Fin des bourses au mérite qui vont être «redéployées» sur critères sociaux. Témoignages d’Amira, Mélissa et Neila (MàJ)

Addendum 13.65.2013 : Témoignages de trois bénéficiaires de bourses au mérite sur Rue 89 .

Amira, journaliste, diplômée de Sciences-Po

Il y a dix ans, presque jour pour jour, j’obtenais mon bac. Un bac L avec un peu plus de 18 de moyenne. La consécration, et une sacrée revanche pour la fille d’immigrés tunisiens que je suis. […] Quelques jours après l’obtention de mon bac pourtant, une lettre bouleverse mon destin. Le ministère de l’Education m’attribue une bourse au mérite, en plus de ma bourse sur critères sociaux. Au total [bourse sur critères sociaux + bourse au mérite, ndlr], un peu plus de 600 euros par mois ! […]

Melissa, étudiante à Sciences-Po

Issue d’une famille d’ouvriers, d’origine algérienne, je grandis en Savoie. […]

Neila, journaliste, diplômée d’une école supérieure de commerce

Je grandis entre trois pays : la France où je suis née, l’Algérie où vit ma famille, et la Tunisie où j’ai suivi ma scolarité. Ballotée entre les trois cultures, en pleine crise d’identité, je suis un peu paumée à mon retour en France en 2004, juste après avoir obtenu le bac. […]

Rue 89

Les aides, auxquelles les diplômés ayant obtenu une mention «très bien» cette année n’auront pas droit, seront redéployées sur critères sociaux.

C’est bientôt la fin des aides au mérite. Et les premiers à en faire les frais seront les bacheliers 2013. Les bourses sur critères scolaires, attribuées à des bacheliers ayant obtenu une mention «très bien», seront en effet supprimées dès la rentrée 2013 mais les actuels bénéficiaires continueront à les percevoir pendant la durée prévue, a-t-on appris ce mardi auprès du ministère de l’Enseignement supérieur. La circulaire de rentrée universitaire 2013-2014, qui sera publiée d’ici à la fin du mois de juillet, prévoit, notamment « l’extinction progressive du dispositif des aides au mérite », selon le ministère.

L’aide au mérite, d’un montant de 1.800 euros annuels, est attribuée pour trois ans en sortant du bac et pour deux ans pour les meilleurs élèves de licence. Ces aides concernent de moins en moins d’étudiants : le pourcentage des meilleurs étudiants boursiers en troisième année de licence est passé de 20% en 2008, à 10% en 2010 et à 2,5% en 2012, fait-on valoir dans l’entourage de Geneviève Fioraso. «Plusieurs universités sont par ailleurs réticentes à distinguer au sein des diplômés en licence les ‘meilleurs lauréats’, créant un risque d’inégalité de traitement selon les établissements», relève le ministère. […]

A droite, plusieurs voix se sont élevées contre la décision gouvernementale, dans des communiqués. La secrétaire générale adjointe de l’UMP, Camille Bredin, estime que François Hollande «dévalorise» la jeunesse et «préfère la maintenir dans l’assistanat», tandis que le député Daniel Fasquelle (UMP, Pas-de-Calais) critique une «décision symbolique d’un pouvoir qui ne croit que dans le nivellement par le bas». Marine Le Pen, présidente du Front national, critique «le délitement républicain par circulaire». Le président du syndicat étudiant Uni Met, Antoine Diers, déplore une «décision idéologique assumée».

Le Point

Polygamie subventionnée (rediff.)

[précédente diffusion : avril 2010]

Il y aurait quelque 20.000 familles polygames sur le sol français (sans Mayotte**). 80% de ces familles seraient maliennes, bénéficiant de la politique du regroupement familial dans les années 1970, puis 1990.

• 2 femmes, 17 enfants, logement social etc.
Image de prévisualisation YouTube
http://www.youtube.com/watch?v=ACJw-2YUO5I
• 3 femmes, allocations familiales et « élevage »
http://www.dailymotion.com/video/x67ofj

**Note : Grace à la départementalisation de Mayotte, la France va s’enrichir de 187 000 nouveaux citoyens, largement polygames, dont le taux de fécondité est de 5 à 8 enfants par femme (selon les sources), et musulmans à 95%. A la différence d’un DOM (futur statut), une collectivité d’outre-mer (statut actuel) ne bénéficie pas des ASSEDIC, du RMI, de la CAF, etc. Mayotte représente également à elle seule la moitié des clandestins comptabilisés en France.

