Louis-Georges Tin, président du CRAN : « J’ai une fierté africaine » (vidéo)

Louis-Georges Tin, président du CRAN, est un militant français impliqué dans la lutte contre l’homophobie et le racisme. [CRAN : Conseil Représentatif des Associations Noires de France]. Extrait d’interview vidéo.

Maître de conférences à l’université, ancien enseignant à l’École des hautes études en sciences sociales, (…) il désire faire sortir l’hétérosexualité de l’« ordre de la Nature » et entend démontrer comment la culture hétérosexuelle s’est construite socialement à partir du XIIe siècle dans l’Occident chrétien. (Wikipedia)

« Préférez-vous que votre fils épouse : a) une femme noire  b) un homme blanc ? » (voir la vidéo)

« J’essaye de promouvoir avec des amis, qui sont noirs et homos, une coalition de la diversité ethnique et sexuelle »(voir la vidéo)

Persécutées, les minorités chrétiennes attendent beaucoup du nouveau pape (vidéo)

La lutte contre la persécution des chrétiens à travers le monde sera sans nul doute l’un des défis à relever pour le nouveau pape. En Egypte, Euronews est allé à la rencontre de cette communauté stigmatisée par un gouvernement issu de la mouvance islamiste.


Persécutés, les minorités chrétiennes attendent… par euronews-fr

Aubervilliers : du ragoût de chenilles au menu (màj)

Addendum 28/02/13

[...] Face à l’importation croissante de viandes clandestines aux origines plus que douteuses dans les arrière-cuisines exotiques, les autorités multiplient les contrôles. À l’occasion d’une opération coup de poing menée entre le 22 et 31 octobre à travers la France, les douanes ont saisi pas moins de 318 kilos de viande provenant d’animaux sauvages et plus de 70 kilos de chenilles. [...]

«La grande majorité de ces produits ont été saisis à Roissy sur des passagers en provenance d’Afrique de l’Ouest», a-t-on précisé aux douanes.

«Des voyageurs rapportent en effet de la viande fraîche ou séchée en dépit de la réglementation l’interdisant formellement pour des raisons sanitaires. Certains le font pour leur consommation personnelle, d’autres pour en faire commerce.»

Dans tous les cas, ce type de trafic présente de plus un «risque sanitaire important», les denrées étant susceptibles d’introduire sur le territoire des maladies graves telles que la grippe aviaire, le virus Ebola, la fièvre aphteuse. [...]

Le Figaro

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Un restaurant illégal d’Aubervilliers, où les enquêteurs ont trouvé « une marmite de chenilles en train de bouillir » quand ils l’ont contrôlé hier soir, a été fermé car il ne pouvait prouver l’origine de cette viande et d’autres denrées, a-t-on appris de la préfecture.

Hebergeur d'image

Cette épicerie africaine, qui disposait d’une licence pour la vente de boissons et de plats à emporter mais servait à manger, a été contrôlée dans le cadre d’une opération de routine qui impliquait notamment les douanes, les impôts, l’Urssaf et la Direction départementale de protection des populations. [...]

« Une grosse marmite avec des chenilles était en train de bouillir quand on est arrivés », a décrit cette source, soulignant là aussi « un problème de traçabilité » pour les services vétérinaires. La patronne du restaurant a été placée en garde à vue à l’issue du contrôle pour travail dissimulé, emploi d’un étranger sans titre de travail et aide au séjour d’un étranger en situation irrégulière. [...]

Le Figaro

Merci à Stormisbrewing

L’Afrique : zone à haut risque pour les touristes

Au ministère, on a repeint en rouge la carte du tourisme en Afrique

Au centre de crise du ministère des Affaires étrangères, on met à jour la carte du monde des risques encourus par les voyageurs plus de 900 fois par an.

Destinée aux voyageurs, une carte du monde nourrie d’informations envoyées chaque jour par les ambassades, les services et les ONG, vise à assurer la sécurité des Français.

