Bruno Roger-Petit : «Si Robert Ménard est élu, Béziers tombera dans le chaos»

Pour Bruno Roger-Petit, l’élection de Robert Ménard, «soutenu par le FN mais refusant l’étiquette» conduira Béziers au «chaos».

Ménard est sans doute bien plus potentiellement dangereux que le FN lui-même.

De ce point de vue, les mots de Ménard, rapportés par « Valeurs actuelles », au sujet de sa propension à virer de plus en plus à droite prennent une saveur particulière : « Vous croyez que les gens pensent que je suis un fasciste avec une chemise brune, non mais, vous m’avez vu ? » Ben oui Robert, on t’a vu. Et bien vu même. La chemise brune, elle est dans ta tête.

Robert Ménard a beau avoir intitulé sa liste «Choisir Béziers», histoire de brouiller les pistes, c’est bien «Choisir FN» que voteront les électeurs. […]

Le «Midi Libre» avait déjà dénoncé la présence dans l’équipe de Robert Ménard de deux deux membres du Bloc identitaire, Arnaud Naudin et Christophe Pacotte, ce que la tête de liste de « Choisir Béziers avait confirmé : «Ils nous aident dans la campagne. Ils sont les bienvenus».

Or le Bloc identitaire, pour qui connait la galaxie de l’extrême droite française, c’est un groupuscule qui entend mener la lutte contre «l’islamisation et l’américanisation de notre culture», entre autres combats délirants au temps de l’incontournable et nécessaire mondialisation. […]

L’histoire est déjà écrite : élu sur un mensonge politique, soutenu par des forces sombres, lui-même en proie à une dérive politique personnelle, entre narcissisme et provocation, le poussant de plus en plus à l’extrême droite, Ménard a toutes les chances de précipiter une ville de 71.000 habitants dans le chaos, la division et la haine. […]

Nouvel Obs

Liberté d’expression : Campagne médiatique anti-Taddeï ? (MàJ**)

20/03/13

Alors que son émission, Ce soir (ou jamais !), est très critiquée par Cyril Hanouna et plusieurs membres de l’équipe de Touche pas à mon poste, Frédéric Taddeï répond à l’animateur de D8. Il demande également un peu de temps et d’indulgence alors que le programme vient tout juste de basculer de France 3 à France 2.

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Anne-Marie Le Pourhiet : la tyrannie des minorités (MàJ)

« Anne-Marie Le Pourhiet est l’un de ces invités potentiellement à problème. »
Bruno Roger-Petit


Dans l’émission « Ce soir ou jamais » du 15 mars 2013, la juriste et constitutionnaliste Anne-Marie Le Pourhiet évoque les menaces qui pèsent sur la liberté d’expression :

Elle montre également comment fonctionnent les mécanismes de pression des minorités qui souhaitent obtenir des avantages.

Elle remet aussi les choses en perspectives sur l’idée de « services sexuels » aux handicapés :

Complément : Revoir la vidéo de A.M. Le Pourhiet sur les lois mémorielles et « le totalitarisme orwellien des débats parlementaires ».

L’attitude méprisante d’Audrey Pulvar face à Miss France (màj vidéo)

Addendum

France2, « Vous trouvez ça normal ? »

Merci à EasterEgg

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Invitée dans « Vous trouvez ça normal » sur France 2, l’ex-directrice éditoriale des Inrocks se serait montrée « condescendante, voire méprisante » envers la nouvelle Miss France, selon un journaliste du Nouvel Obs présent sur le plateau.

Audrey Pulvar a ainsi déclaré à propos du concours de beauté : « Je ne regarde pas, je ne trouve pas que ce soit effectivement épanouissant pour l’image de la femme, mais si certaines personnes y trouvent leur compte… » [...]

Une attitude jugée durement par Bruno Roger-Petit, qui la décrit comme « empreinte de cette morgue propre à ceux qui s’estiment culturellement dominants car supérieurs… » [...]

7sur7.be

Bruno Roger-Petit : Holtz, Monfort, faut-il être mâle, blanc et âgé pour commenter les JO sur France TV?

Depuis le début des Jeux olympiques, les critiques pleuvent à propos de Nelson Monfort, Gérard Holtz et le service des sports de France Télévisions. Et si c’était aussi parce que les exigences de parité et de diversité semblent absentes des écrans du service public à Londres ? Bruno-Roger Petit, chroniqueur au Plus, s’interroge sur la politique de la chaîne. (…)

S’agissant du sport à l’antenne de France Télévisions, en vient à faire la même constatation que celle faite par « Libération » en se penchant sur la composition des cabinets ministériels : les journalistes vedettes qui sont mis en avant par le groupe France Télévisions sont tous de sexe masculin, blancs de peau et dotés d’une moyenne d’âge élevée : 56 ans et plus, si l’on calcule à partir d’un échantillon représentatif des journalistes stars de France TV : N. Monfort (59 ans), P. Montel (59 ans), L. Chamoulaud (52 ans), G. Holtz (65 ans), J.-R. Godart (61 ans), et L. Luyat (44 ans), ce dernier faisant baisser vertigineusement la moyenne à lui seul.