Relire : Immigration, allocations et substitution de population

France : L’ornière des aides sociales

En 2009, 11,2 millions de Français ont bénéficié d’aides sociales pour un montant total de 59,5 milliards d’euros. Cela équivaut au budget de l’Éducation nationale soit 1/5 du budget de la France. Ces 11,2 millions de bénéficiaires ont des familles (parents, épouses, enfants, etc…). Ce sont donc au total plus 35 millions de personnes qui bénéficient, d’une manière ou d’une autre, des aides sociales, c’est-à-dire plus de 50% des Français.

Le modèle social français, au prix où il coûte aux contribuables, fonctionne-t-il ?

[…] Pour savoir si notre modèle social français fonctionne, prenons trois indicateurs qui permettront de le juger sur des résultats concrets : le taux de pauvreté, le revenu de solidarité active (RSA) et les « Restos du Cœur ».

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Trop d’immigrés, trop de musulmans et trop d’assistanat selon une très large majorité des Français (IFOP)

Le changement de présidence n’a rien changé. Huit Français sur dix jugent qu’il y a « trop d’assistanat » et trois sur quatre que « l’islam progresse trop en France » – soit autant qu’il y a un an, selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche.

L’opinion selon laquelle « il y a trop d’assistanat et beaucoup de gens abusent des aides sociales » rencontre l’assentiment de 80% des personnes interrogées, contre 79% en novembre 2011 (également dans un sondage Ifop).

75% (76% il y a un an) pensent que « l’islam progresse trop en France, 70% (contre 69%) qu’il faut que « l’Etat donne plus de libertés aux entreprises », 66% (comme en 2011) qu’il y a « trop d’immigrés en France » et 66% (contre 68%) que « seules les familles les plus aisées peuvent choisir l’établissement scolaire de leurs enfants ».

57% contre le droit de vote des étrangers aux municipales [...]

L’Express

« La lutte des classes revisitée »

Tribune libre de Raymond La Science

L’INSEE vient de mettre en avant le fait que « Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche ». Faut-il en déduire que le taux de chômage des immigrés résulte des discriminations dont ils seraient victimes, de leurs difficultés scolaires ou encore des difficultés de vie quotidienne auxquelles ils seraient confrontés ?

Ou peut-on entrevoir une autre explication, plus naturelle, à ce phénomène étrange : si beaucoup de nouveaux arrivants demeurent au chômage ne serait-ce pas tout simplement parce qu’ils ne veulent pas de travail ?

Une observation de la stratification des classes sociales dans notre structure sociétale, et de leurs inter-relations amène à cette réflexion. Nous sommes en effet imbriqués dans une société qui comporte plusieurs systèmes économiques, une société à cinq classes.

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Hélène Ségara dénonce ceux qui « viennent en Mercedes chercher des repas aux Restos du Coeur »

Après avoir déjà provoqué une polémique il y a quelques jours chez Laurent Ruquier, c’est cette fois sur Europe 1 qu’Hélène Ségara est revenue sur ses propos en lançant des accusations

Interrogée dans la matinale par Benjamin Pétrover sur les Restos du coeur, elle a expliqué:

« On ne peut pas attendre que la solution vienne des autres dans le monde où on est. Il faut se bagarrer et ne pas être les témoins de notre vie. Quand j’ai commencé à penser ça, je crevais la dalle et j’aurai pu aussi profiter du système social, mais je voulais aller au bout de mes rêves. Les gens ont pensé que j’étais contre l’assistanat alors que je fais du bénévolat, mais ce n’est pas la même chose. (…)

Quand j’entends les bénévoles qui me disent que des gens font la queue pendant des heures et que d’un seul coup il arrive deux ou trois types en Mercedes qui viennent chercher leur panier repas, je me dis que certains profitent du système. C’est ça ce que je dénonce ! (…)


« Certains vont aux Restos du coeur en Mercedes » par Europe1fr

Jean-Marc Morandini.com ( Merci à SimonLambert )

Rachida Dati : « Le programme socialiste favorisera la victimisation et l’assistanat »

Selon l’ancienne garde des Sceaux, le programme socialiste favorise la victimisation et l’assistanat. Par ailleurs, elle regrette le lien établi par Claude Guéant entre droit de vote des étrangers et viande halal.

