1 milliard 500 millions d’euros de subventions en 2010 pour les associations

La nouvelle plateforme française d’ouverture des données publiques met en ligne plus de 350 000 documents provenant de 90 services de l’Etat ou d’entreprises publiques. Vous y trouverez notamment la liste des milliers d’associations ayant été subventionnées en 2010 par les ministères, pour un montant global de 1.483.995.024 €.

Exemples :

2.280.800 € pour l’AFPA (immigration, intégration,identité nationale et développement solidaire)
125.000 € pour Act-up Paris par le Ministère de la Santé.
42.763 € pour le Planning familial
416.500 € pour la Licra
143.949 € pour les Scouts Musulmans de France
34.280 € pour les Guides et Scouts d’Europe
534.000  pour SOS Racisme Touche pas à mon pote
245.809  pour le Grand Orient de France

Le Salon Beige

Merci à Stormisbrewing et Europipo

Les fraudes sociales ont progressé de près de 20% en 2010

L’ensemble des fraudes détectées dans le champ social a progressé de 19% en 2010, a annoncé mercredi le ministre du Travail et de la Santé, Xavier Bertrand, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.Le gouvernement va présenter un «plan d’ensemble» contre la fraude sociale «dans les semaines qui viennent», a ajouté le ministre, qui s’exprimait devant les membres de de la Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS).

«En matière sociale, le montant des fraudes détectées s’est élevé en 2010 à 458 millions d’euros», a indiqué Xavier Bertrand, précisant que 185 millions d’euros concernaient le travail non déclaré et 266 millions d’euros les fraudes détectées aux prestations de la Sécurité sociale.[...]

20 Minutes

(merci à ElCerdoFrancés)

En 2010 hausse des atteintes à la communauté musulmane et les sentiments xénophobes se diffusent

C’est le bilan du rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme…Le nombre d’actes à caractère raciste, antisémite et xénophobe a marqué un «net recul» en 2010, mais «la tolérance recule et les sentiments xénophobes se diffusent» dans la société française, selon le rapport annuel de la la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH).

En 2010, 886 faits à caractère raciste et xénophobe ont été dénombrés en 2010, dont 165 actes violents (dont 79 agressions et violences diverses sur des personnes) et 721 menaces ou actes d’intimidation, soit une baisse de 13,6% par rapport à 2009, selon les statistiques du ministère de l’Intérieur. L’an dernier, la communauté maghrébine est restée la cible privilégiée des actes de violence (33,9% du total) et des menaces ou actes d’intimidation racistes (36,6%).

En outre, «l’année 2010 a été marquée par une hausse des atteintes à la communauté musulmane», note le CNCDH. Treize mosquées ou lieux de culte musulmans ont notamment subi des actions violentes, contre six en 2009.[....]

La CNCDH se félicite dans ce rapport de «la tendance à la baisse, en 2010, des manifestations de racisme et d’antisémitisme». Toutefois, prévient-elle, enquêtes d’opinion à l’appui, «la tolérance recule, les sentiments xénophobes se diffusent» et «le lien entre immigration et insécurité est considéré comme avéré pour beaucoup, alors que perdure l’image de l’étranger parasite».

En conclusion, la CNCDH «recommande au gouvernement de veiller à ce qu’aucun mandataire politique ne tienne des propos racistes, xénophobes ou stigmatisants à l’égard d’une population particulière» et demande «que les débats sur l’immigration soient abordés de manière plus sereine et plus respectueuse des droits de l’homme [...]

20 Minutes

Jean Daniel : il fallait préparer les Français «au caractère inéluctable des flux migratoires»

Jean Daniel, éditorialiste au Nouvel Obs, fait un bilan de l’année 2010.

« Nous n’assistons à rien de moins qu’à la fin de l’arrogance occidentale »

Au moment où j’écris ces lignes, les commentaires se concentrent sur la façon dont Marine Le Pen s’est tranquillement transformée en gardienne de la laïcité ! Comme vous voyez, rien n’est simple, puisque c’est au nom du peuple et même de la République qu’elle emprunte le déguisement des justiciers. Heureusement voilà un domaine dans lequel nous n’avons jamais menti. Depuis presque un demi-siècle, nous demandons que la France se prépare à accueillir une immigration sans commune mesure avec celles qui tout au long de notre histoire ont fait de notre pays, une nation.

