Immigration clandestine : une filière démantelée en région parisienne

Cinq personnes ont été écrouées après le démantèlement d’un présumé réseau d’immigration clandestine chinoise il y a quelques jours en région parisienne, a-t-on appris de source policière aujourd’hui.

Le 25 mars, les policiers de l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest) ont interpellé puis placé en garde à vue sept personnes, présumées animer ce réseau, à Créteil (Val-de-Marne) et Bobigny (Seine-Saint-Denis). L’enquête avait commencé en février 2013 à la suite d’informations de la police espagnole selon laquelle un réseau d’immigration irrégulière, dirigé depuis la Chine, permettait à des ressortissants chinois de gagner des pays de l’espace européen.

Ce présumé réseau était organisé en Europe depuis Barcelone, en Espagne, et disposait de « ramifications en France ». Il était « rodé », a dit la source: pour la filière française, les candidats au voyage transitaient par Paris à destination de pays africains. En zone internationale de l’aéroport de Roissy, ils prenaient possession d’un faux passeport de pays non soumis à visa – Japon, Corée du Sud par exemple – auprès d’un passeur. Grâce à ces documents, ils passaient les contrôles à la frontière française. La filière les prenait ensuite en charge en les hébergeant puis les faisait passer en Espagne, en Irlande ou en Angleterre à partir d’aéroports provinciaux.

En juin 2013, il avait été mis fin aux « branches » espagnole et chinoise, à la suite d’une série d’interpellations par les autorités de ces pays, selon la source. Celle basée en France avait perduré. Cinq ressortissants chinois en situation irrégulière ont été arrêtés lors de l’enquête. Ils ont fait l’objet d’obligation de quitter le territoire français.

Quatre des suspects arrêtés ont été mis en examen puis écroués en fin de semaine dernière, les trois autres remis en liberté. Ils sont quasiment tous de nationalité chinoise, selon la même source, et faisaient pour certains office de passeurs ou de logeurs.

France 3

Sauvetage de 400 migrants au large de la Crète

Une opération de sauvetage d’environ 400 migrants à bord d’une embarcation de fortune était en cours lundi matin par la marine grecque au large de la Crète, selon des garde-côtes grecs.

Hebergeur d'image

photo d’illustration

Le groupe de ces immigrés avait lancé un appel de détresse dimanche soir intercepté par la marine italienne et transmis aux autorités grecques, selon la même source. Quatre bateaux, dont un de la marine américaine stationné en Crète, avaient atteint ce matin l’embarcation, au nord-ouest de l’île, en vue d’un transbordement des migrants dont on ignorait encore la provenance. [...]

Le Figaro

Une cinquantaine de migrants impliqués dans plusieurs bagarres à Calais

Plusieurs bagarres ont éclaté jeudi soir et hier matin dans des secteurs de Calais. Selon la police, une cinquantaine de migrants ont été impliqués dans ces échauffourées qui ont fait au moins cinq blessés Les premières tensions ont été observées jeudi soir, aux abords de l’aire de distribution des repas. Tensions qui se sont traduites par des échanges de coups dans la soirée, à proximité du squat de la rue Lamy.
C’est là qu’hier matin, vers 8 heures, les forces de l’ordre ont découvert un homme allongé et perdant son sang, à l’angle des rues Lamy et de Berne. A ses pieds, un extincteur. Il ne fait pas de doute que cet homme, un Egyptien d’une vingtaine d’années, a été battu avec ce matériel. Il a été pris en charge par les pompiers de Calais, conscient mais victime d’un traumatisme crânien.

(…) Nord Littoral

Lourdes peines pour un réseau d’immigration clandestine afghan

Une coopération pénale internationale exceptionnelle a permis le démantèlement d’un réseau afghan d’immigration clandestine, à partir de l’aire de Téteghem, près de Dunkerque, sur l’A16. Trois ans d’enquête, dix-neuf tomes de dossier, trois jours d’audience et dix prévenus devant la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Lille : du passeur au chef de réseau européen, le procureur a requis des peines allant de deux à neuf ans d’emprisonnement.

Ils ont tous moins de 30 ans et ont fait vingt-six mois de détention provisoire : cinq Afghans, un Lituanien, deux Irakiens. Deux prévenus manquent à l’appel : placés sous contrôle judiciaire, ils ont pris la poudre d’escampette. Le bourdonnement des traducteurs accompagne les débats. Les échanges avec les prévenus se font en pachto, en arabe, en kurde et en lituanien [...].

Le tribunal a condamné le chef de réseau à sept ans de prison et ses deux lieutenants à cinq ans. Le chauffeur lituanien est condamné à quatre ans de prison, dont un avec sursis. Les passeurs ont été condamnés à des peines allant de trente mois à trois ans de prison.