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LE FIGARO .- Si Marine Le Pen ne pouvait être candidate, n’y aurait-il pas un problème démocratique?

Rachida DATI.- Il est toujours gênant qu’un courant politique ne soit pas présent à la présidentielle. Même si je considère que ce parti exploite les souffrances et les exaspérations légitimes de certains de nos compatriotes, sans y apporter de solutions. Mais la loi, qui impose les 500 parrainages, est la même pour tous.

Issue de la diversité, subissez-vous l’agressivité des électeurs du FN?

À de nombreuses reprises, j’ai débattu avec eux sans que les origines de mes parents ne soient un obstacle à ces débats. Ces débats sont nécessaires pour rappeler d’une part que la France s’est enrichie de son immigration, d’autre part que les étrangers doivent respecter les lois et les valeurs de notre pays. C’est notre pacte républicain qui est en jeu. La France a permis des parcours comme le mien. Pour les Français, je suis des leurs. Seule une petite élite pense le contraire.

Comment pouvons-nous refonder ce pacte républicain?

Il faut refonder la politique d’intégration qui fait l’admiration de tant de pays européens. Elle qui a permis à beaucoup d’enfants d’immigrés d’aimer, d’honorer et de servir la France.

Malheureusement, la gauche a instauré une politique d’intégration en contradiction avec nos valeurs, comme le droit à la différence qui supposait des droits différents plutôt que le droit à l’égalité.

Cette politique d’intégration ne peut plus se résumer au seul apprentissage de la langue française. À cause des errements passés, elle ne concerne plus seulement des étrangers mais aussi des Français. Cette intégration doit se fonder sur une adhésion à la nation française par un apprentissage de la citoyenneté, en développant par exemple le service civique.

(…) L’UMP se droitise-t-elle?

J’ignore le sens du mot droitisation. Je suis une femme de droite et j’assume les valeurs portées par Nicolas Sarkozy. Les Français préfèrent le travail à l’assistanat ; l’ordre au désordre ; une vraie formation qui aboutit à un vrai métier plutôt qu’à un «emploi-jeune» sans issue. Le PS propose de revenir à la police de proximité qui a disqualifié le travail de la police nationale. François Hollande propose le droit de vote des étrangers qui renforcera le communautarisme.

Le programme socialiste favorisera la victimisation et l’assistanat. La France et les Français ne méritent pas cette régression.

Le Figaro

Livrets d’information pour les allocations familiales

Plaquettes stigmatisantes laissant supposer que seules des personnes de couleur reçoivent des allocations familiales. A comparer, par exemple,  avec le site de l’Urssaf.

Des Aides Pour Le Jeune Enfant

Des aides pour élever seul(e) ses enfants

Des aides pour élever ses enfants

(Merci à Luc)

RSA : la gauche s’offusque de la proposition de Wauquiez

Au ministre parti en guerre contre «l’assistanat, cancer de la société française», la gauche et de nombreuses associations répondent «démagogie», «stigmatisation» et insistent sur la priorité à donner au retour à l’emploi.

Laurent Wauquiez se dit persuadé d’avoir lancé un «débat salutaire». «Ringard et démagogique», répond la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), qui fait partie des nombreuses organisations à protester ce lundi contre les propositions du ministre des Affaires européennes.