Quant à la diversité, si l’on excepte la compétence affichée par Kader Boudaoud sur le football (et encore, dans la hiérarchie de la chaîne, il n’est pas le numéro 1 dans l’exercice), c’est le grand désert. Les peaux noires et/ou foncées ne sont pas à l’honneur sur France Télévisions dès qu’il s’agit d’occuper des postes de présentateurs de premier plan, voire de second plan pour traiter du sport. Il suffit pour s’en convaincre de se rendre sur le site internet de l’émission emblématique  »Stade 2″ : sur 13 journalistes de « l’équipe » on compte une femme et un seul représentant de ce que l’on nomme la diversité (et aucun journaliste noir(e) et/ou asiatique).

 Le pire, c’est que le service public est en retard, déjà, par rapport à une concurrence privée qui, elle, depuis dix ans, s’est mise au diapason des mutations de la société française (…)

Mais les « Mimiles » ont changé ces trente dernières années : ils sont plus féminins, plus jeunes, plus divers… Le « Mimile » 2012 est aussi une jeune femme noire de trente ans, ou un jeune garçon asiatique de vingt ans, et tant d’autres encore. Et tous, sans exception, ont le droit de voir une France ouverte, vivante et présente, et pas fermée, morte et dépassée, quand ils regardent le sport sur France Télévisions, leur service public.

Le nouvel Observateur

Bruno Roger-Petit et la peur du mot « mariniste »

Le glissement sémantique est insensible, mais réel. De plus en plus, à la radio, comme à la télé, les candidats du FN sont appelés « marinistes » et non plus « lepénistes ». Les médias aident-ils Marine Le Pen, la présidente du FN, à banaliser l’extrême droite ?

Marine Le Pen a déjà gagné une bataille importante lors de ces élections législatives, une bataille essentielle même : celle du vocabulaire. Et c’est un élément politique à prendre en considération en vue de l’avenir, plus encore que le nombre de députés FN éventuellement élus au soir du second tour.

Personne n’y prend garde, et pourtant. Le mal est là, déjà enkysté dans les inconscients médiatiques,

la meilleure preuve étant que justement, personne ne l’a encore diagnostiqué.

Dans les médias grand public, « mainstream », on ne désigne plus les candidats FN de la même façon qu’auparavant.

C’est un glissement sémantique qui s’impose de lui-même, comme semblant naturel. Personne ne s’en offusque, personne ne le remarque, mais à la radio comme à la télévision, la formule, doucement, calmement, insidieusement, s’impose peu, contribuant à banaliser ce qui ne devrait pas l’être.

 Et peu à peu, la presse écrite reprend elle aussi à son compte la nouvelle qualification « mariniste ». On l’entend, on le lit et on le voit de plus en plus, et personne ne pourra nier que ce glissement sémantique,aussi habile que sournois, voulu par Marine Le Pen, contribue à la banalisation du FN.

Que dit-on de l’avocat Gilbert Collard ? Qu’il est un candidat « mariniste ». Comment présente-t-on Marion Maréchal-Le Pen ? Comme une candidate « mariniste ». Comment est qualifié Florian Philippot ? De candidat « mariniste ». (…)

Le nouvel Observateur

Bruno Roger-Petit – BHL : « opposant sa vertu, inébranlable et incassable, aux deux chroniqueuses attitrées de l’émission »

Ce samedi 1er juin, Bernard-Henri Lévy était venu présenter sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché » son film « Le Serment de Tobrouk ». Les deux chroniqueuses de l’émission, Audrey Pulvar et Natacha Polony, ont mis en cause son rôle dans la chute de Kadhafi et ce qu’est devenue la Libye depuis. Un affrontement qui vient de loin. Décryptage.

Audrey Pulvar et Natacha Polony sont-elles des nostalgiques de la Libye de Kadhafi uniquement parce que Bernard-Henri Lévy a participé à la chute du dictateur ? Voilà la question que ne pouvait que se poser, de bonne foi, le téléspectateur égaré sur France 2 ce samedi soir.

L’émission « On n’est pas couché », sur France 2, accueillait en effet Bernard-Henri Lévy, venu présenter là son dernier film, « Le Serment de Tobrouk ». En fait de critiques cinéphiliques, le philosophe a subi sur le plateau de Laurent Ruquier une série de bombardements intensifs de sarcasmes, moqueries, boutades et autres piques, qu’il a su désarmer tant bien que mal. (…)

À travers lui, il s’agissait d’atteindre l’ennemi commun aux deux journalistes engagées : la social-démocratie.