La Voix du Nord

A Gentilly, les clandestins ne veulent pas partir. « On a déjà dépensé 300.000 euros pour eux »

Devant la mairie de Gentilly, les sans-papiers clandestins manifestent. Dix-sept d’entre-eux, dont l’hébergement est payé par la ville, ont eu la confirmation qu’ils devaient partir.

«On ne sait pas où aller. C’est comme si on recommençait depuis le début»

Le groupe s’est pressé sur le parvis de l’hôtel de ville pour y rentrer :«Laissez nous entrer, s’il vous plaît». «Non», répond un adjoint.

«La ville a fait beaucoup pour vous. On a depensé plus de 300 000 euros. On ne peut pas faire plus.» Les sans-papiers clandestins ne sont pas de cet avis. «On nous a dit qu’on ne nous laisserait pas tomber. Il faut que les promesses soient tenues.»

La maire (PC) s’adresse aux sans papiers :

«Vous êtes déloyaux et votre situation ne justifie pas l’agression [l'agressivité] dont vous faites preuve à l’égard de nos agents.(…) Dans d’autres villes, on vous aurait virés. Si vous voulez aller au ministère de l’Intérieur, il y a un car. C’est la dernière chose que nous ferons».

Le Parisien

Maroc : Des clandestins déplacés de force pour les empêcher de passer en Espagne

Depuis plusieurs mois, des clandestins sont arrêtés par la police au nord du Maroc et relâchés à Casablanca et Rabat pour les empêcher de passer illégalement en Espagne. Hier, la première association «d’aide aux migrants», Caritas (association catholique), submergée par des centaines de demandes, a dû fermer son centre.

Le Maroc a certes cessé d’expulser les migrants en situation irrégulière – à l’exception, hier de 15 Syriens – mais les rafles continuent dans le nord. Depuis décembre, les migrants subsahariens supposés en situation irrégulière sont arrêtés dans le nord près de Ceuta et Melilla pour les empêcher de rejoindre irrégulièrement les enclaves espagnoles. Ils sont ensuite transportés en bus vers Rabat et Casablanca «par dizaines puis par centaines», estiment un groupement d’associations de migrants et d’aide aux migrants, dans un communiqué commun publié aujourd’hui, mardi 25 mars. […]

Aujourd’hui, les déplacements forcés continuent. « Chaque soir, vers 22-23h, trois ou quatre bus d’une cinquantaine de place les emmènent à Rabat où ils sont relâchés. Ils sont souvent gravement blessés, mais comme ils n’ont pas de papiers les hôpitaux refusent de les soigner, alors ils vont mendier partout dans le centre ville», raconte Hélène Yamta, présidente de la voix des femmes migrantes au Maroc. Elle raconte, que lorsque les forces auxiliaires ont commencé les déplacements massifs de migrants du nord vers Rabat en décembre, ils trouvaient refuge dans les mosquées «mais ils ont rapidement été trop nombreux, alors ils ont été chassés et sont partis mendier le long des grandes artères de Rabat. Là, ils sont également parfois arrêtés». […]

yabiladi

Déferlement migratoire : 1000 arrivées par jour en Italie


Depuis le début de l’opération de surveillance et sauvetage en mer, décidée à la suite du naufrage aux portes de Lampedusa au mois d’octobre dernier, près de 17 000 migrants ont été secourus. 

Parmi elles, des Erythréens, des Somaliens, des Maliens, des Nigérians, des Syriens, des Egyptiens et des Libyens dont un grand nombre d’adolescents.

Ces derniers jours, les flux s’intensifient. On compte en moyenne 1 000 arrivées quotidiennes.

RFI

4500 arrivées en trois jours en Sicile

Ces trois derniers jours, près de 4 500 migrants et demandeurs d’asile ont débarqué en Sicile. Profitant d’une météo clémente, la plupart ont embarqué des côtes libyennes.
Ils ont lancé un appel de détresse et ont pu être secourus in extremis.

 

Jeudi 20 mars, 90 migrants, dont l’embarcation se trouvait au large de l’île de Gozo, sont sortis sains et saufs de leur traversée de la mer Méditerranée. Pris en charge par les forces maltaises, ils ont été transbordés sur des bateaux et amenés à Malte.

Ces derniers jours, les navires de la marine italienne ont secouru au sud de la Sicile plus de trois mille migrants qui venaient des côtes nord-africaines, notamment libyennes. Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), en trois jours, ce sont au total 4 457 migrants et réfugiés qui ont débarqué en Sicile. Une dizaine d’autres bateaux ont par ailleurs été détectés dans le Canal de Sicile.

