France : une «Marche des sans-papiers» pour obtenir la régularisation des clandestins


En France, le coup d’envoi d’une marche des sans-papiers clandestins en région parisienne a été donné ce samedi 7 septembre. L’Union nationale des sans-papiers (UNSP) veut, entre autres, la régularisation de tous les étrangers en situation irrégulière.

Une marche d’un mois au départ de Paris, à travers tous les départements de l’Ile-de-France, jusqu’au 6 octobre avec l’idée de s’arrêter dans les préfectures et les sous-préfectures pour tenter de sensibiliser.

Il vient d’écrire au gros feutre sur une banderole : « Valls démission ». Azzoumane Sissoko, l’un des organisateurs de la marche du Grand Paris, est en colère. La circulaire de Manuel Valls bloque, selon lui, toute régularisation des sans-papiers. «

Rosa est, elle aussi, sans-papiers. Cette Camerounaise est prête à marcher mais elle n’a plus d’espoir :

« Nous, les sans-papiers, nous n’avons pas de papiers et on nous demande les feuilles de paie, on va les trouver comment ces feuilles de paie ? »

Marmoud Aissi fouille dans sa poche, il tient à montrer le certificat de scolarité de ses enfants. Mais pour obtenir un titre de séjour, il faut prouver deux ans de scolarisation assidue et sérieuse en France. Marmoud trouve que cette exigence est trop sévère.

« On a des enfants scolarisés, c’est largement suffisant, estime ce père de famille. Je ne suis pas régularisé, donc je dois attendre et comment je dois faire pour faire vivre mes enfants ? »

RFI – merci aux lecteurs

Les revendications :

  • Régularisation de tous les sans papiers par une carte de 10 ans
  •  Fermeture des centres de retention
  • Arrêt des expulsions
  • Respect du droit d’asile
  • Promulgation du droit de vote
  • Reconnaissance de l’egalité entre nationaux et migrants
  • Liberté de circulation et d’installation

Source

Les logements d’urgence saturés par l’explosion des demandes d’asile

Les campements de fortune installés au cœur de Clermont-Ferrand mettent en lumière un dossier politiquement sensible.

Hebergeur d'image

Pour la quatrième journée consécutive, quelque 200 personnes en attente d’une solution étaient toujours installées jeudi dans des campements de fortune sur la place principale de Clermont-Ferrand. Demandeurs d’asile originaires des Balkans et d’Afrique pour la plupart, ils ont dû quitter leur chambre d’hôtel après que l’association (Anef, association nationale d’entraide) qui gère l’hébergement d’urgence dans le Puy-de-Dôme, a décidé de ne plus régler les notes faute de financement suffisant de l’État. [...]

En 2012, 61 468 demandes, (réexamens et mineurs accompagnants compris), ont ainsi été enregistrées, soit une hausse de 7,2 % sur un an. Les plus fortes progressions sont à chercher du côté des Balkans, en particulier de l’Albanie (+446 %), de la Bosnie-Herzégovine (+335 %) et du Monténégro (+76 %). [...]

« En Alsace, le nombre de demandeurs d’asile explose depuis un an et demi et je pense que cela n’est pas sans lien avec l’arrivée d’un président de gauche, raconte un responsable associatif en hébergement d’urgence. Ils croient que cela va être plus facile d’obtenir une réponse positive, même si cela ne se vérifie pas forcément dans les faits.»

Selon l’Ofpra, le taux d’acceptation est d’ailleurs tombé à 9,4 % en 2012, en baisse de 2 % comparé à 2011. [...]

Le Figaro

Israël prépare l’expulsion de dizaines de milliers de clandestins africains

Israël a conclu un accord avec l’Ouganda prévoyant l’accueil par ce pays de dizaines de milliers de migrants illégaux vivant en Israël.

A la fin du mois prochain devrait commencer une gigantesque opération des autorités d’immigration en Israël.

