La Droite forte veut organiser un «1er mai» au Trocadéro pour la «droite républicaine»

La Droite forte, l’un des mouvements de l’UMP qui soumettront une motion au congrès du 18 novembre, a plaidé aujourd’hui pour l’organisation, «chaque 1er mai», d’une «grande fête populaire de la droite républicaine» sur la place du Trocadéro à Paris.

C’est par cette mobilisation des hommes que nous retrouverons la victoire des urnes.

Il s’agit d’organiser «chaque 1er mai, en plein air sur la place du Trocadéro à Paris» –là même où Nicolas Sarkozy avait organisé un grand rassemblement le 1er mai dernier, entre les deux tours de la présidentielle—«la grande fête populaire de la droite républicaine», qui serait une «fête autour du travail, du mérite, du patriotisme et de la justice», affirment dans un communiqué les responsables de la Droite forte, parmi lesquels figurent les jeunes sarkozystes Geoffroy Didier, Guillaume Peltier et Camille Bedin.

Selon la Droite forte, accusée par certains à l’UMP de vouloir «capter l’héritage» de Nicolas Sarkozy avec des propositions choc, la droite «ne doit pas laisser le monopole des fêtes populaires aux syndicats et à la gauche et doit offrir à ses militants, adhérents, sympathisants, l’occasion de se rassembler, régulièrement, chaque année, autour d’une grande fête tricolore». Une façon pour la droite, ajoutent-ils, de «plus que jamais résister à la gauche pour faire triompher ses valeurs».

Le Figaro

Tunisie : «Fêter le 1er Mai, est blâmable au regard de l’Islam»

La célébration de la Fête du Travail du 1ermai est considérée comme une «bidâa», et donc comme islamiquement pas correct, par le cheikh Bechir Ben Hassen. L’homme est l’un des principaux dirigeants tunisiens de la mouvance salafiste dite «scientifique» (îlmia).

«Je sais que vous allez me qualifier d’extrémiste» clame-t-il en précisant qu’il s’agit d’une fête inventée ni par les Arabes, ni les Musulmans. Il a donc conseillé à ses disciples de ne pas célébrer le 1er mai, et de ne pas sortir manifester.

Il s’agit donc, selon lui, d’un bidâa, c’est-à-dire d’une innovation condamnable, au regard de l’Islam. 

Le cheikh s’exclamera «qu’il n’y a vraiment pas de quoi fêter un travail qui se fait rare, vu le taux de chômage».

Le cheikh Bechir Ben Hassine, précise aussi que «les Musulmans ne doivent fêter que l’Aid El Idhha, et l’Aid El Fitr». (…)

Mag 14

L’origine du 1er Mai

La fête de Mai marque le « début de l’été ». En fait, mai est le mois où l’année bascule, entre sur son second versant, où le printemps triomphe définitivement des puissances de l’hiver et de la nuit.

C’est l’occasion d’une fête communautaire, un des moments privilégiés pour les familles de se retrouver dans un contexte champêtre.

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai, les jeunes gens des villages se réunissaient autrefois et s’affairaient pour préparer la fête du printemps. Ils devaient couper un arbre, ne conserver à son extrémité que quelques branches garnies de feuilles puis le dresser devant l’église ou sur la place du village, après l’avoir décoré de ruban et de petits drapeaux et fixé à son sommet une couronne confectionnée de feuilles et de fleurs.

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François Chérèque (CFDT) : «Nous devons accueillir les immigrés tunisiens»

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a affirmé dimanche 1er mai sur Europe 1 que la France et l’Europe devaient accueillir «au moins provisoirement» les migrants tunisiens, ajoutant que ce n’était pas «une invasion».

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Cessons de parler de la France dépassée par cette immigration-là, nous n’en sommes pas là.

François Chérèque a estimé que «dans un premier temps, le problème n’est pas de se demander si on a les moyens de leur donner du travail, mais d’être solidaires et de les accueillir».

«Nous nous devons de les accueillir, ne serait-ce que provisoirement, et quand je dis nous c’est la France et l’Europe», a répondu le leader de la CFDT, ajoutant: «quitte à débattre, à négocier pour le retour de ces personnes lorsqu’ils (les Tunisiens) auront choisi cet été un gouvernement élu démocratiquement».

Pour le responsable CFDT, «on ne doit pas agir tel qu’on le fait actuellement (…), ce n’est pas une invasion». François Chérèque estime aussi que «la France et l’Europe n’aident pas assez la Tunisie économiquement». […] «La France est un des pays d’Europe où il y a le moins d’immigration, les immigrations du travail sont des immigrations régulées et qui sont face à des emplois réels et pourvus», a-t-il poursuivi.

Nouvel Obs

Un 1er mai syndical à résonance anti-FN

L’affirmation de «l’égalité des droits» entre travailleurs français et étrangers et le pouvoir d’achat devraient dominer le 1er mai organisé ensemble par cinq syndicats. Un défilé qui leur permettra d’opposer «leurs valeurs» à celles du Front national, dont les militants et sympathisants défileront le même jour.

On ne laissera pas la rue au Front national sur les questions sociales. (Nadine Prigent, CGT)

Dans une période de reflux des grandes luttes sociales après l’échec des mobilisations de l’automne, impuissantes à bloquer la réforme des retraites, l’édition 2011 ne s’annonce pas comme un grand cru. «On ne va pas être dans un 1er mai exceptionnel», estime Annick Coupé, porte-parole de Solidaires, à la différence de 2009 lorsque tous les syndicats s’étaient mobilisés ensemble contre l’hécatombe des plans sociaux, au plus fort de la crise. […]

Dans ce contexte qui offre peu de perspectives aux salariés, on assiste à «une course à la défense des classes populaires», observe-t-il. Les syndicats sont confrontés à l’offensive de l’extrême droite vers la classe ouvrière.

Outre un sondage, aux données toutefois fragiles, sur la position flatteuse qu’occuperait Marine Le Pen dans cette fraction de l’électorat, le «coming out» de quelques syndicalistes s’affichant comme candidats du Front national aux élections cantonales du mois de mars a été perçu par comme un signal d’alerte par les confédérations, qui ont réagi par un texte commun contre «la préférence nationale». L’un des mots d’ordre étant de «lutter pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant les travailleurs migrants».

Le Point (Merci à Vincent)