Bono, chanteur de U2, appelle Sarkozy à faire plus pour l’Afrique

Bono, leader du groupe irlandais U2, a jugé qu’il était « grand temps » pour le président Nicolas Sarkozy de passer des discours aux actes pour aider l’Afrique.

Le problème n’est pas de faire des discours, mais bien de décider. Ce n’est pas moi qui l’ai dit. C’est le président lui-même. (…) Il est grand temps, pour l’homme pressé qui dirige la France et pour le monde, de décider Si vous écoutez les dirigeants africains, les entrepreneurs et les militants, il y a au moins trois grands domaines dans lesquels la France doit prendre les rênes dès à présent », explique Bono, qui est aussi cofondateur de l’organisation humanitaire ONE. »

Il appelle notamment la France, qui préside cette année le G20 et le G8, à agir en faveur de la transparence sur l’exploitation des ressources naturelles. Le chanteur irlandais a aussi insisté sur l’accès aux vaccins et sur la nécessité à soutenir l’agriculture.

Le Monde

(Merci à iron turd)

L’Afrique va faire danser le Stade de France

La première Nuit africaine réunira, le 11 juin au Stade de France à Saint-Denis (93), 17 chanteurs dont Alpha Blondy, Manu Dibango et Mory Kante.

Pourquoi n’y a-t-il pas d’artistes du Maghreb ? Et pourquoi ne pas avoir invité de représentants de pays anglophones ? Forcément, l’affiche de la première Nuit africaine du Stade de France, le 11 juin, ne fera pas l’unanimité. Mais Alpha Blondy a mis tout le monde d’accord, hier, lors de la présentation de l’événement : «L’afro-pessimisme, on a assez donné. L’important est que l’Afrique puisse s’exprimer dans un lieu aussi symbolique. Soyons à la hauteur de cet honneur. Faisons la plus belle fête possible.» (…)

«Ce sera plus qu’un concert, une grande fête de l’Afrique, s’enthousiasme Damien Rajot, le directeur commercial grand public du Stade de France. Au-delà du sport, notre lien avec ce continent a toujours été fort dans un département où les communautés africaines sont fortes. Nous allons d’ailleurs demander aux associations de Seine-Saint-Denis d’assurer l’animation et la restauration sur le parvis du stade.»

Le Parisien

Les femmes africaines plus fertiles que les Françaises

Selon une récente étude de l’INED, en France, le taux de fécondité des femmes nées en Afrique est plus important que celui des femmes nées en France. La fécondité des femmes africaines augmente donc partiellement le taux de natalité national.

En France, 7 % des femmes nées en Afrique ont eu un enfant dans l’année contre 5 % des femmes natives selon l’Institut démographique d’études démographiques.
Les africaines seraient donc plus fécondes que les françaises, une information qui s’explique par plusieurs facteurs : tout d’abord, la mobilité des femmes qui ne sont pas nées en France ont une influence sur la fécondité. En effet, elles ont des modes de socialisation différents des femmes nées en France (histoire familiale, rapport à la contraception, entrée dans la conjugalité…).

Le niveau d’études est un autre facteur qui influence le taux de fécondité, plus les femmes font d’études moins elles font d’enfants. Ainsi, les femmes africaines sont plus nombreuses parmi les femmes peu diplômées. Les femmes nées à l’étranger ont une fécondité plus forte après leur migration et plus faible avant leur migration.

Afrique Actu

(Merci à dzeta)

Côte d’Ivoire : Le réveil de l’intellectuel africain est en jeu

La crise post-électorale ivoirienne a fait (re)surgir une question : quel est le rôle des intellectuels africains dans les mouvements d’émancipation et de démocratisation des peuples du continent ? Entre l’anonymat des uns, la démagogie des autres et la réaction épidermique à l’arrogance occidentale, la réponse n’est pas évidente à trouver…

Lire la suite sur Jeune Afrique

(Merci à Erwan)

Terrorisme, révoltes : La poudrière africaine

L’exécution barbare des deux otages français au Niger et d’un humanitaire au Soudan, les émeutes du pain à Alger, la révolte des jeunes diplômés de Tunisie, la comédie ridicule et sanglante des deux présidents d’Abidjan, les lâches attentats contre les coptes d’Égypte sont des événements différents.

Ils ont néanmoins en commun un continent géographique et surtout une toile de fond désespérante : misère, corruption, désarroi d’un peuple face à des potentats locaux incapables de partager les richesses, d’organiser la démocratie ou la laïcité. Ces évènements révèlent les maux qui accablent l’Afrique et placent la France en situation difficile.

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Au Sahel où Vincent et Antoine ont été abattus, la criminalité plus ou moins organisée pactise voire fusionne avec des rébellions politiques ou religieuses. L’une et l’autre prospèrent sur le dos de populations confrontées au chômage quand ce n’est pas à la faim et à l’absence d’avenir, désignant le Blanc comme l’ennemi surtout s’il est Français.»