On estime que 2 000 à 3 000 ressortissants clandestins devraient être expulsés tous les ans. Quelque 60 000 ressortissants africains illégaux se trouvent en Israël.

RFI

Faux homosexuels mais vrai réfugiés

[extraits] En Belgique, se faire passer pour un homosexuel est l’une des dernières trouvailles pour décrocher le statut de refugié.

Fatouma est installée à Liège. Depuis deux ans, la sénégalaise vit en Belgique :

« J’ai acheté une histoire montée de toutes pièces à un gars de la Guinée résidant à Bruxelles. Elle consistait à dire que j’étais une lesbienne et que j’étais victime de maltraitance dans mon pays d’origine », relate Fatouma. 

Autre exemple, Mamadou :

« J’ai obtenu mes papiers en faisant des déclarations frauduleuses au CGRA. Je m’étais mis dans la peau d’un homosexuel.  Quelques mois après, j’ai obtenu mon titre de séjour. »

Concocter une baliverne pour la vendre, c’est devenue une affaire lucrative. Un arsenal de compositeurs professionnels trainent dans divers centres d’accueil pour réfugiés.

La vente d’un récit peut s’élever à 200 euros. « Beaucoup de Sénégalais qui font ce business, ils se soutiennent entre eux. Les Guinéens viennent de prendre la relève », explique un candidat à l’asile.

RNWL - Merci ribosome

Regroupement familial : Duflot, Placé, Canfin s’opposent radicalement à Valls. «Pas de débat» pour Hollande. Démenti de Valls (MàJ N°3).

Addendum 21/08/13

Manuel Valls, critiqué au sein même du gouvernement, a réfuté aujourd’hui avoir l’intention de remettre en cause le regroupement familial, jugeant que ses propos sur le sujet avaient été déformés.

«Le débat doit être apaisé, il ne s’agit pas de remettre en cause le regroupement familial, on déforme mes propos», a dit à la presse le ministre à son arrivée à Aurillac où il doit assister au festival des arts de rue.

Le Figaro

Pour Hollande, pas de «débat» sur le regroupement familial

Relancée à plusieurs reprises sur les attaques des membres du gouvernement écologistes contre leur collègue de l’Intérieur, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a fini par lancer : «Je vous confirme que le président de la République a estimé que la politique migratoire et le regroupement familial ne faisaient pas partie des débats de cette rentrée».

Quelques instants auparavant, elle avait assuré que «le président de la République n’a pas évoqué le débat autour du regroupement familial, pour une raison simple c’est qu’il n’y a pas de débat autour du regroupement familial».

Le Figaro

Après ses récents propos sur la réforme pénale et le regroupement familial, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls est durement critiqué à gauche.

Jean-Vincent Placé, sénateur EELV : « Manuel Valls a mis beaucoup de désordre depuis dix jours avec la polémique avec Christiane Taubira», la ministre de la Justice, à propos du projet de réforme pénale, a-t-il ajouté. Il a évoqué la «nécessité absolue de supprimer les peines planchers» instaurées pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, se mettant du côté de Christiane Taubira.

Il s’est aussi fermement opposé à toute remise en cause du regroupement familial, alors que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a indiqué la veille que la question pourrait être posée à l’avenir en raison de l’augmentation de la population africaine.

Le Figaro

Pascal Canfin, ministre délégué au Développement : «J’ai été surpris par la sortie de Manuel Valls sur la politique migratoire lundi lors du séminaire de rentrée. Pour quelqu’un qui veut incarner l’ordre, c’est lui qui déclenche le désordre. Sur le fond, le regroupement familial est un droit internationalement reconnu. En France, il concerne 15.000 personnes par an. J’ai du mal à croire que c’est un des principaux problèmes de la France, aujourd’hui comme dans 10 ans. »

Le JDD

Cécile Duflot s’oppose radicalement aux prises de position de Manuel Valls. Dans un entretien à Libération publié mercredi, la ministre du Logement et de l’égalité des territoires estime que la question du regroupement familial, dont Manuel Valls a jugé mardi qu’elle « peut être posée », « ne se pose même pas: le droit à vivre en famille ne souffre pas d’exception. Il est garanti par l’article 8 de la convention européenne des droits de l’Homme ». [...]

