Municipales : la droite a-t-elle séduit les électeurs musulmans ?

Des villes populaires, où la droite avait ciblé les électeurs musulmans, sont tombées dans son escarcelle lors des municipales, relançant l’hypothèse d’un « vote musulman » en train d’échapper à la gauche.

A Marseille, le candidat socialiste malheureux, Patrick Menucci, a imputé une partie de sa défaite à la perte d’électeurs musulmans après une campagne dure sur le mariage homosexuel. [...]

Hebergeur d'imageObservant cette crispation, le patron de l’UMP Jean-François Copé avait appelé ses troupes à partir à la conquête des électeurs musulmans, qui avaient voté à 85% pour François Hollande au second tour de la présidentielle.

Plusieurs candidats de Seine-Saint-Denis l’ont pris au mot. A Aulnay-sous-Bois, le représentant de l’UMP a distribué le livre « Mehdi met du rouge à lèvres »; au Blanc-Mesnil, le candidat UMP a adressé un courrier aux électeurs mettant en garde contre « la théorie du genre »…

Selon M’hammed Henniche, secrétaire général de l’Union des associations musulmanes du département (UAM93), la campagne de « séduction » s’est aussi traduite par des marques de « respect », destinés à faire oublier les polémiques sur le halal, la burqa ou les prières de rue qui avaient marquées la présidence de Nicolas Sarkozy.

« Il y a eu plein de petits signes destinés à dire +Sarko c’est fini, oubliez les folies islamophobes de sa fin de règne+ », dit-il, en citant la présence de femmes voilées sur les listes d’Aulnay-sous-Bois et d’Argenteuil (Val d’Oise) ou des visites dans des lieux de culte comme à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). [...]

Philippe Velilla, auteur de « la République ou les tribus », y voit la preuve de l’émergence d’un « vote musulman ». « En déplaçant au niveau national 20% de ce vote qui représente 5% des suffrages exprimés à son avantage, la droite gagnerait un point, les élections se jouent parfois à cela », dit-il. [...]

Vincent Tiberj, chercheur à Sciences Po, conteste l’idée même d’un vote lié à l’islam. Les musulmans sont souvent issus du Maghreb, d’Afrique ou de Turquie, souligne-t-il : « ce n’est pas leur religion mais leur origine, leur visibilité qui crée le vote à gauche ». [...]

Le Point

«Merci François Hollande» ou les rêves envolés des banlieues

Après les élections municipales qui ont vu de nombreuses communes de Seine-Saint-Denis gérées par la gauche élire un maire de droite, Mehdi Meklat Et Badroudine Said Abdallah remercient ironiquement François Hollande.

Plébiscité en Seine-Saint-Denis en 2012 avec un peu plus de 65% des voix, les promesses étaient fortes. Des Ulys à Clichy-sous-Bois, beaucoup de gens y ont cru, se sont mis à rêver, peut être.

Merci François Hollande de confirmer que tout est un cirque permanent.

Merci François Hollande. C’était en 2012, une belle journée. […]. T’es passé par les Ulis, Clichy-sous-Bois et Aubervilliers. A la fin, par Aulnay-sous-Bois. T’es venu convertir des indécis. T’as promis des choses que, plus tard, tu n’as pas tenu. Les gens gravissaient autour de toi comme on gravite autour d’un gourou.

C’était expéditif, mais t’avais réussi. T’avais des réponses aux doutes. T’avais des rêves aux désespoirs. Les gens t’ont cru. Ils ont aimé ta façon d’être, détendu, sympathique. Ils avaient l’impression de parler à un mec qui allait faire des miracles. Ils étaient naïfs.

Aujourd’hui, ils peuvent te dire merci. Merci François Hollande pour tout ce que t’as raté.

Hier, des villes du 93 et d’ailleurs, nos villes, sont devenues des villes de droite. Des maires, nos maires, sont bleus, heureux d’avoir renversé les choses. Fiers d’avoir piqué des villes à la gauche, implantées là depuis longtemps, parfois depuis toujours. Le rose de ton parti a fané, un peu partout. Il est mort. […]

La dernière fois, ce dimanche là, t’as fini par passer par Aulnay sous bois. Il y avait 800 personnes dans les gradins, y parait. T’as dit : «Je finis mes 48 heures dans ce qu’on appelle les banlieues, mais qui sont tout simplement la France». Aujourd’hui, la France dont tu parlais, et Aulnay-sous-Bois où t’as dit ça, sont passées de l’autre côté. Merci François Hollande.

