Liberté d’expression : Campagne médiatique anti-Taddeï ? (MàJ**)

20/03/13

Alors que son émission, Ce soir (ou jamais !), est très critiquée par Cyril Hanouna et plusieurs membres de l’équipe de Touche pas à mon poste, Frédéric Taddeï répond à l’animateur de D8. Il demande également un peu de temps et d’indulgence alors que le programme vient tout juste de basculer de France 3 à France 2.

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Anne-Marie Le Pourhiet : la tyrannie des minorités (MàJ)

« Anne-Marie Le Pourhiet est l’un de ces invités potentiellement à problème. »
Bruno Roger-Petit


Dans l’émission « Ce soir ou jamais » du 15 mars 2013, la juriste et constitutionnaliste Anne-Marie Le Pourhiet évoque les menaces qui pèsent sur la liberté d’expression :

Elle montre également comment fonctionnent les mécanismes de pression des minorités qui souhaitent obtenir des avantages.

Elle remet aussi les choses en perspectives sur l’idée de « services sexuels » aux handicapés :

Complément : Revoir la vidéo de A.M. Le Pourhiet sur les lois mémorielles et « le totalitarisme orwellien des débats parlementaires ».

L’attitude méprisante d’Audrey Pulvar face à Miss France (màj vidéo)

Addendum

France2, « Vous trouvez ça normal ? »

Merci à EasterEgg

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Invitée dans « Vous trouvez ça normal » sur France 2, l’ex-directrice éditoriale des Inrocks se serait montrée « condescendante, voire méprisante » envers la nouvelle Miss France, selon un journaliste du Nouvel Obs présent sur le plateau.

Audrey Pulvar a ainsi déclaré à propos du concours de beauté : « Je ne regarde pas, je ne trouve pas que ce soit effectivement épanouissant pour l’image de la femme, mais si certaines personnes y trouvent leur compte… » [...]

Une attitude jugée durement par Bruno Roger-Petit, qui la décrit comme « empreinte de cette morgue propre à ceux qui s’estiment culturellement dominants car supérieurs… » [...]

7sur7.be

Bruno Roger-Petit : Holtz, Monfort, faut-il être mâle, blanc et âgé pour commenter les JO sur France TV?

Depuis le début des Jeux olympiques, les critiques pleuvent à propos de Nelson Monfort, Gérard Holtz et le service des sports de France Télévisions. Et si c’était aussi parce que les exigences de parité et de diversité semblent absentes des écrans du service public à Londres ? Bruno-Roger Petit, chroniqueur au Plus, s’interroge sur la politique de la chaîne. (…)

S’agissant du sport à l’antenne de France Télévisions, en vient à faire la même constatation que celle faite par « Libération » en se penchant sur la composition des cabinets ministériels : les journalistes vedettes qui sont mis en avant par le groupe France Télévisions sont tous de sexe masculin, blancs de peau et dotés d’une moyenne d’âge élevée : 56 ans et plus, si l’on calcule à partir d’un échantillon représentatif des journalistes stars de France TV : N. Monfort (59 ans), P. Montel (59 ans), L. Chamoulaud (52 ans), G. Holtz (65 ans), J.-R. Godart (61 ans), et L. Luyat (44 ans), ce dernier faisant baisser vertigineusement la moyenne à lui seul.

Quant à la diversité, si l’on excepte la compétence affichée par Kader Boudaoud sur le football (et encore, dans la hiérarchie de la chaîne, il n’est pas le numéro 1 dans l’exercice), c’est le grand désert. Les peaux noires et/ou foncées ne sont pas à l’honneur sur France Télévisions dès qu’il s’agit d’occuper des postes de présentateurs de premier plan, voire de second plan pour traiter du sport. Il suffit pour s’en convaincre de se rendre sur le site internet de l’émission emblématique  »Stade 2″ : sur 13 journalistes de « l’équipe » on compte une femme et un seul représentant de ce que l’on nomme la diversité (et aucun journaliste noir(e) et/ou asiatique).

 Le pire, c’est que le service public est en retard, déjà, par rapport à une concurrence privée qui, elle, depuis dix ans, s’est mise au diapason des mutations de la société française (…)

Mais les « Mimiles » ont changé ces trente dernières années : ils sont plus féminins, plus jeunes, plus divers… Le « Mimile » 2012 est aussi une jeune femme noire de trente ans, ou un jeune garçon asiatique de vingt ans, et tant d’autres encore. Et tous, sans exception, ont le droit de voir une France ouverte, vivante et présente, et pas fermée, morte et dépassée, quand ils regardent le sport sur France Télévisions, leur service public.