Hebergeur d'image

TF1 News

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[...] Interrogés mardi matin sur la proposition de Manuel Valls, les ministres cachaient mal leur gêne.

Hebergeur d'image

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a prétendu sur i-Télé ne pas avoir «entendu» Manuel Valls évoquer la question du regroupement familial lors du séminaire. Sur France 2, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a pris toutes les précautions d’usage, précisant que chaque membre du gouvernement avait «présenté des orientations en fonction de son propre champ de compétences». Ce qui ne l’empêche pas de se désolidariser de la position du ministre de l’Intérieur :

«Pour ma part, je ne crois pas que la mise en cause du regroupement familial soit une manière de faire vivre notre cadre républicain», assure-t-elle.

Manuel Valls, lui, est furieux contre ses collègues du gouvernement qui ont fait «fuiter» ses propos à la presse. [...]

Lors du séminaire de rentrée, Manuel Valls a également évoqué la question de l’islam. A Libération, le ministre explique s’être «appuyé» sur les déclarations de François Hollande à Tunis pour affirmer que la France allait, dans les années à venir, «faire la démonstration que l’islam est compatible avec la démocratie». Or dans son fameux discours, le chef de l’État avait été plus catégorique: «La France sait que l’islam et la démocratie sont compatibles.»

Le Figaro

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Au micro de Jean-Jacques Bourdin, gêné, Manuel Valls admet être inquiet de la poussée démographique africaine et envisagerait de supprimer le regroupement familial.

Pompidou sur l’immigration en 1973 [rediff]

Pompidou en 1973 (précedente diffusion sur FDS : mai 2009)

« Il va de soi que lorsque deux communautés se trouvent vivre mélangées, avec des habitudes, des convictions, des modes de vie absolument différents, il se crée des conflits. Il est déjà difficile de vivre en paix avec ses voisins.  A plus forte raison lorsque ces voisins ont des habitudes absolument différentes des vôtres. »

Les Sénégalais ravis de voir les Français payer le «visa de la réciprocité»

Depuis le 1er juillet, le Sénégal impose un visa biométrique de 50 euros à tout visiteur étranger, par mesure de réciprocité.

Sont exemptés les Sénégalais ayant une double nationalité, ainsi que les ressortissants de l’espace de libre circulation que sont les quinze pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Et, pour une année seulement, les clients des tours opérateurs – histoire de mieux faire passer la pilule auprès des hôteliers du Sénégal. Les opérateurs, qui protestent, anticipent une baisse de fréquentation de 30% et la suppression de 2 000 emplois.

Jean-Paul Dias, homme politique sénégalais et ancien ministre de l’Intégration économique africaine, préconise ainsi l’exemption de toutes les personnes nées au Sénégal ou de parents et grands-parents sénégalais.

«La mesure est souveraine», a répété le ministre du Tourisme, le chanteur Youssou N’Dour, soutenu par une partie de l’opinion sénégalaise, qui applaudit à l’idée de voir des Français se plier à des tracasseries, comme les Sénégalais doivent le faire pour se rendre en France.

Les «visas de la réciprocité», en vigueur depuis des années en Côte-d’Ivoire, au Mali, au Gabon ou au Cameroun, sont désormais la règle en Afrique.

Très peu de pays, même touristiques comme le Cap-Vert ou le Kenya, n’imposent pas de détention de visa aux visiteurs étrangers.

Libération

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Pour rappel: l’Aide Publique au Développement française au Sénégal:

La France demeure le premier donateur d’Aide publique au Développement au Sénégal avec un peu plus de 148 millions d’euros (97 milliards de Fcfa) d’aide bilatérale.