Peu d’observateurs de la vie publique l’ont noté,

mais entre la droite souverainiste et réactionnaire incarnée par Natacha Polony et la gauche nationaliste et identitaire incarnée par Audrey Pulvar,

la frontière est souvent abolie sur l’essentiel dès qu’il faut penser étroit, surtout lorsqu’il faut s’en prendre à l’ennemi commun : le social-démocrate et le socialiste, l’universaliste et l’internationaliste, quelle qu’en soit l’incarnation du moment.

Politique ou intellectuel, gare à celui, héritier proche ou lointain de Léon Blum et/ou de Lucien Herr, qui passe à portée de micro sur le plateau de l’émission de Laurent Ruquier.

 Dès qu’il s’agit de s’en prendre à l’ennemi social-démocrate, les deux figures symboliques de l’émission de France 2, toutes deux réactionnaires, de gauche comme de droite, toutes deux identitaires et conservatrices sur tous les plans, politique, économique et moral, toutes deux donc, se déchainent à l’envi.

C’est en ce sens que l’émission « On n’est pas couché » est toujours passionnante à regarder dans sa partie politique : parce qu’elle est un continuum des passions françaises en la matière. Et de ce point de vue, la charge commune menée par Audrey Pulvar et Natacha Polony contre Bernard-Henri Lévy est un modèle du genre. « Haro sur l’intellectuel universaliste social-démocrate ! » tel était le mot d’ordre. (…)

Le nouvel Observateur

Lire : « On n’est pas couché » : BHL, un exemple frappant de malhonnêteté intellectuelle

Quand Bruno Roger-Petit vole au secours du député PS qui dresse les listes des journalistes déviants … (de droite ?!?) (RMC)

RMC extrait de ‘Carrément Brunet’, le 2/04/2012

Intervention de Rioufol, Impellizzieri (député PS) et Roger Petit (Le Post)

Mon problème, c’est qu’il y a une sous-représentation des journalistes socialistes dans les médias – Bruno Roger-Petit

C’est une constatation : ils [les journalistes] sont tous libéral(s?!?) (sic) ou conservateurs – Bruno Roger-Petit

Ce n’est pas la question du nombre mais de l’influence – Bruno Roger-Petit

Souvent, je me retrouve dans des débats avec un contradicteur de droite et 9 fois sur dix les autres invités qui ne sont pas affichés comme des contradicteurs, sont de droite – Bruno Roger-Petit

(Merci à Dagordagorath) ;)

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Quelques précisions d’Eric Brunet lues sur son blog :

Depuis quand les éditorialistes de droite sont-ils des politiques comme les autres ?

Rappelons que parmi les journalistes, seulement 6% d’entre eux ont une sensibilité politique ancrée à droite, selon un sondage de l’IFOP publié par Marianne, il ya une dizaine d’années (seule source existante). Aujourd’hui on estime que 80% des journalistes ont une tendance à penser à gauche.

 

Doit-on alors comptabiliser l’intégralité du temps de parole de ces derniers sur le compte des candidats de gauche ? Cette situation semblerait absurde.
Et pourtant l’élu socialiste, Jérôme Impellizzieri, s’est inquiété du temps de parole de pas moins de 10 journalistes ! Qui seraient, selon lui, proches de Nicolas Sarkozy.

Comme si la droite était hégémonique dans les médias…
Voici les pointés du doigt :
- Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1)
– Etienne Mougeotte (LCI, RTL)
– Eric Revel (LCI, RTL)
– Eric Brunet (RMC, BFM TV)
– Catherine Nay (Europe 1)
– Yvan Rioufol (RTL, iTélé)
– Yves Thréard (iTélé)
– Guillaume Roquette (LCI, France Inter, France 2)
– Robert Ménard (Sud Radio, iTélé)
– Jean-Pierre Pernaut (TF1).
Cette black liste envoyée au CSA, a pour but de faire imputer désormais les temps de parole de tous ces journalistes sur le compte de Nicolas Sarkozy.

Une risposte à l’élu UMP Geoffroy Didier ?
Cela en a tout l’air.
Ce dernier a voulu comptabiliser les interventions de la journaliste Audrey Pulvar, sur le temps de parole du candidat socialiste François Hollande.
Le cas de la journaliste s’inscrivait dans un autre contexte justifiant que l’on se pose légitimement la question :
1. c’est la compagne d’Arnaud Montebourg
2. c’est maintenant la responsable du pôle media de Terra Nova qui fait officiellement parti du staff de campagne de François Hollande
3. c’est donc en apparence une militante à part entière.