Une fiche par pays résume la situation sur place et une couleur est attribuée selon le niveau d’alerte appliqué à la zone. En jaune, il n’est pas frappé par une restriction de circulation. En orange (ou marron), la zone est « déconseillée sauf raison impérative ». En rouge, le territoire est « formellement déconseillé ».

Modifiée 900 fois cette année, cette carte mondiale a considérablement évolué. L’Afrique, qui a certes toujours été jaune-orange-rouge mais dont l’ouest était plutôt jaune-orangée, est désormais une sorte de vaste zone rouge.

Au Maghreb, à l’exception du Maroc et d’une petite partie de la Tunisie, il vaudrait mieux n’aller nulle part. Plus au sud, c’est le grand rouge : Mali, Niger, Nigeria, Mauritanie, Soudan, Sud-Soudan, République Centrafricaine, Cameroun, Tchad…

Cette vigilance accrue n’est pas une surprise pour Jean-Michel Hoerner, professeur de géopolitique et de tourisme à l’université de Perpignan :

“Alors que le touriste a peur de son ombre, le voyageur cherche l’aventure. Autrement dit, les touristes, cette classe moyenne qui voyage, vont se déplacer vers d’autres régions. Le sud de la Méditerranée est ainsi délaissé pour des destinations européennes.”

Perdus pour une partie de l’Afrique, ils vont alors en Croatie, en Espagne ou aux îles Canaries [...]

Rue 89

Moins d’enfants étrangers adoptés

Le nombre d’enfants étrangers adoptés par des familles françaises baisse inexorablement depuis plusieurs années, à mesure que les pays restreignent les conditions d’adoption, selon les derniers chiffres disponibles, qui montrent aussi que le profil des enfants accueillis a changé.

Alors que 2000 enfants avaient été adoptés en 2011, seulement 1569 l’ont été en 2012, selon les statistiques du ministère des Affaires étrangères, disponibles sur son site internet aujourd’hui.

Les enfants viennent d’abord de Russie (235), puis d’Ethiopie (220) et de Colombie (159). L’Afrique représente à elle seule presque la moitié des adoptions (701).

En 2006, on comptait 4.000 adoptions à l’étranger. A l’exception de 2010, marquée par l’arrivée de nombreux petits Haïtiens après le séisme de janvier, les chiffres de l’adoption internationale ne cessent de baisser depuis, à mesure que les pays se ferment à l’adoption par des étrangers. [...]

Le Figaro

Canada : le Mois de l’Histoire des Noirs – revue de presse (màj)

Ajout du 18 février – mini revue de presse.

L’Assemblée nationale du Québec a proclamé en 2006 le mois de février comme Mois de l’histoire des Noirs dans le but de sensibiliser la population à la contribution de ces communautés à l’histoire du Québec, de favoriser l’inclusion et l’ouverture au pluralisme, et de renforcer le rapprochement interculturel entre tous les Québécois (source)

Le Premier ministre Stephen Harper a déclaré : « Chaque année, nous profitons de cette période pour rendre hommage aux nombreuses réalisations et contributions des gens d’origine africaine et antillaise, qui ont tant fait tout au long de notre histoire commune pour que le Canada devienne le pays que nous connaissons aujourd’hui, soit un pays libre, prospère et diversifié sur le plan culturel. » (source)

La Banque TD est fière d’apporter son appui au Réseau d’artistes noirs et au Mois de l’histoire des Noirs, qui permet aux Québécois d’en connaître davantage sur l’importante contribution et les réalisations majeures des descendants africains qui vivent ici.