Il fallait bien sûr que l’on préparât d’abord les Français au caractère inéluctable des flux migratoires qui proviendraient en grande partie des pays jadis colonisés. Nous ne nous sommes jamais lassés de répéter que l’indignation contre la xénophobie, pour justifiée qu’elle fût, ne constituait pas une politique. Lorsqu’on redoute un mal, on doit essayer d’abord d’en éviter la contagion, et il est absurde de ne pas se préoccuper des conditions de son émergence comme si l’on se résignait à sa fatalité.

Cette ouverture sur l’autre, cette impatience de connaître les différences, cette familiarité avec l’étranger c’est probablement ce que nous avons fait de mieux dans nos colonnes et qui devra sans cesse être développé. (…)

Suite sur Le Nouvel Obs

BlaBla Tour de France 2010

Le palmarès français :

Sylvain Chavanel – Victoire lors de l’étape Bruxelles – Spa – 05/07
Sylvain Chavanel – Victoire lors de l’étape Tournus – Station des Rousses – 10/07
Sandy Casar – Victoire lors de l’étape Morzine-Avoriaz – Saint-Jean-de-Maurienne – 13/07
Christophe Riblon – Victoire lors de l’étape Revel – Ax-3 Domaines – 18/07
Thomas Voeckler – Victoire lors de l’étape Pamiers – Bagnères-de-Luchon – 19/07
Pierrick Fédrigo – Victoire lors de l’étape Bagnères-de-Luchon – Pau – 20/07

Meilleur grimpeur (maillot à pois) : Anthony Charteau

Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

Suite et commentaires sur Fortune

La pauvreté augmente de nouveau

Le dernier rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) reconnaît officiellement l’échec du gouvernement à réduire la pauvreté. La récession y est évidemment pour quelque chose…

L’Observatoire livre une batterie particulièrement riche de données, qui permet de comprendre la pauvreté ; notamment, via 11 indicateurs phares, du taux de pauvreté à la part des demandeurs d’emploi non indemnisés, en passant par les inégalités de revenus.

Mais ces données, publiées début 2010, posent problème : elles portent en effet au mieux sur l’année 2007, pour la plupart des indicateurs. Ce qui signifie qu’elles ne prennent pas en compte l’effet du retournement économique majeur intervenu depuis deux ans.

Selon cet organisme, la récession devrait avoir pour effet une hausse de 240 000 du nombre de personnes pauvres au seuil de 60 % du revenu médian et une élévation du taux de 0,3 points du taux de pauvreté, de 13,4 à 13,7 % [soit 8 millions de personnes].

L’Observatoire reconnaît au passage que, dans ce contexte, les objectifs gouvernementaux de réduction d’un tiers de la pauvreté d’ici 2012 ne seront pas tenus : « l’indicateur n’évoluera pas spontanément de façon favorable » (sic).

L’écart de revenus entre les plus riches et les plus pauvres s’est creusé de 4 850 euros entre 1996 et 2007. Une partie de cet écart résulte directement des cadeaux fiscaux aux plus aisés.

La mise en place de la prime pour l’emploi ou du revenu de solidarité active (RSA) ne change rien, en particulier, à la situation de ceux qui ne travaillent pas. Comme le remarque l’ONPES, depuis 1990 le pouvoir d’achat des minimas sociaux stagne. Le RMI, qui représentait 48,7 % du Smic en 1990, n’en pèse plus désormais que 43,7 %.

Suite et commentaires sur Fortune

Selon le LEAP, au second trimestre 2010, la crise s’aggravera brutalement

Francisco de Goya, Le naufrage (1793)

 » Pour le LEAP/Europe2020, l’effet des milliers de milliards dépensés par les Etats pour « traverser la crise » aura fait long feu. Ces sommes immenses auront permis de ralentir, pendant quelques mois, l’évolution de la crise systémique globale ; mais, comme anticipé dans les [numéros] précédents, cette stratégie n’aura servi, in fine, qu’à entraîner définitivement les Etats dans la crise générée par les institutions financières.

