Quand Michel Rocard dévoile le pot aux roses…

Michel Rocard a déclaré fin décembre sur Europe1 que la réforme de la Banque de France de 1973 a interdit que celle-ci prête à l’État à taux zéro. L’État est donc allé emprunter avec intérêt sur les marchés privés. Si nous en étions restés au système précédant, qui permettait, répétons-le, à la Banque de France de prêter à l’État à taux zéro, notre dette serait de 16 ou 17 % du PIB, soit bénigne.

Les deux journalistes chargés de l’interviewer ne réagirent pas, comme si Rocard avait dit là une banalité.

Pourtant, il venait de leur dire que tous les fameux « sacrifices », prétendument inéluctables, auxquels le peuple français devait consentir, ou encore la rigueur imposée par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), n’étaient pas une fatalité mais la résultante d’un choix de politique de dette.

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Le franc à l’épreuve de la Première Guerre mondiale

La déclaration de la guerre, en août 1914, ne prend pas totalement au dépourvu les autorités monétaires françaises. Dès le début des années 1910, la Banque de France s’est préparée à l’éventualité d’un conflit. Dans un contexte international où l’or occupe une place dominante, elle s’est efforcée d’accroître le montant de son encaisse or qui atteint 4,1 milliards de francs à la veille de la guerre.

Des conventions ont en outre été passées avec le gouvernement, qui prévoient la suspension de la convertibilité des billets et un relèvement du plafond d’émission en relation avec un relèvement des avances au gouvernement.

Mais on n’avait pas prévu que la guerre durerait quatre ans. La facture extérieure s’envole. On fait largement appel à l’emprunt pour financer les dépenses de guerre. Pour enrayer l’érosion des réserves en or qui menace d’atteindre la crédibilité du franc, une « campagne de l’or  » est lancée. Elle permettra de compenser les ventes de métal précieux.

Ces actions permettent d’éviter une érosion des réserves d’or de la France et un effondrement de la valeur extérieure du franc. Mais le prix à payer pour un endettement particulièrement élevé sera lourd après la guerre.

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123456 – Trop facile, le mot de passe de la Banque de France

Un internaute accusé d’avoir bloqué le système informatique de la Banque de France, pendant deux jours en 2008, a été relaxé jeudi par un tribunal de Rennes. Son avocate avait construit sa défense sur le fait que son client avait piraté le système « à son insu » et qu’il était « de bonne foi ».

L’homme, bénéficiant d’une petite allocation sociale pour survivre et passant la majeure partie de son temps sur des forums internet,  y avait découvert des « numéros passerelles » permettant de contourner les numéros surtaxés. Il se serait alors retrouvé en contact avec la Banque de France via Skype, un système de téléphonie par Internet. « Quand on lui a demandé le code d’accès, il a rentré 1, 2, 3, 4, 5, 6 et c’était le bon », a raconté Me Hélène Laudic-Baron. « Un enfant de 10 ans aurait pu pirater la Banque de France« , a ironisé l’avocate.

L’avocate s’est également déclarée surprise qu’il ait fallu attendre 2010 pour que l’internaute, « qui avait donné ses vraies coordonnées sur Skype et ne se doutait de rien », soit identifié et interpellé à son domicile de Fougères. Le parquet avait requis soixante-dix heures de travail d’intérêt général mais le prévenu a finalement été relaxé. (…)

Le Monde

La Banque de France réfute l’intrusion dans son système informatique

«Non, le site internet de la Banque de France n’a pas été piraté». Après qu’un internaute breton jugé mercredi pour s’être introduit par erreur sur le site de la Banque de France a été relaxé,

«Il n’y a jamais eu d’intrusion dans le système informatique de la Banque de France,jamais eu d’intrusion dans le système informatique de la Banque de France, mais dans celui du centre d’appel hébergé chez un prestataire qui réceptionne les appels du public et les transmet vers les agents de la banque pour traitement», a assuré une porte-parole. Selon cette dernière, aucune donnée privée n’a pu être récupérée. «Ce centre d’appels ne donne aucun accès aux données relatives au surendettement. Il permet aux particuliers d’obtenir des réponses sur toutes les questions qui peuvent se poser sur le droit au compte et le surendettement», a-t-elle précisé.

Reste que le service surendettement de la Banque de France avait été complètement neutralisé pendant 48 heures à la suite de cette intrusion et qu’une enquête internationale avait été déclenchée. D’après le site pcinpact.com, les enquêteurs sont allés jusqu’au siège de Skype au Luxembourg pour tenter de démasquer le présumé hacker. (…)

Le Parisien

Plusieurs alternatives au remboursement de la dette publique

Imaginons qu’en 2012, le nouveau Président décide de rembourser, autant que faire se peut, la dette publique. Bien évidement, il se rendra compte que les administrations publiques, ne pouvant déjà pas payer plus de 50 milliards d’intérêts par an sur une dette qui sera, à fin 2011, de plus de 1.700 Md€, ne peuvent non plus absolument pas rembourser un centime du capital formant la dette.

Même en diminuant d’une façon considérable le nombre de leurs fonctionnaires et en réduisant de toute part les dépenses (car la réduction des revenus de tous, c’est en même temps la réduction de leurs dépenses, donc une baisse du PIB, donc une baisse des recettes fiscales), même en augmentant les impôts des classes moyennes déjà exsangues (avec également la conséquence sur l’activité).

Donc, il ne reste qu’une seule solution : la monétisation directe par la Banque de France. »

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Economie : que faire ?

Par Patrick Reymond

Les différentes solutions sont très simples et ramènent à un monde antédiluvien : les Trente Glorieuses.

Lesdites années se sont caractérisées, non pas par une forte croissance, mais par un certain paramétrage, qui a permis la croissance.

D’abord, il faut purger la dette.

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En pleine faillite de Lehman Brothers, la Banque de France lui prêtait du cash

La Banque de France a prêté du cash dans une opération décriée de pension livrée (Repo) 105 qui s’est achevée le 16 septembre 2008, au lendemain de la mise en faillite de Lehman Brothers !

Pour elle ou bien pour protéger une banque française ?

Le 15 septembre 2008 la banque d’investissement américaine Lehman Brothers faisait faillite, secouant la planète financière. Le 11 mars 2010, Anton R. Valukas du cabinet Jenner & Block LLP rendait public un rapport de plus de 2000 pages sur la faillite de Lehman Brothers.

Il faut du temps pour tout lire et plusieurs articles seront nécessaires pour en faire le tour et mettre l’accent sur des aspects étonnants.

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