Selon José Angel Oropeza, directeur du bureau de coordination de l’OIM à Rome, les milliers de migrants arrivés ces derniers jours proviennent de divers pays dont l’Érythrée, le Nigeria, la Syrie, le Mali, la Gambie, la Guinée Bissau et le Sénégal. « Il s’agit souvent de familles », a-t-il précisé.

En raison d’une météo clémente et de la situation anarchique régnant en Libye, les départs depuis les côtes de ce pays se sont multipliés ces dernières semaines. Depuis le début de l’année, 10 000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes : plus de dix fois plus que sur la même période de 2013 (900), selon le Conseil italien des réfugiés (CIR).

Jeune Afrique, merci à johny Walker

Maroc : une campagne contre le racisme anti-Noirs, lancée par le collectif « Papiers pour tous »

Une campagne contre le racisme envers les migrants subsahariens a été lancée au Maroc.

Cette campagne, lancée par un collectif de 11 organisations œuvrant contre le racisme sous le nom « Papiers pour tous », intervient alors que le Maroc a décidé de régulariser les 25 000 à 40 000 clandestins subsahariens.

Lire (éventuellement) l’entretien avec Stéphane Julinet, responsable juridique du Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM), basé au Maroc.

Jolpress

Immigration : l’Europe (aussi) construit des murs

Il n’y a pas que les Etats-Unis qui construisent des murs : pour empêcher le passage des migrants clandestins, l’Espagne ou la Grèce le font aussi.

Des grillages et des barbelés pour empêcher des migrants d’entrer : l’image évoque la barrière de séparation entre les Etats-Unis et le Mexique. Mais l’Europe aussi a ses barrières, plus ou moins poreuses, comme dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Tour d’horizon de ces murs, barrières et grillages, construits ou en projet.

Les deux enclaves espagnoles au Maroc (Ceuta et Melilla.) ont fait les gros titres des médias en 2005, quand une dizaine de migrants ont perdu la vie en tentant de traverser cette frontière vers l’Union européenne. L’Espagne a ensuite décidé de renforcer sa frontière, composée de trois grillages encerclant les deux villes. Depuis le début de l’année, la pression s’accentue sur Ceuta et Melilla. Mardi matin, quelque 500 migrants ont ainsi pénétré dans l’enclave de Melilla. En réaction, le gouvernement a annoncé un nouveau renforcement des barrières pour tenter de décourager les clandestins.

A l’est aussi, l’Europe se barricade : en 2012, le gouvernement grec a lancé la construction du mur d’Evros, à la frontière avec la Turquie, alors l’un des points de passage les plus prisés des migrants. La barrière de fils barbelés court le long de ces 10.600 mètres qui séparent Nea Vyssa, en Grèce, d’Edirne, en Turquie. Montant de la facture : 3,2 millions d’euros, selon The Guardian.

Bientôt en Bulgarie. A l’automne 2013, c’est la Bulgarie qui a, à son tour, annoncé un projet de barrière à la frontière avec la Turquie. Le but ? Faire face à l’afflux grandissant de réfugiés syriens. Haute de trois mètres, cette clôture couvrira 30 des 259 kilomètres de frontière entre la Turquie et la Bulgarie, précise Le Monde. Le projet doit être terminé au printemps. Au total, la facture s’élève à 5 millions d’euros pour Sofia, qui ne bénéficie d’aucune aide de Bruxelles.

Europe 1

1.200 migrants sauvés au large de la Sicile

La marine italienne a annoncé mardi avoir sauvé près de 1.200 migrants arrivés dans la soirée à bord de 13 embarcations différentes dans le canal de Sicile.

Hebergeur d'image482 migrants, dont 50 femmes et 25 enfants, ont été sauvés par le navire Euro de la Marine militaire, tandis que le patrouilleur Cigala Fulgosi en a récupéré 274. Deux motovedettes de la Capitainerie du port ont sauvé ensemble plus de 200 migrants, tandis que le navire militaire San Giusto se portait au secours de 97 personnes avant de se diriger vers une autre embarcation où se trouvaient au moins une centaine de personnes. [...]

7sur7

Nouvel assaut de migrants sur Melilla

Environ cinq cents immigrants subsahariens ont franchi mardi 18 mars la frontière séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla, soit l’un des groupes les plus importants de ces dernières années, ont annoncé les autorités locales.

L’assaut, qualifié de « violent » par le préfet de la ville, a été lancé mardi matin par environ un millier de clandestins contre la triple frontière grillagée. Plus de deux cent cinquante clandestins ont été arrêtés et une trentaine de personnes blessées depuis lundi.

(…) Le Monde

(Merci à Lugus)