La contribution de la France à l’enveloppe du 10ème Fond Européen de Développement(FED) Sénégal s’élève à 21 millions d’euros, soit 14 milliards de Fcfa (source : Union européenne).

Enseignement supérieur et bourses :

9 000 étudiants sénégalais sont actuellement inscrits dans les universités françaises et chaque année 1 800 nouveaux départs sont enregistrés.

150 bourses en moyenne sont accordés par an sur une enveloppe de 700 000 euros (459 millions de Fcfa). [...]

Ambafrance

2004: La France annule la totalité de la dette du Sénégal

Paris efface une ardoise de 142,3 milliards de F CFA. La France a annulé, ce lundi, la totalité des créances du Sénégal, soit 217 millions d’euros, dans le cadre de l’initiative renforcée sur la dette des pays pauvres très endettés. Après le Japon et les Etats-Unisle, mi novembre, Paris montre l’exemple en allant beaucoup plus loin que les engagements pris en juin 2004 au sein du Club de Paris.

Afrik.com

Immigration : L’expression «Français de souche» n’a «aucun sens»

Durant tout l’été, en région parisienne, quatre affiches font la promotion de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Sur l’une d’elles, on peut lire : «Un Français sur quatre est issu de l’immigration», un chiffre qui peut surprendre, mais qui est attesté, selon La Croix, par différents travaux.

«Si vous remontez sur vingt générations, vous avez une bonne chance de vous trouver un ancêtre noir, originaire d’Haïti, d’Afrique ou de Saint-Domingue. » (Pascal Blanchard, historien de l’immigration)

Le Musée de l’immigration cite à l’appui de ces statistiques les résultats d’une enquête de l’Ined fondée sur le recensement de 1999 et publiée en 2004. Celle-ci, portant sur 380 000 personnes, montre que 23 % de la population a au moins un grand-parent immigré.

«L’interdiction des statistiques ethniques empêche d’y voir plus clair, mais il y a entre un tiers et un cinquième de la population qui est issu de l’immigration», commente Marianne Amar, chargée de recherche à la Cité de l’immigration. Cette estimation doit toutefois être nuancée en fonction de la géographie. Comme l’explique le sociodémographe Patrick Simon, «en Seine-Saint-Denis, la proportion d’immigrés ou de descendants directs est plus proche de 75 %, tandis que dans l’Ouest, on tombe aux alentours de 10 %».

D’autres travaux, plus récents, ont permis de proposer des chiffres plus frais. En croisant l’enquête «Trajectoires et origines» de l’Ined et d’autres sources statistiques, l’Insee avance en 2008 le chiffre de 5,3 millions d’immigrés, soit 8,4 % de la population vivant en France, principalement en provenance d’Afrique. […]

Si l’on peut encore identifier les descendants d’immigrés du Maghreb (vague la plus récente), il n’en va pas de même pour les vagues d’arrivées plus anciennes, comme les Italiens et les Espagnols, venus après la Seconde Guerre mondiale. Quant à l’immigration du XIXe et du début du XXe siècle, elle s’est depuis longtemps fondue dans la population. Les descendants des Belges, Polonais et Russes ne sont ainsi plus repérables, selon l’Insee.

Pour Pascal Blanchard, si le chiffre a pu en remuer certains, c’est que la France « ne se voit pas comme un pays de métissage ».

Sommes-nous donc tous des «enfants d’immigrés» ?

«Si l’on compte sur plusieurs générations, nous allons tous nous trouver un parent immigré. Les brassages de population ont été suffisamment importants », constate Christelle Hamel. Pour elle, l’expression «Français de souche» n’a «aucun sens». Elle préfère parler de « population majoritaire» pour désigner ceux qui ne sont ni des immigrés ni des enfants ou petits-enfants d’immigrés.

La Croix

Les émeutes de Trappes vues d’Afrique : le RADUCC est scandalisé qu’on associe immigration et délinquance

[Extraits d'un article d'Aliou TALL, Président du RADUCC (Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen) - Dakar, Sénégal]

A Trappes, un mari a refusé le contrôle de sa femme intégralement voilée, et se retrouve en garde à vue après une altercation avec des policiers. Par solidarité des jeunes ont attaqué le commissariat.