Bondy Blog

Le non-vote des étrangers «exclut près de 2 millions de citoyens»

Extraits d’une enquête de Libération sur le droit de vote des résidents étrangers dans les «quartiers populaires et les banlieues» qui «exclut près de 2 millions de citoyens». L’enquête révèle également le pourcentage élevé d’étrangers dans certaines communes.

Dimanche, près de 2 millions d’étrangers résidant en France depuis plus de cinq ans auraient dû participer au premier tour des municipales. C’était l’engagement 50 du candidat Hollande : «J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans.» […]

Derrière la question du droit de vote, il y a celle du manque de représentativité des élus dans les banlieues populaires. A Aubervilliers, 76 000 habitants, Salvatore a été confortablement élu en 2008 par… 7% des habitants. Candidat à sa réélection, il n’est pas le seul édile à y être confronté. A Clichy-sous-Bois, autre commune pauvre de Seine-Saint-Denis, l’ancien maire PS Claude Dilain avait, lui, été élu avec… 2 792 voix. Soit 9% de la population. Idem pour le maire de La Courneuve, de Grigny, dans l’Essonne, de Roubaix dans le Nord, qui tournent autour des 10%.

Autant de chiffres dont on parle peu et qui touchent en premier lieu les banlieues populaires, où se cumulent l’effet d’une faible proportion d’inscrits sur les listes électorales et celui d’une abstention traditionnellement plus forte dans ces quartiers. A Aubervilliers par exemple, seul un tiers des habitants sont inscrits sur les listes. Parce que la population est plus jeune qu’ailleurs et compte proportionnellement beaucoup de mineurs. Parce qu’elle est aussi plus précaire, donc plus mobile. Contrairement à une idée reçue, les quartiers les plus pauvres sont aussi ceux qui connaissant d’importants turnover de population, favorisant les non-inscriptions sur les listes électorales.

Enfin, ce sont les villes où se concentrent les populations immigrées venues de l’extérieur de l’Union européenne et ne disposant donc pas du droit de vote. Ainsi, à Clichy-sous-Bois, 36% de la population est étrangère. A Aubervilliers, 35%.

A Aubervilliers, dans le quartier du Landy, qui compte un peu moins de 3 000 habitants à cheval sur Aubervilliers et Saint-Denis, les taux d’absention dépassaient les 50% aux municipales de 2008, comme à la dernière présidentielle. Dans ce quartier, le revenu moyen par foyer est de 9 900 euros par an et le taux de familles monoparentales deux fois plus élevé qu’ailleurs en région parisienne. Des difficultés sociales qui favorisent les comportements abstentionnistes. Mais, surtout, les trois quarts des ménages sont installés depuis moins de cinq ans, 44% des habitants sont de nationalité étrangère (ce taux est de 15,4% sur l’ensemble de la région parisienne) et une immense majorité, bien que française, est issue de parents étrangers. Dans ces quartiers, voter est donc mécaniquement le fait d’une minorité. Insuffisante à diffuser une culture du vote par ailleurs malmenée par un plus fort rejet du politique qu’ailleurs.

Libération

France. Enclaves, communautarisme, vote ethnique : Le scénario yougoslave ?

Pour Joris karl, la présence de véritables «enclaves» de populations étrangères (Sevran, Montreuil, Roubaix, Marseille, etc.) rend la situation, à terme, ingérable et pourrait conduire à l’éclatement de la France.

Pour le moment, chaque camp s’affronte, virtuellement, sur des sujets périphériques. Sur le terrain, on vit autant que possible des existences séparées : Français d’origine européenne et arabo-africaine se mélangent extrêmement peu, fréquentent des écoles différentes, n’écoutent pas les mêmes musiques, ne s’habillent pas de la même façon ! Le vote lui-même est devenu ethnique.

L’Histoire, si elle ne se répète jamais exactement, nous enseigne les processus qui conduisent à l’éclatement des nations.