Elle avait d’ailleurs été suspendue d’iTélé lorsque son compagnon concourait à la primaire socialiste, et a plus récemment eu de vifs échanges avec Jean-François Copé durant l’émission «On n’est pas couché», sur une chaîne du groupe public, où ce dernier avait mis en doute l’impartialité de la journaliste.

Bruno-Roger Petit : Dix contre un, tel est aujourd’hui le rapport droite/gauche journalistique et éditorial dans l’audiovisuel français

Parce qu’un élu UMP voulait inscrire les interventions d’Audrey Pulvar sur le temps de parole de François Hollande, un élu PS propose de faire de même avec dix journalistes qui seraient, selon lui, proches de Nicolas Sarkozy. La droite serait-elle hégémonique au sein l’audiovisuel ? C’est la question posée par Bruno Roger-Petit, chroniqueur au Plus, qui intervient régulièrement sur I-télé.

http://img841.imageshack.us/img841/5531/30175247jpegpreviewlarg.jpg

(…) Cette campagne 2012 révèle, une fois de plus, combien l’audiovisuel français, image et son confondus, est doté d’un ADN de droite.

Comment pourrait-il en être autrement ? Depuis 1958, les dirigeants de la télévision, hormis la période 1981-86, et France télévisions de 1990 à 1993, ont tous été nommés par la droite au pouvoir, sans parler du secteur privé, où seul compte la loi de l’argent, et qui de lui-même génère des dirigeants en conformité avec cette philosophie.

Manque de pluralisme

Cette longue tradition a engendré des habitus collectifs et individuels, du haut en bas de l’échelle, dont il est difficile de se débarrasser. Par exemple, le patron de RTL, Christopher Baldelli, a débuté sa carrière dans des cabinets ministériels de droite, comment s’étonner qu’il ait consacré Eric Zemmour seul éditorialiste de sa station grand public, sans aucun souci du pluralisme ?

L’échange des lettres envoyées au CSA par les deux conseillers régionaux est la preuve ontologique de ce manque de pluralisme : là où l’élu UMP cite un nom, celui d’Audrey Pulvar, l’élu PS peut en citer dix !

Dix contre un, tel est aujourd’hui le rapport droite/gauche journalistique et éditorial dans l’audiovisuel français.

Peut-on s’en satisfaire ? Citons, en guise de conclusion, cette apostrophe lancée par une directrice de l’information à un journaliste postulant à un emploi, dans les années 60, et qui avait confessé qu’il se sentait proche de Jean Lecanuet : « Comment ? Vous n’êtes pas gaulliste ? Mais comment ferez-vous pour être objectif ? » En 2012, faut-il remplacer « gaulliste » par « sarkozyste » ?

Le nouvel Observateur

Bruno Roger-Petit : Ruquier, Polony et Pulvar ont-ils été piégés par Marine Le Pen sur France 2 ?

En recevant Marine Le Pen à On n’est pas couché, Laurent Ruquier et ses acolytes ont opté pour la banalisation plutôt que l’agression. Compte tenu des polémiques précédentes, ils n’avaient pas le choix. Ont-ils été piégés et ont-ils échoué là ou Anne-Sophie Lapix avait réussi ?

Opération banalisation réussie sur France 2 et chez Laurent Ruquier pour Marine Le Pen. Il ne s’est rien passé, ou si peu, sur le plateau de l’émission de Laurent Ruquier sur France 2. Rien, ou pas grand chose. Marine Le Pen a pu s’y exprimer tranquillement, comme si de rien n’était, et comme l’avaient annoncé les représentants du Front national dès l’enregistrement de l’émission terminé, jeudi soir, tout s’est passé entre gens de bonne compagnie. Courtoisement. Cordialement. http://img718.imageshack.us/img718/7609/88197211.jpg

(…) De cet épisode on retiendra la leçon suivante : si, à l’instar d’Anne-Sophie Lapix, Laurent Ruquier et Audrey Pulvar (posture plus problématique pour Audrey Pulvar, journaliste professionnelle, que pour Laurent Ruquier, humoriste et animateur de télévision) n’avaient pas affiché au préalable une révulsion totale de Marine Le Pen, révulsion affirmée, confirmée et revendiquée depuis des semaines, ils ne seraient pas trouvés dans la terrible tenaille dialectique qui les a contraints à opter pour le moindre mal et à faire, selon la formule consacrée, « le jeu du Front national ».

La meilleure arme médiatique contre Marine Le Pen, c’est donc le journalisme, façon Anne-Sophie Lapix, et c’est finalement une bonne nouvelle pour le journalisme, le seul, le vrai.

Atlas info