Il s’en est suivi une course à l’échalote chez des politiques, pour se distinguer par des déclarations haineuses et injurieuses à l’encontre des étrangers.

Le chef de file de ces insanités est Florian Philippot, vice-président du Front National, qui fait un amalgame volontaire en s’attaquant aux jeunes étrangers musulmans, qu’il traite de « racailles islamisés ».

Le pire est qu’il établit fougueusement un lien entre l’immigration et la délinquance. C’est inadmissible !

Au prétexte de dénoncer le communautarisme des étrangers, les actes xénophobes et islamophobes contre les immigrés africains sont banalisés en Europe. Si l’immigré à le devoir de respecter les lois de son pays d’accueil, il n’en demeure pas moins que sa dignité et ses droits fondamentaux ne peuvent pas être bafoués.

Les déclarations [des politiciens français] ont cristallisé les clichés sur l’immigration et stigmatisé les jeunes issus de l’immigration africaine comme des ennemis de la république française.

(…) Les hommes politiques se livrent à une compétition d’agressivité verbale contre les jeunes immigrés des banlieues. C’est devenu la mode pour séduire les électeurs déçus et les frustrés.

Les thèmes de campagne populistes sur l’immigration restrictive, les mesures sécuritaires, le retour à un Etat policier, et l’identité nationale ont été instrumentalisés dans les discours et programmes politiques. Alors, la bande de racaille, ce sont les jeunes ou ces politiciens ?

L’obscurité de la situation sociale des Noirs en banlieue, empirée par l’obscurité de leur couleur de peau, les empêche d’accéder aux responsabilités. Ils sont victimes de discrimination à l’embauche et au logement.

En même temps, on nourrit envers eux le cliché selon lequel ils seraient des parasites profitant du système. L’immigration des africains musulmans, accusée d’être responsable de l’insécurité urbaine, est devenue le souffre-douleur des fachos et politicards français. (…)

On se rappelle encore du délire de Philippe de Villiers, qui assimilait les violences urbaines de novembre 2005 à une « guerre civile ethnique ». Il proposait alors que l’armée française intervienne dans les dans les zones concernées et qu’elle puisse fouiller les appartements et les caves. Ça sent le Gestapo.

(…) Dans les débats politiques en France, le sujet de l’immigration est devenu un fantasme qui suscite des agitations et des excès. L’immigré africain-musulman est devenu un fonds de commerce électoral, un bouc émissaire, une proie facile, sans défense, qu’on n’hésite pas à abattre froidement et lâchement pour gratter des points d’audimat, booster son indice de confiance, ou bichonner son électorat néo-fasciste.

Florian Philippot, vice-président du Front national, est la tête de file de cette bande de braconniers qui a besoin d’abattre de l’africain pour asseoir son existence politique.

Mais l’africain d’aujourd’hui ne se laissera pas faire.

par Aliou TALL, Président du RADUCC (Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen). Paris – Dakar. Email : [email protected]

setal.net

Afrique : La préférence nationale est à l’ordre du jour

[extrait] La préférence nationale est à l’ordre du jour en Afrique. « Africaniser l’économie » est un débat qui traverse actuellement l’ensemble du continent.

Le Ghana devrait bientôt adopter une loi obligeant les investisseurs étrangers à ouvrir 30 % de leur capital à des entreprises du pays. La Côte d’Ivoire réfléchit à l’instauration de quotas réservés à la sous-traitance locale. Le Mozambique a déjà introduit une contrainte similaire auprès des groupes miniers. La Guinée tente de faire de même.

L’Afrique ne fait aujourd’hui qu’emboîter le pas aux économies sud-américaines ou asiatiques. Le Brésil, le Chili ou la Malaisie ont par exemple multiplié les expériences de « local content » ces cinq dernières années.