Le nouvel Observateur

Bruno Roger-Petit et la peur du mot « mariniste »

Le glissement sémantique est insensible, mais réel. De plus en plus, à la radio, comme à la télé, les candidats du FN sont appelés « marinistes » et non plus « lepénistes ». Les médias aident-ils Marine Le Pen, la présidente du FN, à banaliser l’extrême droite ?

Marine Le Pen a déjà gagné une bataille importante lors de ces élections législatives, une bataille essentielle même : celle du vocabulaire. Et c’est un élément politique à prendre en considération en vue de l’avenir, plus encore que le nombre de députés FN éventuellement élus au soir du second tour.

Personne n’y prend garde, et pourtant. Le mal est là, déjà enkysté dans les inconscients médiatiques,

la meilleure preuve étant que justement, personne ne l’a encore diagnostiqué.

Dans les médias grand public, « mainstream », on ne désigne plus les candidats FN de la même façon qu’auparavant.

C’est un glissement sémantique qui s’impose de lui-même, comme semblant naturel. Personne ne s’en offusque, personne ne le remarque, mais à la radio comme à la télévision, la formule, doucement, calmement, insidieusement, s’impose peu, contribuant à banaliser ce qui ne devrait pas l’être.

 Et peu à peu, la presse écrite reprend elle aussi à son compte la nouvelle qualification « mariniste ». On l’entend, on le lit et on le voit de plus en plus, et personne ne pourra nier que ce glissement sémantique,aussi habile que sournois, voulu par Marine Le Pen, contribue à la banalisation du FN.

Que dit-on de l’avocat Gilbert Collard ? Qu’il est un candidat « mariniste ». Comment présente-t-on Marion Maréchal-Le Pen ? Comme une candidate « mariniste ». Comment est qualifié Florian Philippot ? De candidat « mariniste ». (…)

Le nouvel Observateur

Bruno Roger-Petit – BHL : « opposant sa vertu, inébranlable et incassable, aux deux chroniqueuses attitrées de l’émission »

Ce samedi 1er juin, Bernard-Henri Lévy était venu présenter sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché » son film « Le Serment de Tobrouk ». Les deux chroniqueuses de l’émission, Audrey Pulvar et Natacha Polony, ont mis en cause son rôle dans la chute de Kadhafi et ce qu’est devenue la Libye depuis. Un affrontement qui vient de loin. Décryptage.

Audrey Pulvar et Natacha Polony sont-elles des nostalgiques de la Libye de Kadhafi uniquement parce que Bernard-Henri Lévy a participé à la chute du dictateur ? Voilà la question que ne pouvait que se poser, de bonne foi, le téléspectateur égaré sur France 2 ce samedi soir.

L’émission « On n’est pas couché », sur France 2, accueillait en effet Bernard-Henri Lévy, venu présenter là son dernier film, « Le Serment de Tobrouk ». En fait de critiques cinéphiliques, le philosophe a subi sur le plateau de Laurent Ruquier une série de bombardements intensifs de sarcasmes, moqueries, boutades et autres piques, qu’il a su désarmer tant bien que mal. (…)

À travers lui, il s’agissait d’atteindre l’ennemi commun aux deux journalistes engagées : la social-démocratie.

Peu d’observateurs de la vie publique l’ont noté,

mais entre la droite souverainiste et réactionnaire incarnée par Natacha Polony et la gauche nationaliste et identitaire incarnée par Audrey Pulvar,

la frontière est souvent abolie sur l’essentiel dès qu’il faut penser étroit, surtout lorsqu’il faut s’en prendre à l’ennemi commun : le social-démocrate et le socialiste, l’universaliste et l’internationaliste, quelle qu’en soit l’incarnation du moment.

Politique ou intellectuel, gare à celui, héritier proche ou lointain de Léon Blum et/ou de Lucien Herr, qui passe à portée de micro sur le plateau de l’émission de Laurent Ruquier.

 Dès qu’il s’agit de s’en prendre à l’ennemi social-démocrate, les deux figures symboliques de l’émission de France 2, toutes deux réactionnaires, de gauche comme de droite, toutes deux identitaires et conservatrices sur tous les plans, politique, économique et moral, toutes deux donc, se déchainent à l’envi.

C’est en ce sens que l’émission « On n’est pas couché » est toujours passionnante à regarder dans sa partie politique : parce qu’elle est un continuum des passions françaises en la matière. Et de ce point de vue, la charge commune menée par Audrey Pulvar et Natacha Polony contre Bernard-Henri Lévy est un modèle du genre. « Haro sur l’intellectuel universaliste social-démocrate ! » tel était le mot d’ordre. (…)

Le nouvel Observateur

Lire : « On n’est pas couché » : BHL, un exemple frappant de malhonnêteté intellectuelle