Parce qu’en certains points les ressemblances sont frappantes avec la France, le cas de la Yougoslavie est fascinant. Nous reproduisons les mêmes erreurs, l’État central cède aux mêmes forces centrifuges (revendications religieuses, linguistiques, scolaires)… Sans parler que, pour les municipales à venir, commencent à fleurir des listes ouvertement communautaires…

Mais sans qu’on y prenne garde, l’érosion est causée par de minuscules détails, gouttes insignifiantes qui, à force de s’accumuler, se transformeront en pluie torrentielle.

L’an passé, la victoire de Naöelle, candidate d’origine maghrébine, dans l’émission « Top Chef » sur M6, fut à mon avis révélatrice : dans les minutes qui ont suivi son triomphe, les réseaux sociaux ont explosé de haine envers la gagnante […] dont le comportement fut certes peu recommandable (caractère exécrable, pleurnicheries régulières). […]Le plus significatif était le fait que, parmi les rares soutiens de Naöelle, on trouvait essentiellement des internautes dont le nom était à consonance musulmane…

Nous pouvons observer dans cet exemple — apparemment anodin — le symptôme d’un mal profond. L’impression déjà vue dans d’autres domaines d’une «scission» dans la communauté dite nationale. En Yougoslavie, cela a commencé par des engueulades dans les bals, des petits différends entre clubs de supporters de foot. Qui se transformèrent en violentes bastons les soirs de match, qui finirent en bain de sang et en explosion du pays. […]

Peu à peu, des micro-nations émergent dans cette République de moins en moins réelle. Un jour, la fiction ne prendra plus.
bvoltaire

France. Banlieues : «Il faudrait presque des accords de paix pour recommencer à zéro»

Le mardi 5 mars se tenait une conférence ayant pour thème « penser les « banlieues » autrement », au centre Wallonie-Bruxelles, dans le 4ème arrondissement de Paris, à quelques pas du centre Pompidou. Représentants diplomatiques, entreprises et correspondants de presse ont apporté leurs regards sur les «quartiers populaires» à l’occasion d’un colloque organisé : Penser les «banlieues autrement».

Fiachra Gibbons, correspondant en France pour The Guardian estime que a France devrait « agir rapidement car elle est en train de perdre la 3ème génération des jeunes issus de l’immigration. Le pays doit avouer son échec en matière d’intégration (…) Il faudrait presque des accords de paix en banlieue pour tout recommencer à zéro ! ».

Il est 9h30 lorsque Bernard Emsellem, président de l’association organisant l’évènement (Communication Publique), prend la parole pour ouvrir le bal. Il estime que les «banlieues» françaises souffrent d’une vision négative à cause de «ceux qui en parlent alors même qu’ils n’y vivent pas !». […]

Thomas Kirszbaum, sociologue urbain, pense que la France ne pourra pas améliorer l’image de ses banlieues dans l’immédiat. «Elle [la France] n’en finit pas de digérer son héritage colonial. Tant qu’on n’aura pas dépassé le phénomène de l’islamophobie et tant qu’une élite blanche parle des problèmes de banlieue, nous ne pourrons pas faire évoluer les mentalités par rapport aux quartiers populaires».

Le franco-portugais Jean Manuel Simoes est né en 1964 dans la région parisienne. Il entame la dernière table ronde en projetant des photos qu’il a prise de « la vie quotidienne en ZUS ». «Quand on parle de la banlieue dans les médias, on a l’impression que c’est la guerre. Moi à chaque fois que je vais dans les quartiers, je repars et… je suis vivant !» Lâche-t-il avec ironie. Cependant, il tient à préciser, pour conclure son temps de parole, que la majeure partie des banlieues est composée de zones pavillonnaires.

