Aujourd’hui s’ouvre, devant la cour d’assises de la Drôme présidée par Monsieur Pradier, le procès de Redouane Kahlaoui. L’homme, âgé de 26 ans, de nationalité tunisienne et vivant au Teil, est accusé d’avoir violé une femme âgée de 61 ans.
Les faits remontent au vendredi 7 octobre 2011. Venue marcher avec des amies à la base de loisirs de Montélimar, la sexagénaire, alors seule vers 15 heures, était frappée avant d’être jetée au sol par un homme.
La bâillonnant, il lui aurait imposé des fellations avant de prendre la fuite.[...]
Reconnu par la victime, son ADN retrouvé sur la scène de crime. Quelques minutes plus tard, un homme, Redouane Kahlaoui, correspondant à la description donnée par la sexagénaire, était interpellé.
Il était formellement reconnu par la victime et par un témoin ayant observé son comportement “étrange” à la base de loisirs.
[...] les expertises ADN démontraient qu’il se trouvait sur la scène de crime et qu’il avait eu des “contacts” avec la victime.
Mis en examen le 9 octobre 2011, Redouane Kahlaoui était placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Valence.
Le 5 février dernier, boulevard Moretti, au Canet à Marseille, lorsque la victime de 90 ans avait ouvert la porte, le jeune homme avait prétexté une erreur. Mais deux minutes plus tard, nouveau coup de sonnette.
Cette fois, lorsque la nonagénaire avait ouvert la porte, elle s’était retrouvée nez à nez avec deux hommes dont les visages avaient été dissimulés. Sans la moindre hésitation, ils sautaient sur leur victime qui chutait au sol.
Mais à leur grande surprise, la nonagénaire n’était pas seule. Ses deux fils sont là. Après une violente bagarre, au cours de laquelle un des deux fils était frappé à coups de fer à repasser, les deux malfaiteurs prenaient la fuite.
Une trace ADN ayant pu être isolée, les enquêteurs sont parvenus à identifier un jeune homme de 25 ans a été interpellé, mercredi, à son domicile dans le 15e arr.
S’il a reconnu être entré chez la victime, il assure s’être trompé d’appartement…
Ce ressortissant roumain de 31 ans a été confondu grâce à son ADN prélevé à la prison de Fleury-Mérogis. Il a été reconnu par la victime violée en août 2009 à Arras dans le Pas-de-Calais.
L’individu, décrit comme « particulièrement dangereux » par la commissaire d’Arras Émilie Ngasho, est soupçonné d’avoir violé une Arrageoise le 7 août 2009, alors qu’elle allait avoir 18 ans.
Vers 22 heures, elle avait été suivie par un individu qui l’a entraînée violemment dans un bosquet, derrière la direction départementale de la sécurité publique du Pas-de-Calais, à deux pas de la gare d’Arras.
Muni d’un couteau qu’il aurait appliqué sur le visage de sa proie, l’agresseur l’aurait ensuite rouée de coups et violée, avant de prendre la fuite en la laissant pour morte.
Abdelkader Amrani, cet employé à la Ville de Marseille de 41 ans, affecté à la protection civile urbaine, et réserviste de la gendarmerie, est-il un redoutable tueur en série ?
Écroué à la maison d’arrêt des Baumettes depuis le mois d’octobre dernier pour « viol précédé ou accompagné d’actes de torture et de barbarie » et « assassinat« , il a de nouveau été mis en examen, hier, dans le cadre d’une autre affaire d’homicide, aussi sordide que la première.
Sept ans après la découverte du cadavre d’Henriette, 68 ans, dans son petit appartement de la cité des Rosiers, à Bon Secours (14e), les enquêteurs de la brigade criminelle de la PJ pensent avoir élucidé cette mort jusqu’ici inexpliqué [...]
Le seul élément matériel dont disposaient les enquêteurs de la Crim était alors un ADN masculin, retrouvé sous les ongles de la victime. Signes probants d’une lutte acharnée avec son agresseur. Mais jusqu’ici, cet ADN était resté muet. Jusqu’à ce qu’Adbelkader Amrani soit interpellé pour l’assassinat d’une autre femme, Marina, 52 ans, violée et étouffée à son domicile, à la Rose, le 27 juin dernier. [...]
