900 emplois supprimés chez Sanofi, une victoire pour Montebourg…

Sanofi a annoncé, mardi 25 septembre, un plan social prévoyant la suppression de 900 emplois en France. Après avoir qualifié le plan «d’inacceptable», le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, considère cette annonce comme une victoire…
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Montebourg, qui, quatre jours seulement après avoir trouvé le plan «inacceptable», le trouve finalement très acceptable : «Quand une entreprise fait cinq milliards de profits, comme c’est le cas dans Sanofi (…) elle a le droit de se réorganiser», a affirmé, dimanche, le ministre du Redressement productif lors de l’émission Capital sur M6.

Marianne 2

La SNCF délocalise ses activités informatiques en Europe de l’Est et en Espagne

Localisée à Lille et à Lyon, une partie des activités informatiques de l’entreprise publique de chemins de fer vient d’être confiée à des sous-traitants basés en Tchéquie, en Pologne et en Espagne.

«Comment est-il possible d’être aussi maladroit ? » Ainsi aurait réagi François Hollande lorsqu’il apprit, fin juillet, que le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), présidé par le socialiste Jean-Paul Huchon, s’apprêtait à délocaliser son centre d’appel au Maroc. A l’époque, le chef de l’Etat, qui fait de la lutte contre le chômage sa priorité numéro un, exhortait les responsables publics à être « très attentifs » à l’emploi en France. Le message n’a visiblement pas été entendu par les dirigeants de la SNCF…

L’entreprise publique, détenue à 100% par l’Etat, délocalise en effet — en toute discrétion — une partie de ses activités informatiques en Tchéquie, en Pologne et en Espagne. Jusqu’à présent, le pilotage des applications informatiques — en clair, la surveillance du fonctionnement des logiciels et des ordinateurs — était pour l’essentiel assuré par des prestataires privés de la SNCF. Les salariés de ces entreprises étaient détachés dans les locaux de la compagnie de chemins de fer et travaillaient aux côtés des cheminots informaticiens.

Mais, depuis le début de l’année, nombre de ces sous-traitants ont perdu le contrat qui les liait à la SNCF. Sur les sites de Lille — qui gère les applications voyageurs (billetterie, site Internet) — et de la Mulatière, à Lyon — qui traite les autres applications — les techniciens de Steria, une grosse société de services en ingénierie informatique, ont formé jusqu’à à la fin du mois d’août leurs remplaçants… tchèques et polonais.

Cette société, qui travaillait pour la SNCF depuis 1999, a en effet perdu il y a huit mois son contrat au profit d’IBM. Le géant américain a confié ces missions à ses filiales de l’Est. Et depuis quelques semaines, les plates-formes informatiques — baptisées « centres de service » en interne — ont été installées en Pologne et en Tchéquie, où les salaires sont nettement moins élevés.

Le pilotage du service informatique des ressources humaines est lui en partance pour l’Espagne, dans une filiale de la société ibère Sopra. Quant à la surveillance informatique du fret, elle est basée au Maroc depuis, déjà une dizaine d’années.

« 260 emplois de sous-traitants vont être supprimés et 45 postes de cheminots non remplacés. D’ici à 2013, ce sont 500 emplois en tout qui vont disparaître », déplore Hervé Giudici.

Le parisien

Nicolas Baverez : «La nation française, aujourd’hui au seuil de la guerre civile»

Dix ans après «La France qui tombe», qui analysait les raisons du déclin français, l’économiste libéral Nicolas Baverez lance un nouvel avertissement dans son dernier ouvrage «Réveillez-vous !». Extraits sur la question de l’immigration.

La conjonction d’une immigration de travailleurs non qualifiés, du chômage permanent qui, en France, préexiste au choc de 2008, de l’enrayement des politiques d’intégration et de l’exacerbation du fondamentalisme islamique alimente une dynamique de peur et de haine dangereuse pour la démocratie. Avec pour première conséquence la montée en puissance des mouvements populistes et xénophobes

La France se trouve confrontée avec l’intégration de ses 5,2 millions d’immigrés à un défi historique d’une ampleur comparable à celui que fut pour l’Allemagne sa réunification. Faute de s’être adaptée à la nouvelle donne du XXIe siècle, la nation française a éclaté en cumulant les fractures entre les statuts économiques et sociaux, les générations, mais aussi les ethnies et les races. La balkanisation de la société se traduit par la segmentation du territoire. L’Hexagone n’est plus divisé comme dans les années 1960 entre Paris et le désert de la province mais juxtapose des pôles de richesse ouverts sur la mondialisation et des zones d’exclusion : 750 ghettos urbains concentrent ainsi 2,5 millions de personnes vivant des transferts sociaux aux marges de la société comme de l’Etat de droit. […]

D’où l’urgence d’une ligne claire pour les politiques de l’immigration et de l’intégration, tant à l’échelon européen qu’à l’échelon national. Sur le plan européen, il est essentiel d’uniformiser les règles pour éviter les biais entre les législations nationales et de promouvoir une politique de codéveloppement avec les pays d’émigration qui sont aussi des gisements de croissance. Sur le plan national, plusieurs principes devraient être affirmés. Tout d’abord le respect intransigeant des libertés publiques et des droits civils, à travers la sanction des discriminations envers les immigrés ou leurs descendants comme des violences qui s’abritent derrière la religion ou les traditions culturelles (mariages forcés, polygamie, excision…).