Le Progrès

(Merci à marco)

Précarité et insécurité… le désarroi des «petits blancs» d’Afrique

Qui sont les expatriés et Occidentaux vivant en Afrique?
(…) Mais aussi sans doute parce que l’on découvre tout à coup des profils qui ne correspondent pas tout à fait aux clichés sur les Français d’Afrique, qui alimentent bien des fantasmes, hérités de la période coloniale. Le Français d’Afrique vivrait dans un doux confort, voire passerait l’essentiel de son temps au bord d’une vaste piscine, le teint couperosé, imbibé d’alcool fort et ferait marcher à la chicotte des cohortes de domestiques apeurés. Il abuserait de très jeunes femmes callipyges en toute impunité. Et serait forcément riche, très riche. Mais en Afrique, on est toujours surpris du contraste entre les clichés et les réalités.
(Merci à Frappa)

Soupçonnée d’avoir détourné 80 000 euros pour des gigolos africains : six mois de prison avec sursis

Soupçonnée d’avoir détourné 80 000 € pour financer ses aventures, la salariée d’une association rennaise organisatrice de pèlerinages à Lourdes a été condamnée par le tribunal à six mois de prison avec sursis.

A la barre du tribunal correctionnel de Rennes, ce mardi 30 novembre, Catherine, 54 ans, comparaissait pour avoir détourné un peu plus de 81 000 euros. Salariée de l’association du pèlerinage du Rosaire, cette Rennaise, catholique pratiquante, a maquillé les comptes de l’association pendant près de deux ans afin de verser de l’argent sur son compte personnel, ainsi que sur celui d’un de ses amants, président d’une association d’aide à l’Afrique. [...]

Le Mensuel de Rennes

(merci à Raoul)

La région Aquitaine veut « faire connaître les richesses du continent africain »

À l’occasion du projet « Aquitaine-Afrique 2010 », la Région Aquitaine, présidée par le socialiste Alain Rousset, a lancé, en partenariat avec le RADSI (Réseau aquitain pour le développement et la solidarité internationale), un concours de pages web intitulé «Étoiles Africaines», à destination de tous les lycéens et apprentis d’Aquitaine. Parrainé par la fondation Lilian Thuram, « Éducation contre le racisme », ce projet a pour objectif « de mieux faire connaître les richesses du continent africain ».

Le concours propose aux élèves de dresser les portraits de grandes personnalités africaines, passées ou présentes, dans tous les domaines (culture, sciences, économie, politique, sports) en utilisant le support web. La réalisation des pages web se fait sur une plate-forme spécifique mise à disposition par le conseil régional d’Aquitaine. A l’occasion du cinquantenaire des indépendances de 17 pays africains, la région ve

Infos-Bordeaux

« L’Afrique noire est-elle maudite ? », de Moussa Konaté : schizophrénie africaine

Pourquoi l’Afrique reste-t-elle la lanterne rouge du monde ? Peut-elle s’en sortir ? Parmi les ouvrages publiés à l’occasion du cinquantenaire des indépendances, celui de l’écrivain malien Moussa Konaté livre la profession de foi limpide, profonde et courageuse d’un Africain amoureux de son continent, loin des essais et romans exploitant la peur suscitée dans les pays riches par les catastrophes africaines.

(…) Il s’agit non seulement de déconstruire les clichés occidentaux, mais surtout de porter la plume dans la plaie, en pointant la part africaine des responsabilités. La force du constat, dénué de toute haine de soi, est fracassante : l’Afrique est malade d’une culture qui dévoie l’idée de solidarité pour en faire un terrible moyen d’asservissement et un puissant facteur d’inertie.

Derrière l’apparente convivialité, la soumission au groupe favorise le parasitisme, la corruption et la tyrannie, au détriment du travail. Le poids de la famille engendre une difficulté à s’isoler qui freine la lecture et l’étude, favorise la médiocrité intellectuelle. L’obligation de verser ses revenus, même maigres, dans le « tonneau sans fond de la solidarité » entrave l’épargne, l’initiative et donc le développement. Les frontières de caste perpétuent les privilèges.

Le réquisitoire est d’autant plus implacable qu’il n’assène pas des slogans destinés à réconforter des Occidentaux en proie à la culpabilité postcoloniale, mais procède d’analyses minutieuses. Si les Africains sont ainsi enfermés dans un mode de vie qui est « une prison pour l’esprit », explique Moussa Konaté, c’est qu’ils se sont défendus de l’agression de la colonisation en se repliant sur des cultures traditionnelles magnifiées, tout en admirant le savoir des Blancs. D’où un complexe d’infériorité et une amertume persistante.

Le Monde

(Merci à Latine)

David M., Ivoirien et Français «tout court»

David M., 38 ans, est Ivoirien. Il est arrivé en France à l’âge de 12 ans dans le cadre du regroupement familial. L’administration vient de lui refuser sa demande de naturalisation française. Affirmant que que sa vie «est une vie française», il est prêt à se battre pour ce qu’il estime être «son droit».

 » Je ne vois pas en quoi je vais m’intégrer. J’ai été à l’école ici, je paie des impôts, mon enfant, ma famille sont français. Je suis là depuis 26 ans »

Des années 80 à aujourd’hui, quel bilan faites-vous de l’intégration ?

(…) Avec la crise, les enfants d’immigrés subissent encore plus.

Pour vous donnez un exemple, à la fin de mes études de logistiques, j’ai eu beaucoup de difficultés à trouver du boulot à cause de mon nom de famille. Tandis que mes camarades dits français en ont tout de suite trouvé un à la sortie de l’école. Je ne dis pas que tout le monde est raciste mais je vous assure que c’est une vraie difficulté, pour nous qui sommes d’origine étrangère. Mais j’aime ce pays, c’est mon pays d’adoption, je l’aime malgré le fait que la société me renvoie toujours à mes origines, qui représentent d’ailleurs une richesse pour moi.

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