« Capital » sur le Qatar : La journaliste était une intime du prince Al-Thani

(…) Une journaliste amie

Cette « enquête » à la gloire du prince a aussi surpris les journalistes de M6, selon Le Canard Enchaîné. Ils ont écrit à Nicolas de Tavernost, le patron de la chaîne, pour s’en plaindre et l’alerter sur un point. Ce sujet, produit par la société Cartel Presse, a été réalisé par la journaliste Elisabeth Bouteiller, qui serait « une intime du prince Al-Thani » et associée à lui dans une société immobilière qui fait ses emplettes en France. Parmi ses acquisitions selon Le Canard, le Haras de Victot, en Normandie. Coïncidence, les caméras de M6 étaient jutement là pour suivre l’acquisition de ce « petit bijou, au coeur d’un domaine de 130 hectares« . « Au premier coup d’oeil, le prince est sous le charme (…) Avec ce château, il peut s’offrir un morceau d’Histoire de France« , explique la journaliste. L’affaire sera négociée à 8 millions d’euros, cash.

Qui est Elisabeth Bouteiller ? Passée par la présentation des JT sur LCI, elle est journaliste pour M6 au travers de plusieurs sociétés de production : Spica, qui fournit beaucoup M6 en sujets pour « 100% Mag » et Cartel Presse, aussi prestataire de la chaîne. Elisabeth Bouteiller a visiblement fait du Qatar sa spécialité. Ou plutôt du prince Abdullah al-Thani : en juillet 2013, c’est elle, encore, qui a réalisé pour Paris Match son interview à propos du rachat de l’hôtel Lambert.

« Le Qatar est l’ami de la France »

Une interview pas vraiment sans concession, à l’image du ton employé sur M6. A aucun moment, pendant 52 minutes, le sujet n’est critique à l’égard du Qatar ou du prince. Seule la législation du pays qui permet au Qatar de prendre systématiquement la majorité du capital d’une société créée sur son sol est évoqué. Ce point sera aussi abordé par Thomas Sotto pendant l’interview.

« Pourquoi avoir accepté qu’on vous filme ? Pour que les Français aient une meilleure image du Qatar ?« , l’interroge le journaliste en fin d’émission. « J’ai accepté pour rassurer le Français que le Qatar est l’ami de la France« . Contactés par puremedias.com pour réagir aux révélations duCanard, la chaîne, la journaliste, la société de production et Thomas Sotto n’ont pas retourné nos appels. Dans une interview au Parisien avant la diffusion, Elisabeth Bouteiller assurait avoir passé cinq ans à solliciter le prince pour ce sujet. « C’est une opération de communication, reconnaissait-elle. Ils ont enfin compris que c’était important, ils n’ont pas cette culture. On parle beaucoup du Qatar, mais les premiers concernés ne parlent jamais, j’avais envie de voir ce qu’ils avaient à dire« . L’opération de communication aura été suivie par 3 millions de téléspectateurs.

Ozap

Revoir le reportage :

 

Art contemporain : Les élites contre le peuple

L’art contemporain revendique volontiers l’héritage des « maudits » et des scandales du passé. Et cependant, « artistes » et laudateurs d’aujourd’hui ne réalisent pas que leurs scandales ne combattent plus les tenants de l’ordre dominant, mais ne constituent en fait qu’un outil de plus de la domination bourgeoise.

« La Vénus aux chiffons », œuvre de Michelangelo Pistoletto (artiste italien contemporain co-fondateur de « l’Arte Povera »), actuellement exposée dans l’aile Denon du musée du Louvre.

Par ce qu’il prétend dénoncer, l’« art » dit « dérangeant » participe de la domination libérale, capitaliste, oligarchique et ploutocratique, à la destruction du sens collectif au profit de sa privatisation, à cette démophobie qui a remplacé dans le cœur d’une certaine gauche la haine des puissants et des possédants. Cet « art » dit « dérangeant » est en parfaite harmonie avec ces derniers.

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Capital avec Marine Le Pen

Qatar : comment il rachète la France…

Quel est le point commun entre le PSG, des immeubles parisiens et une petite entreprise de la Creuse ? Tous appartiennent au Qatar. Avec ses milliards venus du gaz, ce petit pays du Golfe Persique est en train d´investir des sommes folles chez nous. On le retrouve partout : football, télévision mais aussi dans de nombreuses grandes entreprises. Pourquoi cette monarchie lointaine s´intéresse-t-elle ainsi à la France ? Qui, chez nous, profite de la manne du Qatar ? Capital enquête sur le petit pays qui rachète la France.

