Vingt-trois garçons sud-africains morts lors de circoncisions traditionnelles

Vingt-trois garçons sud-africains sont morts cette semaine lors de circoncisions traditionnelles, rite qui marque le passage à l’âge adulte.

Les rites d’initiation, courants chez les Xhosas, les Sothos et les Ndébélés, ont fait des centaines de morts ces dernières années en Afrique du Sud.

Le gouvernement sud-africain a présenté ses condoléances aux familles des victimes, encourageant les parties prenantes à améliorer les conditions d’hygiène et de sécurité.

direct.cd

« L’Afrique du Sud n’arrive pas à se débarrasser de ses « races » »

Ouvrir un compte en banque, faire un virement, passer une radiographie… : les Sud-Africains doivent toujours cocher une case pour dire s’ils sont « blancs », « indiens », « métis » ou « noirs », comme sous l’apartheid.

Plus de vingt ans après l’abolition des dernières lois régissant leur vie en fonction de la couleur de leur peau, ils sont quotidiennement classés selon les quatre « races » arbitrairement fixées depuis 1950.

« C’est grotesque, absurde. C’est ridicule que cette classification existe toujours. Ces catégories raciales n’ont aucun sens », s’emporte David Benatar, responsable de la chaire de philosophie à l’Université du Cap, pour qui « renforcer la pensée raciale est dangereux ».

« (…) Depuis 1994, rien n’a changé », témoigne G. Maré, qui dirige le Centre de recherche sur les races et les identités. « Mais les objectifs sont différents aujourd’hui: l’ANC dit que nous devons faire des discriminations pour corriger l’héritage de l’apartheid, et pour ce faire nous devons discriminer entre les races aussi ». Et donc continuer à les distinguer.

« Nous devons faire des discriminations pour corriger l’héritage de l’apartheid, et pour ce faire nous devons discriminer entre les races aussi ». Et donc continuer à les distinguer. »

 

« L’ironie de la chose, c’est que les catégories ne sont définies dans aucune de ces lois, parce que, bien sûr, c’est impossible » sauf à revenir aux théories racistes de l’apartheid. (…)

« Comme le constate la sociologue Lucy Holborn, « les gens ne se mélangent pas beaucoup, et c’est une des raisons qui rendent aisées ces distinctions entre Noirs, métis, Indiens et Blancs » ».

Afrique du Sud: Winnie Mandela « choquée » de pouvoir être poursuivie

L’ex-épouse de Nelson Mandela, Winnie, a « été choquée » d’apprendre que la justice sud-africaine pourrait la poursuivre après l’exhumation des restes de deux anciens militants anti-apartheid dont les familles l’accusent d’être responsable de la mort, a fait savoir l’un de ses avocats, Mops Mageza.

« Mme Mandela souhaitait exprimer sa surprise et son choc après le communiqué diffusé au nom du parquet par Phindi Louw, et dans lequel celle-ci affirmait qu’il y a des procédures en cours qui conduiront à des poursuites à son encontre pour la mort de Lolo Sono et Siboniso Tshabalala », a-t-il indiqué dans un communiqué, transmis dimanche à l’AFP (…)

Corlett « Lolo » Sono, 21 ans, et Siboniso Anthony Shabalala, 19 ans étaient des messagers au service de la lutte anti-apartheid au sein de l’aile armée de l’ANC, quand ils ont été poignardés à mort en novembre 1988. (…)

Les deux jeunes gens avaient été vus vivants pour la dernière fois au domicile de Winnie Mandela, et le rapport de la commission conclut qu’elle « doit accepter la responsabilité de leur disparition ».

L’ex-femme de Mandela a toujours démenti son implication. Mais le père de Sono, l’une des deux victimes, a témoigné qu’il avait supplié en vain pendant plus d’une heure la dirigeante d’épargner son fils, accusé d’espionnage.

Dans les années 1980, Winnie Madikizela-Mandela, dont l’époux était alors emprisonné, s’était entourée de gardes du corps, connus comme le Mandela United Football Club, à la sinistre réputation. En 1991, elle avait été condamnée pour enlèvement et agression pour la mort d’un autre jeune militant trois ans plus tôt. Sa peine de prison a ensuite été commuée en amende.

Le Point

Afrique du Sud: le meurtre d’un Mozambicain traîné à terre par des policiers fait scandale (vidéo)

Pour s’être mal garé, un chauffeur de taxi mozambicain est mort dans un commissariat d’Afrique du Sud, après avoir été attaché au camion de policiers qui l’ont traîné à terre, selon une vidéo amateur qui a provoqué choc et stupéfaction jeudi et scandalisé le gouvernement mozambicain.

La Croix

Afrique du Sud : entre gros sous et connotations raciales, le divorce médiatisé de Tokyo Sexwale

(…) Présidentiable charismatique et homme d’affaires flamboyant, Tokyo Sexwale formait depuis son mariage en 1993 avec Judy l’une des pièces exemplaires du grand puzzle qu’est la « nation arc-en-ciel ».

Le couple mixte a longtemps posé en modèle, dans les magazines people, démentant le préjugé selon lequel les mariages « inter-raciaux », peu nombreux en Afrique du Sud, sont voués à l’échec.

Aujourd’hui, leur union n’a plus rien de politiquement correct : la mésentente, commentée par des membres de leur propre famille, s’étale sur les réseaux sociaux. Dans le dossier déposé au tribunal par Judy Sexwale, cet élément croustillant :

« J’ai été soumise, entre autres, à des agressions physiques, verbales et mentales, ainsi qu’à de la cruauté. » (…)

Rue 89

La mort d’une étudiante violée en Inde provoque un examen de conscience en Afrique du Sud

La mort d’une étudiante indienne victime d’un viol collectif, et l’élan de colère qui a suivi, ont provoqué un examen de conscience jusqu’en Afrique du Sud, un pays où le nombre de violences sexuelles est parmi les plus élevés au monde. « Ici, les violeurs attaquent tout le monde – des bébés jusqu’au grands-mères – et nous restons assis à ne rien faire » a déploré l’éditorialiste Pinky Khoabane.

D’après les statistiques officielles, près de 65 000 agressions sexuelles ont été commises en Afrique du Sud l’an dernier, mais la police estime que seulement un viol sur 36 est rapporté aux autorités. Et selon le Centre international de recherche sur la femme, basé à Washington, environ 28 % des hommes ont déjà commis un viol. Si l’on se base sur ces chiffres, cela signifie que 2,3 millions de personnes sur une population de 50 millions ont pu être agressées sexuellement l’année dernière.

L’Afrique du Sud semble s’habituer à ces niveaux de violence, qui seraient jugés intolérables ailleurs. En novembre, six garçons âgés de 10 à 14 ans ont été inculpés pour le viol et le meurtre de trois autres enfants, mais l’affaire a été peu évoquée par les médias. Exceptions notables : le procès pour viol du président Jacob Zuma en 2006 – pour lequel il a été acquitté – et le viol en réunion filmé d’une adolescente de 17 ans handicapée mentale qui ont soulevé l’indignation et provoqué un débat national.

(…) Le Monde

Afrique du Sud : « Posséder un chien n’est pas africain »

Le président sud-africain Jacob Zuma a été vivement critiqué aujourd’hui après avoir suggéré que le fait de posséder un chien – et lui payer des soins vétérinaires – n’était pas africain et faisait partie intégrante de la culture blanche. Jacob Zuma a ajouté, selon les médias sud-africains, que la possession d’un animal de compagnie faisait partie d’une tendance inquiétante des Noirs à vouloir imiter les Blancs. [...]

Le Figaro