Son de cloche divergent pour une grande partie des correspondants étrangers. Vibeke Knoop Rachline, journaliste norvégienne correspondante à Paris pour le journal Aftenposten, considère qu’en 2005, «certaines situations pouvaient rappeler des scènes de guerre». […]

Mohamed Mechmache a lancé une proposition : récupérer 10% de la réserve parlementaire pour la redistribuer aux initiatives dans les quartiers. Comme lui, nombreuses sont les personnes qui continuent à se battre pour la banlieue, leur lieu de naissance, là où ils ont grandi, et où ils vivent encore. «Les solutions existent pour les problèmes de la banlieue» déclare François Gibbons… comme quoi rien n’est irréversible.[…]

Bondy Blog

Municipales : «La prise de pouvoir des habitants de banlieues n’en est qu’à ses débuts»

A quelques jours du premier du tour des élections municipales, les candidats à ce scrutin local s’activent. Selon le site musulman saphirnews, les listes «citoyennes» prennent de l’essor dans les « quartiers populaires».

La prise de pouvoir des habitants de banlieues n’en est qu’à ses débuts, juge Nadir Kahia de Banlieue Plus, qui pense que leur renforcement passe par la constitution d’un « lobby » pour un impact au niveau national. « Il faut un réseau ou de l’argent », lance-t-il.

Election présidentielle à Clichy-sous-Bois (2007)

«De plus en plus de jeunes et de moins jeunes s’intéressent à la politique», fait remarquer Nadir Kahia. Pour le président de l’association Banlieue Plus, dont l’objectif est de lutter contre les préjugés et les clichés véhiculés sur la banlieue, «l’effervescence dans les quartiers et les villes populaires» est indéniable. Cet attrait pour la politique a « toujours» été présent mais, «aujourd’hui, les listes citoyennes se multiplient», constate le militant.

Quand les partis traditionnels intègrent les habitants issus de la diversité dans leur liste, c’est surtout «en termes d’image ou de représentativité» et ces derniers n’ont pas la «possibilité d’évoluer», dénonce Nadir Kahia. «Les grands partis sont fermés. Il y a du racisme dans les partis politiques< >/em>», fustige-t-il.

«Lors de meetings dans des salles de quartier avec un public composé de personnes d’origine africaine et nord-africaine, on nous laisse nous exprimer mais, lors de meetings avec un public majoritairement composé de Français de souche, on est boycottés», raconte Akim Mimoun président fondateur de la Fédération de la mixité de France, qui vise à lutter contre les inégalités.

Akim Mimoun en a fait l’amère expérience. Lors des élections municipales de 2008, le Marseillais décide de prendre part à la liste de rassemblement de la gauche unitaire, regroupant notamment le PS et Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Déterminé à s’impliquer dans le renouveau de la deuxième ville de France, il déchante rapidement quand il constate que les personnalités issues de la diversité sont intégrées non «pas pour leur compétences» mais dans l’optique de récupérer un certain électorat. […]

A ceux qui taxent la liste à laquelle il appartient de «communautariste» il répond que c’est une «wem>liste communautariste des quartiers populaires». Les 46 personnes issues de diverses origines qui la composent représentent «la population marseillaise», ajoute-t-il. […]

.saphirnews

«Aux urnes, citoyens !», un appel pour inciter les «habitants des banlieues» à voter

Après la campagne «On ne marche plus, on vote», le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) appuie l’appel de quatre mouvements incitant les habitants des quartiers populaires à aller voter aux prochaines élections municipales.

Le simple fait de se rendre aux urnes est un pouvoir, estiment les collectifs. Ainsi, dans des zones où l’abstention est très forte, «la participation de ces habitants peut faire basculer les résultats du vote», fait remarquer Nadiya.

A moins d’un mois des élections municipales, prévus pour les 23 et 30 mars, quatre mouvements citoyens – le Collectif Citoyens, le Mouvement Citoyen Ensemble Nous Sommes Sevran, le Collectif Citoyens Musulmans et le Collectif On ne marche plus, on vote (ONMPOV) – ont décidé de mener ensemble une campagne baptisée «Aux urnes, citoyens !» afin d’inciter les habitants des quartiers populaires à aller voter.