Immigration : les entreprises peuvent-elles se passer des étrangers ?

Le gouvernement l´affiche : il veut réduire l´immigration. Une position qui n´arrange pas toujours les entreprises françaises. Car dans de nombreux secteurs, il est extrêmement difficile de trouver des employés compétents et de nombreux patrons veulent les meilleurs, même s´ils sont étrangers. C´est le cas notamment de ceux qui font leurs études en France. Ingénieurs, informaticiens mais aussi commerciaux : pourquoi les entreprises hexagonales cherchent-elles à recruter des étrangers ? Et comment réussissent-elles à le faire malgré les difficultés auxquelles elles sont confrontées ?

M6 / Capital – 05/02/2012

L’Islande est notre Utopie moderne

En rejetant par référendum le sauvetage de leurs banques et le remboursement de la dette extérieure du pays, les Islandais ont montré qu’il est possible d’échapper aux lois du capitalisme et de prendre son destin en main, se réjouit un historien espagnol.

Les Islandais ont décidé d’empêcher que l’avenir soit dicté par la roue tragique de la nécessité. Les autres pays vont-ils encore tolérer que le réel soit défini par le capital ? Allons-nous continuer à confier l’avenir, le possible et l’imagination aux banques, aux grands groupes et à ces gouvernements qui disent faire tout ce qu’il est vraiment possible de faire ?

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M6 n’a pas diffusé l’incident avec Eric Besson (MàJ)

La chaîne M6 a choisi dimanche soir de ne pas diffuser l’incident intervenu lors de l’enregistrement de l’émission «Capital» avec le ministre de l’industrie Eric Besson, qui avait quitté brutalement le studio après un échange tendu avec l’animateur Guy Lagache.

Le Parisien

17/06/11

Le ministre de l’Industrie qui quitte le plateau de M6 en plein enregistrement.

Jean-Luc Mélenchon : « Marine Le Pen est la chienne de garde du capital »

« Il y a toujours eu un socle d’ouvriers et d’employés qui votent à droite. [...] Chaque fois qu’il y a crise du capitalisme, les partis traditionnels de la droite, croyant au libéralisme, s’étonnent que les gens n’en veuillent pas. Le rôle de l’extrême droite est d’être là pour récupérer les déçus et les ramener à la niche. Marine Le Pen joue le rôle de chienne de garde du capital. »

Le Monde

Grèce : les 3 mensonges des médias et des experts (1)

«Les Grecs vivent au dessus de leurs moyens.» «L’économie allemande est plus vertueuse.» «L’Euro nous protège de la crise.» Ces trois affirmations font partie du mantra néolibéral répété en boucle par les économistes invités sur les plateaux. L’économiste Jacques Sapir démolit consciencieusement ces pétitions de principe.

La Grèce serait l’homme malade de la zone Euro

Les récents événements en Grèce et dans la zone Euro ont donné lieu à beaucoup de commentaires, au sein desquels on peut constater que certains mythes ont la vie (très) dure. Sans prétendre leur faire la peau définitivement, il convient de rappeler ici certains faits, par sympathie pour les travailleurs grecs mais aussi par amour de la vérité.

La presse allemande, et même française, a usé de termes, en réalité, bien plus injurieux. On se souvient des « cueilleurs d’olives » et même de l’exécrable calembour (la « mauvaise Grèce ») par lequel un quotidien français s’est déshonoré. Il convient de rétablir ici les faits.

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La délocalisation, nouvel « or des fous »

La délocalisation est le nouvel « or des fous » qui ne voient que le court terme, tonne Paul Craig Roberts, ancien sous secrétaire au Trésor du gouvernement Reagan.

Comment croire que la destruction d’emplois de plus en plus qualifiés et le transfert à l’étranger des technologies de pointe, qui réduit la substance des entreprises à des bureaux d’étude et des forces de vente tout en les privant de consommateurs, pourraient apporter la prospérité ? Note de lecture sur « Outsourcing America, » ouvrage publié par l’American Management Association, qui réfute les idées reçues en la matière.

Les délocalisations sont-elles bénéfiques ou bien néfastes pour l’Amérique ? Pour convaincre les américains des bénéfices des délocalisations, des entreprises spécialisées dans ce domaine sponsorisent des « études » trompeuses et partiales.

