Pas de mariage homosexuel en Colombie

Une proposition de loi autorisant le mariage entre personnes du même sexe en Colombie, où le sujet a suscité une vive polémique, a été abandonnée mercredi 24 avril. Le Sénat a en effet repoussé par 51 votes contre 17 ce texte présenté par deux parlementaires, l’un de la majorité conservatrice, l’autre de l’opposition, qui ne sera pas transmis à la Chambre des députés, où il aurait dû être validé en dernier ressort.

Bogota a adopté le principe des unions civiles entre homosexuels en 2011. Depuis lors, la Cour constitutionnelle avait fixé au parlement un délai, courant jusqu’en juin 2013, pour décider ou non d’étendre cette législation aux mariages. (…)

Le Monde

Laurent Joffrin : «La France, narco-Etat ? Il faut agir dès maintenant avant qu’il ne soit trop tard»

Laurent Joffrin, Directeur du Nouvel Observateur, tire le signal d’alarme sur l’ampleur du trafic de drogues en France et le pouvoir des trafiquants de drogues. Il s’interroge : La France est-elle en train de devenir un narco-Etat come certains pays d’Amérique du Sud ou d’Amérique centrale ?

L’actualité française, si l’on se donne la peine de décrypter sa logique cachée, doit inspirer une vigilance nouvelle. Elle montre que les symptômes massifs observés au Brésil ou en Colombie, commencent à apparaître sous une forme embryonnaire mais inquiétante dans notre pays.

Ultra-violence, corruption politique ou policière, règlements de compte en série, territoires entiers qui échappent à la légalité républicaine : le pouvoir des trafiquants s’accroît de manière inquiétante dans notre pays.

Le gouvernement brésilien vient d’ordonner à des unités équipées de blindés de reconquérir deux favelas de Rio de Janeiro contrôlées par les trafiquants de drogue. Un signe, parmi cent autres, que les « narcos » forment désormais en Amérique latine des Etats dans l’Etat, capables de battre en brèche pour de longues périodes l’ordre légal en principe garanti par les gouvernement démocratiques. […]

Le sud de l’Italie mis à part, où l’ancienne mafia continue de sévir en dépit des succès obtenus par la police italienne, on pensait que l’Europe était pour l’instant exempte d’une telle dérive, qu’on attribue souvent aux insuffisances des économies et des Etats d’Amérique du sud. Le diagnostic est encore vrai : le trafic de drogue en Europe n’a en rien atteint la maléfique puissance qu’on observe de l’autre côté de l’atlantique. […]

On sait par expérience – aux Etats-Unis ou en Amérique latine – qu’une fois le pouvoir des trafiquants établi, il est très difficile de s’en affranchir. Raison de plus pour agir dès maintenant en France, avec la plus grande détermination. Non pas en modifiant les lois, qui sont déjà rigoureuses ou en déclenchant on ne sait quelle panique sécuritaire. Mais en réprimant sans faiblesse la corruption et en accroissant rapidement les moyens d’enquêtes et de surveillance de la police, de manière à étouffer dans l’oeuf le développement d’un narco-Etat à la française.

Le Nouvel Obs

La coca grignote la forêt colombienne

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La destruction des parcelles ne parvient pas à éradiquer la culture et favorise la déforestation. Il est difficile de connaître l’étendue de la culture illicite de la coca en Colombie. Les images satellites fournissent de bonnes indications, les parcelles cultivées apparaissant en clair par rapport aux masses sombres de la forêt. Mais, faute de pouvoir enquêter dans certaines zones en raison de l’insécurité, il n’est pas possible de vérifier ce qu’il en est réellement sur le terrain.[...]

Deux fois grande comme la France, la Colombie a une biodiversité très riche avec deux points chauds: la forêt amazonienne et les Andes tropicales, là où se trouvent une bonne partie des plantations. Les feuilles de coca sont produites par un arbuste qui ne dépasse pas 2 mètres de hauteur. La culture est intensive avec force engrais et herbicides. Les feuilles sont cueillies trois fois dans l’année ; le cocaïer peut être exploité durant une trentaine d’années. L’extraction de la cocaïne met en jeu des techniques très polluantes, notamment avec du kérosène. [....]

En 2006, les États-Unis ont dépensé 205 millions de dollars dans les opérations de pulvérisation d’herbicides mais seulement 72 millions de dollars pour le développement d’alternatives à la culture de la coca. »

Le Figaro