Des séries de porte-à-porte sont prévues dans cinq villes d’Île-de-France (à Sevran, Montreuil, Montfermeil, en Seine-Saint-Denis ; à Trappes, dans les Yvelines ; et à Meaux, en Seine-et-Marne) pour mobiliser le plus grand nombre d’électeurs au scrutin. Pour cela, des bénévoles sont appelés à participer à cette action soutenue par le Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF), qui a joué un «rôle de coordinateur» entre les différents mouvements, nous indique Babacar Sene, le chargé de communication. […]

L’objectif était de frapper à la porte de 1 000 logements par week-end, indique-t-elle, en précisant que 60 personnes ont été mobilisées à chaque opération. Elle, qui a arpenté les rues de Trappes, fait savoir que les habitants étaient très «réceptifs» à leur message et «courtois». Mais nombreux d’entre eux, notamment parmi les « très jeunes », ont fait part de leur « défaitisme » en estimant que voter ne servait à rien.
Dans les quartiers populaires, cette idée est largement partagée comme en témoignent les taux records d’abstention. […]

saphirnews

«Quartiers prioritaires» : Feu vert pour une nouvelle tranche de 5 milliards de travaux

Le Parlement a, par des votes successifs du Sénat mercredi 12 février et de l’Assemblée nationale jeudi 13 février, adopté définitivement le projet de loi sur la ville, défendu par le ministre François Lamy. Ce texte recentre les crédits sur des «quartiers prioritaires», dont la liste sera publiée après les élections municipales des 23 et 30 mars prochains. Le texte programme une nouvelle étape de la rénovation urbaine.

Le sujet est politiquement très sensible car beaucoup de villes de banlieues craignent de perdre des dotations. Pour davantage d’efficacité, le nombre de quartiers prioritaires devrait en effet passer de 2 500 actuellement à 1 300 environ. Pour opérer ce recentrage, un critère unique a été retenu : que la moitié de la population de ces quartiers perçoive moins de 60 % du revenu fiscal médian, soit moins de 11 000 € par an. […]

Au Sénat comme à l’Assemblée, les socialistes, les écologistes et les radicaux de gauche ont voté en faveur du projet de loi, et les centristes se sont abstenus. L’UMP, qui s’était abstenue au Sénat, a voté contre au Palais-Bourbon. Pour leur part, les députés du Front de gauche se sont abstenus, alors que leurs homologues sénateurs s’étaient prononcés pour.

La Croix

Diversité en entreprise : «Orientation sexuelle» et «fait religieux» mieux pris en compte

Le bilan 2013 de la Charte de la diversité en entreprise était présenté jeudi 12 décembre au siège d’Allianz à Paris. Ce rendez-vous, qui venait clôturer le Tour de France de la Charte de la diversité, a permis de faire un point sur les entreprises signataires de cette charte dont la secrétaire générale Fella Imalhayene.
Chez les PME, les convictions morales du dirigeant sont les principales raisons qui poussent à agir dans la promotion de la diversité devant la démarche globale de responsabilité sociale de l’entreprise, l’amélioration de la gestion des ressources humaines, le respect de la loi et la performance économique. Au sein des entreprises de plus de 1 000 salariés, ce denier critère est la troisième raison qui pousse une société à s’inscrire dans cette démarche.

La performance économique est de plus en plus citée par les entreprises comme un critère déterminant (30 % contre 21 % en 2012) dans leur engagement pour la diversité.

«Nous ne sommes pas encore arrivés au bout du chemin», concède François Lamy, face à ce constat, lors du discours de clôture de présentation du bilan. Si, selon le ministre délégué à la Ville, les marcheurs de la Marche pour l’Egalité et contre le Racime de 1983 ont fait «sauter un plafond de verre» en revendiquant «leur appartenance à la société», un « deuxième plafond de verre doit être sauté» face à la «double peine» subie par les jeunes de banlieues issus de l’immigration. Pour cela, le ministre estime qu’il faut «développer l’économie des quartiers» sans pour autant proposer des mesures concrètes pour la favoriser.
Depuis l’an dernier, deux nouveaux critères de discrimination ont été introduits dans l’étude : l’orientation sexuelle et le fait religieux. Il est constaté que 10 % des entreprises tiennent compte du premier critère et 9 % du second dans leur politique diversité. La prise en compte croissante par les entreprises de ces deux thématiques «sociétales» est une bonne chance pour la secrétaire générale de la Charte de la diversité. […] saphirnews

« Où brûlent les voitures ? Où tire-t-on sur les policiers ? Dans la Creuse ou dans le 93 ? » (rediff)

+ Rediff : article de Xavier Raufer (extraits) - Avril 2012

Rappelons la ritournelle des sociologues : dans des “quartiers pauvres” et “territoires de relégation”, croupirait toute une “jeunesse abandonnée et méprisée”… “moins dangereuse qu’en danger”, condamnée à “une vie de galère” et ne recherchant finalement qu’“un peu d’attention et de reconnaissance”.