La Provence
(Merci à Breton de souche / Messaline)
L’avocat général avait requis dix ans de réclusion criminelle pour les deux condamnés.
Finalement, après maintes tergiversations, ils plaidaient coupables. Leur ADN avait parlé avant eux… Tel le Petit Poucet, les braqueurs ont laissé des traces de leur passage dans deux des trois commerces nîmois. Risqué donc de nier des faits confirmés, pour certains, par les images des caméras de vidéosurveillance de la Ville. [...]
Deux mois après, en décembre, Cledael Sita et Michel Lipango qui galéraient en région parisienne revenaient en terre nîmoise pour commettre un vol à main armée au préjudice d’une bijouterie de la rue Guizot. [...]
Le procès de Kamal Syed a débuté hier à la Cour d’assises de Saint-Omer. Cet Afghan d’origine est jugé pour des faits de viol sur Léa (1 ), alors âgée de 15 ans, à la sortie d’une discothèque calaisienne en juin 2009.
Elle dénonce un viol. Il nie puis crie au complot. Son ADN est confondu. Tout au long de la procédure, l’accusé multiplie les versions et finit, face aux analyses qui le mettent en cause, par parler de rapport consenti.
Coup double pour une équipe de scientifiques franco-espagnole rassemblée autour du docteur Philippe Charlier : ils ont trouvé un profil génétique commun entre la tête momifiée d’Henri IV et du sang séché provenant de son descendant, Louis XVI, validant l’authenticité des deux restes royaux.
Ces travaux, dont les résultats sont publiés ce lundi en ligne par la revue Forensic Science International, «montrent qu’Henri IV et Louis XVI ont le même patrimoine génétique passant par les pères», explique le médecin légiste Philippe Charlier, grand spécialiste des énigmes historiques. [...]
(…) Le séquençage des restes humains génère déjà des conflits politiques. Celui d’un Aborigène australien, par exemple, a été réalisé sans l’accord des représentants de ce peuple ; il a révélé que les Aborigènes constituaient un rameau particulier de l’espèce humaine.
La conception – politiquement essentielle – d’une humanité unique est en train de voler en éclats.
Plus préoccupant, certaines des séquences génétiques héritées du métissage avec des hommes archaïques concernent des gènes gouvernant l’organisation cérébrale et impliqués dans le fonctionnement des synapses neuronales.
Le débat sur la notion de race, sur l’égalité entre elles, que l’on espérait à jamais enterré, pourrait resurgir. Les humanistes devront être vigilants et veiller à ce que ces troublantes découvertes paléogénétiques ne deviennent pas des arguments aux mains des idéologues racistes.
Complément : la notion de race vue par la science en 1959. Raoul Hartweg, anthropologue, professeur d’ethnologie -> voir la vidéo ci-dessous à partir de 1’30″
La chambre de l’instruction de Montpellier a étudié ce matin la demande de remise en liberté d’Ayoub Bouromane.
Ce jeune individu est incarcéré pour le meurtre d’une jeune buraliste, à Montpellier, le 10 août 2008, tuée de huit coups de couteau alors qu’une étiquette avait été collée sur sa bouche par le meurtrier.
Le mis en examen, que tout accable, est revenu sur ses aveux et il conteste toute implication.
Il avait reconnu en garde à vue avoir voulu braquer le tabac, puis s’en être pris à la victime lorsque celle-ci avait crié. Mais il est aussi mis en cause par l’ADN : sa casquette et ses lunettes avaient été retrouvés à côté du tabac et sa trace génétique a également été localisée sur l’étiquette retrouvée sur la jeune buraliste (…)
Nous sommes tous des Arabes ! Telle est la dernière révélation fracassante des généticiens. Que cela plaise ou non à Marine Le Pen et à Claude Guéant, tous autant que nous sommes, Français, Américains, Esquimaux, Chinois ou Papous, nous descendons d’ancêtres communs ayant peuplé la péninsule arabique !
Après être née en Afrique, l’humanité aurait donc fait une étape dans l’Arabie heureuse, après avoir franchi la mer Rouge. C’est du scoop. En effet, jusque-là, les grands experts des migrations humaines pensaient que la division des troupes s’était plutôt faite au Proche-Orient ou en Afrique du Nord. [...]