Son idée principale, Laurent Wauquiez l’a appelée «service social». Son groupe, «la Droite sociale», doit déposer «dans les 10 jours» à l’Assemblée une proposition de loi pour contraindre les bénéficiaires du RSA à «assumer» cinq heures hebdomadaires de service d’intérêt général. Une proposition que le ministre des Affaires européenne avait déjà laissé entendre dans une interview au Figaro le 11 avril dernier. Pour justifier son offensive, Laurent Wauquiez a dénoncé les «dérives de l’assistanat» comme «le cancer de la société française». (…)

Le Figaro

Bordeaux : « Internet change la vie »

Halima Sellaia, 26 ans, mère au foyer, a bénéficié, comme 75 familles, du dispositif Clic et Déclic de la mairie. Elle a aujourd’hui un ordinateur et l’accès au net gratuit.

(…) Aide-ménagère en congé parental, la jeune femme passe beaucoup de temps chez elle à s’occuper de ses enfants. « Internet me change la vie, raconte-t-elle. J’y vais tous les jours même si pour moi, c’est encore assez difficile de bien me servir du clavier. »

Elle sait désormais remplir les formulaires de la Caisse d’allocations familiales en ligne, consulter le site des Assedic. « Ça évite des déplacements dans les administrations qui ne sont pas toujours évidents quand on a des enfants en bas âge, comme les miens. »
Plus de liens avec l’extérieur

Ce que préfère faire cette mère de famille, c’est surtout échanger des mails et des photos avec sa famille dont une partie est en Bretagne, l’autre en Algérie. « Avant je communiquais par téléphone, mais c’était cher. Avec Internet, c’est sans limite », dit-elle.

Sud Ouest

(Merci à Boudic)

L’argumentaire immigrationniste : « Les Français ont besoin d’immigrés pour financer leurs retraites »

Tribune libre de Paysan Savoyard

Selon les immigrationnistes, la France aurait besoin de l’immigration afin de financer son système de retraites. Nous voulons ici montrer que cette thèse est sans valeur.

Les difficultés du système de retraites

Il se trouve qu’en effet le système de retraites français va être confronté à d’importantes difficultés résultant de deux phénomènes :

Le premier est l’allongement de la durée de vie. La durée de vie moyenne s’accroît en effet depuis soixante ans de façon continue et rapide (d’environ un trimestre chaque année) : un homme vit en moyenne aujourd’hui 78 ans contre 63 ans en 1950, une femme 84 ans au lieu de 69. Dans ces conditions, la durée pendant laquelle la sécurité sociale doit verser des pensions aux bénéficiaires ne cesse d’augmenter (sachant que la date à laquelle les personnes prennent leur retraite est jusqu’ici restée à peu près la même, aux alentours de 60 ans) : les dépenses de la branche retraite de la sécurité sociale ne cessent donc de s’accroître.

Le second phénomène est lié à l’évolution démographique depuis le milieu du 20e siècle. Le phénomène de « baby boom » (naissances nombreuses) qu’a connu la France à compter de 1946 s’est en effet interrompu en 1974. Il s’ensuit qu’à partir de 2005, les premières classes d’âge nombreuses issues du baby boom (celles nées en 1946) ont commencé à partir en retraite (1946 + 60 ans), en étant remplacées sur le marché du travail par des classes d’âge moins nombreuses puisque nées après 1974. La sécurité sociale est donc confrontée à la fois à une augmentation de ses dépenses et à une baisse de ses ressources puisqu’elle doit verser des pensions à un nombre de retraités en augmentation tandis que le nombre des personnes d’âge actif susceptibles de cotiser baisse.

Ce double phénomène se traduit par une dégradation du ratio actif-retraité. Alors que le ratio était de 3 en 1950 (c’est-à-dire qu’il y avait 3 actifs pour chaque inactif de plus de 60 ans), il n’est plus en 2009 que de 2,1 (l’INSEE prévoit que, toutes choses égales par ailleurs, il ne sera plus que de 1,4 en 1950).

Cette situation débouche nécessairement sur le déficit du système de retraites. C’est ainsi que la branche retraites du régime général est en déficit depuis 2005, déficit qui ne cesse de croître (pour 2009, il devrait atteindre 8 milliards).

Les pouvoirs publics s’interrogent depuis déjà plusieurs décennies sur les solutions qu’il conviendrait d’apporter pour traiter la difficulté : hausse des cotisations ; baisse des pensions ; report de l’âge de la retraite ; introduction d’un système de capitalisation.

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