Notre équipe anticipe donc dans ce [numéro] une aggravation brutale de la crise pour le second trimestre 2010, générée par un double effet de rattrapage des phénomènes qui ont été provisoirement « gelés » au deuxième semestre 2009 et d’impossibilité de maintenir les mesures palliatives de l’année passée.

D’ailleurs, en ce mois de février 2010, un an après notre annonce que la fin de l’année 2009 allait marquer le début de la phase de dislocation géopolitique mondiale, chacun peut constater qu’un tel processus est bien en cours : Etats au bord de la cessation de paiement, montée inexorable du chômage, chute de millions de personnes hors des filets de protection sociale, baisses de salaires, suppressions de services publics, désagrégation du système de gouvernance globale (échec du sommet de Copenhague, confrontation croissante Chine/USA, retour du risque de conflit Iran/Israël/USA, guerre monétaire globale, etc.). Pourtant, nous ne sommes qu’au tout début de cette phase.

L’aggravation brutale de la crise systémique globale va ainsi être caractérisée par une accélération et/ou un renforcement de cinq tendances négatives fondamentales :

. l’explosion de la bulle des déficits publics et la montée corollaire des cessations de paiement d’Etats,
. la collision fatale du système bancaire occidental avec la montée des défauts de paiement et le mur des dettes arrivant à maturité,
. l’inéluctable remontée des taux d’intérêts,
. la multiplication des sujets de tension internationale,
. l’insécurité sociale croissante. « 

Suite et commentaires sur Fortune

1er mars 1999 : l’OMC impose la dérégulation financière mondiale

La dérégulation à outrance des marchés financiers, ayant abouti à la crise des années 2007-2010, remonte au 1er Mars 1999.

C’est en effet sous l’impulsion de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) que des nations aussi diverses que Bahrein, les Etats-Unis ou l’Australie et représentant 90% du chiffre d’affaires mondial en terme de services financiers, signèrent le «Financial Services Agreement» (FSA), qui devait consacrer l’invulnérabilité des «Too Big To Fail» [trop gros pour faire faillite].

Cet accord ouvrait ainsi une voie royale aux fusions d’établissements financiers d’importance moyenne, qui avaient dès lors la bénédiction de l’OMC et de ses membres pour se transformer en mastodontes, sans devoir être inquiétés par les autorités internationales, ni devoir leur rendre des comptes…

Plus aucune restriction sur les nouveaux produits financiers, ouverture totale de leur marché à toutes les entreprises actives dans la finance et encouragements à la création de corporations géantes, telles étaient donc les directives acceptées, le coeur léger, par des pays qui considéraient cet accord comme une percée considérable dans l’histoire de la civilisation moderne.

Ces pays ont en effet, de facto, abandonné leur sort aux Too Big To Fail, en neutralisant et en limitant, de manière décisive, la marge de manoeuvre de leurs régulateurs. Wall Street peut dormir tranquille, car l’OMC veille au grain, les Etats-Unis n’adopteront pas de sitôt de lois interdisant produits à risques ou établissements financiers à buts purement spéculatifs !

De surcroît, ces Too Big To Fail poussent en faveur de la signature des accords dits de «Doha», qui exigent virtuellement une disparition pure et simple de toute régulation financière.
Suite et commentaires sur Fortune

Fin d’indemnisation pour 1 million de chômeurs en 2010

Un million de chômeurs épuiseront leurs droits à indemnisation en 2010, faisant certes diminuer les statistiques du chômage (et les dépenses de l’Etat) mais dans un total trompe-l’oeil…

Selon les chiffres de Pôle emploi, « le nombre de sorties du régime d’assurance chômage pour fin d’indemnisation est estimé à 850.000 en 2009 et 1.000.000 en 2010″ et « le nombre d’entrées en Allocation Spécifique de Solidarité est estimé à 149.000 en 2009 et 170.000 en 2010″. Patronat et syndicats ont récemment formé un groupe de travail pour évaluer les besoins 2010 concernant le dossier.

Eléments de base de la discussion : une augmentation probable du nombre de personnes concernées, compte tenu de la crise et du raccourcissement de certaines durées d’indemnisation.

Suite et commentaires sur Fortune