Depuis sa venue au monde dans un petit bled africain, l’homme n’a cessé d’avoir la bougeotte. Les migrations font partie de sa nature. L’Europe et encore plus la France, située à son extrémité ouest, n’ont pas arrêté d’être enrichies par des vagues d’immigrants. Il n’y a pas de raison que cela cesse…
Dossier de presse : Couleur de peau, forme du visage, taille… : nos différences physiques sautent aux yeux. Pourtant, la science a prouvé que deux individus pris au hasard sur la planète présentent un matériel génétique identique à 99,9 %. Si on compare l’homme à la levure, on observe cette fois 30 à 40 % de similitudes entre les génomes. Qui aurait cru que nous étions si proches, génétiquement parlant, d’un banal champignon ? Comme le rappellent les scientifiques, l’explication réside dans l’apparition, il y a près de quatre milliards d’années, de notre ancêtre commun : le premier organisme vivant né dans l’eau des océans. À partir d’études comparatives sur l’ADN, les chercheurs peuvent désormais déterminer à quel moment a eu lieu la divergence entre deux espèces. Mais surtout, ils sont en mesure de retracer, avec une précision impressionnante, l’histoire de l’humanité. Ils ont ainsi établi que la population mondiale descend d’un petit groupe de 10 000 individus, contenant toute la diversité génétique actuelle. Ce groupe ancestral, formé il y a 200 000 ans en Afrique, a colonisé kilomètre par kilomètre l’Asie et l’Europe – où contrairement à ce qu’on pensait, il s’est mélangé avec Neandertal -, puis le reste de la planète et les corps se sont peu à peu différenciés pour s’adapter aux spécificités, notamment climatiques, des nouveaux territoires occupés.
(France, 2011, 75mn)
Florilège : Les meilleurs généticiens et les archéologues les plus chevronnés vont vous raconter votre histoire, celle que l’on ne vous a pas apprise à l’école [...] L’Afrique est le berceau de l’humanité. En fait nous sommes tous africains, quel que soit le continent d’où l’on vient [...] L’Homo sapiens, une espèce, une seule race, un petit groupe ancestral » [...]
[...] Une mutation, c’est une minuscule erreur de copie qui se glisse au plus profond de nos cellules. Tout se passe au moment de la copie de l’ADN [...]
[...] En génétique, une toute petite modification peut avoir de grandes conséquences dans l’apparence des êtres humains [...] Ce sont bien évidemment les premiers européens qui ont subis les transformations les plus dramatiques au cours des millénaires [...] Le fait d’avoir la peau blanche, c’est le résultat de mutations [...] Nous sommes les descendants de mutants qui sont apparus il y a 20/30.000 ans en Europe [...] »
[...] Un facteur très important chez les humains est la sélection sexuelle. Certains traits on tendance à attirer le sexe opposé. Exemple : les paons. Les femelles choisissent les paons qui ont une grande queue et donc elles ont des petits paons qui ont une encore plus grande queue, qui eux-mêmes… ainsi de suite [...]
[...] L’invention de la race noire est donc l’aboutissement funeste de notre incroyable aventure migratoire. Les Européens, pourtant eux-mêmes originaires d’Afrique, venaient réduire en esclavage des populations qu’ils considéraient comme un intermédiaire entre l’animal et l’homme. Ultime ironie de l’Histoire, ils sanctionnaient ainsi l’apparence d’hommes et de femmes qui pourtant ressemblaient le plus aux fondateurs de l’Humanité toute entière [...]
[...] La notion moderne de races, qui apparaît relativement tard dans l’histoire des hommes, s’est édifiée au cours du 18ème siècle en lien avec le grand processus de colonisation. Elle sert en quelque sorte à justifier idéologiquement l’immense violence déployée pour coloniser le monde, en drainer les richesses vers le continent européen [...]
[...] En donnant une crédibilité aux thèses raciales, la science a contribué à faire accepter l’idée de races séparées ayant des origines biologiques différentes. Ces contre-vérités ont durablement marquées les sociétés humaines [...] Les races comme entités génétiques indépendantes n’existent pas [...]
[...] Les groupes sanguins sont les mêmes partout à travers le monde. Il peut y avoir plus de différences dans les groupes sanguins entre deux Béarnais qu’entre un Béarnais et un Papou [...]