Ensuite, le recours ciblé et provisoire aux mesures de discrimination positive, notamment dans le domaine scolaire et universitaire pour accélérer l’intégration et témoigner de sa réussite. Enfin, le retour de l’activité marchande et du travail dans les banlieues, ce qui passe par des incitations puissantes à la création de petites voire de microentreprises et par la réouverture du marché du travail peu qualifié. Au total, plutôt que de prétendre incarner la conscience universelle en légiférant sur l’histoire des autres pays, la classe politique française serait mieux inspirée de travailler en priorité à la réunification de la nation française, aujourd’hui au seuil de la guerre civile. […]

Le Figaro (Merci à Docteur Bazooka )

François Héran, démographe : « Les migrants rapportent davantage qu’ils ne coûtent » (vidéo)

Quelle place pour les travailleurs immigrés sur fond de hausse du chômage ? Réponse du démographe François Héran (ancien directeur de l’INED). France Info, 5/09/12


Trois millions de chômeurs, quelle place pour… par FranceInfo

Renault délocalise ses usines en Algérie

Renault et l’Etat algérien créent un joint-venture pour la fabrication automobile – Le constructeur automobile Renault et le gouvernement algérien s’attellent à mettre au point les derniers détails d’un accord portant création d’une société mixte, pour la construction d’une usine de fabrication de véhicules en Algérie. Cette entité, en projet, devrait être annoncée à la mi-septembre, a déclaré, hier,M. Mohamed Benmeradi, en marge de l’ouverture de la session d’automne de l’APN.

L’accord-cadre pour la réalisation d’une usine de véhicules Renault en Algérie avait été signé, le 25 mai dernier, au terme de quinze mois de négociations continues.

L’accord concerne la production de 75 000 voitures par an, avant d’atteindre progressivement 150 000 unités, dont une partie sera destinée à l’exportation.

L’usine Renault devrait être installée à Oran, alors que le premier site proposé par l’Algérie était celui de Bellara, dans la wilaya de Jijel.

Finalisé, ou presque, le dossier Renault pourrait ne pas être intégré dans l’agenda de travail dont devrait s’acquitter Jean-Pierre Raffarin dans le cadre de sa mission sur l’Algérie, une mission qui lui a été confiée, il y a quelques jours, par Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères.

De tous les dossiers traités par Raffarin avec ses homologues algériens, dans le cadre des missions qu’il a effectuées en Algérie, du temps de Nicolas Sarkozy, le projet Renault a focalisé les discussions et les médias s’en sont emparés.

Afriquejet

Sapir: « Il est urgent de dissoudre la zone euro »

Par Jacques Sapir

La crise de la zone euro a atteint un point critique. Quelles que soient les solutions envisagées, qu’il s’agisse de la mutualisation de la dette ou des mesures dites « non conventionnelles » que la Banque centrale européenne pourraient prendre, elles ne peuvent apporter de solution durable. A cela une bonne raison : cette crise n’est pas une crise de la dette souveraine mais une crise de compétitivité aggravée par l’effet pervers de l’euro sur la croissance.

Les différentes mesures prises depuis le début de 2010 ont été globalement inopérantes. Elles n’ont pu éviter que, pays après pays, cette crise s’étende, de la Grèce à l’Irlande, de l’Irlande au Portugal, puis à l’Espagne et à l’Italie. La situation dans la plupart des pays va continuer à se dégrader sous l’effet de la conjonction de politiques mal avisées de déflation compétitives, qui sont l’équivalent des politiques de dévaluation compétitives que l’euro prétendait supprimer.

Alors que le chômage recommence à fortement monter en France, il est temps de changer de politique, sinon nous nous imposerons l’équivalent d’une grande dépression par notre propre stupidité.

Des politiques inefficaces liées à une erreur de diagnostic

Suite & Commentaires sur Fortune

«Si on fait reculer le chômage, on va faire reculer l’insécurité…»

3 mars 2002 – Lionel Jospin

J’ai péché par naïveté (…) Je me disais que si on faisait reculer le chômage, on ferait reculer l’insécurité. 928.000 personnes ont retrouvé un emploi et cela n’a pas d’effet direct sur l’insécurité

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Comparer avec les déclarations récentes des politiques, sociologues, éducateurs, médias, etc., à la suite des émeutes d’Amiens.