Seule une petite poignée de personnes a étudié objectivement la question. Celle-ci, tout comme le grand nombre d’américains qui ont vu leurs carrières détruites par les délocalisations ont une vision différente de l’impact de cette pratique. Jusqu’ici, il n’y a pas eu de véritable débat sur la question, mais une simple condamnation des sceptiques, qui sont qualifiés de « protectionnistes. »

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France : le creusement des inégalités devrait continuer

Une étude de l’INSEE, parue le 02 avril 2010, illustre la très forte augmentation, entre 2004 et 2007, du nombre de personnes à très hauts revenus (information donnée hier sur Fortune). Plus généralement, l’augmentation des inégalités est mise en évidence par l’Institut. Selon lui, elle s’est poursuivie sur la période précitée et devrait s’amplifier encore.

A l’autre bout du spectre [des revenus], le taux de pauvreté connaît «une relative stabilité après une longue baisse», a expliqué Jean-Louis Lhéritier, un expert de l’INSEE, lors d’une conférence de presse. En 2007, le seuil de pauvreté correspond à un niveau de vie de 908 euros par mois et concerne 13,4% de la population, soit huit millions de personnes.

Pourquoi y a-t-il un creusement des inégalités ?

Parce qu’il y a une «déformation très importante de la hiérarchie des salaires».

D’une part, «il y a de plus en plus de bas salaires, de plus en plus d’embauches au SMIC», explique Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, «car il y a une pression très forte pour réduire les coûts du travail». Un phénomène couplé avec l’externalisation des emplois les moins qualifiés, qui ne profitent pas des avantages sociaux de l’entreprise principale.

D’autre part, «pour ceux qui ont des compétences particulières, il y a une augmentation très importante des rémunérations», analyse Henri Sterdyniak. Pour éviter de voir ces cadres fuir à l’étranger, ils sont notamment rémunérés avec des stock options. Conséquence : ils ont intérêt à ce que la rémunération du capital soit la plus forte, en limitant [notamment] les salaires.

Plus globalement, pour Nicolas Bouzou, économiste et dirigeant de la société d’analyse Asterès, le «problème fondamental est celui de la croissance. Le PIB a peu augmenté, alors que la part des classes supérieures a beaucoup grossi». La part du gâteau à se partager, pour les classes moyennes et les plus pauvres, est donc plus mince.

«On assiste à un écrasement des classes moyennes, dont les salaires ont moins l’occasion de progresser», explique Nicolas Bouzou. «On est passé d’une société en pyramide à une société en sablier», selon un processus décrit par Jean-Marc Vittori. «C’est un phénomène très structurant pour l’économie, la consommation. On n’aurait par exemple pas un tel débat sur le bouclier fiscal, s’il n’y avait pas un problème» de redistribution, analyse l’économiste.

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« Les baisses d’impôts sont néfastes aux salaires »

Toute baisse d’impôt sur les profits incite les entreprises à arbitrer entre bénéfices et salaires, au détriment des derniers. De la même façon, les baisses d’impôts sur les hauts revenus encouragent la distribution de salaires mirobolants pour les directions.

Ces dernières décennies, les économistes partisans des politiques de l’offre ont répandu dans une opinion publique mal informée, le mythe selon lequel des impôts peu élevés encourageaient les entrepreneurs à créer des emplois bien rémunérés.

La révolution économique de Ronald Reagan, inspirée par l’économie « vaudou » des politiques de l’offre, s’est traduite par la réduction frénétique des taux d’imposition sur les bénéfices. Elle a incité les employeurs à maintenir des bas salaires, car les économies réalisées ainsi généraient des bénéfices que les entreprises et leurs directions pouvaient conserver, n’étant plus soumis à des taux d’imposition élevés.

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Depuis 30 ans, les salaires baissent, sauf au sommet

Dans une note de recherche non encore publiée, l’économiste Jacques Sapir explique pourquoi, malgré la déflation salariale, la part des salaires dans la valeur ajoutée n’a pas baissé depuis 1990. En cause : la hausse des salaires les plus élevés et la transformation de revenus du capital en salaires.

Et pour les autres ? La chute des revenus.

«  Le décrochage des salaires depuis 1983 est (…) indubitable.

Le niveau du salaire moyen en 2007 peut être globalement estimé à 25% de moins de ce qu’il aurait été, si les phénomènes cités [par Jacques Sapir] n’avaient pas eu lieu.

Cependant, il est clairement plus important dans l’industrie, et il est encore plus important pour les faibles salaires. Pour ces derniers, on peut parler d’un « retard » salarial de 35% à 45%.

L’impact des importations en provenance des pays à faibles coûts salariaux semble (…) très fort (…).  »

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