La Banque TD s’engage à soutenir toutes les communautés du Canada en prônant le multiculturalisme par une approche globale et intégratrice. (source)

• Le Mois de l’histoire des Noirs rappelle l’importance d’agir afin de favoriser l’épanouissement de l’ensemble des communautés qui contribuent à façonner l’identité montréalaise (source)

• (…) Un court-métrage de 12 minutes intitulé À ton vieux cul de nègre, met en scène un Congolais et un Belge qui trinquent à leur longue amitié. (source)

«C’est la quatrième fois que nous commémorons ce mois, a rappelé le président de l’association interculturelle et d’accueil des immigrants. Nous voulons montrer l’histoire des Noirs sous un angle positif et insister sur leur contribution à l’avancement de la société.» (source)

• «Il est temps qu’on se rencontre, que les gens viennent découvrir ce qu’ont à offrir les communautés noires. C’est un peu comme deux familles qui se disent: «Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vu, il est temps que tu viennes à la maison!»», explique Angelo Cadet, co-porte-parole de l’évènement. (…)

« L’histoire des Noirs, c’est aussi l’histoire du Québec», ajoute son complice Didier Lucien. Et Ils invitent le public à venir «vérifier le Noir en eux» (Source)

Il y a des débats aux États-Unis sur la pertinence de ce mois commémoratif. Morgan Freeman a critiqué publiquement : « Je ne veux pas d’un Mois de l’histoire des Noirs. L’histoire des Noirs, c’est l’histoire américaine. » Freeman pense que le racisme perdurera tant que les gens s’identifieront par rapport à leur couleur de peau ou de race. (source)

—— ci dessous : article du 31 janvier 2013 ——


Le mois de l’histoire des Noirs est un mois commémoratif en l’honneur des populations noires qui ont dû vaincre l’esclavage pour gagner leurs droits civiques. Il est célébré en février aux États-Unis et au Canada.

Au Canada, ce mois est célébré depuis décembre 1995, quand la députée noire Jean Augustine a présenté une motion en ce sens. En 2002, Jean Chrétien l’a nommée secrétaire d’État sur le multiculturalisme.

Photo d’illustration tirée du site, rubrique « dans les écoles »

Site source

Mohamed Mezerai : «Jusqu’à quand le profil d’un chef de l’Eglise européen et blanc sera-t-il valable ?»

Pour Mohamed Mezerai, l’annonce de la démission du souverain pontife relance le débat de sa succession. Il s’interroge : «Et si le pape était noir ou latino-américain ?»

Est-ce que le monde est prêt,[…], à voir émerger les gens de couleurs à toutes les fonctions, y compris celle de Pape.

Et si cette année la fumait blanche nous annonçait un Pape noir ? Tout cela n’est pas improbable. Alors que l’on voit souvent dans le catholicisme romain une religion européenne, il n’est pas inutile de se souvenir que la fonction de Pape, le plus haut dignitaire de l’Église, a été occupée à trois reprises par des chrétiens originaires d’Afrique du nord.

Victor Ier était berbère, né dans l’actuelle Tunisie, il fut évêque de Rome et dirigea, à ce titre, l’Église romaine de 189 après J-C, et ce, durant une dizaine d’années. Melchiade, probablement né en Afrique du nord, fut Pape de 311 à 314 après J-C. Et Gélase Ier, également berbère, il fut Pape de 492 à 496 après J-C

Étonnant. Pas tant, il s’avère que de nombreuses populations berbères étaient chrétiennes et que le pourtour méditerranéen faisait partie de l’Empire romain. Après le Vième siècle et la chute de l’Empire romain, l’opportunité d’avoir des papes originaires d’Afrique ne s’est plus présentée. Les invasions vandales (*), puis arabes en Afrique du Nord, ont fait disparaître les derniers chrétiens berbères. Quant à l’Afrique noire, elle fut évangélisée par les catholiques essentiellement au XIXè siècle avec la colonisation européenne. […]

Les deux élections de Barack Obama, premier Président noir américain, ont déjà marqué l’Histoire. L’élection d’un Pape africain ou latino marquera-t-elle, à son tour, l’Histoire du catholicisme ? Réponse dans quelques semaines.

