afin de calculer le nombre de Chrétiens blancs réduits en esclavage le long de la côte des Barbaresques. Son étude conduit à des estimations bien plus élevées que celles trouvées précédemment.

Selon Davis, les travaux antérieurs sur l’esclavage aux Barbaresques n’évaluaient pas le nombre d’esclaves, ou ne s’intéressaient qu’à une ville en particulier. Les estimations chiffrées ont toujours conclu à des évaluations allant tout au plus à quelques dizaines de milliers. Lire la suite

La citation du jour : Bernard Lugan

« Les colonies sont un inutile fardeau et la France s’est épuisée en construisant en Afrique 50 000 kilomètres de routes bitumées, 215 000 kilomètres de pistes carrossables en toutes saisons, 18 000 kilomètres de voies ferrées, 63 ports équipés, 196 aérodromes, 2 000 dispensaires modernes, 600 maternités, 220 hôpitaux dans lesquels les soins et les médicaments sont gratuits.

En 1960, 3 800 000 enfants des colonies africaines sont scolarisés et, dans la seule Afrique noire, 16 000 écoles primaires et 350 écoles secondaires (collèges ou lycées) fonctionnent. En 1960 toujours, 28 000 enseignants venus de France, soit le huitième de tout son corps enseignant, exercent sur le continent africain.

Pour la seule décennie 1946-1956, le pays dépense en infrastructures, dans son empire, la somme colossale de 1 400 milliards de francs de l’époque ! »

Bernard Lugan, God bless Africa. Chap.2, 4e partie “La colonisation : une entreprise ruineuse”. Editions Carnot, 2003. (source)

Royal : « Oui, l’Afrique est notre avenir »

« Pardon pour l’esclavage et la colonisation, merci pour tout ce que l’Afrique a apporté à l’Histoire et pour sa participation à la Libération de la France et s’il vous plaît, construisons ensemble notre avenir commun », a demandé l’ex-candidate à la présidentielle.

« Dans un monde menacé par les conflits et déchiré par la crise, nous savons bien que nous aurons besoin de tous, et notamment de ce continent qui est si proche de nous : l’Afrique », a-t-elle poursuivi. Selon Mme Royal, « il ne fut pas question de repentance dans ce discours de Dakar car la repentance se replie sur elle-même, la repentance est dépressive ». « Il ne fut question que d’une chose : nous ouvrir à nouveau à l’universel » qui « est au coeur de notre identité », a-t-elle encore dit. « Oui, l’Afrique est notre avenir », a-t-elle lancé.

Source : AFP / Le Figaro

Georges Frêche et les Algériens

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« Qui c’est qui a fait l’Algérie ? C’est nous (…) On les a soignés, on les a formés, on les a éduqués. Puis on leur a donné l’indépendance (…) D’abord les Algériens c’est des militaires qui prennent de l’argent du pétrole qu’on leur a fourni à Tamanrasset et qui le foutent dans des banques suisses. La plupart sont analphabètes et n’ont jamais lu le Coran et ne comptez pas sur eux pour se guider sur Mahomet. »

Georges Frêche est actuellement président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, président de la communauté d’agglomération de Montpellier et conseiller municipal de Montpellier. Il fut député de l’Hérault et maire de Montpellier (1977-2004).

Alger exige plus de visas et plus de repentance de la France


Depuis la réélection de Bouteflika, Bockel avoue qu’il « marche sur des oeufs ». En effet, le voyage d’Etat du président algérien en France, prévu pour juin, est reporté à une date ultérieure. Bouteflika préférerait, semble-t-il, que sa première destination européenne ne soit pas la France.

Cette visite est destinée à « resserrer les liens entre Paris et Alger« . Or, les dossiers « qui fâchent » sont loin d’être clos. Il s’agit essentiellement du problème des visas (les Algériens souhaitent que Paris en accorde beaucoup plus, voire supprime cette formalité, jugée discriminante) et de la « mémoire ».

En clair, l’histoire de la colonisation et la guerre d’Algérie. Ce dossier est le plus épineux. Paris ne veut qu’une chose : que l’on en finisse au plus vite avec le passé, afin de se « tourner vers l’avenir ensemble ». Une proposition pas si simple à accepter à Alger, où la « famille révolutionnaire », dont les derniers représentants sont encore au pouvoir, active souvent le ressentiment contre l’ancienne puissance coloniale à des fins internes.

Du coup, Jean-Marie Bockel s’est livré, en décorant les survivants de la Seconde Guerre mondiale, à un numéro de haute voltige. Resserrer les liens mémoriels, dont les vieillards présents sont l’illustration parfaite, et évoquer sans trop insister une histoire douloureuse plus récente.

« Nous devons parler du passé sans le ressasser, a rappelé le ministre, trouver les mots que l’on puisse utiliser dans nos deux pays, avoir une démarche claire et apaisée, sans oublier les événements tragiques. » En bref, « trouver la voie originale » qui permettra une discussion apaisée entre Etats. Source

Pour en finir avec la repentance

Mise-au-point sur l’esclavage

L’africaniste Bernard Lugan, maître de conférence à l’Université de Lyon III, nous livre quelques informations (méconnues ?) sur la réalité historique de la traite négrière.

La Colonisation

De Beketch et Zemmour sur l’esclavage

La traite arabo-musulmane

L’anthropologue Tidiane N’Diaye sur France Ô et « Les Tabous de l’esclavage » (Arte)

L’esclavage aujourd’hui

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Pour en finir avec la repentance coloniale

Jack Lang pris en flagrant délit de désinformation se fait moucher par l’historien Daniel Lefeuvre au sujet de la colonisation et des troupes indigènes.
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«Pendant 1000 ans, les Arabo-musulmans ont tué, castré ou déporté près de 17 millions d’Africains»

Marianne, 20 avril 2009 (extraits)

Si la communauté internationale a reconnu que la traite des Noirs avait été « une tragédie» et  « un crime contre l’humanité », pas un mot sur l’antériorité de celle pratiquée par les Arabo-musulmans et ses conséquences.

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A Durban, les représentants du continent noir et ceux des pays arabes se sont contentés de mettre en accusation les négriers occidentaux, avec demande de repentance et de réparation.

Pourtant, le commerce négrier et les expéditions guerrières provoquées par les Arabo-musulmans, furent pour l’Afrique noire bien plus dévastateurs que la traite transatlantique.

Tout le Soudan depuis l’Océan jusqu’en Égypte était livré aux chasses à l’homme et à la vente de captifs. (…) Pour chasser et enlever de force 500.000 individus, il fallait en faire périr près de 2 millions d’autres (résistants ou fuyards).

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Ce fut la colonisation européenne, qui mit entièrement fin à la traite arabo-musulmane. L’Europe devenue anti-esclavagiste, la plupart des nations occidentales impliquées ont reconnu leur responsabilité et prononcé leur aggiornamento. On attend toujours celui des pays arabo-musulmans (Moyen-Orient, Maghreb, Iran, Turquie etc.). Lire la suite