Après le mariage homo, les associations font pression pour la PMA…

A peine le mariage homosexuel légalisé, les associations pressent le gouvernement de légiférer sur la procréation médicalement assistée (PMA).

«C’est une victoire de l’égalité, de la démocratie et du vivre-ensemble», s’est félicité le porte-parole de l’Inter-LGBT, Nicolas Gougain, à l’issue du vote du texte instaurant le mariage pour tous. «Ce soir, la place est d’abord à la fête, mais nous resterons mobilisés pour l’égalité», ajoutait-il, quand l’association appelait aussitôt le gouvernement à «mettre en chantier la PMA » (procréation médicalement assistée). Une revendication qu’elle est loin d’être la seule à porter.

«Le gouvernement doit maintenant ouvrir la procréation médicalement assistée à toutes les femmes qui doivent pouvoir choisir quand et comment elles veulent être mères. Le gouvernement doit également envisager la filiation sociale au-delà du mariage et de l’adoption», somme de son côté l’association féministe Osez le féminisme ! «Le but, c’est d’obtenir la PMA », confirme Cécile Hommeau, 32 ans, membre du collectif « Oui oui oui ».

Une demande relayée sur le plan politique par le Parti de gauche, qui égratigne au passage la posture hésitante du gouvernement dans un communiqué : «Reste que si tout ce qui est pris est bon à prendre, le Parti de gauche continue à regretter la frilosité du gouvernement qui a abouti à reporter si ce n’est à enterrer l’adoption du droit à la PMA». […]

Le Nouvel Obs

Des milliers de Russes manifestent contre l’adoption par des étrangers

Des milliers de personnes ont défilé samedi à Moscou pour appeler les autorités à interdire toute adoption d’enfants russes par des étrangers et exiger le retour d’un garçon adopté dont le frère est mort au Texas, un drame qui a alimenté les tensions entre Moscou et Washington.

«Ils ont légalisé le mariage entre personnes du même sexe. Ce qui est normal en France est anormal en Russie»

Environ 12 000 personnes ont participé à cette marche «pour la défense des enfants» dans le centre de Moscou, a indiqué la police moscovite, tandis que les organisateurs ont fait état d’environ 20 000 manifestants.

Un journaliste de l’AFP a de son côté estimé le nombre de participants à près de 10 000, la plupart des militants d’associations pro-Kremlin d’aide à l’enfance. Nombre d’entre eux brandissaient des drapeaux russes, des icônes religieuses, mais aussi des photographies de Maxime, le petit garçon russe mort au Texas. [...]

Libération

Les familles espagnoles bientôt autorisées à adopter des enfants marocains ?

Le Maroc pourrait très prochainement trouver un terrain d’entente avec l’Espagne au sujet des adoptions d’orphelins marocains par des familles espagnoles. Un système, permettant de contrôler si les conditions de la « Kafala » sont respectées par les parents adoptifs, devrait être mis en place, d’après une déclaration de Saâdedine El Othmani, ministre des Affaires étrangères, à Europa Press.

Le but est de veiller à ce que l’enfant adopté par Kafala, ne soit pas converti au christianisme et garde son nom de naissance jusqu’à sa majorité.

La Kafala ne confère pas le droit de filiation ou de succession comme l’explique El Othmani. L’obligation de résidence au Maroc pour les familles d’accueil n’est toutefois pas requise par la loi marocaine. [...]

Bladi.net

Moins d’enfants étrangers adoptés

Le nombre d’enfants étrangers adoptés par des familles françaises baisse inexorablement depuis plusieurs années, à mesure que les pays restreignent les conditions d’adoption, selon les derniers chiffres disponibles, qui montrent aussi que le profil des enfants accueillis a changé.

Alors que 2000 enfants avaient été adoptés en 2011, seulement 1569 l’ont été en 2012, selon les statistiques du ministère des Affaires étrangères, disponibles sur son site internet aujourd’hui.

Les enfants viennent d’abord de Russie (235), puis d’Ethiopie (220) et de Colombie (159). L’Afrique représente à elle seule presque la moitié des adoptions (701).

En 2006, on comptait 4.000 adoptions à l’étranger. A l’exception de 2010, marquée par l’arrivée de nombreux petits Haïtiens après le séisme de janvier, les chiffres de l’adoption internationale ne cessent de baisser depuis, à mesure que les pays se ferment à l’adoption par des étrangers. [...]

Le Figaro

Flou sur l’adoption d’enfants haïtiens en France

Les parents des petits rescapés du séisme, sans statut légal, sont en colère. Certains enfants ont été abandonnés par leur nouvelle famille.

Les parents qui ont adopté les quelque 1 000 enfants haïtiens au lendemain du séisme survenu sur l’île en janvier 2010 sont en colère. Regroupés dans un collectif de 300 familles, ils manifesteront demain devant le ministère des Affaires étrangères pour essayer, à la veille de la Journée internationale des droits de l’enfant, de faire entendre leur voix.

Hebergeur d'image
Ces enfants, tous sur le territoire français aujourd’hui, ont été adoptés légalement et disposent de jugements en droit haïtien à faire transcrire en droit français par nos tribunaux, comme le veut la loi. Ils sont scolarisés, ont une existence administrative, puisqu’ils sont pris en charge par la Sécurité sociale et les CAF, qui les «reconnaissent» officieusement. Pourtant, ils n’ont toujours pas de statut légal. Pas de papiers, pas de filiation établie avec leurs parents adoptants, pas de nom de famille. [...]

«Nous sommes scandalisés et inquiets. Après avoir vécu l’abandon et la misère, il faut encore leur infliger ce flou identitaire et cette instabilité psychologique? s’indigne Olivier Janne, président d’EEA, le collectif. C’est ça, l’intérêt supérieur de l’enfant? Nous combattrons donc pour l’intégration pleine et entière de nos enfants, pour leur sécurité juridique et la reconnaissance de leurs droits. » [...]

Malade, difficile à s’insérer, parfois violent, l’enfant rêvé et l’enfant réel ne se rejoignent pas toujours. »

Trop de complexités, trop de précaution, jugent de nombreuses associations. Pourtant, la prudence est de mise : plusieurs enfants haïtiens ont été de nouveau abandonnés après leur arrivée en France, confiés à la Ddass par leurs parents adoptants. «Malade, difficile à s’insérer, parfois violent, l’enfant rêvé et l’enfant réel ne se rejoignent pas toujours, explique Hélène, pédopsychiatre, qui a reçu certains de ces cas. L’adoption est vraiment une greffe qui prend ou ne prend pas. » Encore moins quand elle répond à une logique humanitaire, comme le développe dans ses ouvrages le psychiatre Pierre Lévy-Soussan. «L’adoption internationale n’est pas une solution d’urgence, écrit-il. Il s’agit de construire une famille, pas de sauver des enfants.» [...]

Tabou par excellence : 80 petits adoptés seraient abandonnés chaque année en France, soit 2% du total des adoptions. Une statistique nettement sous-estimée, selon les spécialistes qui parlent, eux, d’un cas sur dix. »

Le Figaro