Le Bondy Blog

(*) Ndlr : Les Vandales étaient eux-mêmes chrétiens mais étaient adeptes du christianisme arien, considéré comme une hérésie par l’Eglise catholique. Après la chute du royaume vandale d’Afrique du Nord(429-534), le christianisme était encore florissant. La disparition du christianisme en Afrique du Nord est essentiellement due à la conquête musulmane de cette région.(wikipédia)

Au Mali, les ethnies sont-elles des créations françaises ? (Bernard Lugan)

(Ce texte peut être cité et reproduit en indiquant la source : www.bernard-lugan.com)

Dans sa livraison du 26 janvier 2013, l’hebdomadaire Marianne rapporte les propos suivants tenus par Jean-Loup Amselle, anthropologue et directeur d’études à l’Ehess (Ecole des hautes études en sciences sociales) : « J’ai passé de nombreuses années sur le terrain au Mali, avec les Peuls, les Bambaras, les Malinkés, et nous avons démontré qu’en réalité les ethnies telles qu’elles existent sont des créations coloniales ».

Avec cette phrase, l’explication des évènements maliens devient soudain claire : si les Maures du Mujao coupent les mains des Bambara et si les Songhay tabassent les Touareg du MNLA, c’est parce que tous sont les prisonniers inconscients de catégories sociales qui leur furent imposées par les colonisateurs. In fine, la France, ancienne puissance coloniale, est donc responsable de la guerre civile malienne… CQFD !

Ces négateurs des enracinements refusent en effet de voir qu’en Afrique comme partout ailleurs dans le monde, l’Histoire s’écrit autour des Peuples, donc des ethnies.

En soutenant que les ethnies africaines « telles qu’elles existent sont des créations coloniales », l’anthropologue Jean-Loup Amselle nie donc l’existence des peuples qu’il a pourtant pour vocation et pour mission d’étudier. Le paradoxe est d’autant plus réel qu’au même moment, l’histoire de ces mêmes peuples a été introduite dans les programmes français du cycle secondaire…Ferait-on donc étudier à nos enfants des peuples qui n’existèrent pas ?

Une question mérite donc d’être posée à l’anthropologue Jean-Loup Amselle : à la fin du XIX° siècle, quand débuta la colonisation, les Peul, les Bambara, les Malinké, les Maures, les Songhay et les Touareg au Mali, les Tutsi et les Hutu au Rwanda, les Darod et les Saab en Somalie, les Sotho, les Zulu et les Xhosa en Afrique du Sud, les Ovimbundu et les Kongo en Angola, les Kru et les Mano au Liberia, les Temné et les Mendé en Sierra Leone, les Baoulé et les Bété en Côte d’Ivoire, les Gbaya et les Zandé en RCA, les Tama et les Toubou au Tchad, etc., existaient-ils, oui ou non ?

La réponse ne fait aucun doute : ces ethnies existaient. Il ne s’agit pas là d’une affirmation ou d’une croyance, mais du résultat de la convergence de multiples éléments de connaissance qui sont notamment, mais pas exclusivement, l’histoire et les traditions des peuples en question, les observations des premiers voyageurs, les études faites par les administrations coloniales, les travaux des instituts de recherche dont le prestigieux IFAN, l’ancien Institut français d’Afrique noire, les nombreuses études récentes menées dans le domaine de l’ethno-histoire ou encore de la linguistique etc.

Or, tout cela ne compte pas pour des universalistes aveuglés par leur idéologie. Ces négateurs des enracinements refusent en effet de voir qu’en Afrique comme partout ailleurs dans le monde, l’Histoire s’écrit autour des Peuples, donc des ethnies. Comme Jean-Jacques Rousseau dans l’introduction du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, ils commencent donc « par écarter tous les faits, car ils ne touchent point à la question ». Loin de la méthode expérimentale, nous sommes là dans le domaine de la croyance religieuse.

[...]

Blog de Bernard Lugan