D’après l’Insee, la Seine-Saint-Denis est le 15e département le plus riche de France –  compte non tenu, par définition, de l’économie souterraine. En y ajoutant les milliards de la drogue, le “9-3” est sans doute en réalité parmi les cinq départements les plus riches de France.

Quels sont les départements les plus pauvres ? L’Ariège, le Cantal et la Creuse. Où brûlent les voitures ? Où tire-t-on à la kalachnikov sur les policiers ? Dans la Creuse ou en Seine-Saint-Denis ?

Quels sont à l’inverse les plus pauvres ? L’Ariège, le Cantal et la Creuse. Lire la suite

Contrats d’avenir : « Il est difficile d’aller les chercher »

Les jeunes des « zones sensibles » se détournent des contrats d’avenir

Cible prioritaire des contrats d’avenir, les jeunes de zones urbaines sensibles (ZUS) semblent se détourner du dispositif gouvernemental.

Moins de 5 000 contrats de ce type ont été signés à la fin de juillet sur les 50 000 officialisés depuis l’entrée en vigueur de la loi en novembre.

Ces contrats s’adressent à des jeunes de 16 à 25 ans dépourvus de tout diplôme et qualification en fournissant une formation, et le ministre de la ville, François Lamy, explique le demi-échec du dispositif par le fait que les jeunes concernés sont « souvent sortis très tôt du système scolaire » et qu‘il est difficile d’aller les chercher, « car ils ne sont pas inscrits à Pôle Emploi ».

De plus, dans les ZUS, certaines collectivités et associations qui pourraient souhaiter signer des contrats d’avenir ne le font pas car « elles sont en grandes difficultés financières », a avancé le ministre. Quant au secteur privé, « il y a une certaine réticence à embaucher ces jeunes », liée selon lui, à « l’image des quartiers ».

En février, le gouvernement avait décidé de réserver 20 % de ces contrats aux jeunes résidant en ZUS en 2013 et 30 % en 2014. Conscient que le dispositif peine à décoller, François Hollande a annoncé en juin son élargissement au secteur privé. Il espère ainsi pouvoir atteindre l’objectif de faire signer 100 000 emplois d’avenir d’ici à la fin de l’année, puis 150 000 tous les ans.

Le Monde 

 

«En 2025, la laïcité ne sera plus qu’un lointain souvenir»

Alors que François Hollande et le gouvernement se sont réunis pour réfléchir à la France de 2025, Johnmaxence, élève ingénieur et militant UMP, nous livre sa vision personnelle la France pour cette même année.

Dans ce climat social tendu, l’union nationale devrait être de mise, mais les revendications communautaires sont de plus en plus pressantes. Les pouvoirs publics sont dépassés par le phénomène, et l’Assemblée Nationale vote régulièrement des textes qu’elle n’a pas les moyens de mettre en oeuvre.

Tout d’abord, le décrochage économique de la France aura continué et se sera même accéléré. En effet, la succession de mesures et de contre-mesures annoncées par les gouvernements successifs n’auront eu pour seuls effets que d’alourdir un code du travail déjà bien chargé et de brouiller la visibilité des entrepreneurs. Découragés, ces derniers ont donc décidé d’aller fonder ou développer leurs entreprises dans d’autres pays. […]

La dette ayant poursuivi son ascension vertigineuse, l’Union Européenne s’est résolue à imposer à la France un plan drastique de retour à l’équilibre des finances et de réduction des déficits. L’austérité à la grecque, en somme. […]

Les Français souffrent aussi de l’insécurité qui a explosé dans le pays. Les places dans les prisons manquent toujours, les criminels et les délinquants sont en liberté, et la France a encore connu en cette belle année 2025 les émeutes estivales dans les banlieues, devenues habituelles. […]

L’Express