Le Nigeria est l’un des pays subsahariens qui ont poussé le plus loin le concept de préférence nationale. Bien décidé à maximiser les retombées de sa filière extractive, le pays s’est inspiré des exemples norvégien et brésilien pour promulguer en avril 2010 le Nigerian Content Act, première loi du genre sur le continent.

jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire : Plusieurs agressions anti-blancs à Abidjan

Les effets de la crise sont encore palpables et les agressions racistes anti-blancs sont toujours d’actualité en Côte d’Ivoire même si le sujet demeure médiatiquement aussi tabou que peu mis en lumière.

Ce mercredi soir encore un nouveau cas, les « sales blancs » et autres insultes plus dures, que nous ne relèverons pour des raisons de pudeur, retentissaient à Treichville après qu’un malheureux occidental eut failli effleuré la voiture d’une femme entrain de s’alimenter dans un maquis du quartier appolo.

En effet, sur les lieux au moment des faits aux alentours de 22H gmt, nous étions nous même dans un maquis voisin en attente d’être servi, c’est attiré par les cris émis par trois femmes à l’encontre d’un blanc que nous nous sommes rendus sur la scène qui ameutait tout le quartier sans pour autant que défense de l’agressé soit entreprise par la foule, bien au contraire.

C’est sans nul doute ce climat favorable à la haine anti-blanc, sans quasi aucune obstruction populaire, qui motiva les femmes à accentuer la teneur de l’agression.

Sur les lieux nous découvrirons un jeune européen plutôt beau garçon seul attablé entrain de déguster une soupe d’écrevisse avec de l’attiéké entrain de subir la foudre raciste quant à sa couleur.

Pire une des femmes le menacera même devant l’assemblée, qu’il ne sortira pas vivant d’Abidjan, le sumum à l’encontre de l’occidental resté calme et qui semblait bien se demander ce qui était entrain de se passer.

Informations prises auprès des témoins, le tort du blanc aura été de tenter de se garer en face du maquis derrière la voiture de l’une des femmes.

En pleine manœuvre ce dernier était sur le point d’effleurer l’arrière du véhicule des femmes attablées juste en face. Sans nul doute interpelé par des cris de contestation, l’homme blanc baisa la vitre pour s’excuser et informer les femmes qu’il paierait la réparation si éventuellement son véhicule rayait le parechoc arrière de la voiture de la femme, une mercredes Classe B noire immatriculée 4152 EQ 01, comme nous le relèverons.

Une des femmes l’aurait alors traité de « chien » et c’est après que l’homme blanc lui ai demandé le pourquoi de cette insulte gratuite que la foudre s’est abattue.

Ce cas concret vécu en direct nous rappelle que le racisme anti-blanc est une réalité palpable en Côte d’Ivoire où ces derniers représentent une infime minorité de la population.

Il n’est pas rare que des cas similaires soient portés à notre connaissance par des témoins.

Il y a deux semaines, un français était frappé à Koumassi par ce qu’il avait osé interpeller une femme alors que cette dernière était passée devant lui sans gêne dans un rang d’une boulangerie. L’homme s’était vu se faire ensuite ruer de coups par une dizaine de personnes sans qu’aide ne lui soit apporter. Laissé à terre, blessé au dos et au visage il réussira ensuite à quitter les lieux sous les crise racistes.

Si en occident les agressions racistes sont susceptibles de poursuites ici elles sont, à l’évidence, tolérées voire, dans un passé récent, motivées.

Un tendance de société qui espérons le, trouvera écho en occident où on aurait parfois naïvement tendance à penser que le racisme est unilatéral et que les noirs sont des victimes permanentes.

Un petit tour en Côte d’Ivoire permettra de vous rendre compte que le contraire, émanation de la bêtise la plus aiguë, existe, la seule différence étant que les blancs eux, se taisent et n’en font pas une affaire publique…

Koaci.com
(Merci à Zatch)